Archives de Catégorie: Respect

Un coup de massue de plus

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Aujourd’hui j’ai reçu un coup de massue un peu plus fort que les autres. Un de plus.

Je ne me suis pas exprimée récemment sur les actions du gouvernement. Cela fait quelques années que je vois bien que tout est de plus en plus contrôlé et verrouillé et que je résiste à ma manière en évitant les plus possible le « c’est comme ça, on n’y peut rien » et en choisissant encore et toujours la liberté. C’est de plus en plus difficile. L’étau se resserre autour des personnes qui ne suivent pas les clous du métro – boulot « rentable et productif » – dodo au service du PIB. Chasse aux « parasites » (réforme chômage, changement de rôle de pôle emploi), chasse aux modes de vie alternatifs (restrictions sur l’habitat léger et aménagement des camping-cars), réduction des moyens pour les services publics, répression des gilets jaunes, gestion de la situation covid qui laisse pas mal de monde en galère, surtout les plus précaires…

J’essaie plutot de continuer à tenir la barre pour aller vers le monde que je veux. D’incarner ce que je veux voir réaliser.

Aujourd’hui, j’ai appris que Macron voulait interdire l’instruction en famille dès la rentrée 2021! Je ne sais même pas comment c’est possible en si peu de temps de modifier autant une loi qui donne un droit? Encore un décret qui contourne le parlement?

Mes filles ne sont jamais allées à l’école, elles ont pourtant appris avec curiosité, ont multiplié les activités et découvertes, ont quand même passé et eu leur brevet et bac, et participent à la société en y apportant leur originalité et en partageant leur art qui touche les gens.

Cette liberté est donc vouée à disparaître.

Évidemment elle me touche personnellement, mais au-delà de ça, il s’agit bien de se débarrasser des personnes un peu trop libres, un peu trop égalitaires, un peu trop solidaires, un peu trop hors système, pas assez contrôlables ni formatables… et de les forcer à rentrer dans les clous d’une seule vision de la société pour le bien de la croissance économique, pour le malheur de l’humanité et quelques autres espèces vivantes au passage…

Comment puis-je regarder mes enfants en face? Comment puis-je me regarder en face? Comment se sortir de ce mauvais scenario? Comment faites-vous? Que faites-vous?

Ateliers Parole et Créativité pour les ados

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Cet été ma fille de 14 ans a participé à un atelier pour les jeunes filles sur le thème du cycle féminin. Elle et ses amies ont posé tout un tas de questions sur les menstruations qu’elles l’avaient pas osé poser avant, ou pas pensé à poser avant, et elles ont passé un bon moment accompagnées par une intervenante bienveillante. Je sais que d’autres sujets intéressent ma fille et sans doute d’autres jeunes filles. Comme je propose des cercles de femmes depuis plusieurs années, je sais aussi combien ces espaces-temps non-mixtes sur des sujets intimes sont source de croissance personnelle, permettent de (re)trouver son pouvoir personnel, sa force intérieure.

Cela m’a donné envie de proposer des ateliers pour les jeunes filles, où il serait question d’aborder les sujets de la vie qui les préoccupent (et je n’ai pas de tabous, nous pourrons être amenées à parler de tout), tout en posant les bases de l’écoute bienveillante, de la présence à l’autre et à soi, à ses ressentis, à ses émotions, et en proposant des outils pour exprimer tout cela par la création.

Avec mon travail de photographe, il est possible aussi que nous allions explorer le chemin de l’image de soi et de l’amour de soi.

J’ai mis quelques infos sur mon site avec les prochaines dates, une fois par mois pour le moment, mais la fréquence peut passer à deux fois par mois si c’est le souhait des participantes. Je constituerai un ou deux groupes en fonction des âges.

https://www.guillemettesilvand.fr/index.php/ateliers-parole-et-creativite-ados/

Premières dates: mercredis 14 octobre, 11 novembre et 9 décembre 2020.

Merci de relayer l’info si vous la jugez intéressante et utile.

Né pour aimer

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Du brouillard plein la tête,
Recroquevillé, les larmes aux yeux,
Le coeur en vrac,
Énergie nulle.

La petite flamme au creux de ton ventre
Vacille un peu, brille à nouveau,
De rage et de colère peut-être,
Un goût amer.

Debout malgré tout,
Hurlant au ciel, frappant le sol,
Te souviens tu de la puissance,
De la beauté de l’homme que tu es?

Enfant des étoiles, gardien de la terre,
Né pour aimer.

———

Guillemette, le 21 août 2020

Pourquoi faire l’amour?

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Une réponse magnifique qui dit avec humour exactement ce que je ressens.

Ouverture du coeur.

Ralentir, Respirer, Ressentir.

Le slow sex est un premier pas. Les voies du tao et du tantra ouvrent aussi au partage de coeur à coeur. Je ne connais pas le livre cité dans la vidéo, j’ai quelques références à partager tout de même.

Quelques bouquins:

  • le couple multi-organsmique de Mantak et Maneewan Chia, Douglas Abrams et Rachel Carlton Abrams
  • l’homme multi-orgasmique des mêmes auteurs
  • l’art de l’extase sexuelle de Margot Anand
  • à la rencontre de l’orgasme divin de Margot Anand
  • guide de sexualité tantrique de Sunyata Saraswati et Bodhi Avinasha
  • faire l’amour de manière divine de Barry Long

Et tous les articles sur le slow sex. Dont celui que j’ai partagé sur ce blog déjà à voir ici.

Quelques personnes avec lesquelles faire des stages de tantra (ouverture du coeur, connaissance de soi, respiration, toucher sensible):

Attention à bien choisir les personnes avec lesquelles vous ferez un stage. Vérifiez le cadre dans lequel cela est fait, si le respect des limites de chacun est clair et bien précisé.

Le plateau de Millevaches jour 2

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Seul inconvénient de mon emplacement de pêcheur où j’ai passé la nuit dans ma voiture, l’exposition plein Est et donc le soleil le matin. Au moins je vais partir visiter tôt aujourd’hui ^^ Ma première étape vers le lac de Vassivière, le village de Faux la Montagne. Je m’arrête car les maisons fermées à vendre sont placardées…

« Le massacre des hôpitaux, le sauvetage de l’économie, la brutalité policière, la surveillance du peuple, ne sont pas des gestes barrière. » « J’aimerais être le vent qui souffle dans toute la forêt et les sources »
« Je veux le droit de travailler dès six ans » « Je veux trois mille euros de retraite » « plus de considération » « Un poney entier » « Des décorations » « J’aimerais être tout et tout et tout et tout s’il vous plait »

C’est militant dans le coin! Il me semble qu’il y a un festival de mots à Faux la Montagne

Direction le lac de Vassivière rive Sud pour emprunter le pont piéton pour me rendre sur l’île de Vassivière où se trouve un centre d’art contemporain et le bois des sculptures (art en plein air). Architecture particulière que ce centre international d’art et du paysage. Hangar et phare?

Mais mince, je suis arrivée trop tôt… Je fais donc un petit tour et quand je reviens, la jauge maximale est atteinte (réduite à cause du virus) et donc il faudrait que j’attende 45mn… Bon, finalement, j’économiserai 4€ et je pars prendre un café à la boulangerie en plein air installée sur l’île et je vais faire le tour de l’île par l’Est. Je veux voir OTRO, sculpture skatable de Koo Jeong-A. Ouais, bon, ça ressemble à un skate parc… mais c’est une oeuvre d’art. En tout cas, il n’y a aucun skateur.

C’est une promenade agréable car c’est très boisé. La forêt au bord du lac. L’oeuvre qui m’a le plus parlé est une oeuvre sans titre d’Andy Goldsworthy. Un mur de pierres sèches de granit qui forme deux boucles, une qui plonge dans l’eau (et le lac était haut, je n’ai vu que le début du mur qui plonge dans l’eau) et une dans la forêt sur la rive.

L’artiste a utilisé les restes d’un mur qui délimitait autrefois un champ. Mais la création du lac artificiel a noyé 8 villages et ce muret ne délimité plus aucun champ. Je me demandais depuis la veille sur quoi avait été créé ce lac. Penser que huit villages avec des maisons qui ont accueilli des générations de famille, des murets qui ont vu passer moutons, animaux sauvages et humains, arbres qui sont devenus aquatiques m’a questionné un peu. Certaines personnes ne pourront jamais revenir à leurs racines, le village et les paysages de leur enfance.

Quelle transformation pour ces vallées et collines!

J’ai fini mon tiers de tour de l’île, le centre était fermé au final, je suis repartie et j’ai suivi la route le long de la rive Ouest et Nord. A l’Ouest c’est très construit et utilisé. Au Nord c’est à nouveau plus sauvage. On passe sur les barrages. D’un côté l’eau au niveau de la route ou presque, de l’autre le vallon sans eau… Je ne sais finalement pas quoi penser de cet immense lac.

Je repars pour revenir chez mes amis creusois pour la dernière soirée avant notre départ, non sans m’arrêter sur un dernier site mégalithique, un tumulus cette fois. Qui n’est indiqué nullepart et ce n’est que grâce au GPS que j’ai trouvé, au sommet d’une colline, au milieu de la forêt, le tumulus de Puy de Plane de 14,40m de diamètre, de la fin du 1er âge de fer, autour de 450 ans avant JC. C’est précis parce que si on arrive à le trouver, on a droit à un panneau explicatif!

Alentour le sol de la forêt est couvert de mousse, c’est magnifique et je m’enfonce à chaque pas que je fais hors sentier dans cet épais tapis végétal. Je dois déranger plein de bestioles…

Je reprends la route et passe aux rochers St Julien sur la commune de Dontreix dans la forêt de Drouille. Alors franchement, c’est magnifique mais cette croix plantée au milieu des rochers, pour voir ça n’a vraiment rien à faire là!

Le panneau d’information explique que cette forêt a été occupée par « les ancêtres des Gaulois, les Celtes qui ont marqué de leur empreinte toute la région. […] la forêt de Drouille, composée de chênes, vivait au rythme de la cueillette du gui par les druides. » Bon, ça fait assez folklore mais vu le lieu et , ça parait plausible. Mais comme un certain Julien, convertit au christianisme à une époque où ça n’était pas bien vu, se serait réfugié dans ces rochers, c’est lui qui a nommé les lieux. Il y avait aussi une statue devant la croix, mais elle a été déboulonnée.

Ce qui me frappe de suite, c’est la forme du rocher de gauche. Je pense immédiatement à un mont de Vénus. Une vulve abritant une source qui ne tarit jamais, ce qui est confirmé par mon amie vivant à proximité. J’adore!

Saint-Julien est bien loin de mes pensées, la Déesse Mère s’impose à moi mais ça, ça n’apparait pas sur les informations touristiques… Pfff…

Les arbres et les rochers ronds s’entremêlent, c’est plein de poésie et de sens pour moi.

Et cet arbre au bout est vraiment expressif, mais ça ne rend pas en photo. Un très beau lieu, fréquenté par des gars avec leurs fusils d’air soft ou par des séniors qui viennent planter leur banquet sous l’énorme chêne tout proche et jouer à la pétanque à l’ombre ou par les motocross… Je me demande qui y vient la nuit…

Voilà, mon périple est terminé, mes vacances aussi, le lendemain nous repartons. Je remercie toutes les personnes qui m’ont accueillie moi et ma voiture à dormir, qui m’ont fait découvrir leur pays, qui ont partagé de beaux moments d’amitié avec moi. Tout cela me fait me sentir tellement vivante!

Dernier jour de vie

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C’est bizarre de programmer la mort d’un être vivant dans la famille*. Mais bon, elle ne tient plus debout, doit se coucher pour récupérer tous les 50cm, n’a plus que la peau sur les os, ne mange plus, ne boit plus…

Minette Grisette trouvée dans la rue et qui a vécu avec plusieurs familles avant d’arriver à Galembrun, où elle naviguait entre les deux maisons, nous quittera cette après-midi. C’est une intervention de notre part, encore, sur sa vie, enfin sur sa mort… impossible de savoir ce qu’elle préférerait, elle, enfin, je n’y suis pas arrivée. Mais mourir de faim et de soif, ça doit pas être terrible.

Je lui ai dit au revoir. Quelques larmes. Je suis particulièrement sensible en ce moment.

*En fait, si on devait soi-même programmer la mort et tuer les animaux qu’on mange, on mangerait beaucoup moins de viande…

Me regarder en face

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Regarder en face mon corps. Parce que si je ne l’aime pas, personne ne pourra l’aimer. Parce que ma représentation mentale n’est pas juste. Parce que je me vois plus souvent habillée que nue. Parce que je veux savoir qui je suis et l’accepter.

Pour participer aussi à rendre visible les corps gros. Qu’ils ne soient plus autant stigmatisés, qu’ils soient banalisés, qu’on puisse enfin voir les personnes au-delà des gabarits et des kilos.

Bien sûr que j’aimerais faire 40kg de moins, mes mouvements seraient plus légers, la vie me serait facilitée (vêtements, chaises et fauteuils…), ma santé serait moins à risques. Mais pour le moment, ce n’est pas le cas. Et ma vie est maintenant, là, pas quand… si… un jour….

Cette séance d’autoportraits en noir et blanc n’a pas été facile, j’avoue. La période est un peu délicate pour moi, ma confiance en moi est plutôt basse en ce moment, et j’en ai un peu rajouté une couche avec ces photos. D’autant que je n’ai pas voulu « cacher mes défauts » (mon ventre est mon nouveau complexe) mais j’ai choisi d’être naturelle. Sans triche, je suis plus vulnérable.

La prochaine étape sera de faire ça en souriant et en étant heureuse de le faire! Peut-être avec l’aide d’un.e complice bienveillant.e!

Au fait, si vous avez envie de vous voir en face vous aussi, au naturel ou en cachant les défauts, je propose des séances photo « boudoir »! Ecoute et bienveillance garanties!

(Il n’y a qu’avec mon corps que j’ai du mal, tous les autres, je les aime.)

Une femme à aimer

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Le 22 mai 2014 j’écrivais sur ce blog ce court poème.

Âme à enlacer

Coeur à voler

Corps à explorer

Une femme toute entière à aimer

Ce court poème de 2014 est à nouveau d’actualité…

Entre temps j’ai vécu, aimé, été aimée, j’ai aussi souffert, découvert des choses sur moi, je sais mieux ce qui est important pour moi. Je suis à un moment de bilan/constat pas forcément réjouissant, mais encore instructif.

Déconstruire la grossophobie

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Déconstruire encore un peu (ou beaucoup) la grossophobie, c’est possible avec https://www.dixoctobre.com/ et avec Corps Cools https://linktr.ee/corpscools et pas mal de comptes de « fat activism » sur instagram dont il faudra vraiment que je fasse la liste.

Tellement touchée par ce que j’y ai lu, tellement triste aussi, toute cette violence intériorisée contre moi-même. Les gros.ses sont moches, pas désirables, pas aimables. Les gros sont fainéant.e.s. et sans volonté. Les gros.ses doivent mincir.

C’est méconnaître complètement les problèmes des gros.ses. Non, aucun.e gros.se n’est heureux.se de l’être, parce que même s’ielle est en bonne santé, amoureux.se et aimé.e avec un chouette boulot, tout lui rappelle sa condition d’être indésirable: le mobilier inadapté, les soignants méprisants, le culte de la minceur comme canon de beauté et de bonne santé, la mode inexistante en grande taille, les blagues moqueuses ou la peur des les kilos pris pendant (faites votre choix) l’hiver, le confinement, la grossesse, le chagrin d’amour… Un.e bon.ne gros.se se doit d’être invisible pour ne pas déranger, comme les noir.es, les arabes, les handicapé.es, les homos, les trans, les sdf, les punks à chien, les pauvres…

Si on est gros.se, c’est qu’il y a une histoire derrière souvent douloureuse ou un problème de santé ou trop de régimes ou tout ça. Ce n’est pas un choix de mode de vie et ce n’est pas non plus quelque chose de facile à changer comme le pensent les minces. Du tout.

Marre de penser que je ne pourrais être aimée et désirée que par un gros si j’ai de la chance. Marre de me rendre compte que je me mets plus de pression pour être à la hauteur pour prouver que mon poids ne me rend pas moins compétente ni moins aimable. Marre d’entendre les gens s’étonner que je sois si gracieuse et que je danse bien alors que je suis grosse. Marre d’entendre les minces parler devant moi de leur dernier régime et s’extasier de leur kilos perdus pour leur corps d’été. Marre qu’on me demande mon poids pour me prescrire un diaphragme. Marre qu’on me regarde avec degoût en maillot de bain (ou même habillée). Marre de voir comment on dérègle le comportement alimentaire des enfants par peur qu’ils grossissent.

Et encore… je suis blanche, cisgenre hétéro, valide et éduquée. Penser à celleux qui cumulent les facteurs de discriminations me rend malade.

S’habiller quand t’es grosse

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Ça devient plus facile de me sentir bien dans mes vêtements. C’est un progrès dans l’image que j’ai de moi 😃

Quand j’avais la vingtaine, je ne me reconnaissais pas dans les magazines que je lisais, je voulais créer un magazine féminin avec de la mode pour les filles normales ou grosses. A l’époque je me pensais grosse avec mon 40 pour 1,63m… Mon intention était que les femmes puissent voir des femmes qui leur ressemblent, normales, pas des très minces comme les mannequins, bien habillées et bien dans leur peau. Aujourd’hui, je ne lis plus la presse dite féminine, mais j’imagine que ça n’a pas changé. Par contre, voir des femmes grosses bien dans leur peau et leurs vêtements est possible sur internet et enfin, grâce à toutes ces femmes qui s’assument, je me sens légitime à vouloir moi aussi m’assumer et m’habiller comme j’ai envie.

J’aime me sentir bien dans mes vêtements et retranscrire mon humeur, mon style du jour.

Je m’habille beaucoup auprès de magasins américains ou allemands, y a beaucoup plus de choix sympa pour les grosses. Un seul magasin par galerie marchande en général, et encore, pas toutes les galeries. Et sinon, la plupart des boutiques sympas, la très grande majorité, se trouvent en ligne. Et je trouve ça dommage et dissuasif.

Visiblement ce n’est toujours pas un marché porteur ou souhaitable le magasin grande taille à la mode…

Des bonnes adresses???