Archives Mensuelles: mai 2020

Enchanted Spell Oracle

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J’ai découvert grâce à Mina, artiste et aussi l’une des nombreuses personnes qui utilisent des tarots et oracles que je suis sur les réseaux, le travail de cette artiste australienne, Priestess Moon.

J’ai tout de suite accroché avec le style de dessin et j’ai vraiment eu envie d’en savoir plus, alors j’ai trouvé moyen de me procurer son Enchanted Spell Oracle, en version originale en anglais, il n’est pas traduit.

J’aime beaucoup ce mélange de style naïf du moyen-âge et très moderne d’aujourd’hui.

Le dos des cartes est aussi très joli, et on retrouve le motif floral dans les pages du livret d’accompagnement.

C’est un oracle de 36 cartes, qui évoque chacune une plante, son utilisation et sa symbolique, qui explique les éléments et symboles du dessin, qui donne des mots clefs et un paragraphe sur l’interprétation orientée développement personnel ou divination selon les cartes. On trouve également un « sort » (spell) ou un rituel en lien avec cette plante. C’est beaucoup en lien avec la tradition païenne celtique, mais pas uniquement. Donc ça m’apporte pas mal d’infos, même si le livret n’est pas très épais. Ça ne me dérange pas, parce que ça donne une base assez riche pour ensuite suivre le fil de son intuition sans avoir à lire trop longtemps et se couper de son ressenti.

Aujourd’hui, j’ai tiré, entre autres, la carte de la fertilité. Elle est liée au framboisier.

Avant de regarder de plus près cet oracle et cette carte, je me demandais si je faisais une tarte à la framboise aujourd’hui ou pas. Je tire cette carte liée au framboisier et le rituel ou « sort de cuisine » consistait à faire un gâteau à la framboise en conscience et avec certaines intentions. J’ai compris que Priestess Moon appréciait particulièrement la magie en cuisine. J’ai donc fait ma tarte à la framboise. En posant des intentions en même temps que les framboises ^^

La tarte était particulièrement réussie aujourd’hui.

J’ai fait deux autres tirages qui m’ont été utiles, et je ne me lasse pas d’admirer les dessins. Je vais aussi apprendre plein de noms de plantes en anglais avec ce jeu ainsi que les significations de pas mal de symboles. Je suis vraiment très contente de cette acquisition!

Voici le lien vers le site de l’autrice de cet oracle: https://priestessmoondesign.com/

Les licornes enchantées d’un autre de ses oracles sont vraiment rigolotes. Merci pour ce beau travail!

Ma vie de sauveuse

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Je me souviens de ce film avec Gérard Jugnot en thérapeute et Émilie Dequenne en jeune patiente, « Oui, mais… » qui m’avait fait prendre conscience à l’époque de l’ampleur des jeux psychologiques dans les relations humaines. Le sujet m’a fortement intéressé depuis 2000, la date de sortie du film, et j’ai multiplié les outils pour sortir de ces jeux, mais c’est vraiment depuis un atelier en octobre 2019 que j’ai fait un grand pas vers une compréhension et une prise de conscience générale.

C’est impossible d’échapper à ces jeux psychologiques. Dès tout petit, nous apprenons à réagir en fonction du rôle que notre entourage joue. Dans notre société où on est obligé d’avoir raison pour survivre émotionnellement et psychologiquement, puisque seuls ceux qui ont raison ont le pouvoir et sont acceptés et reconnus, nous avons trois rôles à disposition: le chef, la victime et le sauveur. Attention, je ne parle pas du triangle dramatique de Karpman. C’est différent et plus intéressant.

Cet article ne se vaut pas du tout exhaustif sur le sujet, vu que je ne le maitrise pas encore, je suis en phase découverte. Je vais parler de mes expériences personnelles, de ce que j’ai compris grâce à elles.

Le rôle de chef est le plus facile, on décide de tout, on impose son pouvoir et on se fiche assez des autres. Si tout le monde est d’accord avec le chef, les relations vont bien.

Mais dans le cas où les points de vue sont différents, où on n’est pas d’accord, ça se corse, car alors, pour ne pas se sentir mal et nul et mauvais, on veut avoir raison. Conséquence de notre société de compétition, comparaison, qui a du mal avec la différence qu’elle soit physique ou d’opinion.

Si on ne peut pas être chef, alors, il nous faut trouver un autre rôle dans lequel avoir tout de même raison. D’accord avec le chef est le plus évident. C’est souvent ce qui se passe quand tout se passe bien dans nos relations, parce que nous sommes toustes d’accord. Ce qui nous fait chercher la compagnie de personnes comme nous. Et plein de relations fonctionnent ainsi, avec un chef et un d’accord avec le chef. Ça fonctionne bien.

Le rôle qui vient aussi rapidement, c’est la victime. Victime du chef, notamment. Si c’est de la faute du chef, alors on n’a pas tort, on a raison. Il est tellement facile de jouer ce rôle quand on n’est pas d’accord! A noter qu’il y a aussi les victimes de la société… Le problème de la victime est qu’elle n’est pas reconnue par le chef, il lui faut donc un sauveur!

Et le sauveur est le troisième rôle dans lequel on a raison, on est reconnu par la victime qui a besoin de nous et nous avons besoin de la victime pour être sauveur. Autant chef-victime, ça ne fonctionne pas comme relation car il n’y a pas reconnaissance mutuelle, autant victime-sauveur fonctionne super bien. Au passage victime-victime ce n’est pas super, ça tourne à celui qui sera le plus victime et là ça peut mener loin dans l’autodestruction.

Observez-vous, dans vos relations, quel rôle vous jouez? quel rôle domine chez vous? Vous n’en avez sans doute pas conscience, on ne s’en rend même pas compte au début et je suis quasiment sûre que beaucoup vont se dire que ça ne les concerne pas. Détrompez-vous, c’est comme la violence ordinaire, le sexisme ordinaire, c’est tellement imprégné partout, tout le temps, qu’il faut faire un effort pour le voir. Mais quand on commence à le voir, alors c’est assez terrifiant.

Sinon, moi, clairement, je suis une sauveuse, majoritairement. Parfois je suis aussi victime. Quand comme moi, on a grandi dans une famille de responsables syndicaux, on sait bien jouer ces deux rôles, la victime et le sauveur…

A l’école, j’aidais mes camarades, au collège j’étais déléguée des élèves, au lycée je manifestais contre les réformes, tout ça en luttant contre le méchant capitalisme pour le bien de l’humanité. Puis, bien sûr, j’ai développé fortement le « prendre soin » pour mes amoureux, puis mes enfants. J’ai été bénévole dans plusieurs associations, ça me permettait de sauver à tour de bras. Et aujourd’hui j’en ai fait mon métier, je suis au service des autres.

Quand je joue la victime, c’est souvent pour pousser un coup de gueule contre l’injustice, relever tout ce qui ne va pas dans notre monde de fou. Et quand des « obstacles » se présentent dans ma vie personnelle, je me plains en me fendant d’un bel article ou post qui m’attire la sympathie de sauveurs qui me remontent le moral et s’indignent avec moi.

Voilà, sauveuse et victime. D’ailleurs, si je regarde ma devise « Un regard bienveillant et engagé sur le monde », tout y est!

Cela fait quelques mois que j’ai commencé à prendre conscience de ce système qui tourne partout partout et que je m’observe. Et il m’arrive de plus en plus souvent d’être consciente du rôle que je joue mais de le jouer quand même. C’est à la limite de la manipulation. Quand on a compris le système, on peut faire marcher n’importe qui dedans. Oui, les personnes à être sorties de ce système sont très rares. Parmi les signes qui ne trompent pas pour vérifier qu’on est bien bien dans le système, on trouve les réactions (quand l’émotion arrive et qu’on ne peut s’empêcher de réagir) et les justifications (pour avoir raison).

Ces derniers mois, j’ai donc regardé mes relations au travers de ce schéma de fonctionnement. Mes relations passées et mes relations actuelles, amoureuses, amicales, familiales, professionnelles…

J’ai constaté essentiellement trois choses:

  • je ne m’entends pas avec les chefs
  • les relations les plus chouettes sont avec des personnes qui alternent sauveur-victime comme moi
  • les relations avec les victimes sont fortes mais ne peuvent durer et se terminent souvent brutalement

Je ne m’entends pas avec les chefs car ils ne me reconnaissent ni en tant que sauveuse ni en tant que victime. Les chefs ne reconnaissent que ceux qui sont d’accord avec le chef. Ça m’arrive tout de même parfois d’être d’accord avec le chef, quand je veux volontairement calmer le jeu, éviter le conflit ou me faire bien voir. Mais je n’aime pas trop ça.

Les relations avec des personnes comme moi qui sont à la fois sauveur et victime fonctionnent bien parce qu’on alterne à tour de rôle, ça donne l’impression de se soutenir mutuellement (par contre, avec un sauveur qui n’est que sauveur, y a un peu friction… concours du meilleur sauveur…).

Les relations avec les victimes sont les plus douloureuses. Au début tout va bien, mon âme de sauveuse s’en donne à cœur joie à prendre soin de cette personne qui n’attend que ça. Ça fonctionne bien tant que je reste sauveuse. Le problème, dans ce cas là, c’est qu’au bout d’un moment, je passe victime, soit parce que je n’en peux plus de donner encore et encore mon attention, mes soins, mon écoute, mes encouragements, soit parce que quelque chose m’arrive par ailleurs qui me plombe. Et alors là… ça coince vraiment, car j’attends d’être sauvée (rassurée, réconfortée) mais comme en face j’ai une victime, ça n’est pas possible! Les personnes qui ont choisi le rôle de victime ne peuvent pas être des sauveurs. Elles ont un nombres incalculables d’excuses pour rester victime et ne pas pouvoir s’occuper de moi. Des excuses extrêmes, la dépression, aux excuses plus légères comme « j’aimerais pouvoir t’aider, mais je ne sais pas comment faire ». Et même si je donne le mode d’emploi, c’est infaisable pour la victime. Ça lui semble une montagne. Alors, soit je trouve du réconfort ailleurs, au fond de moi, dans ma spiritualité ou auprès d’autres sauveurs à qui je me plains de la victime (oui, ça se passe comme ça!), et si j’arrive à me remonter le moral, alors je peux reprendre mon rôle de sauveuse et la relation peut continuer. Soit je n’y arrive pas, je suis à bout puisque la victime ne s’occupe pas de moi comme j’en aurais besoin, et je passe alors chef pour mettre fin à la relation. Et souvent brutalement, parce que j’ai atteint mon extrême limite et que le chef ne s’embarrasse pas des états d’âme de l’autre et va à l’essentiel pour lui. Oui, parce que pour en arriver là, avec une sauveuse comme moi, ça prend du temps, parce que je m’accroche, j’essaie, je n’ai plus rien à donner mais je donne quand même et je dépasse complètement mes limites. Au bout d’un moment, quand même, je lâche, je passe victime pour de bon, victime de la victime. Et allons y pour le concours de victime… c’est à celui/celle qui aura le plus de problèmes et de vécus difficiles, le plus de choses à reprocher à l’autre. Jusqu’à la fin de la relation quand le chef en moi en a trop marre parce que ça tourne en rond. Parce qu’une victime qui n’est que victime ne prend pas de décision. Et moi, en décidant de mettre fin à la relation, je conforte la victime dans son rôle de victime. Donc c’est très douloureux pour elle qui est abandonnée et c’est aussi très douloureux pour moi qui n’ai pas réussi à être Mère Teresa et à continuer de sauver cette personne et donc cette relation et qui dois passer chef pour trancher.

C’est vraiment le pire du pire que j’ai pu vivre. Le plus déchirant, le plus impossible, le plus violent. Je prie toutes les personnes avec lesquelles ça s’est passé ainsi d’accepter mes excuses. Je sais maintenant qu’il faut que j’évite une relation suivie avec une victime. Vraiment. Il faudra que je sois vigilante à ne pas laisser mon âme de sauveuse oublier cela.

Alors, clairement,depuis que j’ai conscience de tout cela, mon objectif est de sortir du système. Ne plus être mal quand je n’ai pas raison, ne pas réagir pour avoir raison et ne plus être coincée dans un des trois rôles mais entendre tous les points de vue différents du mien, observer mes émotions avec assez de distance pour ne pas m’y accrocher, rester moi-même et agir (au contraire de réagir) avec toute une palette de possibles (au lieu de seulement trois) qui n’entretiendront pas de cercle vicieux. Il parait que quand on y arrive, on est dans l’amour inconditionnel. Ça doit être à la fois très reposant pour soi et à la fois embêtant de voir les autres tourner encore dans le schéma.

Bon, je n’y suis pas encore. Mais je veux y arriver. Je ne veux plus passer à côté de ma vie à cause de cet emprisonnement dans un rôle.

Agir

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Les sujets à propos desquels s’indigner sont nombreux. Il y a tant à faire. Je suis très sensible à l’injustice, je suis facilement révoltée, en colère.

Dernièrement j’ai constaté que lorsque je suis prise dans ces émotions, certes j’ai de l’énergie mais je ne suis pas juste dans cette énergie. Je suis « hors de moi ». Et ceux qui sont là s’en prennent plein la tête.

Il m’a semblé que je pouvais faire mieux. Contrairement à tout ce que j’ai vécu et pensé jusqu’à il y a peu, je cherche d’abord à revenir à moi au lieu de réagir dans l’énergie de l’injustice. Ce que je fais ou dis alors n’alimente plus (autant) la spirale de violence. Je ne subis plus mon emportement. Je reste dans mon coeur. Et je fais carrément moins de dégâts et pose plus d’actes solides. Comme me retirer du monde. Ce n’est pas une fuite, c’est le seul moyen pour me retrouver, pour réfléchir et incarner ensuite ce qui me semble juste, dans la matière comme dans la vibration.

Ça n’empêche pas les coups de blues devant l’ampleur de la tâche pour sortir de la violence, l’humiliation, le dénigrement, les discriminations, les rôles dans lesquels nous nous enfermons, les masques derrière lesquels nous nous cachons, la fuite de nos responsabilités, l’ignorance des conséquences de nos actes, le manque de souveraineté et de puissance personnelle…

Même si la liste est longue, nous sommes capables d’y faire face, oeuvrons ensemble pour la fameuse « paix dans le monde ».

Parfaitement imparfaite

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Peau du décolleté déjà ridée par l’exposition au soleil pourtant normale (je ne vais jamais exprès au soleil), seins qui tombent, gros ventre tout blanc, bronzage complètement hétérogène.

Et pourtant, j’aime cette photo, je m’aime sur cette photo et je me sentais plutôt à l’aise au moment où je l’ai prise, prête à me regarder en face, quasiment sereine… et une petite flamme de défi au fond de moi.

« Oh, un bouddha »… et bien oui, ça fait beaucoup de peau, beaucoup de rondeurs, beaucoup de plis.

La vie m’a menée à ce point où il m’est impossible de perdre du poids. Mais je peux être aussi douce et indulgente avec moi-même que je le suis avec les autres. Et je peux accepter de laisser passer ma lumière et de la partager avec toute personne pour qui le nombre de kilos n’a aucune importance.

Trois générations

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Trois générations, trois femmes nées en « 6 » et 30 ans d’écart à chaque fois.

Trois nageuses, parce que c’est plus drôle comme photo.

L’eau était aussi en « 6 », elle était à 26°… Un goût d’été!

(mon idée, photo prise par Amandine, éditée par moi)

Un coeur dans la vague

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Mon coeur, où en es-tu dans ce printemps mouvementé?

J’ai reçu des nouvelles et des messages bouleversants, négativement et positivement, j’ai expérimenté les deux côtés de la pièce: j’ai senti que tu te refermais, j’ai senti que tu remettais ta carapace, je ne t’ai pas abandonné, j’ai continué à aller chercher l’amour que tu sais si bien rayonner la plupart du temps, même si ce n’était plus qu’un filet et j’ai reçu de l’aide, inattendue mais vraiment bienvenue (merci aux belles personnes qui m’ont permis de retrouver la lumière).

Je suis heureuse aujourd’hui d’entendre à nouveau ta douce mélodie, de ressentir à nouveau ta chaleur.

Je goûte ce moment avant la vague suivante. Je goûte ce moment grâce à cette vague qui vient de nous emporter. Suivre le mouvement, en haut et en bas, apprendre tout le temps et vivre, vivre, vivre!

Coeur mandala

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Méditation créative du soir après une heure de danse énergétique avec Les femmes de Gaïa

J’ai écouté mon coeur, il était plein de gratitude et aussi un peu triste. Vivre ces émotions contradictoires dans la même seconde est étonnant.

Allez voir, cette association Les femmes de Gaïa propose chaque jour un atelier gratuit en ligne jusqu’à la date en juin où devaient avoir lieu les Rencontres du Féminin Sacré, annulées pour 2020. Au programme: méditations, conférences, danse, clown…

Que la force soit avec moi!

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Qu’est-ce que c’est bon quand j’arrive à ne pas me prendre au sérieux, jouer avec mon image, jouer tout court et sourire et rire et me sentir bien et me sentir forte!

Photo prise par ma maman ❤

Corps gros

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(Je ne sais plus si j’ai déjà posté cette photo ici ou pas)

Hey mon corps, même avec tes bourrelets, même avec ton gras, même avec tes vergetures, tu me fais ressentir la vie avec intensité, sensualité et en dansant.

Ok, ton poids pèse un peu trop sur tes chevilles, ok, ton gras te gêne dans certains mouvements, ok, tu es vite essoufflé, mais c’est le mieux que nous puissions faire tous les deux pour le moment.

Indulgence et bienveillance pour notre histoire et notre présent.