Archives de Catégorie: Respect

Cercle du 17 juin 2019

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Ce soir j’ai proposé un cercle de femmes. Thématique orange et eau. Mon association de couleurs préférée…

Rien qu’avec ça, ce centre de cercle, j’étais bien.

Pour être tenu.e au courant de mes propositions, envoyez moi un message via mon site!

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Je suis dépendante affective

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Samedi 15 juin 2019

Il fait 17° dans la maison ce midi. Mes bottes mouillées par ma promenade d’hier sous la pluie dans la forêt ne peuvent pas sécher. Alors j’allume un feu, pour faire sécher mes bottes, pour réchauffer mon coeur par ce petit plaisir d’écrire au coin du feu.

Depuis hier après-midi et ma sortie en forêt à mouiller mes yeux de larmes autant que mes bottes de pluie, les choses se mettent en place dans ma tête et dans mon coeur surtout.

Pourtant, hier la journée n’a pas été particulièrement mauvaise. Surtout comparée à celles de ceux qui vivent la guerre, la famine, l’exil, la maladie… Oui, je sais, je suis privilégiée. Ce qui ne m’empêche pas d’éprouver des difficultés à la hauteur de ma vie de privilégiée. Mais ne vous méprenez pas, il ne s’agit pas d’une énième plainte. Hier, donc, j’ai dû m’organiser pour caler un aller-retour à Toulouse pour rapporter les gobelets réutilisables Element’Terre empruntés pour notre événement de Pentecôte avant d’aller passer une heure et quart sur le fauteuil du dentiste, puis l’anesthésie se dissipant, j’ai dû supporter la douleur grandissante de ma dent triturée, et ma fille m’a appelée en pleurs, car le stress de cette fin d’année avec spectacles et concerts et baccalauréat s’accommode mal avec son caractère angoissé. Aller-retour pour lui apporter du soutien psychologique, je me suis retrouvée face à mon impuissance à l’apaiser. Et enfin une soirée avec un ami, pour laquelle je me réjouissais, a été annulée. Rien de grave donc dans tout ça. Mais tout cela ensemble a eu raison de la barrière qui retenait mes émotions, mes larmes, la mise à nu de ma vulnérabilité.

Je marchais dans la forêt sous la pluie avec cette certitude évidente qui s’affichait en gros: on est seul dans la vie comme on est seul sur un chemin de forêt sous la pluie. Ce n’était pas si démoralisant que ça, tout le monde le sait, mais il y avait quand même un peu d’amertume dans ce rappel. Cela ne pourrait-il pas être autrement?

Toutes mes réflexions depuis hier m’ont amenée à comprendre ce midi, pas que dans ma tête mais aussi dans mon coeur, que non, cela ne peut pas être autrement, car j’ai tout fait pour que ça soit ainsi.

J’ai grandi dans une famille où on cultive le don de soi et le service aux autres. J’ai cru que pour être aimée il fallait que je me conforme à ces valeurs, que c’était la seule façon d’exister dans cette famille. Taire mes besoins et être au service des autres. C’est l’histoire de ma vie. Syndicats, associations, déléguée des élèves, organisatrice d’événements pour les autres, j’ai super bien appris et j’ai toujours été très active pour accompagner, aider et servir les autres. J’ai un CV impressionnant de ce côté là. Et c’est devenu mon principal trait de caractère. Cela m’a définie, j’étais celle sur laquelle on pouvait compter, celle à qui on demandait (de l’aide, du soutien, même à 2h du matin, de s’oublier pour privilégier enfants et couple), celle qui était là pour les autres. Ah ça j’ai bien réussi. Demandez à tous ceux qui me connaissent, ils vous parleront de « ma générosité et ma disponibilité ». J’ai trop bien réussi même. Si j’ai été capable de donner encore et encore et pendant très longtemps, j’en ai complètement oublié une chose primordiale: et moi dans tout ça? Enfin, je n’ai pas oublié, mais j’ai fait taire cette question tellement égoïste et inacceptable. Je suis ironique. Sauf qu’aujourd’hui je me demande: qui suis-je en réalité derrière ce rôle, quels sont mes besoins et comment est-ce que je m’en occupe?

Grâce à mon thérapeute, des livres et des conférences de développement personnel, mes amis, mes rencontres et surtout mes relations amoureuses difficiles, j’ai compris que je m’étais complètement perdue dans ce personnage que j’avais créé et que je jouais en permanence. Oh, je m’autorisais de temps en temps à me plaindre de la charge de travail et du manque de reconnaissance (les ingrats!), mais c’était pour obtenir encore plus de reconnaissance en me plaçant en victime et qu’on me rassure sur le fait que j’étais formidable, avec un grand coeur. Je pouvais ainsi continuer à jouer ce rôle très valorisé de sauveuse, parfois victime, mais toujours du « bon »côté, du côté de ceux qui se sacrifient pour les autres.

Je n’avais pas vu que j’avais une blessure énorme de manque de reconnaissance, je n’avais pas vu que j’avais besoin d’être rassurée et réconfortée, qu’on s’occupe de moi, vraiment, pas juste 5mn quand je me plaignais.

Au début, quand j’ai compris ça, que j’avais cette blessure (et sûrement d’autres), je ne l’ai pas accepté. Enfin, je l’ai accepté intellectuellement, mais pas dans mon coeur. Et donc je me suis battue contre cet état de fait, en pensant qu’avec la force de la volonté, je pourrais dépasser le malaise grandissant en moi, que je pourrais rester forte et parfaite. Et à me battre contre cela, je me suis encore plus épuisée. A tel point que j’en suis tombée malade physiquement. Mon corps m’a obligée à m’arrêter. J’ai résisté, je n’ai pas complètement arrêté, je n’ai pas compris vraiment. Et il est encore malade, je suis encore malade. Ca me fournit aussi un prétexte pour recevoir de l’attention.

Aujourd’hui j’ai compris dans mon coeur que cela ne sert à rien de me battre contre mes blessures et mes besoins. J’ai compris que mes blessures, les peurs associées et mes besoins de reconnaissance, de réconfort, d’acceptation et d’amour doivent être reconnus, que je dois accepter ma vulnérabilité et que je dois la montrer même. J’ai compris que je pouvais faire cela sans culpabiliser ni mourir de honte (de ne pas être forte ni parfaite). Et j’ai compris aussi que tant que je n’acceptais pas mes besoins et ma vulnérabilité, tant que je ne les assumais pas et n’en parlais pas, je ne pourrais pas rencontrer les personnes qui pourraient m’aider, me réconforter, m’accepter, m’aimer même avec cela, telle que je suis et être là pour moi, être vraiment là pour moi comme j’en ai besoin, avec beaucoup d’attention.

Tout ce que j’ai donné aux autres, j’ai besoin de le recevoir. Le réconfort et l’amour que j’ai donnés sans compter, j’ai besoin de les recevoir sans compter également. Je suis dépendante affective, j’ai besoin qu’on m’aime et qu’on me le montre et qu’on me le dise, beaucoup, j’ai besoin qu’on me rassure énormément. Alors je m’en occupe aussi moi-même de tout cela, mais j’ai aussi besoin que ça vienne de l’extérieur. Je sais que ce n’est pas psychologiquement correct, je sais qu’il ne « faut » pas, mais tant que j’ai essayé de me battre contre mes blessures et mes besoins et que j’ai voulu être autonome, je n’ai pas réussi à l’être. Mêmes actions, mêmes résultats. Il est temps d’essayer autre chose.

Accepter mes peurs, mes besoins, mes blessures et mon imperfection.

Tant pis pour l’image que cela donne de moi, tant pis pour mon orgueil… J’ai peur que ma famille et mes amis ne me comprennent pas, j’ai peur de passer pour une égoïste, j’ai peur des changements que cela va forcément provoquer dans mon entourage et dans ma vie, j’ai peur, mais j’ai aussi plein d’espoir dans le coeur, parce que je sens que c’est la bonne voie pour être vraiment qui je suis et m’accepter et m’assumer… la seule façon de pouvoir avancer.

Quelques références qui m’ont amenée où j’en suis maintenant:

Évidence du 9 juin 2019

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Évidence qui n’en était pas une jusqu’à il y a peu.

« Sans vous connaître vous-même le bonheur ne peut vous atteindre ».

Mes rencontres, mes lectures, ma thérapie et l’observation de mes comportements et réactions m’ont guidés jusqu’à ce que je comprenne cela. Se connaître soi-même est difficile et demande pas mal de courage, mais qu’est-ce ça en vaut la peine pour sortir du drame permanent, de la comédie de l’égo et enfin commencer à écouter son coeur et l’amour qui le guide.

Je me sens reconnaissante pour tout ce qui m’est arrivé depuis ma conception pour m’avoir fait comprendre cela.

J’écrirai peut-être sur mes lectures et rencontres déterminantes prochainement, peut-être que ça sera utile aussi à d’autres.

Toutes mes photos du jour sont sur https://pix.diaspodon.fr/photodujour

Cours de portage du 19 mai 2019

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Ravie d’avoir pu expliquer et montrer à des amis qui vont bientôt avoir leur premier enfant comment porter un bébé en écharpe. Ca fait déjà longtemps pour moi, mais je n’ai pas oublié, ce fut quand même mon métier pendant plusieurs années. Animer des ateliers puis former des animatrices d’ateliers au sein de l’Association Française de Portage des Bébés que j’ai co-fondée. Une vraie spécialiste dans une vie antérieure.

Bon, le résultat est à la hauteur du papa, toujours parfaitement sérieux. Oui, y a un (faux) bébé là-dessous ^^

Un humain avec une écharpe de portage sur la tête et qui lève ses deux pouces.

Ça me fait tellement penser à cette vidéo des pères indignes qui m’avait fait bien me marrer!!!

Je leur souhaite une belle rencontre avec ce petit humain, une aventure enrichissante et beaucoup d’émerveillement.

Répétition du 16 mai 2019

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Ce matin, j’étais à mon travail de chorégraphe avec les comédiens de la troupe de théâtre « Le Filamo », pour un accompagnement sur leurs passages dansés de la pièce « Tant bien que mal ». Pièce primée au festival de théâtre amateur Les Eclusiales de Castanet Tolosan. Pièce qui me réconcilie avec le théâtre. Pièce engagée, pertinente et cynique sur nos vie d’humains aujourd’hui.

un homme et une femme debout en veste de costume, photo en noir et blanc

Cette troupe est gérée par l’association La Compagnie des Mots à Coulisses. Sandrine (sourire n°3) est la professeure et metteuse en scène. Pascal (sourire n°11) est comédien. Ils sont aussi tout un tas de choses de la régie à la logistique et à la communication, comme dans les petites associations. Ils font vraiment un travail remarquable sur le choix des textes, le jeu d’acteur, la mise en scène et je vous invite à venir les voir jouer pendant le Festiv’Halles ce samedi 18 mai à Launac et les 24, 25 et 26 mai à Grenade, sous les halles, ainsi que les troupes ados vraiment au top!

Ils joueront aussi « Tant bien que mal » au festival de rue d’Art d’Art organisé par l’association Happy Culture de Verdun sur Garonne, le dimanche 9 juin 2019. Et dans plusieurs autres endroits en France en 2019 et 2020. A suivre!

06h06

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Je tombe tout le temps sur des heures miroir depuis deux-trois semaines…

Lever de soleil derrière un arbre et un toit de grange en contre jour

Journée difficile émotionnellement hier, je me suis couchée vidée et comme blasée. Quelques heures de sommeil seulement, sommeil agité en plus, et mon cerveau qui cogite à nouveau lors d’un micro-réveil où j’aurais dû plutôt me rendormir. Je vais le faire, mais ça ne sera pas facile.

C’est ainsi depuis des mois, je n’arrive pas à récupérer. Ça n’aide pas pour la gestion des émotions ni la santé physique. Une bronchite ou un gros rhume par mois, y a un truc qui cloche.

Pas du tout remise de l’épuisement de l’été dernier, bien incapable de reprendre une activité sur le même rythme qu’avant. J’ai l’impression de me traîner encore et encore.

On m’avait prévenue que ce serait long. Ça l’est, surtout que je ne peux pas complètement me reposer, faut que je travaille un peu pour les sous et parce que je culpabilise sinon. Ça ralentit peut-être la remise sur pieds…

Cette phase de transition est inconfortable.

Ouverture du festiv’halles de théâtre artisanal 2019

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Dimanche théâtre avec la première journée du festiv’halles organisé par la compagnie des mots à coulisses! Déambulations ce matin au marché de Grisolles par les jeunes en combinaisons détonantes et par deux vamps très investies.

Cette après-midi, deux pièces.

La révolte des couleurs, une métaphore de ce qui s’est passé pendant la seconde guerre mondiale, texte de Sylvie Bahuchet. Une pièce jouée par des enfants, à destination des enfants et des grands aussi. Ne pas oublier.

Help, un ensemble de textes de paroles de jeunes sur des sujets des accidents de la vie, de la violence, des discriminations, grave mais important.

A voir absolument, ainsi que les autres pièces présentées lors de ce festival qui aura lieu encore les 18, 24, 25 et 26 mai 2019 à Launac et Grenade. Tout le programme sur la page facebook de la compagnie: https://www.facebook.com/laciedesmotsacoulisses/ ou juste en-dessous de la photo du jour un plus bas…

Photo du jour qui est tirée du public sur un contraste de couleurs.

J’espère vous voir bientôt au théâtre proposé par la compagnie des mots à coulisses!