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Expo privée en plein air

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Une amie de la famille de longue date voulait voir mes photos de l’exposition « reflets » pour en acquérir une.

J’ai donc sorti l’expo dans le jardin et les quelques amis présents ont pu visiter en plein air.

Ça m’a fait plaisir de ressortir cette exposition. Je ne l’ai pas ressortie depuis novembre 2019. A ce moment là, j’en ai eu marre de payer pour être exposée, de payer pour faire mon travail. C’est un peu le monde à l’envers pour les petits artistes…

Ça m’a touchée de la voir ainsi dans le jardin familial, je me sens un peu triste. Parce que j’aime énormément ces photos, parce que le papier est magnifique et que c’est bien plus intéressant à voir dans la matière que sur internet, parce que l’expo entière avec les textes et la scénographie qui exprime tout ce que je veux dire n’a été exposée qu’une fois depuis 2018, parce que je ne me donne pas les moyens d’aller plus loin, parce que je ne sais même pas si je suis légitime à vouloir aller plus loin…

Le plateau de Millevaches jour 2

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Seul inconvénient de mon emplacement de pêcheur où j’ai passé la nuit dans ma voiture, l’exposition plein Est et donc le soleil le matin. Au moins je vais partir visiter tôt aujourd’hui ^^ Ma première étape vers le lac de Vassivière, le village de Faux la Montagne. Je m’arrête car les maisons fermées à vendre sont placardées…

« Le massacre des hôpitaux, le sauvetage de l’économie, la brutalité policière, la surveillance du peuple, ne sont pas des gestes barrière. » « J’aimerais être le vent qui souffle dans toute la forêt et les sources »
« Je veux le droit de travailler dès six ans » « Je veux trois mille euros de retraite » « plus de considération » « Un poney entier » « Des décorations » « J’aimerais être tout et tout et tout et tout s’il vous plait »

C’est militant dans le coin! Il me semble qu’il y a un festival de mots à Faux la Montagne

Direction le lac de Vassivière rive Sud pour emprunter le pont piéton pour me rendre sur l’île de Vassivière où se trouve un centre d’art contemporain et le bois des sculptures (art en plein air). Architecture particulière que ce centre international d’art et du paysage. Hangar et phare?

Mais mince, je suis arrivée trop tôt… Je fais donc un petit tour et quand je reviens, la jauge maximale est atteinte (réduite à cause du virus) et donc il faudrait que j’attende 45mn… Bon, finalement, j’économiserai 4€ et je pars prendre un café à la boulangerie en plein air installée sur l’île et je vais faire le tour de l’île par l’Est. Je veux voir OTRO, sculpture skatable de Koo Jeong-A. Ouais, bon, ça ressemble à un skate parc… mais c’est une oeuvre d’art. En tout cas, il n’y a aucun skateur.

C’est une promenade agréable car c’est très boisé. La forêt au bord du lac. L’oeuvre qui m’a le plus parlé est une oeuvre sans titre d’Andy Goldsworthy. Un mur de pierres sèches de granit qui forme deux boucles, une qui plonge dans l’eau (et le lac était haut, je n’ai vu que le début du mur qui plonge dans l’eau) et une dans la forêt sur la rive.

L’artiste a utilisé les restes d’un mur qui délimitait autrefois un champ. Mais la création du lac artificiel a noyé 8 villages et ce muret ne délimité plus aucun champ. Je me demandais depuis la veille sur quoi avait été créé ce lac. Penser que huit villages avec des maisons qui ont accueilli des générations de famille, des murets qui ont vu passer moutons, animaux sauvages et humains, arbres qui sont devenus aquatiques m’a questionné un peu. Certaines personnes ne pourront jamais revenir à leurs racines, le village et les paysages de leur enfance.

Quelle transformation pour ces vallées et collines!

J’ai fini mon tiers de tour de l’île, le centre était fermé au final, je suis repartie et j’ai suivi la route le long de la rive Ouest et Nord. A l’Ouest c’est très construit et utilisé. Au Nord c’est à nouveau plus sauvage. On passe sur les barrages. D’un côté l’eau au niveau de la route ou presque, de l’autre le vallon sans eau… Je ne sais finalement pas quoi penser de cet immense lac.

Je repars pour revenir chez mes amis creusois pour la dernière soirée avant notre départ, non sans m’arrêter sur un dernier site mégalithique, un tumulus cette fois. Qui n’est indiqué nullepart et ce n’est que grâce au GPS que j’ai trouvé, au sommet d’une colline, au milieu de la forêt, le tumulus de Puy de Plane de 14,40m de diamètre, de la fin du 1er âge de fer, autour de 450 ans avant JC. C’est précis parce que si on arrive à le trouver, on a droit à un panneau explicatif!

Alentour le sol de la forêt est couvert de mousse, c’est magnifique et je m’enfonce à chaque pas que je fais hors sentier dans cet épais tapis végétal. Je dois déranger plein de bestioles…

Je reprends la route et passe aux rochers St Julien sur la commune de Dontreix dans la forêt de Drouille. Alors franchement, c’est magnifique mais cette croix plantée au milieu des rochers, pour voir ça n’a vraiment rien à faire là!

Le panneau d’information explique que cette forêt a été occupée par « les ancêtres des Gaulois, les Celtes qui ont marqué de leur empreinte toute la région. […] la forêt de Drouille, composée de chênes, vivait au rythme de la cueillette du gui par les druides. » Bon, ça fait assez folklore mais vu le lieu et , ça parait plausible. Mais comme un certain Julien, convertit au christianisme à une époque où ça n’était pas bien vu, se serait réfugié dans ces rochers, c’est lui qui a nommé les lieux. Il y avait aussi une statue devant la croix, mais elle a été déboulonnée.

Ce qui me frappe de suite, c’est la forme du rocher de gauche. Je pense immédiatement à un mont de Vénus. Une vulve abritant une source qui ne tarit jamais, ce qui est confirmé par mon amie vivant à proximité. J’adore!

Saint-Julien est bien loin de mes pensées, la Déesse Mère s’impose à moi mais ça, ça n’apparait pas sur les informations touristiques… Pfff…

Les arbres et les rochers ronds s’entremêlent, c’est plein de poésie et de sens pour moi.

Et cet arbre au bout est vraiment expressif, mais ça ne rend pas en photo. Un très beau lieu, fréquenté par des gars avec leurs fusils d’air soft ou par des séniors qui viennent planter leur banquet sous l’énorme chêne tout proche et jouer à la pétanque à l’ombre ou par les motocross… Je me demande qui y vient la nuit…

Voilà, mon périple est terminé, mes vacances aussi, le lendemain nous repartons. Je remercie toutes les personnes qui m’ont accueillie moi et ma voiture à dormir, qui m’ont fait découvrir leur pays, qui ont partagé de beaux moments d’amitié avec moi. Tout cela me fait me sentir tellement vivante!

Dernier jour de vie

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C’est bizarre de programmer la mort d’un être vivant dans la famille*. Mais bon, elle ne tient plus debout, doit se coucher pour récupérer tous les 50cm, n’a plus que la peau sur les os, ne mange plus, ne boit plus…

Minette Grisette trouvée dans la rue et qui a vécu avec plusieurs familles avant d’arriver à Galembrun, où elle naviguait entre les deux maisons, nous quittera cette après-midi. C’est une intervention de notre part, encore, sur sa vie, enfin sur sa mort… impossible de savoir ce qu’elle préférerait, elle, enfin, je n’y suis pas arrivée. Mais mourir de faim et de soif, ça doit pas être terrible.

Je lui ai dit au revoir. Quelques larmes. Je suis particulièrement sensible en ce moment.

*En fait, si on devait soi-même programmer la mort et tuer les animaux qu’on mange, on mangerait beaucoup moins de viande…

Portrait à la porte bleue

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La jeunesse a envahi ma maison, la vie bouillonne, c’est le bazar mais c’est une énergie de dingue! J’en prends un peu au passage, enfin j’essaie, parce que j’en perds aussi, faut compenser…

Les jeunettes m’ont demandé de les prendre en photo. A la fin on a échangé. Non mais

Photo auralysse_ sur insta, édition moi-même.

Me regarder en face

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Regarder en face mon corps. Parce que si je ne l’aime pas, personne ne pourra l’aimer. Parce que ma représentation mentale n’est pas juste. Parce que je me vois plus souvent habillée que nue. Parce que je veux savoir qui je suis et l’accepter.

Pour participer aussi à rendre visible les corps gros. Qu’ils ne soient plus autant stigmatisés, qu’ils soient banalisés, qu’on puisse enfin voir les personnes au-delà des gabarits et des kilos.

Bien sûr que j’aimerais faire 40kg de moins, mes mouvements seraient plus légers, la vie me serait facilitée (vêtements, chaises et fauteuils…), ma santé serait moins à risques. Mais pour le moment, ce n’est pas le cas. Et ma vie est maintenant, là, pas quand… si… un jour….

Cette séance d’autoportraits en noir et blanc n’a pas été facile, j’avoue. La période est un peu délicate pour moi, ma confiance en moi est plutôt basse en ce moment, et j’en ai un peu rajouté une couche avec ces photos. D’autant que je n’ai pas voulu « cacher mes défauts » (mon ventre est mon nouveau complexe) mais j’ai choisi d’être naturelle. Sans triche, je suis plus vulnérable.

La prochaine étape sera de faire ça en souriant et en étant heureuse de le faire! Peut-être avec l’aide d’un.e complice bienveillant.e!

Au fait, si vous avez envie de vous voir en face vous aussi, au naturel ou en cachant les défauts, je propose des séances photo « boudoir »! Ecoute et bienveillance garanties!

(Il n’y a qu’avec mon corps que j’ai du mal, tous les autres, je les aime.)

Un petit bout de Creuse

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Première journée de balade samedi en Creuse, une grosse boucle sur les toutes petites routes. Très dépaysant car je n’ai vu à peu près que des maisons typiques en pierre et toit d’ardoise, parfois vraiment petites, parfois imposantes à la limite du château. Beaucoup d’étangs, beaucoup de vaches, beaucoup d’arbres, nature préservée, architecture adaptée, pas un supermarché ni de zone commerciale à la ronde, c’est fort joli!

Voilà, typique… montagne, vache, étang, forêt…

Je suis montée tout en haut de Sermur pour la vue sur les volcans et le plateau de Millevaches. Petit village en haut duquel trône une tour médiévale sur un site a priori oppidum gaulois auparavant. Même si les arbres n’y ont pas 1500 ans, l’atmosphère prêtait bien au vagabondage de l’imaginaire.

A peine plus bas et offrant déjà une belle vue, l’esplanade devant l’église, et juste à côté « la hutte », restauration légère de galettes et crêpes sur un terrain arboré. On peut y manger ou se désaltérer sur de grandes tables en bois massif proposées par un scieur local, elles sont aussi à vendre…

N’hésitez pas à demander une tisane, ce sera verveine citronnée ou romarin directement du jardin!

J’ai ensuite pris la direction d’un dolmen indiqué sur la carte Michelin. Le guide du routard du Limousin ne propose à peu près rien pour cette partie de la Creuse, alors je vadrouille un peu au hasard des sigles de la carte departementale…

Le bois était tellement bourdonnant, c’était tellement fort ce bruit, que j’ai trouvé ça rendait l’atmosphère inquiétante et je ne me suis pas attardée.

En repartant, la forme de ce lierre sur cet arbre m’a interpellée.

La suite de la balade fut surtout les petites routes, les paysages, l’architecture… et je suis tombée sur cette pépite d’un autre temps…

Pour terminer, je suis allée m’installer au bord de l’étang de la Chancelade (c’est peut-être déjà le Puy de Dôme) pour y admirer le coucher du soleil, méditer un peu, jouer un peu… pas de baignade ce soir là, la fraîcheur tombe vite à 600m d’altitude.

J’ai beaucoup apprécié cette campagne si belle et si peu peuplée et donc « civilisée ». Ça repose beaucoup.

Mon dimanche fut aussi fructueux en balade et paysages nouveaux et exceptionnels. A suivre…

Stage de montage de tambour

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Comme je l’ai raconté ici en long en large et en travers, je suis allée monter mon tambour de rituel jeudi 25 juin avec Les tambours by BRENN. Ce fut pour moi une très belle expérience.

Comme certains étaient intéressés mais n’ont pas pu venir, je vous propose d’organiser ce même stage chez moi en région toulousaine un jour de la semaine du 13 au 18 juillet.

C’est 200€ pour la journée de 10 à 17h, repas auberge espagnole, tambour de 45cm en peau de chèvre issue du commerce équitable avec le Mali et bois de hêtre pour le cadre. Mailloche comprise.

A ce tarif, il faudra ajouter la participation pour les frais de déplacement, soit 60€ à partager entre tous les participants. Ca fera entre 10 et 20€ par personne, le nombre de places est limité afin que Cyril puisse être disponible pour chacun.

Si vous voulez vous joindre à nous, alors merci de me contacter dès que possible pour qu’on mette en place l’organisation en me disant quelles sont vos disponibilités entre le 13 et le 18 juillet.

Vous pouvez aussi acheter des tambours déjà montés avec ou sans dessin.

Photo, tambours et dessins Les Tambours by BRENN

Des commandes personnalisées sont possibles.

Si vous voulez profiter de sa venue pour acquérir un tambour, contactez le directement!

Je ne touche rien pour tout cela, j’accueille juste 🙂 Pour me contacter, c’est sur https://www.guillemettesilvand.fr rubrique contact.

Petite virée à Auch

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C’était samedi dernier déjà. Je n’avais pas envie de faire grand chose, j’aurais pu rester à trainer sur internet toute l’après-midi et être mécontente de moi le soir. Alors, j’ai embarqué ma mère pour une virée à Auch, pour découvrir une boutique de vêtements grande taille qu’on m’avait conseillée et pour visiter le centre ville que je ne connais(sais) pas du tout.

Garées en bas, sur la rive opposée à la vieille ville, première vue…

Nous remontons ensuite par une vieille rue d’où partent des ruelles plus ou moins larges, certaines avec vue sur la cathédrale et avec des hôtels particuliers avec cours intérieures.

Librairie généraliste avec une autopublicité, librairie BD mangas comics qui fait aussi de la petite restauration et salon de thé où nous nous poserons juste avant la fermeture et où nous avons fait une rencontre rigolote.

Pas bavard mais il sait écouter ^^

C’est dangereux le sorbet à la mangue…

Après avoir vu la cathédrale de l’extérieur (fermée à cette heure) et l’escalier monumental d’en haut, nous sommes redescendues par les petites rues.

On s’amuse avec les marquages au sol…

Pour voir du point de vue de ma mère, c’est là: https://bborda-silvand.blog/2020/06/18/un-tout-ptit-tour-a-auch/

Nous arrivons en bas des escaliers… J’y monte un peu pour y faire ma pose touriste, et tout en haut trône la statue de D’Artagnan.

Nous repassons sur l’autre rive et nous tombons sur une boutique de photographe restée dans son jus. J’adore voir les logos de Kodak, ça me rappelle tellement de souvenirs! Je trouve ça beau, je suis nostalgique momentanément. Merci pour ce morceau d’histoire.

Ciel magnifique sur le chemin du retour avec des nuages comme des peintures et la lumière du soleil couchant. Mais je conduis et il est déjà tard, pas d’arrêt.

Bon, et au final, la boutique? Et bien, ma maman m’y a offert trois tuniques/robes dont je suis bien contente. Boutique Taka’Ozé: https://www.facebook.com/TakaOz%C3%A9-V%C3%AAtement-Grande-Taille-%C3%A0-AUCH-738357509589534/

Et une autre est celle que je porte sur la photo dans le champ de blé.

Pas encore de photo avec la troisième.

Merci!

Peut-être faudra-t-il y retourner pour la cathédrale de l’intérieur et les loutres en amont de la ville, vers le lycée, dont on m’a parlé.