Archives de Catégorie: Art

Voyager pendant l’amour

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Titre bizarre…? Voici un sujet que je n’ai jamais encore abordé avec mes amies lors de nos discussions sur la sexualité et sur lequel je n’ai rien lu encore. Alors je partage mon expérience et peut-être que d’autres personnes témoigneront en ce sens.

Il m’arrive, pendant les relations sexuelles, lorsque je suis vraiment en confiance totale avec mon partenaire, que j’ai le coeur grand ouvert et que je peux alors m’abandonner complètement, quand il y a une grande intimité et complicité donc, de « voyager ». J’ai des images de paysages dessinés qui se succèdent dans ma tête si je ferme les yeux, beaucoup de nature, des fleurs et des feuilles surtout, comme des « tableaux » ou des « ambiances visuelles » enveloppantes et chaleureuses. Parfois j’ai aussi vu des oiseaux, mais c’est plus rare. C’est très riche et les sensations sont fortes mais en ouvrant les yeux ou en reportant mon attention sur mon partenaire, cela disparaît aussitôt. C’est très agréable de voyager ainsi. Cela apporte une dimension supplémentaire très douce à la limite de la méditation ou du rêve. Dans cette grande détente, je vis les moments les plus intenses.

Une artiste dessine des univers qui peuvent se rapprocher un peu de ce que je vis. Alphachanneling: https://alphachanneling.com/https://alphachanneling.com/. Je mets ici deux de ses dessins partagés sur instagram. Le premier est tellement semblable à ce que je vis.

Y a-t-il une explication à ces « voyages »? Y a-t-il d’autres personnes qui en vivent et combien?

Encore plus bizarre, dans certains moments très en lien avec mon partenaire, il m’arrive aussi de changer d’univers, comme si nous étions téléportés dans un autre espace-temps. Oui, c’est vraiment bizarre. Mais c’est aussi une bonne expérience, étonnante, mais signe d’une forte connexion, paradoxalement puisque je quitte un peu la réalité matérielle dans ces moments là, comme si elle n’était plus « stable » et que seul le lien entre nous, impalpable mais bien réel, importait.

Curieuse d’avoir d’autres témoignages. Je ne m’inquiète pas pour ma santé mentale, je sais que j’ai beaucoup de facilités pour la visualisation, mais si en méditation guidée c’est courant, pendant l’amour, je ne sais pas…

Bracelet brésilien de luxe

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Plein de « premières » sur ce bracelet… Association des motifs liseré et chevrons, augmentations et diminutions, liseré à deux fils au lieu d’un, fil mouliné spécial légèrement brillant… Et bien, je trouve qu’il a la classe ce bracelet!

(coût estimé à plus de 200€ vu le nombre d’heures dessus 😆)

Très contente qu’il ait rejoint le poignet de mon super beau-frère.

A adopter

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Quatre bracelets adultes et un bracelet enfant à adopter!

En haut à gauche: le dernier né, vert et marron, fin, motif liseré.

En haut à droite: bleu et blanc, largeur classique, motif diamant.

En bas à gauche: bleu et lilas, largeur classique, motif coeur.

En bas à droite: blanc, vert et rose, fin, motif alternance de chevrons et croisillons.

Et le bracelet enfant, pour un tour de poignet de 11,5 à 13cm.

Contactez-moi!

Vraiment en vacances

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Ah… quand je peux passer autant d’heures à faire des noeuds pour confectionner des bracelets brésiliens, c’est que je suis vraiment en vacances!

J’ai commencé par ce modèle que j’aime beaucoup car il est moderne et sobre. Uni au milieu et liseré contrasté de chaque côté.

J’avais fait deux bracelets sur ce modèle il y a quelques années, en marron chocolat et bleu, ils ont été adoptés tous les deux par des hommes.

Puis mon beau-frère m’a demandé si je pouvais faire beaucoup plus large. Alors j’ai voulu tester. Là où habituellement on a entre 8 et 12 brins, j’en ai mis 24. Intéressant, délicat et long au début. Ça fait plus manchette, alors j’ai cousu un.bouton pour pouvoir le mettre et l’enlever facilement. Test adopté par ma soeur qui repartira avec au moins deux bracelets confectionnés par mes soins 😊

Le bracelet à liseré du haut m’a pris 1h15. Au tarif horaire d’un indépendant ça reviendrait à 65€. Évidemment invendable à ce prix là. Mais ça fait réfléchir sur le prix qu’on accepte de payer aux artisans pour leurs créations…

La manchette m’a demandé plusieurs heures de boulot. Dans les 4-5 h. Imaginez son prix 😁

Peut-être que ça s’appelle un bracelet d’amitié car c’est un sacré investissement… En tout cas, si je vous en offre un, vous saurez que je vous aime beaucoup 😉

J’avais testé un motif coeur, mignon. Et là je teste le motif diamant!

Ce motif demande plus de concentration que les précédents… mais j’aime bien. Qui l’adoptera?

J’aime créer de mes mains. Couture, bracelets noués, cahiers et carnets reliés, tressage, tambours de rituel…

Tiens d’ailleurs, j’aimerais bien apprendre la vannerie.

Tambour et chant

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On a chanté et joué du tambour ensemble, ma grande et moi, on a eu beaucoup de plaisir à partager ce moment ensemble.

Puis on a écouté ce morceau, et on s’est dit qu’elle pourrait chanter ça quand Myrkur part dans les aïgus, elle qui a la voix pour… On va s’entrainer à faire les sons qui partent en l’air!

Le plateau de Millevaches jour 2

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Seul inconvénient de mon emplacement de pêcheur où j’ai passé la nuit dans ma voiture, l’exposition plein Est et donc le soleil le matin. Au moins je vais partir visiter tôt aujourd’hui ^^ Ma première étape vers le lac de Vassivière, le village de Faux la Montagne. Je m’arrête car les maisons fermées à vendre sont placardées…

« Le massacre des hôpitaux, le sauvetage de l’économie, la brutalité policière, la surveillance du peuple, ne sont pas des gestes barrière. » « J’aimerais être le vent qui souffle dans toute la forêt et les sources »
« Je veux le droit de travailler dès six ans » « Je veux trois mille euros de retraite » « plus de considération » « Un poney entier » « Des décorations » « J’aimerais être tout et tout et tout et tout s’il vous plait »

C’est militant dans le coin! Il me semble qu’il y a un festival de mots à Faux la Montagne

Direction le lac de Vassivière rive Sud pour emprunter le pont piéton pour me rendre sur l’île de Vassivière où se trouve un centre d’art contemporain et le bois des sculptures (art en plein air). Architecture particulière que ce centre international d’art et du paysage. Hangar et phare?

Mais mince, je suis arrivée trop tôt… Je fais donc un petit tour et quand je reviens, la jauge maximale est atteinte (réduite à cause du virus) et donc il faudrait que j’attende 45mn… Bon, finalement, j’économiserai 4€ et je pars prendre un café à la boulangerie en plein air installée sur l’île et je vais faire le tour de l’île par l’Est. Je veux voir OTRO, sculpture skatable de Koo Jeong-A. Ouais, bon, ça ressemble à un skate parc… mais c’est une oeuvre d’art. En tout cas, il n’y a aucun skateur.

C’est une promenade agréable car c’est très boisé. La forêt au bord du lac. L’oeuvre qui m’a le plus parlé est une oeuvre sans titre d’Andy Goldsworthy. Un mur de pierres sèches de granit qui forme deux boucles, une qui plonge dans l’eau (et le lac était haut, je n’ai vu que le début du mur qui plonge dans l’eau) et une dans la forêt sur la rive.

L’artiste a utilisé les restes d’un mur qui délimitait autrefois un champ. Mais la création du lac artificiel a noyé 8 villages et ce muret ne délimité plus aucun champ. Je me demandais depuis la veille sur quoi avait été créé ce lac. Penser que huit villages avec des maisons qui ont accueilli des générations de famille, des murets qui ont vu passer moutons, animaux sauvages et humains, arbres qui sont devenus aquatiques m’a questionné un peu. Certaines personnes ne pourront jamais revenir à leurs racines, le village et les paysages de leur enfance.

Quelle transformation pour ces vallées et collines!

J’ai fini mon tiers de tour de l’île, le centre était fermé au final, je suis repartie et j’ai suivi la route le long de la rive Ouest et Nord. A l’Ouest c’est très construit et utilisé. Au Nord c’est à nouveau plus sauvage. On passe sur les barrages. D’un côté l’eau au niveau de la route ou presque, de l’autre le vallon sans eau… Je ne sais finalement pas quoi penser de cet immense lac.

Je repars pour revenir chez mes amis creusois pour la dernière soirée avant notre départ, non sans m’arrêter sur un dernier site mégalithique, un tumulus cette fois. Qui n’est indiqué nullepart et ce n’est que grâce au GPS que j’ai trouvé, au sommet d’une colline, au milieu de la forêt, le tumulus de Puy de Plane de 14,40m de diamètre, de la fin du 1er âge de fer, autour de 450 ans avant JC. C’est précis parce que si on arrive à le trouver, on a droit à un panneau explicatif!

Alentour le sol de la forêt est couvert de mousse, c’est magnifique et je m’enfonce à chaque pas que je fais hors sentier dans cet épais tapis végétal. Je dois déranger plein de bestioles…

Je reprends la route et passe aux rochers St Julien sur la commune de Dontreix dans la forêt de Drouille. Alors franchement, c’est magnifique mais cette croix plantée au milieu des rochers, pour voir ça n’a vraiment rien à faire là!

Le panneau d’information explique que cette forêt a été occupée par « les ancêtres des Gaulois, les Celtes qui ont marqué de leur empreinte toute la région. […] la forêt de Drouille, composée de chênes, vivait au rythme de la cueillette du gui par les druides. » Bon, ça fait assez folklore mais vu le lieu et , ça parait plausible. Mais comme un certain Julien, convertit au christianisme à une époque où ça n’était pas bien vu, se serait réfugié dans ces rochers, c’est lui qui a nommé les lieux. Il y avait aussi une statue devant la croix, mais elle a été déboulonnée.

Ce qui me frappe de suite, c’est la forme du rocher de gauche. Je pense immédiatement à un mont de Vénus. Une vulve abritant une source qui ne tarit jamais, ce qui est confirmé par mon amie vivant à proximité. J’adore!

Saint-Julien est bien loin de mes pensées, la Déesse Mère s’impose à moi mais ça, ça n’apparait pas sur les informations touristiques… Pfff…

Les arbres et les rochers ronds s’entremêlent, c’est plein de poésie et de sens pour moi.

Et cet arbre au bout est vraiment expressif, mais ça ne rend pas en photo. Un très beau lieu, fréquenté par des gars avec leurs fusils d’air soft ou par des séniors qui viennent planter leur banquet sous l’énorme chêne tout proche et jouer à la pétanque à l’ombre ou par les motocross… Je me demande qui y vient la nuit…

Voilà, mon périple est terminé, mes vacances aussi, le lendemain nous repartons. Je remercie toutes les personnes qui m’ont accueillie moi et ma voiture à dormir, qui m’ont fait découvrir leur pays, qui ont partagé de beaux moments d’amitié avec moi. Tout cela me fait me sentir tellement vivante!

Le plateau de Millevaches jour 1

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J’ai passé les deux dernières journées de mon séjour en Limousin/Auvergne sur le plateau de Millevaches. En chemin pour le lac de Vassivière, ma destination finale de la journée, j’ai fait plusieurs étapes.

D’abord, deux sites mégalithiques. Le premier, le dolmen d’Urbe, est fléché depuis le village de Crocq, l’accès à pieds prend une quinzaine de minutes par un large chemin facile à travers la forêt. Et dans la clairière abritant le dolmen, un groupe d’enfants et deux animateurs jouaient là à construire des flèches, je crois… L’ambiance était loin d’être propice à la connexion à travers les âges ^^ Il y avait néanmoins une belle énergie joyeuse cette fois et des panneaux indicatifs de tous les mégalithes de la Creuse très instructifs.

Puis j’ai voulu me rendre au menhir de Pierre Fitte, près de St Quentin la Chabanne. Celui-ci aussi était indiqué, mais il se trouvait au milieu d’un pré à vaches, comme en témoignaient les nombreuses bouses ici et là. Inutilisé quand j’y suis passée, j’ai trouvé sur les angles de la pierre des traces grasses et marron, à mon avis les bêtes se grattent dessus! hi hi hi!

Dans la forêt le long du chemin d’accès, le houx avait déjà sorti ses fruits…

Toujours sur les toutes petits routes de Creuse, je me suis arrêtée au nord de Royère de Vassivière, à la rigole du diable. On peut se balader sur un circuit le long de la rivière aux nombreux rochers et dans la forêt. Je n’en ai fait qu’un bout. Gros rochers, racines courantes à travers les chemins, mousse, escarpements…

Et ces énormes rochers en bordure du parking! J’y ai vu une femme aux formes très généreuses, un peu comme une déesse primitive, de profil. La voyez-vous?

Merci Dame Nature pour cette générosité!

Avant d’arriver au lac, j’ai fait une étape culturelle, à l’Atelier, un café restaurant alternatif à Royère de Vassivière. Magnifique, très belle déco, spacieux, avec une chouette carte de boissons et menus, une boutique de vêtements, jouets en bois, livres, et accueillant des expositions. Ce jour là il s’agissait des collages de Râpé Moulinette, mêlant des photos issues de vieux magazines et des slogans grinçants, cyniques ou politiques. Assez décalé, humour noir ou jaune, parfois trash, je me suis régalée…

« Il a fallu des années de recherche pour créer cette « perle rare » l’école qui constipera votre avenir » entre autres…
Spéciale dédicace pour moi et mes « danses du monde »!
Rah zut, un peu floue, au téléphone dans un endroit sombre… « Travailleurs de tous les pays, reposez-vous! il fait beau, on travaillera demain »
« La grève ou comment transformer merveilleusement votre vie » l’une des 3 cartes que j’ai achetée

Dans ce café on peut trouver aussi le journal libertaire Creuse Citron, participation libre. Et une carte de thés bios! Parfait pour les bobos comme moi tout ça.

Le lac de Vassivière était tout proche. Et la route côté Est très jolie. Certains avaient même posé leur van au bord du lac pour la nuit, dans un des « recoins » sauvage du lac. Bonne place!

Mais le lac de Vassivière est aussi « civilisé » avec des restaurants, des plages, des campings… plus ou moins bien intégrés au paysage. J’ai fait le tour complet le lendemain, c’est vraiment la côte Est que j’ai préférée, la plus nature avec celle du Nord. Ce qui est en Creuse en fait. Les rives Sud et Ouest sont en Haute-Vienne.

Je devais me garer chez une connaissance de mes amis creusois à Faux la Montagne, un mignon petit village typique apparemment investi de néo-ruraux à la fin du 20ème siècle, du genre alternatif aussi. Malentendu, elle était absente. Le voisin super sympa m’a indiqué des emplacements pour les pêcheurs au bord du lac de Faux la Montagne pour passer la nuit dans un joli cadre. Il en restait de disponibles, je me suis donc posée au bord du lac, à 3m de l’eau. Je crois qu’à part une fois en Crète, je n’ai jamais dormi si près de l’eau avec une telle vue de ma fenêtre ^^

Et le lendemain au réveil…

Pour cette deuxième journée, j’écrirai un autre article, celui-ci est déjà bien assez long. Il s’agira encore de politique, d’art et de nature. Mon cocktail préféré…

Clermont-Ferrand

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J’ai retenu quatre choses essentiellement de Clermont-Ferrand.

1. Il y a beaucoup de street art, fresques murales et devantures peintes.

Et cette maison psychédélique…

Et cette fresque façon art pariétal…

2. Les maisons peuvent être noires car construites en pierre volcanique.

3. Il y a plein de petits commerces et assos sympas dans le centre… café-textile, asso qui crée des carnets et livres en papier recyclé, librairie indépendante, créateurs, salons de thé… dont les goûters de Justine, depuis 1986, où Justine, j’imagine, continue de recevoir et servir bien qu’elle ait largement l’âge de la retraite, car comme ça elle voit du monde et est entourée.

Ambiance comme à la maison dépareillée.

Et voyage dans le passé pour moi, avec la petite cafetière à piston et les couverts à manche en « corne » exactement comme chez mes grands parents.

J’ai aussi visité le centre photographique, bel hôtel particulier et exposition fournie et intéressante.

J’ai trouvé comme un air de bord de mer sous ce grand soleil.

Et enfin 4. le Puy de Dôme domine la ville! Je n’avais pas imaginé que la ville était juste au pied des volcans!

J’ai beaucoup apprécié cette courte visite. Courte car le temps étant compté, j’ai pris la route du Puy de Dôme pour ne pas repartir sans avoir été sur un volcan!

Suite au prochain article!