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Le plateau de Millevaches jour 2

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Seul inconvénient de mon emplacement de pêcheur où j’ai passé la nuit dans ma voiture, l’exposition plein Est et donc le soleil le matin. Au moins je vais partir visiter tôt aujourd’hui ^^ Ma première étape vers le lac de Vassivière, le village de Faux la Montagne. Je m’arrête car les maisons fermées à vendre sont placardées…

« Le massacre des hôpitaux, le sauvetage de l’économie, la brutalité policière, la surveillance du peuple, ne sont pas des gestes barrière. » « J’aimerais être le vent qui souffle dans toute la forêt et les sources »
« Je veux le droit de travailler dès six ans » « Je veux trois mille euros de retraite » « plus de considération » « Un poney entier » « Des décorations » « J’aimerais être tout et tout et tout et tout s’il vous plait »

C’est militant dans le coin! Il me semble qu’il y a un festival de mots à Faux la Montagne

Direction le lac de Vassivière rive Sud pour emprunter le pont piéton pour me rendre sur l’île de Vassivière où se trouve un centre d’art contemporain et le bois des sculptures (art en plein air). Architecture particulière que ce centre international d’art et du paysage. Hangar et phare?

Mais mince, je suis arrivée trop tôt… Je fais donc un petit tour et quand je reviens, la jauge maximale est atteinte (réduite à cause du virus) et donc il faudrait que j’attende 45mn… Bon, finalement, j’économiserai 4€ et je pars prendre un café à la boulangerie en plein air installée sur l’île et je vais faire le tour de l’île par l’Est. Je veux voir OTRO, sculpture skatable de Koo Jeong-A. Ouais, bon, ça ressemble à un skate parc… mais c’est une oeuvre d’art. En tout cas, il n’y a aucun skateur.

C’est une promenade agréable car c’est très boisé. La forêt au bord du lac. L’oeuvre qui m’a le plus parlé est une oeuvre sans titre d’Andy Goldsworthy. Un mur de pierres sèches de granit qui forme deux boucles, une qui plonge dans l’eau (et le lac était haut, je n’ai vu que le début du mur qui plonge dans l’eau) et une dans la forêt sur la rive.

L’artiste a utilisé les restes d’un mur qui délimitait autrefois un champ. Mais la création du lac artificiel a noyé 8 villages et ce muret ne délimité plus aucun champ. Je me demandais depuis la veille sur quoi avait été créé ce lac. Penser que huit villages avec des maisons qui ont accueilli des générations de famille, des murets qui ont vu passer moutons, animaux sauvages et humains, arbres qui sont devenus aquatiques m’a questionné un peu. Certaines personnes ne pourront jamais revenir à leurs racines, le village et les paysages de leur enfance.

Quelle transformation pour ces vallées et collines!

J’ai fini mon tiers de tour de l’île, le centre était fermé au final, je suis repartie et j’ai suivi la route le long de la rive Ouest et Nord. A l’Ouest c’est très construit et utilisé. Au Nord c’est à nouveau plus sauvage. On passe sur les barrages. D’un côté l’eau au niveau de la route ou presque, de l’autre le vallon sans eau… Je ne sais finalement pas quoi penser de cet immense lac.

Je repars pour revenir chez mes amis creusois pour la dernière soirée avant notre départ, non sans m’arrêter sur un dernier site mégalithique, un tumulus cette fois. Qui n’est indiqué nullepart et ce n’est que grâce au GPS que j’ai trouvé, au sommet d’une colline, au milieu de la forêt, le tumulus de Puy de Plane de 14,40m de diamètre, de la fin du 1er âge de fer, autour de 450 ans avant JC. C’est précis parce que si on arrive à le trouver, on a droit à un panneau explicatif!

Alentour le sol de la forêt est couvert de mousse, c’est magnifique et je m’enfonce à chaque pas que je fais hors sentier dans cet épais tapis végétal. Je dois déranger plein de bestioles…

Je reprends la route et passe aux rochers St Julien sur la commune de Dontreix dans la forêt de Drouille. Alors franchement, c’est magnifique mais cette croix plantée au milieu des rochers, pour voir ça n’a vraiment rien à faire là!

Le panneau d’information explique que cette forêt a été occupée par « les ancêtres des Gaulois, les Celtes qui ont marqué de leur empreinte toute la région. […] la forêt de Drouille, composée de chênes, vivait au rythme de la cueillette du gui par les druides. » Bon, ça fait assez folklore mais vu le lieu et , ça parait plausible. Mais comme un certain Julien, convertit au christianisme à une époque où ça n’était pas bien vu, se serait réfugié dans ces rochers, c’est lui qui a nommé les lieux. Il y avait aussi une statue devant la croix, mais elle a été déboulonnée.

Ce qui me frappe de suite, c’est la forme du rocher de gauche. Je pense immédiatement à un mont de Vénus. Une vulve abritant une source qui ne tarit jamais, ce qui est confirmé par mon amie vivant à proximité. J’adore!

Saint-Julien est bien loin de mes pensées, la Déesse Mère s’impose à moi mais ça, ça n’apparait pas sur les informations touristiques… Pfff…

Les arbres et les rochers ronds s’entremêlent, c’est plein de poésie et de sens pour moi.

Et cet arbre au bout est vraiment expressif, mais ça ne rend pas en photo. Un très beau lieu, fréquenté par des gars avec leurs fusils d’air soft ou par des séniors qui viennent planter leur banquet sous l’énorme chêne tout proche et jouer à la pétanque à l’ombre ou par les motocross… Je me demande qui y vient la nuit…

Voilà, mon périple est terminé, mes vacances aussi, le lendemain nous repartons. Je remercie toutes les personnes qui m’ont accueillie moi et ma voiture à dormir, qui m’ont fait découvrir leur pays, qui ont partagé de beaux moments d’amitié avec moi. Tout cela me fait me sentir tellement vivante!

Le plateau de Millevaches jour 1

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J’ai passé les deux dernières journées de mon séjour en Limousin/Auvergne sur le plateau de Millevaches. En chemin pour le lac de Vassivière, ma destination finale de la journée, j’ai fait plusieurs étapes.

D’abord, deux sites mégalithiques. Le premier, le dolmen d’Urbe, est fléché depuis le village de Crocq, l’accès à pieds prend une quinzaine de minutes par un large chemin facile à travers la forêt. Et dans la clairière abritant le dolmen, un groupe d’enfants et deux animateurs jouaient là à construire des flèches, je crois… L’ambiance était loin d’être propice à la connexion à travers les âges ^^ Il y avait néanmoins une belle énergie joyeuse cette fois et des panneaux indicatifs de tous les mégalithes de la Creuse très instructifs.

Puis j’ai voulu me rendre au menhir de Pierre Fitte, près de St Quentin la Chabanne. Celui-ci aussi était indiqué, mais il se trouvait au milieu d’un pré à vaches, comme en témoignaient les nombreuses bouses ici et là. Inutilisé quand j’y suis passée, j’ai trouvé sur les angles de la pierre des traces grasses et marron, à mon avis les bêtes se grattent dessus! hi hi hi!

Dans la forêt le long du chemin d’accès, le houx avait déjà sorti ses fruits…

Toujours sur les toutes petits routes de Creuse, je me suis arrêtée au nord de Royère de Vassivière, à la rigole du diable. On peut se balader sur un circuit le long de la rivière aux nombreux rochers et dans la forêt. Je n’en ai fait qu’un bout. Gros rochers, racines courantes à travers les chemins, mousse, escarpements…

Et ces énormes rochers en bordure du parking! J’y ai vu une femme aux formes très généreuses, un peu comme une déesse primitive, de profil. La voyez-vous?

Merci Dame Nature pour cette générosité!

Avant d’arriver au lac, j’ai fait une étape culturelle, à l’Atelier, un café restaurant alternatif à Royère de Vassivière. Magnifique, très belle déco, spacieux, avec une chouette carte de boissons et menus, une boutique de vêtements, jouets en bois, livres, et accueillant des expositions. Ce jour là il s’agissait des collages de Râpé Moulinette, mêlant des photos issues de vieux magazines et des slogans grinçants, cyniques ou politiques. Assez décalé, humour noir ou jaune, parfois trash, je me suis régalée…

« Il a fallu des années de recherche pour créer cette « perle rare » l’école qui constipera votre avenir » entre autres…
Spéciale dédicace pour moi et mes « danses du monde »!
Rah zut, un peu floue, au téléphone dans un endroit sombre… « Travailleurs de tous les pays, reposez-vous! il fait beau, on travaillera demain »
« La grève ou comment transformer merveilleusement votre vie » l’une des 3 cartes que j’ai achetée

Dans ce café on peut trouver aussi le journal libertaire Creuse Citron, participation libre. Et une carte de thés bios! Parfait pour les bobos comme moi tout ça.

Le lac de Vassivière était tout proche. Et la route côté Est très jolie. Certains avaient même posé leur van au bord du lac pour la nuit, dans un des « recoins » sauvage du lac. Bonne place!

Mais le lac de Vassivière est aussi « civilisé » avec des restaurants, des plages, des campings… plus ou moins bien intégrés au paysage. J’ai fait le tour complet le lendemain, c’est vraiment la côte Est que j’ai préférée, la plus nature avec celle du Nord. Ce qui est en Creuse en fait. Les rives Sud et Ouest sont en Haute-Vienne.

Je devais me garer chez une connaissance de mes amis creusois à Faux la Montagne, un mignon petit village typique apparemment investi de néo-ruraux à la fin du 20ème siècle, du genre alternatif aussi. Malentendu, elle était absente. Le voisin super sympa m’a indiqué des emplacements pour les pêcheurs au bord du lac de Faux la Montagne pour passer la nuit dans un joli cadre. Il en restait de disponibles, je me suis donc posée au bord du lac, à 3m de l’eau. Je crois qu’à part une fois en Crète, je n’ai jamais dormi si près de l’eau avec une telle vue de ma fenêtre ^^

Et le lendemain au réveil…

Pour cette deuxième journée, j’écrirai un autre article, celui-ci est déjà bien assez long. Il s’agira encore de politique, d’art et de nature. Mon cocktail préféré…

En haut du puy de dôme

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16h30, plein centre de Clermont-Ferrand. Je repars le soir en Creuse. Je me dis que ça serait dommage de ne pas aller voir les volcans de plus près, ils sont juste là… Mon guide papier me dit que même si le puy de dôme n’est pas le plus beau avec sa station météo et son restaurant, c’est tout de même le plus haut, donc celui depuis lequel on voit tous les autres. Et il me dit aussi qu’on peut prendre un train pour y monter.

Vu l’heure, je dois encore rejoindre ma voiture garée en dehors du centre, et vu mes chaussures, je choisis l’option train. Je suis au pied du puy de dôme à 17h40 et quelques, je prendrai le train de 18h, je serai en haut à 18h20.

A la boutique que je parcours vaguement en attendant, je constate que les bracelets en pierre de lave sont fabriqués en Chine… absurde… Sur le quai, plusieurs hommes ont des sacs à dos énormes. Je mets quelques secondes à faire le rapprochement avec la floppée de parapentes aperçue dans les airs et dans un champ près de la gare.

Il n’y a pas grand monde. Peut-être est-ce déjà tard pour monter, peut-être qu’il n’y a pas beaucoup de touristes cette année…? Rien à voir avec le petit train de la Rhune au pays basque même hors saison… j’ai tout le loisir de bouger et de me lever pour faire des photos. Les deux chaînes de volcans se différencient facilement.

Je découvre ces paysages pour la première fois et je trouve ça grandiose. Ça me fait ça à chaque fois que je vais en montagne, pas si souvent.

Arrivée au sommet, j’entreprends d’en faire le tour. C’est une vue dégagée à 360° si on prend le temps de parcourir ce qui était un cratère j’imagine. C’est assez grand pour qu’il n’y ait pas trop de monde pour gâcher le lieu, sauf au point de départ des parapentes. Là, c’est un peu la foule. Je ne m’attarde pas, tant pis pour cet angle de vue (bien beau pourtant), un peu plus loin il y a des gentianes qui feront le premier plan.

Variété particulière de gentiane à chapeau

Et pour l’autre chaîne de volcans, j’ai bien aimé cadrer avec ce couple d’humains comme au bord du vide.

Je monte et je descends sur le sommet, je tourne, je vire, je ne me lasse pas de la vue, du vent et du soleil aussi qui rendent la visite encore plus agréable. Je me sens vivante, exaltée même. Je cherche une place pour me poser une fois tout parcouru et admiré. Me poser et sentir le lieu par en-dessous cette fois. Je choisis l’esplanade devant le temple de Mercure en ruines et en reconstruction.

Ce temple daterait du 2eme siècle. Je lis aussi qu’avant la conquête romaine  on aurait célébré le dieu Lugh sur ce sommet. Aucune idée de comment les guides savent ça. Mais je comprends que ce sommet visible de loin a une vieille histoire spirituelle. Ça me va. Si j’arrive à faire abstraction de l’environnement touristique, je pourrai aussi me nourrir de ça.

Le site du temple est interdit au public, il n’est pas consolidé. Il y a une maison de l’histoire du temple, mais je ne l’ai pas visitée, j’ai privilégié tout ce qui était en plein air, il me reste un peu de temps avant le dernier train pour me poser donc, je choisis les grandes pierres devant le temple, face aux volcans « chevelus ».

Le soleil commence à bien descendre. Il y a moins de passants. J’en profite pour faire mes deux méditations quotidiennes, celles où j’envoie de l’amour à qui en veut, en goûtant la vibration de la terre et les cheveux dans le vent. C’est plutôt bon comme sensation.

Avant de prendre l’avant-dernier train, à 20h40, je teste des autoportraits à contre-jour. Avec le téléphone, l’appareil est trop gros et lourd pour ça. Ça donne des lumières étonnantes.

Et dans la lumière dorée du soleil couchant.

Je redescends sereine et pleine de gratitude pour cette riche journée. Seule dans le wagon, le soleil et des étoiles plein les yeux. Les vaches paissent au milieu des sapins. Je n’ai plus envie de photographier, juste être présente là. Je remarque quand même l’inscription sur le train. Dernière photo.

J’espère que cet endroit restera préservé encore longtemps.

Coup de coeur pour le Cantal

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J’ai passé deux jours entiers dans le Cantal et j’ai trouvé magnifique! Sans doute car les paysages de montagne sont très dépaysants pour moi mais aussi car c’est peu urbanisé, il y a beaucoup de belle nature.

Premier soir, à mon arrivée, un bain dans la rivière, le Brezons, dans la vallée du même nom. Fraîche, mais il me fallait bien ça! J’avais eu un peu chaud dans la plaine de l’A75 en venant. Quel plaisir la baignade en eau naturelle!

Puis l’ami qui me logeait m’a fait escalader la falaise le long de la cascade de la Borie… Enfin, escalade sur un escalier, mais tellement raide que je posais les mains sur les marches devant moi! D’ailleurs cette boucle est interdite aux personnes qui ont le vertige et aux moins de 12 ans. La descente se fait par un petit chemin serpentant dans la forêt. Je me suis rendue compte une fois de plus que je préfère le ruisseau qui court de la cascade à travers les rochers et la forêt que la cascade en elle-même…

IL parait que la vallée en auge (vallée glaciaire) de Brezons est l’une des plus belles d’Europe d’après Haroun Tazieff, tous les guides le citent…

C’est vrai que cette vallée est particulièrement belle.

Mais surtout, la nature qui m’a émerveillée est celle qui borde les routes minuscules à flanc de montagne ou au fond des gorges, toute fleurie qu’on croirait avoir remonté le temps, et celles des hauts plateaux qui ressemble à la lande, et les volcans par ci par là… Tellement grandiose que c’est impossible à rendre en photo, ou je manque peut-être d’entrainement….

Et bien sûr, ces grands champs verts sont un indicateur de l’agriculture locale, qui est en fait de l’élevage. Tous ces champs fournissent du foin pour les vaches. Pas du tout écolo, bien qu’ici l’élevage semble plutôt extensif, mais franchement, toute cette verdure, j’adore! J’ai même vu des vaches avec leurs cornes, leurs petits et le taureau. Des vaches qui ont encore leurs cornes, ça faisait très longtemps que je n’en avais pas vues.

Un peu comme en Creuse, l’architecture typique est assez préservée, ça donne vraiment du cachet aux villages. Brezons et Murat ci-dessous.

Et j’ai aussi aimé car j’y ai côtoyé des gens super sympas. Des connaissances des réseaux sociaux qui deviennent réalité conviviale. Ça fait tellement plaisir quand les relations sont intéressantes et accueillantes comme celles-ci!

Je terminerai sur le cantal avec quelques bonnes adresses à Murat:

  • le cellier de la Marmotte avec des produits locaux et un salon de thé en saison
  • la boulangerie bio « Du pain et des jeux » avec du bon pain, des sandwichs originaux, quelques produits locaux bio aussi et un coin jeux!

Ah non, je n’ai pas fini… Apparemment, la limitation de vitesse à 80km/h sur les routes a été levée, c’est au bon vouloir du département ou de la préfecture de repasser à 90km/h ou de rester à 80. Dans le Cantal, ils sont repassé à 90…

Ces deux journées ont suffi pour que j’ajoute le Cantal à la liste des éventuels endroits où je pourrais avoir envie de déménager (avec la Bretagne le Lot et la Creuse). Bon, c’est vrai que je n’y suis pas encore passée en hiver… En tout cas, ce fut un vrai coup de coeur!

Un petit bout de Creuse

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Première journée de balade samedi en Creuse, une grosse boucle sur les toutes petites routes. Très dépaysant car je n’ai vu à peu près que des maisons typiques en pierre et toit d’ardoise, parfois vraiment petites, parfois imposantes à la limite du château. Beaucoup d’étangs, beaucoup de vaches, beaucoup d’arbres, nature préservée, architecture adaptée, pas un supermarché ni de zone commerciale à la ronde, c’est fort joli!

Voilà, typique… montagne, vache, étang, forêt…

Je suis montée tout en haut de Sermur pour la vue sur les volcans et le plateau de Millevaches. Petit village en haut duquel trône une tour médiévale sur un site a priori oppidum gaulois auparavant. Même si les arbres n’y ont pas 1500 ans, l’atmosphère prêtait bien au vagabondage de l’imaginaire.

A peine plus bas et offrant déjà une belle vue, l’esplanade devant l’église, et juste à côté « la hutte », restauration légère de galettes et crêpes sur un terrain arboré. On peut y manger ou se désaltérer sur de grandes tables en bois massif proposées par un scieur local, elles sont aussi à vendre…

N’hésitez pas à demander une tisane, ce sera verveine citronnée ou romarin directement du jardin!

J’ai ensuite pris la direction d’un dolmen indiqué sur la carte Michelin. Le guide du routard du Limousin ne propose à peu près rien pour cette partie de la Creuse, alors je vadrouille un peu au hasard des sigles de la carte departementale…

Le bois était tellement bourdonnant, c’était tellement fort ce bruit, que j’ai trouvé ça rendait l’atmosphère inquiétante et je ne me suis pas attardée.

En repartant, la forme de ce lierre sur cet arbre m’a interpellée.

La suite de la balade fut surtout les petites routes, les paysages, l’architecture… et je suis tombée sur cette pépite d’un autre temps…

Pour terminer, je suis allée m’installer au bord de l’étang de la Chancelade (c’est peut-être déjà le Puy de Dôme) pour y admirer le coucher du soleil, méditer un peu, jouer un peu… pas de baignade ce soir là, la fraîcheur tombe vite à 600m d’altitude.

J’ai beaucoup apprécié cette campagne si belle et si peu peuplée et donc « civilisée ». Ça repose beaucoup.

Mon dimanche fut aussi fructueux en balade et paysages nouveaux et exceptionnels. A suivre…

Profusion

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Deux promenades samedi et dimanche avec ma maman dans les environs, 2h30 environ à chaque fois, passages dans des forêts à chaque fois. Et qu’est-ce que c’est vert!!!

Je n’avais pris ni appareil photo ni téléphone pour laisser mon cerveau au repos (sinon, je cherche la photo) mais j’ai emprunté celui de ma maman dimanche, lors d’un passage tellement mignon dans un bout de forêt sur la colline en face de chez nous.

Vivement la prochaine balade!

Beltane en confinement

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Nous aurions dû nous retrouver ce samedi 9 mai pour célébrer Beltane. Deuxième fête de la roue de l’année en confinement. Deuxième célébration en solitaire donc. C’est quand même moins bien qu’avec mes amis de la clairière de La Sente de l’Awen.

Beltane, la fête de l’Union du Dieu et de la Déesse, du masculin et du féminin, du yin et du yang. Union célébrant la sexualité, l’amour, la puissance de vie, la création. C’est l’entrée dans la saison claire, dans l’été. La matérialisation de plus en plus évidente et claire du travail intérieur de la saison sombre.

Traditionnellement, pour cette fête, les femmes confectionnent des couronnes de fleurs. J’ai donc fait une cueillette aux alentours proches. Et j’ai tressé chêne, lierre, romarin, thym, herbes sauvages et fleurs ensemble.

De leur côté les hommes s’occupent de trouver un mat, le « mat de mai » pour le planter au milieu du cercle. Cela peut être un arbre, un grand mat, ou un bâton si on ritualise en petit groupe avec un petit espace. J’ai demandé la participation de l’amoureux qui a bien voulu planter le mat dans un espace où nous trouvions tous les deux qu’il serait bien, vu que chez moi je n’ai pas de cercle de rituel. Hum… peut-être qu’il va falloir que j’en trouve un.

Ensuite les femmes passent la couronne autour du mat et l’y accroche. Ils resteront ainsi jusqu’au solstice d’été où ils seront brûlés dans le feu sanctificateur. C’est ainsi que ça se passe habituellement dans notre clairière. N’hésitez pas à aller voir les articles des années précédentes à ce sujet grâce à l’outil de recherche à droite.

Puis nous passons entre deux feux. Les feux sont symbole de protection, de puissance, et traverser au milieu est pour moi comme passer la porte de l’été en me chargeant de la force et de la puissance du printemps, de la Vie. Et je peux faire face à ce qui a éclos et qui va grandir encore.

Mais il y avait vraiment trop de vent!!! Même au fond de grands et hauts verres, les bougies s’éteignaient. Car non, je n’ai pas fait deux feux au milieu de mon jardin. Qu’importe, il s’agissait de symboliser l’intention. J’ai donc utilisé un subterfuge.

J’ai même réussi à la faire passer le chat entre! Il était sur la terrasse, je me suis mise juste derrière les oeillets-feux et l’ai appelé, il est venu tout droit! L’amoureux a aussi joué le jeu, il est passé derrière moi. Pour me faire plaisir? Pour tenter une nouvelle expérience? Pour goûter à mon univers magique?

J’ai ensuite fait mes offrandes au pied du micocoulier, comme pour l’équinoxe de printemps. En demandant protection et croissance pour ce que j’entreprends dans ma vie en ce moment, dans ma relation amoureuse, pour mon lieu de vie, pour tout ce que j’ai semé et planté, dans le jardin comme dans l’Univers.

Cela m’a fait du bien. Je remercie l’amoureux pour sa participation, ça m’a fait plaisir de partager cela avec lui. Je remercie mon jardin d’avoir si bien accueilli toutes ces étapes même si c’était en différents endroits, ils étaient justes. Et merci à la Vie pour me permettre de vivre encore une nouvelle saison claire et l’amour et le chemin vers mon essence.

Encore du vert, du végétal, du printemps!

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Je n’ai jamais autant vu le printemps que cette année. Pas autant, pas avec tant d’attention et d’émerveillement. Les cerises sont déjà oranges sur notre cerisier précoce, peut-être bien que cette année je ne les raterai pas!

Quelques essais de nature ici et là, sauvage ou plus domestique. Si certaines photos vous intéressent pour un fond d’écran, demandez moi la haute définition!

J’adore comment les herbes sont hautes! Cette puissance sauvage nourrit la mienne!

Les arbres ont maintenant quasiment tous leurs feuilles maintenant, et les figuiers du voisins ont déjà leurs premières figues! Pas encore mûres mais bien formées.

Je terminerai avec le banc de la maison voisine qui a vue sur les côteaux de l’Est, maison actuellement non visitée pour cause de confinement, les calendulas passent à travers les lattes et poussent sur le banc, moi ça m’attendrit.

Des petits soleils! J’ai récupéré des graines sur les fleurs passées pour les semer dans mon jardin…

C’est donc ça le printemps!

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J’avoue que grâce au confinement j’ai pu faire des promenades en nature que je n’aurais pas eu le temps de faire sinon.

Photo par Amandine Baffert

Le printemps est souvent très très rempli, dernière ligne droite avant les spectacles de fin d’année, accompagner les enfants pour les examens le cas échéant, ou pour tous les,événements de fin d’année scolaire, préparer le festival de juillet, bref… un rythme intense qui me laisse épuisée en juillet. Et je passe complétement à côté de l’explosion du renouveau de la nature.

Cette année, exceptionnellement, je peux en profiter et j’adore ça! Cette connexion me dynamise et je ressens enfin ce que la signification de Beltane veut dire: fertilité, fécondité, énergie montante tonifiante, retour de la sève, retour du désir, création, créativité, vitalité. Car cette année, je ne passe pas à côté à cause  d’un emploi du temps plein à craquer.

Avoir dû attendre un confinement officiel pour enfin me relier à cette énergie… le rythme de vie habituel n’est vraiment pas respectueux. Au printemps, je suis d’habitude fatiguée et déprimée, n’ayant pas pu hiberner et me ressourcer et ayant beaucoup de dates limites pour mon travail. Devoir assurer dans les temps en étant déconnectée et déjà sur les nerfs.

Une leçon à retenir pour l’an prochain.