Archives Mensuelles: décembre 2019

Déjà demain le réveillon du nouvel an

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Nous sommes déjà lundi 30 décembre, je n’ai pas vu passer la première semaine de vacances où je n’étais pas vraiment en vacances d’ailleurs…

Demain pour le réveillon du nouvel an nous ne serons que trois: miss n°2 [edit] avec une gastro, miss n°3 sous antibiotiques pour otite avec perforation du tympan, et moi. Ça promet un réveillon royal 😁

C’est la première fois depuis 1981 (avant, je ne m’en souviens pas) que je ne serai pas avec des amis pour fêter ce passage.

Parce que moi j’ai toujours aimé fêter ce passage. J’ai toujours aimé faire la fête avec des amis en fait ^^ Mais particulièrement pour le nouvel an, car c’était l’occasion de grandes belles fêtes avec mes parents et leurs amis, ça m’est resté.

Peut-être que demain quand je conduirai miss n°1 à sa soirée j’en profiterai pour faire deux trois courses un peu festives pour le repas, après tout.

Passez une belle dernière journée de 2019 et une belle soirée, quoi que vous fassiez ou ne fassiez pas!

[Édit] Grâce à la gastro de Miss n°2 et aux multiples réveils, j’ai vu l’aurore de ce dernier jour de 2019…

6 ans

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Hier, wordpress me disait que cela faisait 6 ans que j’avais créé ce blog.

Cela fait donc 6 ans que j’ai laissé le blog familial de côté suite à la séparation d’avec le père de mes enfants et à la déstructuration de notre tribu.

Depuis 6 ans nous évoluons autrement et il s’est passé plein de choses pour chacun.e de nous de notre côté ou avec les enfants.

Portrait du 27 décembre 2013, le jour où j’ai créé ce blog

Depuis 6 ans, je fais mon chemin de femme un peu plus consciente de qui je suis, un peu plus affirmée chaque jour. J’apprends à me respecter, à savoir ce qui me fait vibrer dans la vie, à me délester de ce dont je n’ai plus besoin et j’apprends à ne pas perpétuer les schémas de fonctionnement qui ne m’ont pas réussi. Et là, le constat est mitigé. Je recommence encore et encore. Je ne sais même pas si cela s’espace ou si j’arrive à avoir plus de recul. Il y a toujours un truc qui bloque avec ma part masculine et avec le masculin en général. Avec la valeur que je m’accorde aussi.

Mes prises de conscience féministes et politiques de cette dernière année grâce à mes lectures sur Mastodon et Diaspora ne me facilitent pas la tâche, je ne peux plus accepter certaines choses habituellement banalisées et je refuse encore plus de ne pas vivre selon mes convictions et dans le respect de soi et l’attention à l’autre.

J’ai pris des engagements envers moi-même pour sortir du schéma « j’ai tort, j’ai raison » qui imprègne la société et toute personne qui a grandi dedans. Arrêter de tourner en rond entre les rôles de chef, victime, sauveur, juge, dealer, dépendant… et être libre. Vu le niveau d’imprégnation, ça va être long… très long…

J’aimerais aussi vivre une relation amoureuse vivante et joyeuse, en dehors des clous mais avec bienveillance et attention, en déconstruisant et le sexisme ordinaire et les fonctionnements induits par les peurs et les jeux de rôles. C’est énorme. Parce que les peurs sont partout. Parce que communiquer c’est difficile. Parce que l’ouverture à l’autre et l’acceptation de l’autre sans se sentir menacé ou se sentir mis en cause, ça ne se fait pas comme ça juste parce qu’on l’a décidé. Et parce que, comme dirait ma fille, trouver une personne qu’on aime et qui nous aime, c’est un truc de fou. Et si on veut plus que l’amour, si on veut aussi une relation qui nous corresponde à tous les deux, des centres d’intérêts communs, des activités communes, des moments de solitude aussi, une fréquence pour se voir qui aille bien aux deux et l’acceptation de l’autre entière, l’autorisation à être qui il est, l’attention à donner et recevoir, l’ouverture du coeur, de l’esprit et la curiosité… là ça relève du miracle.. et ce n’est pas gagné non plus. En tout cas tant qu’on n’est pas libre, des peurs, des rôles qu’on joue, des préjugés…

Depuis 6 ans ma vie professionnelle a aussi beaucoup évolué. Deux épuisements généraux sont passés par là, une blessure sous les pieds également, nécessitant une grosse remise en question et des bronchites chroniques épuisantes. Mon corps a besoin de repos. Mais je n’en ai pas les moyens. Il faut composer et s’adapter. Ma vie professionnelle est encore en cours d’évolution, avec des périodes inconfortables, il faut le dire, à la fois parce que je suis dans le brouillard quant à la voie à suivre et à la fois car mes revenus sont faibles (d’après les chiffres, je suis en dessous du seuil de pauvreté, une chance que ma vie d’avant m’ait permis d’avoir un toit et de bons équipements qui tiennent le coup, une chance d’avoir mes parents pour m’aider). Comme je peux de moins en moins accepter de faire des compromis pour ce qui est de participer à la société capitaliste qui ne tient pas compte de l’humain et de mes valeurs, je persiste à vouloir vivre d’un travail en accord avec qui je suis et ce n’est pas le chemin le plus facile. D’autant que j’ai un problème avec ma valeur et donc avec le fait de me faire payer correctement.

Pas très joyeux ce petit bilan a priori. Et pourtant, il y a eu beaucoup de prises de conscience, un gros déblayage déjà et de très bons moments en famille et de très belles rencontres amicales et professionnelles. Je suis bien entourée, j’ai des personnes ressources pour quand je me pose 10.000 questions sur ma vie, pour passer une soirée à rire aussi ou pour prendre un gros bain d’énergie. J’avance et même s’il y a encore énormément à faire, je sais que c’est un bon chemin pour moi. Je me sens de plus en plus proche de la justesse, de ma juste place, de ma reconnaissance, celle de moi par moi, la seule qui compte.

Autoportrait de ce vendredi 27 décembre 2019

Merci à toustes mes ami.e.s et personnes ressources. Merci.

Solstice d'hiver 2019

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La terre est dépouillée, la vie est au repos, le chaos déploie toute son obscurité jusqu’à la nuit la plus longue de l’année. Au plus profond de la période sombre, nous sommes appelés à revenir à l’intérieur de nous, à approcher notre obscurité même, à revenir également à l’intérieur de nos foyers, à nous arrêter, une pause dans la course de la vie, indispensable pour se ressourcer et reprendre des forces.

Lors de cette nuit la plus longue, nous célèbrerons aussi la lumière, car elle va revenir petit à petit prendre sa place. Pour le moment, elle n’est qu’une petite flamme, mais elle va grandir pendant l’obscurité froide de l’hiver, comme vont germer nos idées, nos projets, nos intentions posées cet automne. Cette lumière qui a toujours continué de briller dans l’obscurité, nous pouvons nous y fier pour nous guider vers le chemin nouveau de la prochaine saison claire.

Cette année, le solstice d’hiver tombe le 22 décembre.

La période de chaos encore en cours m’a apporté pas mal de prises de conscience car j’ai accepté de plonger dans mon obscurité. Je me suis sentie un peu malmenée, avec plus de moments où je me sentais plus mal que d’habitude. Mais c’était mon choix et faire face à tout cela a été et est encore très instructif. Néanmoins, je remercie mes amis et mon ami de leur indulgence.

J’ai officiellement célébré le solstice deux fois et j’en ai encore parlé ce soir lors du cercle de femmes de nouvelle lune qui entrait en résonance.

J’ai posé l’intention de guérison de mes blessures et schémas de fonctionnement désagréables (voire pourris) et celle de développer mon intuition, l’écoute subtile de ce qui vibre autour sans que je ne puisse le voir ou l’entendre physiquement. Je m’engage à travailler dans ce but ce nouveau cycle et sollicite tout le soutien, l’aide et l’accompagnement dont je pourrai bénéficier.

J’ai remercié pour tout le chemin déjà parcouru, notamment avec mes amis de la clairière La Sente de l’Awen. C’est un chemin initiatique formidable. L’un des chemins que j’emprunte, ils sont nombreux et complémentaires.

Que cette fin d’année vous soit douce et propice à trouver votre lumière intérieure.