Archives de Tag: amour

Né pour aimer

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Du brouillard plein la tête,
Recroquevillé, les larmes aux yeux,
Le coeur en vrac,
Énergie nulle.

La petite flamme au creux de ton ventre
Vacille un peu, brille à nouveau,
De rage et de colère peut-être,
Un goût amer.

Debout malgré tout,
Hurlant au ciel, frappant le sol,
Te souviens tu de la puissance,
De la beauté de l’homme que tu es?

Enfant des étoiles, gardien de la terre,
Né pour aimer.

———

Guillemette, le 21 août 2020

Une femme à aimer

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Le 22 mai 2014 j’écrivais sur ce blog ce court poème.

Âme à enlacer

Coeur à voler

Corps à explorer

Une femme toute entière à aimer

Ce court poème de 2014 est à nouveau d’actualité…

Entre temps j’ai vécu, aimé, été aimée, j’ai aussi souffert, découvert des choses sur moi, je sais mieux ce qui est important pour moi. Je suis à un moment de bilan/constat pas forcément réjouissant, mais encore instructif.

Naissance de mon tambour de rituel

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Il y a quelques semaines, j’ai senti que j’avais envie de jouer du tambour, du tambour de rituel ou tambour chamanique. Même si je croise cet instrument depuis des années dans les milieux alternatifs et spirituels que je fréquente, cela me laissait indifférente. Voire méfiante, car de voir pulluler les femmes au tambour dans mon réseau autour du féminin sacré me faisait l’effet d’un engouement légèrement forcé, comme un effet de mode. Je me demandais où finissaient tous ces tambours… au coeur de la vie ou sur le mur pour la déco? Une projection personnelle.

Et j’ai vécu trois expériences réjouissantes sur les dix derniers mois qui ont changé la donne. Il y a eu ce cercle de femmes chez moi à l’été 2019 où Laetitia (sophrologie, reiki, moon mother) est venue avec son tambour et où nous avons dansé sur le chant de la peau et le chant de la femme. Ce jour là, je me suis dit que je voulais savoir faire ça. Jouer du tambour et chanter en même temps. C’était magique! et c’était aussi super pratique… Oui, l’accompagnante que je suis apprécie de pouvoir agir en direct sur le tempo et la longueur de la musique pour l’adapter instantanément à ce que vit le groupe. Les musiques enregistrées que j’utilise habituellement ne me permettent pas cette adaptabilité. Mais j’ai pensé que cela serait long et difficile d’apprendre à jouer, à chanter et d’oser ensuite me lancer. Sortir ma voix chantée, c’est un peu beaucoup difficile pour moi. C’est reparti enfoui loin en moi alors que mon émotion avait été intense.

Puis il y a eu les deux après-midis de chant vibratoire avec Marina et Frédéric-Raphaël en décembre 2019 et février 2020 et j’ai adoré la séquence finale accompagnée aux tambours. Être entourée et portée par la résonance des tambours fut une expérience magnifique, magique. Il faut dire que Marina et Frédéric-Raphaël sont magnifiques eux-mêmes et franchement inspirants. J’étais convaincue. Pour tout dire, j’aimerais vivre ça un jour moi aussi, accompagner un groupe non pas seule avec mon tambour, mais en duo avec un homme, nos tambours en complémentarité. Arf, ça y est, j’ai un nouveau rêve à réaliser ^^

Pour passer à la pratique, quand j’ai voulu avoir un contact pour des cercles de tambour, ça a été trop facile, il m’a été donné direct. Alors depuis, il y a eu le confinement et donc c’est resté en suspend, mais le confinement m’a aussi permis de murir mon projet d’acquisition. J’ai demandé sur le gros rezo où acheter un tambour, j’ai reçu beaucoup de réponses mais une a particulièrement retenu mon attention: « et si tu le fabriquais ton tambour plutôt que de l’acheter? ». Ah… alors j’ai demandé où fabriquer un tambour et j’ai à nouveau eu beaucoup de réponses. J’ai eu un moment de flottement, de doute, comment allais-je faire pour choisir? Je n’avais pas 36 solutions. Écouter la certitude au fond de moi, l’intuition qui sait. Ça m’a pris à peine une seconde. Et c’est ainsi que je me suis retrouvée ce jeudi 25 juin en pays minervois dans l’atelier des tambours by Brenn, où j’ai monté et donné naissance à mon tambour en très bonne compagnie. Tout s’était parfaitement mis en place.

Je ne savais pas à quoi m’attendre, je ne projetais rien et j’ai été surprise de ressentir autant de plaisir à choisir la peau puis faire sortir de mes mains cet instrument. Il y a quelque chose qui s’est passé de magique, le lien s’est créé dès le début, je n’ai pas eu à chercher le sacré, il s’est imposé naturellement. Même si tout s’y prêtait, l’énergie du lieu, de l’accompagnant et des autres participantes, cela m’a étonnée.

Cette nuit, après la tempête et l’orage qui ont nettoyé en très grand, j’ai consacré mon tambour officiellement, bien qu’il fut déjà sacré pour moi depuis le premier contact.

Ce qui m’est venu est que ce tambour accompagnera la guérison, le soutien et la joie. J’ai demandé aux 4 éléments d’apporter leur contribution à cette intention à leur façon selon leurs qualités. L’inspiration pour l’air à l’est, la croissance pour le feu au sud, la fluidité pour l’eau à l’ouest et la force pour la terre au nord. J’ai aussi demandé la connexion et la reliance verticale à la Terre et au Ciel.

Je ne l’ai pas encore fait sonner, je n’ai pas encore fait chanter la peau, mais demain j’ai une journée un peu plus tranquille (oh… heu… bon, légèrement quand même) et j’espère bien commencer à dialoguer à haute voix maintenant que notre engagement est officialisé!

Je vais devoir sortir de ma zone de confort les prochaines semaines… Quelques traces de peur s’accrochent encore, mais j’ai également confiance. Alors j’y vais. Une nouvelle aventure commence!

Agir

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Les sujets à propos desquels s’indigner sont nombreux. Il y a tant à faire. Je suis très sensible à l’injustice, je suis facilement révoltée, en colère.

Dernièrement j’ai constaté que lorsque je suis prise dans ces émotions, certes j’ai de l’énergie mais je ne suis pas juste dans cette énergie. Je suis « hors de moi ». Et ceux qui sont là s’en prennent plein la tête.

Il m’a semblé que je pouvais faire mieux. Contrairement à tout ce que j’ai vécu et pensé jusqu’à il y a peu, je cherche d’abord à revenir à moi au lieu de réagir dans l’énergie de l’injustice. Ce que je fais ou dis alors n’alimente plus (autant) la spirale de violence. Je ne subis plus mon emportement. Je reste dans mon coeur. Et je fais carrément moins de dégâts et pose plus d’actes solides. Comme me retirer du monde. Ce n’est pas une fuite, c’est le seul moyen pour me retrouver, pour réfléchir et incarner ensuite ce qui me semble juste, dans la matière comme dans la vibration.

Ça n’empêche pas les coups de blues devant l’ampleur de la tâche pour sortir de la violence, l’humiliation, le dénigrement, les discriminations, les rôles dans lesquels nous nous enfermons, les masques derrière lesquels nous nous cachons, la fuite de nos responsabilités, l’ignorance des conséquences de nos actes, le manque de souveraineté et de puissance personnelle…

Même si la liste est longue, nous sommes capables d’y faire face, oeuvrons ensemble pour la fameuse « paix dans le monde ».

Parfaitement imparfaite

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Peau du décolleté déjà ridée par l’exposition au soleil pourtant normale (je ne vais jamais exprès au soleil), seins qui tombent, gros ventre tout blanc, bronzage complètement hétérogène.

Et pourtant, j’aime cette photo, je m’aime sur cette photo et je me sentais plutôt à l’aise au moment où je l’ai prise, prête à me regarder en face, quasiment sereine… et une petite flamme de défi au fond de moi.

« Oh, un bouddha »… et bien oui, ça fait beaucoup de peau, beaucoup de rondeurs, beaucoup de plis.

La vie m’a menée à ce point où il m’est impossible de perdre du poids. Mais je peux être aussi douce et indulgente avec moi-même que je le suis avec les autres. Et je peux accepter de laisser passer ma lumière et de la partager avec toute personne pour qui le nombre de kilos n’a aucune importance.

Coeur mandala

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Méditation créative du soir après une heure de danse énergétique avec Les femmes de Gaïa

J’ai écouté mon coeur, il était plein de gratitude et aussi un peu triste. Vivre ces émotions contradictoires dans la même seconde est étonnant.

Allez voir, cette association Les femmes de Gaïa propose chaque jour un atelier gratuit en ligne jusqu’à la date en juin où devaient avoir lieu les Rencontres du Féminin Sacré, annulées pour 2020. Au programme: méditations, conférences, danse, clown…

Les choses importantes à vivre

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Suite à un film vu ce soir, je me rends compte que je ne me suis jamais demandé ce que je voudrais vivre/faire avant de mourir, et donc ce qui est vraiment important pour moi tant que je suis là.

Parce que je sais que la vie est fragile, je sais que la mort peut se pointer n’importe quand. J’avais déjà eu une première prise de conscience au décès d’une amie d’un cancer alors qu’elle n’avait que la quarantaine, c’était il y a quelques années à peine, et la drôle d’époque que nous vivons aujourd’hui me rappelle bien ma condition de mortelle.

Si je sais que je n’ai pas envie de perdre ma vie à la payer dans un système économique et politique qui ne me plait pas, je ne sais pas ce que je veux vivre. Comme si jusqu’à présent je m’étais laissée portée par les flots, ou en tous cas, sans être vraiment consciente de ça, parce que j’ai réalisé pas mal de choses dont j’avais envie, mais bizarrement, je n’en garde pas le goût de la satisfaction. Comme si je n’avais, à ces moments, pas pris pleinement conscience de ma chance, de mon bonheur. Pourquoi ai-je l’impression d’instants fugaces de bonheur et d’insatisfaction latente? Est-ce un coup de notre culture du malheur? Je sais que je dois déconstruire cette propension au « oui, mais… », cette propension à me poser en victime, à minimiser le bien en portant trop d’attention au mauvais. Quelle drôle de culture tout de même et quel drôle de manque de clairvoyance de ma part de ne pas avoir pris conscience de cela plus tôt.

Donc, je pose là mon intention. Ce blog s’appelle Une Vie d’Allégresse et ce n’est pas pour rien, c’est pour me rappeler que c’est le moteur de ma vie, la « joie vive qui se manifeste extérieurement » (merci Larousse). Parce que oui, j’aime éprouver la joie, beaucoup de joie, et oui, j’aime l’exprimer au monde!

Cette photo est floue mais cette photo immortalise un moment de joie lors d’une sortie avec ma fille.

Je veux sourire à en avoir mal aux mâchoires et rire à en avoir mal aux abdos, je veux serrer dans mes bras et dire que je les aime et m’émerveiller de voir vivre mes enfants, je veux me laisser aller contre le sein de ma mère et contre la poitrine de mon père pour recevoir leur amour inconditionnel, je veux parcourir la nature et savoir que j’y suis à ma place, écouter le vent dans les arbres, sentir le soleil sur ma peau, humer les parfums des fleurs, de l’herbe coupée, de la terre mouillée après l’orage, de l’homme que j’aime, car je veux aimer un homme à en sentir mon coeur exploser d’élan amoureux, je veux faire l’amour et jouir à en pleurer d’extase, je veux une relation joyeuse, festive, attentionnée, sensuelle, je veux goûter les mille saveurs des mille cuisines du monde entier, je veux toucher et être touchée avec tendresse et douceur, accueillie, bercée, enveloppée, caressée, je veux parcourir le monde et me repaitre de tous ses paysages et de tous ses visages, je veux entrer en relation de coeur à coeur avec les humains, les animaux et tous les êtres vivants qui sauront me toucher, je veux m’émerveiller chaque jour, je veux garder ma curiosité enfantine, je veux servir la liberté, je veux trouver ma place et sentir que je suis juste, je veux être une femme puissante, entière, qui ose être elle-même en toute circonstance, je veux être honnête et intègre et authentique, être vulnérable aussi, je veux être choisie et honorée, je veux m’aimer pleinement, corps et âme, je veux être reine, être déesse…

Je veux apprendre à jouer du tambour de rituel et à chanter en même temps, je veux vivre des cercles de femmes en pleine nature, je veux me débarrasser de ma peur de ne pas être à la hauteur, je veux oser danser sous la pluie pieds nus dans la boue, je veux m’initier au tantra et plus si affinités, je veux reprendre toutes les photos de Sourires et dessiner en plus à côté/dessus et monter une grande exposition, je veux être reconnue en tant qu’artiste, je veux avoir les moyens d’exprimer tout ce que j’imagine, je veux suivre les enseignements de femmes accomplies gardiennes de la terre, danseuses de l’amour, je veux aller danser dans un grand bal comme le grand bal, je veux tester la biodanza et la danse contact et peut-être encore d’autres, je veux voyager et baigner dans l’énergie d’amour, je veux rencontrer des hommes respectueux de toute vie, des hommes féministes, je veux apprendre, découvrir et m’enrichir…

Et je veux servir la Bienveillance, l’Amour et participer à construire un monde au service de la Vie.

Oui, je suis idéaliste, utopiste, en quête d’absolu. Oui, j’en demande beaucoup.

Il est urgent que j’apprenne à recevoir beaucoup.

Je suis dépendante affective

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Samedi 15 juin 2019

Il fait 17° dans la maison ce midi. Mes bottes mouillées par ma promenade d’hier sous la pluie dans la forêt ne peuvent pas sécher. Alors j’allume un feu, pour faire sécher mes bottes, pour réchauffer mon coeur par ce petit plaisir d’écrire au coin du feu.

Depuis hier après-midi et ma sortie en forêt à mouiller mes yeux de larmes autant que mes bottes de pluie, les choses se mettent en place dans ma tête et dans mon coeur surtout.

Pourtant, hier la journée n’a pas été particulièrement mauvaise. Surtout comparée à celles de ceux qui vivent la guerre, la famine, l’exil, la maladie… Oui, je sais, je suis privilégiée. Ce qui ne m’empêche pas d’éprouver des difficultés à la hauteur de ma vie de privilégiée. Mais ne vous méprenez pas, il ne s’agit pas d’une énième plainte. Hier, donc, j’ai dû m’organiser pour caler un aller-retour à Toulouse pour rapporter les gobelets réutilisables Element’Terre empruntés pour notre événement de Pentecôte avant d’aller passer une heure et quart sur le fauteuil du dentiste, puis l’anesthésie se dissipant, j’ai dû supporter la douleur grandissante de ma dent triturée, et ma fille m’a appelée en pleurs, car le stress de cette fin d’année avec spectacles et concerts et baccalauréat s’accommode mal avec son caractère angoissé. Aller-retour pour lui apporter du soutien psychologique, je me suis retrouvée face à mon impuissance à l’apaiser. Et enfin une soirée avec un ami, pour laquelle je me réjouissais, a été annulée. Rien de grave donc dans tout ça. Mais tout cela ensemble a eu raison de la barrière qui retenait mes émotions, mes larmes, la mise à nu de ma vulnérabilité.

Je marchais dans la forêt sous la pluie avec cette certitude évidente qui s’affichait en gros: on est seul dans la vie comme on est seul sur un chemin de forêt sous la pluie. Ce n’était pas si démoralisant que ça, tout le monde le sait, mais il y avait quand même un peu d’amertume dans ce rappel. Cela ne pourrait-il pas être autrement?

Toutes mes réflexions depuis hier m’ont amenée à comprendre ce midi, pas que dans ma tête mais aussi dans mon coeur, que non, cela ne peut pas être autrement, car j’ai tout fait pour que ça soit ainsi.

J’ai grandi dans une famille où on cultive le don de soi et le service aux autres. J’ai cru que pour être aimée il fallait que je me conforme à ces valeurs, que c’était la seule façon d’exister dans cette famille. Taire mes besoins et être au service des autres. C’est l’histoire de ma vie. Syndicats, associations, déléguée des élèves, organisatrice d’événements pour les autres, j’ai super bien appris et j’ai toujours été très active pour accompagner, aider et servir les autres. J’ai un CV impressionnant de ce côté là. Et c’est devenu mon principal trait de caractère. Cela m’a définie, j’étais celle sur laquelle on pouvait compter, celle à qui on demandait (de l’aide, du soutien, même à 2h du matin, de s’oublier pour privilégier enfants et couple), celle qui était là pour les autres. Ah ça j’ai bien réussi. Demandez à tous ceux qui me connaissent, ils vous parleront de « ma générosité et ma disponibilité ». J’ai trop bien réussi même. Si j’ai été capable de donner encore et encore et pendant très longtemps, j’en ai complètement oublié une chose primordiale: et moi dans tout ça? Enfin, je n’ai pas oublié, mais j’ai fait taire cette question tellement égoïste et inacceptable. Je suis ironique. Sauf qu’aujourd’hui je me demande: qui suis-je en réalité derrière ce rôle, quels sont mes besoins et comment est-ce que je m’en occupe?

Grâce à mon thérapeute, des livres et des conférences de développement personnel, mes amis, mes rencontres et surtout mes relations amoureuses difficiles, j’ai compris que je m’étais complètement perdue dans ce personnage que j’avais créé et que je jouais en permanence. Oh, je m’autorisais de temps en temps à me plaindre de la charge de travail et du manque de reconnaissance (les ingrats!), mais c’était pour obtenir encore plus de reconnaissance en me plaçant en victime et qu’on me rassure sur le fait que j’étais formidable, avec un grand coeur. Je pouvais ainsi continuer à jouer ce rôle très valorisé de sauveuse, parfois victime, mais toujours du « bon »côté, du côté de ceux qui se sacrifient pour les autres.

Je n’avais pas vu que j’avais une blessure énorme de manque de reconnaissance, je n’avais pas vu que j’avais besoin d’être rassurée et réconfortée, qu’on s’occupe de moi, vraiment, pas juste 5mn quand je me plaignais.

Au début, quand j’ai compris ça, que j’avais cette blessure (et sûrement d’autres), je ne l’ai pas accepté. Enfin, je l’ai accepté intellectuellement, mais pas dans mon coeur. Et donc je me suis battue contre cet état de fait, en pensant qu’avec la force de la volonté, je pourrais dépasser le malaise grandissant en moi, que je pourrais rester forte et parfaite. Et à me battre contre cela, je me suis encore plus épuisée. A tel point que j’en suis tombée malade physiquement. Mon corps m’a obligée à m’arrêter. J’ai résisté, je n’ai pas complètement arrêté, je n’ai pas compris vraiment. Et il est encore malade, je suis encore malade. Ca me fournit aussi un prétexte pour recevoir de l’attention.

Aujourd’hui j’ai compris dans mon coeur que cela ne sert à rien de me battre contre mes blessures et mes besoins. J’ai compris que mes blessures, les peurs associées et mes besoins de reconnaissance, de réconfort, d’acceptation et d’amour doivent être reconnus, que je dois accepter ma vulnérabilité et que je dois la montrer même. J’ai compris que je pouvais faire cela sans culpabiliser ni mourir de honte (de ne pas être forte ni parfaite). Et j’ai compris aussi que tant que je n’acceptais pas mes besoins et ma vulnérabilité, tant que je ne les assumais pas et n’en parlais pas, je ne pourrais pas rencontrer les personnes qui pourraient m’aider, me réconforter, m’accepter, m’aimer même avec cela, telle que je suis et être là pour moi, être vraiment là pour moi comme j’en ai besoin, avec beaucoup d’attention.

Tout ce que j’ai donné aux autres, j’ai besoin de le recevoir. Le réconfort et l’amour que j’ai donnés sans compter, j’ai besoin de les recevoir sans compter également. Je suis dépendante affective, j’ai besoin qu’on m’aime et qu’on me le montre et qu’on me le dise, beaucoup, j’ai besoin qu’on me rassure énormément. Alors je m’en occupe aussi moi-même de tout cela, mais j’ai aussi besoin que ça vienne de l’extérieur. Je sais que ce n’est pas psychologiquement correct, je sais qu’il ne « faut » pas, mais tant que j’ai essayé de me battre contre mes blessures et mes besoins et que j’ai voulu être autonome, je n’ai pas réussi à l’être. Mêmes actions, mêmes résultats. Il est temps d’essayer autre chose.

Accepter mes peurs, mes besoins, mes blessures et mon imperfection.

Tant pis pour l’image que cela donne de moi, tant pis pour mon orgueil… J’ai peur que ma famille et mes amis ne me comprennent pas, j’ai peur de passer pour une égoïste, j’ai peur des changements que cela va forcément provoquer dans mon entourage et dans ma vie, j’ai peur, mais j’ai aussi plein d’espoir dans le coeur, parce que je sens que c’est la bonne voie pour être vraiment qui je suis et m’accepter et m’assumer… la seule façon de pouvoir avancer.

Quelques références qui m’ont amenée où j’en suis maintenant:

Évidence du 9 juin 2019

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Évidence qui n’en était pas une jusqu’à il y a peu.

« Sans vous connaître vous-même le bonheur ne peut vous atteindre ».

Mes rencontres, mes lectures, ma thérapie et l’observation de mes comportements et réactions m’ont guidés jusqu’à ce que je comprenne cela. Se connaître soi-même est difficile et demande pas mal de courage, mais qu’est-ce ça en vaut la peine pour sortir du drame permanent, de la comédie de l’égo et enfin commencer à écouter son coeur et l’amour qui le guide.

Je me sens reconnaissante pour tout ce qui m’est arrivé depuis ma conception pour m’avoir fait comprendre cela.

J’écrirai peut-être sur mes lectures et rencontres déterminantes prochainement, peut-être que ça sera utile aussi à d’autres.

Toutes mes photos du jour sont sur https://pix.diaspodon.fr/photodujour