Archives de Tag: vie

Une femme à aimer

Par défaut

Le 22 mai 2014 j’écrivais sur ce blog ce court poème.

Âme à enlacer

Coeur à voler

Corps à explorer

Une femme toute entière à aimer

Ce court poème de 2014 est à nouveau d’actualité…

Entre temps j’ai vécu, aimé, été aimée, j’ai aussi souffert, découvert des choses sur moi, je sais mieux ce qui est important pour moi. Je suis à un moment de bilan/constat pas forcément réjouissant, mais encore instructif.

Naissance de mon tambour de rituel

Par défaut

Il y a quelques semaines, j’ai senti que j’avais envie de jouer du tambour, du tambour de rituel ou tambour chamanique. Même si je croise cet instrument depuis des années dans les milieux alternatifs et spirituels que je fréquente, cela me laissait indifférente. Voire méfiante, car de voir pulluler les femmes au tambour dans mon réseau autour du féminin sacré me faisait l’effet d’un engouement légèrement forcé, comme un effet de mode. Je me demandais où finissaient tous ces tambours… au coeur de la vie ou sur le mur pour la déco? Une projection personnelle.

Et j’ai vécu trois expériences réjouissantes sur les dix derniers mois qui ont changé la donne. Il y a eu ce cercle de femmes chez moi à l’été 2019 où Laetitia (sophrologie, reiki, moon mother) est venue avec son tambour et où nous avons dansé sur le chant de la peau et le chant de la femme. Ce jour là, je me suis dit que je voulais savoir faire ça. Jouer du tambour et chanter en même temps. C’était magique! et c’était aussi super pratique… Oui, l’accompagnante que je suis apprécie de pouvoir agir en direct sur le tempo et la longueur de la musique pour l’adapter instantanément à ce que vit le groupe. Les musiques enregistrées que j’utilise habituellement ne me permettent pas cette adaptabilité. Mais j’ai pensé que cela serait long et difficile d’apprendre à jouer, à chanter et d’oser ensuite me lancer. Sortir ma voix chantée, c’est un peu beaucoup difficile pour moi. C’est reparti enfoui loin en moi alors que mon émotion avait été intense.

Puis il y a eu les deux après-midis de chant vibratoire avec Marina et Frédéric-Raphaël en décembre 2019 et février 2020 et j’ai adoré la séquence finale accompagnée aux tambours. Être entourée et portée par la résonance des tambours fut une expérience magnifique, magique. Il faut dire que Marina et Frédéric-Raphaël sont magnifiques eux-mêmes et franchement inspirants. J’étais convaincue. Pour tout dire, j’aimerais vivre ça un jour moi aussi, accompagner un groupe non pas seule avec mon tambour, mais en duo avec un homme, nos tambours en complémentarité. Arf, ça y est, j’ai un nouveau rêve à réaliser ^^

Pour passer à la pratique, quand j’ai voulu avoir un contact pour des cercles de tambour, ça a été trop facile, il m’a été donné direct. Alors depuis, il y a eu le confinement et donc c’est resté en suspend, mais le confinement m’a aussi permis de murir mon projet d’acquisition. J’ai demandé sur le gros rezo où acheter un tambour, j’ai reçu beaucoup de réponses mais une a particulièrement retenu mon attention: « et si tu le fabriquais ton tambour plutôt que de l’acheter? ». Ah… alors j’ai demandé où fabriquer un tambour et j’ai à nouveau eu beaucoup de réponses. J’ai eu un moment de flottement, de doute, comment allais-je faire pour choisir? Je n’avais pas 36 solutions. Écouter la certitude au fond de moi, l’intuition qui sait. Ça m’a pris à peine une seconde. Et c’est ainsi que je me suis retrouvée ce jeudi 25 juin en pays minervois dans l’atelier des tambours by Brenn, où j’ai monté et donné naissance à mon tambour en très bonne compagnie. Tout s’était parfaitement mis en place.

Je ne savais pas à quoi m’attendre, je ne projetais rien et j’ai été surprise de ressentir autant de plaisir à choisir la peau puis faire sortir de mes mains cet instrument. Il y a quelque chose qui s’est passé de magique, le lien s’est créé dès le début, je n’ai pas eu à chercher le sacré, il s’est imposé naturellement. Même si tout s’y prêtait, l’énergie du lieu, de l’accompagnant et des autres participantes, cela m’a étonnée.

Cette nuit, après la tempête et l’orage qui ont nettoyé en très grand, j’ai consacré mon tambour officiellement, bien qu’il fut déjà sacré pour moi depuis le premier contact.

Ce qui m’est venu est que ce tambour accompagnera la guérison, le soutien et la joie. J’ai demandé aux 4 éléments d’apporter leur contribution à cette intention à leur façon selon leurs qualités. L’inspiration pour l’air à l’est, la croissance pour le feu au sud, la fluidité pour l’eau à l’ouest et la force pour la terre au nord. J’ai aussi demandé la connexion et la reliance verticale à la Terre et au Ciel.

Je ne l’ai pas encore fait sonner, je n’ai pas encore fait chanter la peau, mais demain j’ai une journée un peu plus tranquille (oh… heu… bon, légèrement quand même) et j’espère bien commencer à dialoguer à haute voix maintenant que notre engagement est officialisé!

Je vais devoir sortir de ma zone de confort les prochaines semaines… Quelques traces de peur s’accrochent encore, mais j’ai également confiance. Alors j’y vais. Une nouvelle aventure commence!

Danser

Par défaut

Danser, danser la vie, danser la joie, danser la peine, danser le désir, danser la mélancolie, danser l’absence, danser l’amour, danser des cheveux aux orteils, danser pour exister, danser pour exorciser, danser pour moi, danser avec toi, danser la puissance, danser la grâce, danser sauvage, danser sous la lune, danser dans le vent, danser pieds nus, danser partout, danser tous les jours, danser pour oublier, danser pour transcender, danser…

Puisse mon corps me permettre de danser le plus longtemps possible.

Un coeur dans la vague

Par défaut

Mon coeur, où en es-tu dans ce printemps mouvementé?

J’ai reçu des nouvelles et des messages bouleversants, négativement et positivement, j’ai expérimenté les deux côtés de la pièce: j’ai senti que tu te refermais, j’ai senti que tu remettais ta carapace, je ne t’ai pas abandonné, j’ai continué à aller chercher l’amour que tu sais si bien rayonner la plupart du temps, même si ce n’était plus qu’un filet et j’ai reçu de l’aide, inattendue mais vraiment bienvenue (merci aux belles personnes qui m’ont permis de retrouver la lumière).

Je suis heureuse aujourd’hui d’entendre à nouveau ta douce mélodie, de ressentir à nouveau ta chaleur.

Je goûte ce moment avant la vague suivante. Je goûte ce moment grâce à cette vague qui vient de nous emporter. Suivre le mouvement, en haut et en bas, apprendre tout le temps et vivre, vivre, vivre!

Les choses importantes à vivre

Par défaut

Suite à un film vu ce soir, je me rends compte que je ne me suis jamais demandé ce que je voudrais vivre/faire avant de mourir, et donc ce qui est vraiment important pour moi tant que je suis là.

Parce que je sais que la vie est fragile, je sais que la mort peut se pointer n’importe quand. J’avais déjà eu une première prise de conscience au décès d’une amie d’un cancer alors qu’elle n’avait que la quarantaine, c’était il y a quelques années à peine, et la drôle d’époque que nous vivons aujourd’hui me rappelle bien ma condition de mortelle.

Si je sais que je n’ai pas envie de perdre ma vie à la payer dans un système économique et politique qui ne me plait pas, je ne sais pas ce que je veux vivre. Comme si jusqu’à présent je m’étais laissée portée par les flots, ou en tous cas, sans être vraiment consciente de ça, parce que j’ai réalisé pas mal de choses dont j’avais envie, mais bizarrement, je n’en garde pas le goût de la satisfaction. Comme si je n’avais, à ces moments, pas pris pleinement conscience de ma chance, de mon bonheur. Pourquoi ai-je l’impression d’instants fugaces de bonheur et d’insatisfaction latente? Est-ce un coup de notre culture du malheur? Je sais que je dois déconstruire cette propension au « oui, mais… », cette propension à me poser en victime, à minimiser le bien en portant trop d’attention au mauvais. Quelle drôle de culture tout de même et quel drôle de manque de clairvoyance de ma part de ne pas avoir pris conscience de cela plus tôt.

Donc, je pose là mon intention. Ce blog s’appelle Une Vie d’Allégresse et ce n’est pas pour rien, c’est pour me rappeler que c’est le moteur de ma vie, la « joie vive qui se manifeste extérieurement » (merci Larousse). Parce que oui, j’aime éprouver la joie, beaucoup de joie, et oui, j’aime l’exprimer au monde!

Cette photo est floue mais cette photo immortalise un moment de joie lors d’une sortie avec ma fille.

Je veux sourire à en avoir mal aux mâchoires et rire à en avoir mal aux abdos, je veux serrer dans mes bras et dire que je les aime et m’émerveiller de voir vivre mes enfants, je veux me laisser aller contre le sein de ma mère et contre la poitrine de mon père pour recevoir leur amour inconditionnel, je veux parcourir la nature et savoir que j’y suis à ma place, écouter le vent dans les arbres, sentir le soleil sur ma peau, humer les parfums des fleurs, de l’herbe coupée, de la terre mouillée après l’orage, de l’homme que j’aime, car je veux aimer un homme à en sentir mon coeur exploser d’élan amoureux, je veux faire l’amour et jouir à en pleurer d’extase, je veux une relation joyeuse, festive, attentionnée, sensuelle, je veux goûter les mille saveurs des mille cuisines du monde entier, je veux toucher et être touchée avec tendresse et douceur, accueillie, bercée, enveloppée, caressée, je veux parcourir le monde et me repaitre de tous ses paysages et de tous ses visages, je veux entrer en relation de coeur à coeur avec les humains, les animaux et tous les êtres vivants qui sauront me toucher, je veux m’émerveiller chaque jour, je veux garder ma curiosité enfantine, je veux servir la liberté, je veux trouver ma place et sentir que je suis juste, je veux être une femme puissante, entière, qui ose être elle-même en toute circonstance, je veux être honnête et intègre et authentique, être vulnérable aussi, je veux être choisie et honorée, je veux m’aimer pleinement, corps et âme, je veux être reine, être déesse…

Je veux apprendre à jouer du tambour de rituel et à chanter en même temps, je veux vivre des cercles de femmes en pleine nature, je veux me débarrasser de ma peur de ne pas être à la hauteur, je veux oser danser sous la pluie pieds nus dans la boue, je veux m’initier au tantra et plus si affinités, je veux reprendre toutes les photos de Sourires et dessiner en plus à côté/dessus et monter une grande exposition, je veux être reconnue en tant qu’artiste, je veux avoir les moyens d’exprimer tout ce que j’imagine, je veux suivre les enseignements de femmes accomplies gardiennes de la terre, danseuses de l’amour, je veux aller danser dans un grand bal comme le grand bal, je veux tester la biodanza et la danse contact et peut-être encore d’autres, je veux voyager et baigner dans l’énergie d’amour, je veux rencontrer des hommes respectueux de toute vie, des hommes féministes, je veux apprendre, découvrir et m’enrichir…

Et je veux servir la Bienveillance, l’Amour et participer à construire un monde au service de la Vie.

Oui, je suis idéaliste, utopiste, en quête d’absolu. Oui, j’en demande beaucoup.

Il est urgent que j’apprenne à recevoir beaucoup.

Beltane en confinement

Par défaut

Nous aurions dû nous retrouver ce samedi 9 mai pour célébrer Beltane. Deuxième fête de la roue de l’année en confinement. Deuxième célébration en solitaire donc. C’est quand même moins bien qu’avec mes amis de la clairière de La Sente de l’Awen.

Beltane, la fête de l’Union du Dieu et de la Déesse, du masculin et du féminin, du yin et du yang. Union célébrant la sexualité, l’amour, la puissance de vie, la création. C’est l’entrée dans la saison claire, dans l’été. La matérialisation de plus en plus évidente et claire du travail intérieur de la saison sombre.

Traditionnellement, pour cette fête, les femmes confectionnent des couronnes de fleurs. J’ai donc fait une cueillette aux alentours proches. Et j’ai tressé chêne, lierre, romarin, thym, herbes sauvages et fleurs ensemble.

De leur côté les hommes s’occupent de trouver un mat, le « mat de mai » pour le planter au milieu du cercle. Cela peut être un arbre, un grand mat, ou un bâton si on ritualise en petit groupe avec un petit espace. J’ai demandé la participation de l’amoureux qui a bien voulu planter le mat dans un espace où nous trouvions tous les deux qu’il serait bien, vu que chez moi je n’ai pas de cercle de rituel. Hum… peut-être qu’il va falloir que j’en trouve un.

Ensuite les femmes passent la couronne autour du mat et l’y accroche. Ils resteront ainsi jusqu’au solstice d’été où ils seront brûlés dans le feu sanctificateur. C’est ainsi que ça se passe habituellement dans notre clairière. N’hésitez pas à aller voir les articles des années précédentes à ce sujet grâce à l’outil de recherche à droite.

Puis nous passons entre deux feux. Les feux sont symbole de protection, de puissance, et traverser au milieu est pour moi comme passer la porte de l’été en me chargeant de la force et de la puissance du printemps, de la Vie. Et je peux faire face à ce qui a éclos et qui va grandir encore.

Mais il y avait vraiment trop de vent!!! Même au fond de grands et hauts verres, les bougies s’éteignaient. Car non, je n’ai pas fait deux feux au milieu de mon jardin. Qu’importe, il s’agissait de symboliser l’intention. J’ai donc utilisé un subterfuge.

J’ai même réussi à la faire passer le chat entre! Il était sur la terrasse, je me suis mise juste derrière les oeillets-feux et l’ai appelé, il est venu tout droit! L’amoureux a aussi joué le jeu, il est passé derrière moi. Pour me faire plaisir? Pour tenter une nouvelle expérience? Pour goûter à mon univers magique?

J’ai ensuite fait mes offrandes au pied du micocoulier, comme pour l’équinoxe de printemps. En demandant protection et croissance pour ce que j’entreprends dans ma vie en ce moment, dans ma relation amoureuse, pour mon lieu de vie, pour tout ce que j’ai semé et planté, dans le jardin comme dans l’Univers.

Cela m’a fait du bien. Je remercie l’amoureux pour sa participation, ça m’a fait plaisir de partager cela avec lui. Je remercie mon jardin d’avoir si bien accueilli toutes ces étapes même si c’était en différents endroits, ils étaient justes. Et merci à la Vie pour me permettre de vivre encore une nouvelle saison claire et l’amour et le chemin vers mon essence.

C’est donc ça le printemps!

Par défaut

J’avoue que grâce au confinement j’ai pu faire des promenades en nature que je n’aurais pas eu le temps de faire sinon.

Photo par Amandine Baffert

Le printemps est souvent très très rempli, dernière ligne droite avant les spectacles de fin d’année, accompagner les enfants pour les examens le cas échéant, ou pour tous les,événements de fin d’année scolaire, préparer le festival de juillet, bref… un rythme intense qui me laisse épuisée en juillet. Et je passe complétement à côté de l’explosion du renouveau de la nature.

Cette année, exceptionnellement, je peux en profiter et j’adore ça! Cette connexion me dynamise et je ressens enfin ce que la signification de Beltane veut dire: fertilité, fécondité, énergie montante tonifiante, retour de la sève, retour du désir, création, créativité, vitalité. Car cette année, je ne passe pas à côté à cause  d’un emploi du temps plein à craquer.

Avoir dû attendre un confinement officiel pour enfin me relier à cette énergie… le rythme de vie habituel n’est vraiment pas respectueux. Au printemps, je suis d’habitude fatiguée et déprimée, n’ayant pas pu hiberner et me ressourcer et ayant beaucoup de dates limites pour mon travail. Devoir assurer dans les temps en étant déconnectée et déjà sur les nerfs.

Une leçon à retenir pour l’an prochain.

C’est donc ça le printemps!

Par défaut

J’avoue que grâce au confinement j’ai pu faire des promenades en nature que je n’aurais pas eu le temps de faire sinon.

Photo par Amandine Baffert

Le printemps est souvent très très rempli, dernière ligne droite avant les spectacles de fin d’année, accompagner les enfants pour les examens le cas échéant, ou pour tous les,événements de fin d’année scolaire, préparer le festival de juillet, bref… un rythme intense qui me laisse épuisée en juillet. Et je passe complétement à côté de l’explosion du renouveau de la nature.

Cette année, exceptionnellement, je peux en profiter et j’adore ça! Cette connexion me dynamise et je ressens enfin ce que la signification de Beltane veut dire: fertilité, fécondité, énergie montante tonifiante, retour de la sève, retour du désir, création, créativité, vitalité. Car cette année, je ne passe pas à côté à cause  d’un emploi du temps plein à craquer.

Avoir dû attendre un confinement officiel pour enfin me relier à cette énergie… le rythme de vie habituel n’est vraiment pas respectueux. Au printemps, je suis d’habitude fatiguée et déprimée, n’ayant pas pu hiberner et me ressourcer et ayant beaucoup de dates limites pour mon travail. Devoir assurer dans les temps en étant déconnectée et déjà sur les nerfs.

Une leçon à retenir pour l’an prochain.

C’est donc ça le printemps!

Par défaut

J’avoue que grâce au confinement j’ai pu faire des promenades en nature que je n’aurais pas eu le temps de faire sinon.

Photo par Amandine Baffert

Le printemps est souvent très très rempli, dernière ligne droite avant les spectacles de fin d’année, accompagner les enfants pour les examens le cas échéant, ou pour tous les,événements de fin d’année scolaire, préparer le festival de juillet, bref… un rythme intense qui me laisse épuisée en juillet. Et je passe complétement à côté de l’explosion du renouveau de la nature.

Cette année, exceptionnellement, je peux en profiter et j’adore ça! Cette connexion me dynamise et je ressens enfin ce que la signification de Beltane veut dire: fertilité, fécondité, énergie montante tonifiante, retour de la sève, retour du désir, création, créativité, vitalité. Car cette année, je ne passe pas à côté à cause  d’un emploi du temps plein à craquer.

Avoir dû attendre un confinement officiel pour enfin me relier à cette énergie… le rythme de vie habituel n’est vraiment pas respectueux. Au printemps, je suis d’habitude fatiguée et déprimée, n’ayant pas pu hiberner et me ressourcer et ayant beaucoup de dates limites pour mon travail. Devoir assurer dans les temps en étant déconnectée et déjà sur les nerfs.

Une leçon à retenir pour l’an prochain.

6 ans

Par défaut

Hier, wordpress me disait que cela faisait 6 ans que j’avais créé ce blog.

Cela fait donc 6 ans que j’ai laissé le blog familial de côté suite à la séparation d’avec le père de mes enfants et à la déstructuration de notre tribu.

Depuis 6 ans nous évoluons autrement et il s’est passé plein de choses pour chacun.e de nous de notre côté ou avec les enfants.

Portrait du 27 décembre 2013, le jour où j’ai créé ce blog

Depuis 6 ans, je fais mon chemin de femme un peu plus consciente de qui je suis, un peu plus affirmée chaque jour. J’apprends à me respecter, à savoir ce qui me fait vibrer dans la vie, à me délester de ce dont je n’ai plus besoin et j’apprends à ne pas perpétuer les schémas de fonctionnement qui ne m’ont pas réussi. Et là, le constat est mitigé. Je recommence encore et encore. Je ne sais même pas si cela s’espace ou si j’arrive à avoir plus de recul. Il y a toujours un truc qui bloque avec ma part masculine et avec le masculin en général. Avec la valeur que je m’accorde aussi.

Mes prises de conscience féministes et politiques de cette dernière année grâce à mes lectures sur Mastodon et Diaspora ne me facilitent pas la tâche, je ne peux plus accepter certaines choses habituellement banalisées et je refuse encore plus de ne pas vivre selon mes convictions et dans le respect de soi et l’attention à l’autre.

J’ai pris des engagements envers moi-même pour sortir du schéma « j’ai tort, j’ai raison » qui imprègne la société et toute personne qui a grandi dedans. Arrêter de tourner en rond entre les rôles de chef, victime, sauveur, juge, dealer, dépendant… et être libre. Vu le niveau d’imprégnation, ça va être long… très long…

J’aimerais aussi vivre une relation amoureuse vivante et joyeuse, en dehors des clous mais avec bienveillance et attention, en déconstruisant et le sexisme ordinaire et les fonctionnements induits par les peurs et les jeux de rôles. C’est énorme. Parce que les peurs sont partout. Parce que communiquer c’est difficile. Parce que l’ouverture à l’autre et l’acceptation de l’autre sans se sentir menacé ou se sentir mis en cause, ça ne se fait pas comme ça juste parce qu’on l’a décidé. Et parce que, comme dirait ma fille, trouver une personne qu’on aime et qui nous aime, c’est un truc de fou. Et si on veut plus que l’amour, si on veut aussi une relation qui nous corresponde à tous les deux, des centres d’intérêts communs, des activités communes, des moments de solitude aussi, une fréquence pour se voir qui aille bien aux deux et l’acceptation de l’autre entière, l’autorisation à être qui il est, l’attention à donner et recevoir, l’ouverture du coeur, de l’esprit et la curiosité… là ça relève du miracle.. et ce n’est pas gagné non plus. En tout cas tant qu’on n’est pas libre, des peurs, des rôles qu’on joue, des préjugés…

Depuis 6 ans ma vie professionnelle a aussi beaucoup évolué. Deux épuisements généraux sont passés par là, une blessure sous les pieds également, nécessitant une grosse remise en question et des bronchites chroniques épuisantes. Mon corps a besoin de repos. Mais je n’en ai pas les moyens. Il faut composer et s’adapter. Ma vie professionnelle est encore en cours d’évolution, avec des périodes inconfortables, il faut le dire, à la fois parce que je suis dans le brouillard quant à la voie à suivre et à la fois car mes revenus sont faibles (d’après les chiffres, je suis en dessous du seuil de pauvreté, une chance que ma vie d’avant m’ait permis d’avoir un toit et de bons équipements qui tiennent le coup, une chance d’avoir mes parents pour m’aider). Comme je peux de moins en moins accepter de faire des compromis pour ce qui est de participer à la société capitaliste qui ne tient pas compte de l’humain et de mes valeurs, je persiste à vouloir vivre d’un travail en accord avec qui je suis et ce n’est pas le chemin le plus facile. D’autant que j’ai un problème avec ma valeur et donc avec le fait de me faire payer correctement.

Pas très joyeux ce petit bilan a priori. Et pourtant, il y a eu beaucoup de prises de conscience, un gros déblayage déjà et de très bons moments en famille et de très belles rencontres amicales et professionnelles. Je suis bien entourée, j’ai des personnes ressources pour quand je me pose 10.000 questions sur ma vie, pour passer une soirée à rire aussi ou pour prendre un gros bain d’énergie. J’avance et même s’il y a encore énormément à faire, je sais que c’est un bon chemin pour moi. Je me sens de plus en plus proche de la justesse, de ma juste place, de ma reconnaissance, celle de moi par moi, la seule qui compte.

Autoportrait de ce vendredi 27 décembre 2019

Merci à toustes mes ami.e.s et personnes ressources. Merci.