Archives de Catégorie: Mes photos

Orb et Espinouse

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Depuis quelques jours en vacances dans le parc naturel régional du Haut Languedoc. Une magnifique région dont je ne soupçonnais pas l’existence. Je n’étais jamais passée par ici.

Je flâne, je dors, je lis, j’écoute des conférences, je cherche les prises pour recharger mon téléphone, pas pris l’électricité sur l’emplacement.

Au bout du camping passe l’Orb. J’ai trouvé un accès moins fréquenté. Nager à contrecourant, se laisser flotter la tête dans les arbres, écouter la vie, admirer les courageux qui sautent du rocher à 5m, s’émerveiller de la simplicité du bonheur.

Puis j’ai quitté le camping, tout de même. En sortant, un joli pont suspendu au-dessus de l’Orb.

J’ai fait un petit tour dans les Monts d’Espinouse. Montagne, éoliennes, randonnée du village de Douch au belvédère sur le Caroux, col de l’Ourtifas aux paysages variés. Montée dans la forêt de hêtres, plateau recouvert de lande de genêts, bruyères, sapins et gros rochers. Une palette ocre, mauve, violette et verte magnifique.

Et au bout, la vue jusqu’à la mer, en théorie…

Je n’ai envie que de nature. Pas de village, pas de route des vins.

Et je suis bien servie. Gratitude.

Né pour aimer

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Du brouillard plein la tête,
Recroquevillé, les larmes aux yeux,
Le coeur en vrac,
Énergie nulle.

La petite flamme au creux de ton ventre
Vacille un peu, brille à nouveau,
De rage et de colère peut-être,
Un goût amer.

Debout malgré tout,
Hurlant au ciel, frappant le sol,
Te souviens tu de la puissance,
De la beauté de l’homme que tu es?

Enfant des étoiles, gardien de la terre,
Né pour aimer.

———

Guillemette, le 21 août 2020

Expo privée en plein air

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Une amie de la famille de longue date voulait voir mes photos de l’exposition « reflets » pour en acquérir une.

J’ai donc sorti l’expo dans le jardin et les quelques amis présents ont pu visiter en plein air.

Ça m’a fait plaisir de ressortir cette exposition. Je ne l’ai pas ressortie depuis novembre 2019. A ce moment là, j’en ai eu marre de payer pour être exposée, de payer pour faire mon travail. C’est un peu le monde à l’envers pour les petits artistes…

Ça m’a touchée de la voir ainsi dans le jardin familial, je me sens un peu triste. Parce que j’aime énormément ces photos, parce que le papier est magnifique et que c’est bien plus intéressant à voir dans la matière que sur internet, parce que l’expo entière avec les textes et la scénographie qui exprime tout ce que je veux dire n’a été exposée qu’une fois depuis 2018, parce que je ne me donne pas les moyens d’aller plus loin, parce que je ne sais même pas si je suis légitime à vouloir aller plus loin…

A adopter

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Quatre bracelets adultes et un bracelet enfant à adopter!

En haut à gauche: le dernier né, vert et marron, fin, motif liseré.

En haut à droite: bleu et blanc, largeur classique, motif diamant.

En bas à gauche: bleu et lilas, largeur classique, motif coeur.

En bas à droite: blanc, vert et rose, fin, motif alternance de chevrons et croisillons.

Et le bracelet enfant, pour un tour de poignet de 11,5 à 13cm.

Contactez-moi!

Vraiment en vacances

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Ah… quand je peux passer autant d’heures à faire des noeuds pour confectionner des bracelets brésiliens, c’est que je suis vraiment en vacances!

J’ai commencé par ce modèle que j’aime beaucoup car il est moderne et sobre. Uni au milieu et liseré contrasté de chaque côté.

J’avais fait deux bracelets sur ce modèle il y a quelques années, en marron chocolat et bleu, ils ont été adoptés tous les deux par des hommes.

Puis mon beau-frère m’a demandé si je pouvais faire beaucoup plus large. Alors j’ai voulu tester. Là où habituellement on a entre 8 et 12 brins, j’en ai mis 24. Intéressant, délicat et long au début. Ça fait plus manchette, alors j’ai cousu un.bouton pour pouvoir le mettre et l’enlever facilement. Test adopté par ma soeur qui repartira avec au moins deux bracelets confectionnés par mes soins 😊

Le bracelet à liseré du haut m’a pris 1h15. Au tarif horaire d’un indépendant ça reviendrait à 65€. Évidemment invendable à ce prix là. Mais ça fait réfléchir sur le prix qu’on accepte de payer aux artisans pour leurs créations…

La manchette m’a demandé plusieurs heures de boulot. Dans les 4-5 h. Imaginez son prix 😁

Peut-être que ça s’appelle un bracelet d’amitié car c’est un sacré investissement… En tout cas, si je vous en offre un, vous saurez que je vous aime beaucoup 😉

J’avais testé un motif coeur, mignon. Et là je teste le motif diamant!

Ce motif demande plus de concentration que les précédents… mais j’aime bien. Qui l’adoptera?

J’aime créer de mes mains. Couture, bracelets noués, cahiers et carnets reliés, tressage, tambours de rituel…

Tiens d’ailleurs, j’aimerais bien apprendre la vannerie.

Gruissan

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Pour une virée à la mer avec ma cousine et les enfants, on a voulu aller au plus près de Toulouse, c’était juste pour la fin d’après-midi et la soirée. J’ai demandé des idées de plages sur les réseaux, et j’ai eu pas mal de réponses: Saint-Pierre la Mer, la Franqui, Port la Nouvelle, les Montilles, Fleury d’Aude, Gruissan Mateille…

On a ensuite regardé la force du vent sur les différentes plages. Finalement, là où il y avait le moins de vent, c’était à Narbonne et Gruissan. Les plus grandes plages avec le plus de monde… Ne connaissant vraiment pas le coin, nous sommes allés sur la plage indiquée. Les Chalets à Gruissan. Wouaw… Je crois que je n’avais pas mis les pieds sur une plage aussi bondée depuis des années! Et il y avait même les vendeuses ambulantes de chouchou, beignets, etc… je ne savais pas que ça existait encore!

Bon, ça ne nous a pas empêchés de bien nous baigner, nous saler et nous sabler. C’est fou comme on peut faire la planche super bien dans la mer Méditerranée! Un bon moment.

Puis nous sommes allés manger un bout dans Gruissan village, au bord de l’étang. Plutôt mignon comme endroit. Je ne connaissais pas du tout.

J’ai bien aimé les gens installés dans les rues piétonnes pour jouer, discuter, prendre l’apéro. Et je en parle pas des terrasses de restaurants! On ne voit plus beaucoup ça, ça me rappelle une autre époque ou le réseau social était dehors. Pas forcément nostalgique, je constate et j’apprécie que ça perdure ici ou là. Des gens dans la rue, je n’ai pas pris de photo. Mais des rues illuminées par les terrasses des restaurants, oui.

Et de l’étang… Les barques sont jaunes car elles reflètent la lumière de l’éclairage public du village, jaune plutôt super moche…

Merci cousine pour cette virée très agréable! Faudra que j’y repense, hors saison…

Le plateau de Millevaches jour 2

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Seul inconvénient de mon emplacement de pêcheur où j’ai passé la nuit dans ma voiture, l’exposition plein Est et donc le soleil le matin. Au moins je vais partir visiter tôt aujourd’hui ^^ Ma première étape vers le lac de Vassivière, le village de Faux la Montagne. Je m’arrête car les maisons fermées à vendre sont placardées…

« Le massacre des hôpitaux, le sauvetage de l’économie, la brutalité policière, la surveillance du peuple, ne sont pas des gestes barrière. » « J’aimerais être le vent qui souffle dans toute la forêt et les sources »
« Je veux le droit de travailler dès six ans » « Je veux trois mille euros de retraite » « plus de considération » « Un poney entier » « Des décorations » « J’aimerais être tout et tout et tout et tout s’il vous plait »

C’est militant dans le coin! Il me semble qu’il y a un festival de mots à Faux la Montagne

Direction le lac de Vassivière rive Sud pour emprunter le pont piéton pour me rendre sur l’île de Vassivière où se trouve un centre d’art contemporain et le bois des sculptures (art en plein air). Architecture particulière que ce centre international d’art et du paysage. Hangar et phare?

Mais mince, je suis arrivée trop tôt… Je fais donc un petit tour et quand je reviens, la jauge maximale est atteinte (réduite à cause du virus) et donc il faudrait que j’attende 45mn… Bon, finalement, j’économiserai 4€ et je pars prendre un café à la boulangerie en plein air installée sur l’île et je vais faire le tour de l’île par l’Est. Je veux voir OTRO, sculpture skatable de Koo Jeong-A. Ouais, bon, ça ressemble à un skate parc… mais c’est une oeuvre d’art. En tout cas, il n’y a aucun skateur.

C’est une promenade agréable car c’est très boisé. La forêt au bord du lac. L’oeuvre qui m’a le plus parlé est une oeuvre sans titre d’Andy Goldsworthy. Un mur de pierres sèches de granit qui forme deux boucles, une qui plonge dans l’eau (et le lac était haut, je n’ai vu que le début du mur qui plonge dans l’eau) et une dans la forêt sur la rive.

L’artiste a utilisé les restes d’un mur qui délimitait autrefois un champ. Mais la création du lac artificiel a noyé 8 villages et ce muret ne délimité plus aucun champ. Je me demandais depuis la veille sur quoi avait été créé ce lac. Penser que huit villages avec des maisons qui ont accueilli des générations de famille, des murets qui ont vu passer moutons, animaux sauvages et humains, arbres qui sont devenus aquatiques m’a questionné un peu. Certaines personnes ne pourront jamais revenir à leurs racines, le village et les paysages de leur enfance.

Quelle transformation pour ces vallées et collines!

J’ai fini mon tiers de tour de l’île, le centre était fermé au final, je suis repartie et j’ai suivi la route le long de la rive Ouest et Nord. A l’Ouest c’est très construit et utilisé. Au Nord c’est à nouveau plus sauvage. On passe sur les barrages. D’un côté l’eau au niveau de la route ou presque, de l’autre le vallon sans eau… Je ne sais finalement pas quoi penser de cet immense lac.

Je repars pour revenir chez mes amis creusois pour la dernière soirée avant notre départ, non sans m’arrêter sur un dernier site mégalithique, un tumulus cette fois. Qui n’est indiqué nullepart et ce n’est que grâce au GPS que j’ai trouvé, au sommet d’une colline, au milieu de la forêt, le tumulus de Puy de Plane de 14,40m de diamètre, de la fin du 1er âge de fer, autour de 450 ans avant JC. C’est précis parce que si on arrive à le trouver, on a droit à un panneau explicatif!

Alentour le sol de la forêt est couvert de mousse, c’est magnifique et je m’enfonce à chaque pas que je fais hors sentier dans cet épais tapis végétal. Je dois déranger plein de bestioles…

Je reprends la route et passe aux rochers St Julien sur la commune de Dontreix dans la forêt de Drouille. Alors franchement, c’est magnifique mais cette croix plantée au milieu des rochers, pour voir ça n’a vraiment rien à faire là!

Le panneau d’information explique que cette forêt a été occupée par « les ancêtres des Gaulois, les Celtes qui ont marqué de leur empreinte toute la région. […] la forêt de Drouille, composée de chênes, vivait au rythme de la cueillette du gui par les druides. » Bon, ça fait assez folklore mais vu le lieu et , ça parait plausible. Mais comme un certain Julien, convertit au christianisme à une époque où ça n’était pas bien vu, se serait réfugié dans ces rochers, c’est lui qui a nommé les lieux. Il y avait aussi une statue devant la croix, mais elle a été déboulonnée.

Ce qui me frappe de suite, c’est la forme du rocher de gauche. Je pense immédiatement à un mont de Vénus. Une vulve abritant une source qui ne tarit jamais, ce qui est confirmé par mon amie vivant à proximité. J’adore!

Saint-Julien est bien loin de mes pensées, la Déesse Mère s’impose à moi mais ça, ça n’apparait pas sur les informations touristiques… Pfff…

Les arbres et les rochers ronds s’entremêlent, c’est plein de poésie et de sens pour moi.

Et cet arbre au bout est vraiment expressif, mais ça ne rend pas en photo. Un très beau lieu, fréquenté par des gars avec leurs fusils d’air soft ou par des séniors qui viennent planter leur banquet sous l’énorme chêne tout proche et jouer à la pétanque à l’ombre ou par les motocross… Je me demande qui y vient la nuit…

Voilà, mon périple est terminé, mes vacances aussi, le lendemain nous repartons. Je remercie toutes les personnes qui m’ont accueillie moi et ma voiture à dormir, qui m’ont fait découvrir leur pays, qui ont partagé de beaux moments d’amitié avec moi. Tout cela me fait me sentir tellement vivante!