Archives Mensuelles: juillet 2020

Gruissan

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Pour une virée à la mer avec ma cousine et les enfants, on a voulu aller au plus près de Toulouse, c’était juste pour la fin d’après-midi et la soirée. J’ai demandé des idées de plages sur les réseaux, et j’ai eu pas mal de réponses: Saint-Pierre la Mer, la Franqui, Port la Nouvelle, les Montilles, Fleury d’Aude, Gruissan Mateille…

On a ensuite regardé la force du vent sur les différentes plages. Finalement, là où il y avait le moins de vent, c’était à Narbonne et Gruissan. Les plus grandes plages avec le plus de monde… Ne connaissant vraiment pas le coin, nous sommes allés sur la plage indiquée. Les Chalets à Gruissan. Wouaw… Je crois que je n’avais pas mis les pieds sur une plage aussi bondée depuis des années! Et il y avait même les vendeuses ambulantes de chouchou, beignets, etc… je ne savais pas que ça existait encore!

Bon, ça ne nous a pas empêchés de bien nous baigner, nous saler et nous sabler. C’est fou comme on peut faire la planche super bien dans la mer Méditerranée! Un bon moment.

Puis nous sommes allés manger un bout dans Gruissan village, au bord de l’étang. Plutôt mignon comme endroit. Je ne connaissais pas du tout.

J’ai bien aimé les gens installés dans les rues piétonnes pour jouer, discuter, prendre l’apéro. Et je en parle pas des terrasses de restaurants! On ne voit plus beaucoup ça, ça me rappelle une autre époque ou le réseau social était dehors. Pas forcément nostalgique, je constate et j’apprécie que ça perdure ici ou là. Des gens dans la rue, je n’ai pas pris de photo. Mais des rues illuminées par les terrasses des restaurants, oui.

Et de l’étang… Les barques sont jaunes car elles reflètent la lumière de l’éclairage public du village, jaune plutôt super moche…

Merci cousine pour cette virée très agréable! Faudra que j’y repense, hors saison…

Le plateau de Millevaches jour 2

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Seul inconvénient de mon emplacement de pêcheur où j’ai passé la nuit dans ma voiture, l’exposition plein Est et donc le soleil le matin. Au moins je vais partir visiter tôt aujourd’hui ^^ Ma première étape vers le lac de Vassivière, le village de Faux la Montagne. Je m’arrête car les maisons fermées à vendre sont placardées…

« Le massacre des hôpitaux, le sauvetage de l’économie, la brutalité policière, la surveillance du peuple, ne sont pas des gestes barrière. » « J’aimerais être le vent qui souffle dans toute la forêt et les sources »
« Je veux le droit de travailler dès six ans » « Je veux trois mille euros de retraite » « plus de considération » « Un poney entier » « Des décorations » « J’aimerais être tout et tout et tout et tout s’il vous plait »

C’est militant dans le coin! Il me semble qu’il y a un festival de mots à Faux la Montagne

Direction le lac de Vassivière rive Sud pour emprunter le pont piéton pour me rendre sur l’île de Vassivière où se trouve un centre d’art contemporain et le bois des sculptures (art en plein air). Architecture particulière que ce centre international d’art et du paysage. Hangar et phare?

Mais mince, je suis arrivée trop tôt… Je fais donc un petit tour et quand je reviens, la jauge maximale est atteinte (réduite à cause du virus) et donc il faudrait que j’attende 45mn… Bon, finalement, j’économiserai 4€ et je pars prendre un café à la boulangerie en plein air installée sur l’île et je vais faire le tour de l’île par l’Est. Je veux voir OTRO, sculpture skatable de Koo Jeong-A. Ouais, bon, ça ressemble à un skate parc… mais c’est une oeuvre d’art. En tout cas, il n’y a aucun skateur.

C’est une promenade agréable car c’est très boisé. La forêt au bord du lac. L’oeuvre qui m’a le plus parlé est une oeuvre sans titre d’Andy Goldsworthy. Un mur de pierres sèches de granit qui forme deux boucles, une qui plonge dans l’eau (et le lac était haut, je n’ai vu que le début du mur qui plonge dans l’eau) et une dans la forêt sur la rive.

L’artiste a utilisé les restes d’un mur qui délimitait autrefois un champ. Mais la création du lac artificiel a noyé 8 villages et ce muret ne délimité plus aucun champ. Je me demandais depuis la veille sur quoi avait été créé ce lac. Penser que huit villages avec des maisons qui ont accueilli des générations de famille, des murets qui ont vu passer moutons, animaux sauvages et humains, arbres qui sont devenus aquatiques m’a questionné un peu. Certaines personnes ne pourront jamais revenir à leurs racines, le village et les paysages de leur enfance.

Quelle transformation pour ces vallées et collines!

J’ai fini mon tiers de tour de l’île, le centre était fermé au final, je suis repartie et j’ai suivi la route le long de la rive Ouest et Nord. A l’Ouest c’est très construit et utilisé. Au Nord c’est à nouveau plus sauvage. On passe sur les barrages. D’un côté l’eau au niveau de la route ou presque, de l’autre le vallon sans eau… Je ne sais finalement pas quoi penser de cet immense lac.

Je repars pour revenir chez mes amis creusois pour la dernière soirée avant notre départ, non sans m’arrêter sur un dernier site mégalithique, un tumulus cette fois. Qui n’est indiqué nullepart et ce n’est que grâce au GPS que j’ai trouvé, au sommet d’une colline, au milieu de la forêt, le tumulus de Puy de Plane de 14,40m de diamètre, de la fin du 1er âge de fer, autour de 450 ans avant JC. C’est précis parce que si on arrive à le trouver, on a droit à un panneau explicatif!

Alentour le sol de la forêt est couvert de mousse, c’est magnifique et je m’enfonce à chaque pas que je fais hors sentier dans cet épais tapis végétal. Je dois déranger plein de bestioles…

Je reprends la route et passe aux rochers St Julien sur la commune de Dontreix dans la forêt de Drouille. Alors franchement, c’est magnifique mais cette croix plantée au milieu des rochers, pour voir ça n’a vraiment rien à faire là!

Le panneau d’information explique que cette forêt a été occupée par « les ancêtres des Gaulois, les Celtes qui ont marqué de leur empreinte toute la région. […] la forêt de Drouille, composée de chênes, vivait au rythme de la cueillette du gui par les druides. » Bon, ça fait assez folklore mais vu le lieu et , ça parait plausible. Mais comme un certain Julien, convertit au christianisme à une époque où ça n’était pas bien vu, se serait réfugié dans ces rochers, c’est lui qui a nommé les lieux. Il y avait aussi une statue devant la croix, mais elle a été déboulonnée.

Ce qui me frappe de suite, c’est la forme du rocher de gauche. Je pense immédiatement à un mont de Vénus. Une vulve abritant une source qui ne tarit jamais, ce qui est confirmé par mon amie vivant à proximité. J’adore!

Saint-Julien est bien loin de mes pensées, la Déesse Mère s’impose à moi mais ça, ça n’apparait pas sur les informations touristiques… Pfff…

Les arbres et les rochers ronds s’entremêlent, c’est plein de poésie et de sens pour moi.

Et cet arbre au bout est vraiment expressif, mais ça ne rend pas en photo. Un très beau lieu, fréquenté par des gars avec leurs fusils d’air soft ou par des séniors qui viennent planter leur banquet sous l’énorme chêne tout proche et jouer à la pétanque à l’ombre ou par les motocross… Je me demande qui y vient la nuit…

Voilà, mon périple est terminé, mes vacances aussi, le lendemain nous repartons. Je remercie toutes les personnes qui m’ont accueillie moi et ma voiture à dormir, qui m’ont fait découvrir leur pays, qui ont partagé de beaux moments d’amitié avec moi. Tout cela me fait me sentir tellement vivante!

Le plateau de Millevaches jour 1

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J’ai passé les deux dernières journées de mon séjour en Limousin/Auvergne sur le plateau de Millevaches. En chemin pour le lac de Vassivière, ma destination finale de la journée, j’ai fait plusieurs étapes.

D’abord, deux sites mégalithiques. Le premier, le dolmen d’Urbe, est fléché depuis le village de Crocq, l’accès à pieds prend une quinzaine de minutes par un large chemin facile à travers la forêt. Et dans la clairière abritant le dolmen, un groupe d’enfants et deux animateurs jouaient là à construire des flèches, je crois… L’ambiance était loin d’être propice à la connexion à travers les âges ^^ Il y avait néanmoins une belle énergie joyeuse cette fois et des panneaux indicatifs de tous les mégalithes de la Creuse très instructifs.

Puis j’ai voulu me rendre au menhir de Pierre Fitte, près de St Quentin la Chabanne. Celui-ci aussi était indiqué, mais il se trouvait au milieu d’un pré à vaches, comme en témoignaient les nombreuses bouses ici et là. Inutilisé quand j’y suis passée, j’ai trouvé sur les angles de la pierre des traces grasses et marron, à mon avis les bêtes se grattent dessus! hi hi hi!

Dans la forêt le long du chemin d’accès, le houx avait déjà sorti ses fruits…

Toujours sur les toutes petits routes de Creuse, je me suis arrêtée au nord de Royère de Vassivière, à la rigole du diable. On peut se balader sur un circuit le long de la rivière aux nombreux rochers et dans la forêt. Je n’en ai fait qu’un bout. Gros rochers, racines courantes à travers les chemins, mousse, escarpements…

Et ces énormes rochers en bordure du parking! J’y ai vu une femme aux formes très généreuses, un peu comme une déesse primitive, de profil. La voyez-vous?

Merci Dame Nature pour cette générosité!

Avant d’arriver au lac, j’ai fait une étape culturelle, à l’Atelier, un café restaurant alternatif à Royère de Vassivière. Magnifique, très belle déco, spacieux, avec une chouette carte de boissons et menus, une boutique de vêtements, jouets en bois, livres, et accueillant des expositions. Ce jour là il s’agissait des collages de Râpé Moulinette, mêlant des photos issues de vieux magazines et des slogans grinçants, cyniques ou politiques. Assez décalé, humour noir ou jaune, parfois trash, je me suis régalée…

« Il a fallu des années de recherche pour créer cette « perle rare » l’école qui constipera votre avenir » entre autres…
Spéciale dédicace pour moi et mes « danses du monde »!
Rah zut, un peu floue, au téléphone dans un endroit sombre… « Travailleurs de tous les pays, reposez-vous! il fait beau, on travaillera demain »
« La grève ou comment transformer merveilleusement votre vie » l’une des 3 cartes que j’ai achetée

Dans ce café on peut trouver aussi le journal libertaire Creuse Citron, participation libre. Et une carte de thés bios! Parfait pour les bobos comme moi tout ça.

Le lac de Vassivière était tout proche. Et la route côté Est très jolie. Certains avaient même posé leur van au bord du lac pour la nuit, dans un des « recoins » sauvage du lac. Bonne place!

Mais le lac de Vassivière est aussi « civilisé » avec des restaurants, des plages, des campings… plus ou moins bien intégrés au paysage. J’ai fait le tour complet le lendemain, c’est vraiment la côte Est que j’ai préférée, la plus nature avec celle du Nord. Ce qui est en Creuse en fait. Les rives Sud et Ouest sont en Haute-Vienne.

Je devais me garer chez une connaissance de mes amis creusois à Faux la Montagne, un mignon petit village typique apparemment investi de néo-ruraux à la fin du 20ème siècle, du genre alternatif aussi. Malentendu, elle était absente. Le voisin super sympa m’a indiqué des emplacements pour les pêcheurs au bord du lac de Faux la Montagne pour passer la nuit dans un joli cadre. Il en restait de disponibles, je me suis donc posée au bord du lac, à 3m de l’eau. Je crois qu’à part une fois en Crète, je n’ai jamais dormi si près de l’eau avec une telle vue de ma fenêtre ^^

Et le lendemain au réveil…

Pour cette deuxième journée, j’écrirai un autre article, celui-ci est déjà bien assez long. Il s’agira encore de politique, d’art et de nature. Mon cocktail préféré…

Dernier jour de vie

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C’est bizarre de programmer la mort d’un être vivant dans la famille*. Mais bon, elle ne tient plus debout, doit se coucher pour récupérer tous les 50cm, n’a plus que la peau sur les os, ne mange plus, ne boit plus…

Minette Grisette trouvée dans la rue et qui a vécu avec plusieurs familles avant d’arriver à Galembrun, où elle naviguait entre les deux maisons, nous quittera cette après-midi. C’est une intervention de notre part, encore, sur sa vie, enfin sur sa mort… impossible de savoir ce qu’elle préférerait, elle, enfin, je n’y suis pas arrivée. Mais mourir de faim et de soif, ça doit pas être terrible.

Je lui ai dit au revoir. Quelques larmes. Je suis particulièrement sensible en ce moment.

*En fait, si on devait soi-même programmer la mort et tuer les animaux qu’on mange, on mangerait beaucoup moins de viande…

Portrait à la porte bleue

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La jeunesse a envahi ma maison, la vie bouillonne, c’est le bazar mais c’est une énergie de dingue! J’en prends un peu au passage, enfin j’essaie, parce que j’en perds aussi, faut compenser…

Les jeunettes m’ont demandé de les prendre en photo. A la fin on a échangé. Non mais

Photo auralysse_ sur insta, édition moi-même.

Me regarder en face

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Regarder en face mon corps. Parce que si je ne l’aime pas, personne ne pourra l’aimer. Parce que ma représentation mentale n’est pas juste. Parce que je me vois plus souvent habillée que nue. Parce que je veux savoir qui je suis et l’accepter.

Pour participer aussi à rendre visible les corps gros. Qu’ils ne soient plus autant stigmatisés, qu’ils soient banalisés, qu’on puisse enfin voir les personnes au-delà des gabarits et des kilos.

Bien sûr que j’aimerais faire 40kg de moins, mes mouvements seraient plus légers, la vie me serait facilitée (vêtements, chaises et fauteuils…), ma santé serait moins à risques. Mais pour le moment, ce n’est pas le cas. Et ma vie est maintenant, là, pas quand… si… un jour….

Cette séance d’autoportraits en noir et blanc n’a pas été facile, j’avoue. La période est un peu délicate pour moi, ma confiance en moi est plutôt basse en ce moment, et j’en ai un peu rajouté une couche avec ces photos. D’autant que je n’ai pas voulu « cacher mes défauts » (mon ventre est mon nouveau complexe) mais j’ai choisi d’être naturelle. Sans triche, je suis plus vulnérable.

La prochaine étape sera de faire ça en souriant et en étant heureuse de le faire! Peut-être avec l’aide d’un.e complice bienveillant.e!

Au fait, si vous avez envie de vous voir en face vous aussi, au naturel ou en cachant les défauts, je propose des séances photo « boudoir »! Ecoute et bienveillance garanties!

(Il n’y a qu’avec mon corps que j’ai du mal, tous les autres, je les aime.)

Une femme à aimer

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Le 22 mai 2014 j’écrivais sur ce blog ce court poème.

Âme à enlacer

Coeur à voler

Corps à explorer

Une femme toute entière à aimer

Ce court poème de 2014 est à nouveau d’actualité…

Entre temps j’ai vécu, aimé, été aimée, j’ai aussi souffert, découvert des choses sur moi, je sais mieux ce qui est important pour moi. Je suis à un moment de bilan/constat pas forcément réjouissant, mais encore instructif.

Les tambours de rituel

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Après avoir monté mon tambour dans le minervois avec Les Tambours by Brenn, j’ai accueilli hier le même stage chez moi. Très belle journée de partage, de bonne humeur, de convivialité et c’est toujours émouvant de voir prendre corps ces tambours sous les mains de ces belleux humain.es et de sentir le lien qui se crée tout au long de la journée et l’excitation de cette rencontre avec son tambour. J’adore!

On m’a demandé à quoi ça servait un tambour de ce genre. Parce que les gens comprennent rapidement que ce n’est pas un simple instrument de musique.

Pour moi, c’est une porte d’entrée vers un état de relaxation et de méditation, j’imagine grâce à la répétition du rythme, un peu comme un bercement, une transe, et grâce à la vibration de la peau qui résonne dans mon corps. Je découvre comment la vibration est source de plaisir, d’apaisement et d’énergie depuis mes expériences de chant vibratoire. C’est une expérience très forte pour moi, des sensations nouvelles et tellement agréables! Et c’est aussi un formidable outil d’alignement, favorisant à la fois l’ancrage et l’élévation. En plus de la grande joie d’être en contact physique avec cet instrument beau et sensuel que j’ai participé à mettre au monde.

Je n’ai pas beaucoup eu d’occasions de l’utiliser encore. J’ai expérimenté seule dans la nature pour toutes les sensations et les effets que je viens de citer, mais j’espère aussi bientôt le faire participer aux cercles de femmes et aux cercles de tambours. Et peut-être d’autres occasions se présenteront, tout est ouvert.

Si vous souhaitez monter vous aussi votre tambour, de nombreuses belles personnes proposent de vous accompagner dans cette expérience partout en France. Demandez autour de vous, vous trouverez forcément! Quand j’ai demandé, j’ai eu beaucoup de réponses.

Vous pouvez aussi participer au prochain stage de montage de tambour que j’accueillerai chez moi (région toulousaine) le samedi 15 aôut 2020, avec Les Tambours by Brenn.

A Galembrun (31330 Launac, entre Toulouse et Montauban)
De 10h à 17h

Sur cette journée conviviale, vous pourrez monter votre tambour de 45cm de diamètre en bois de hêtre et peau de chèvre issue du commerce équitable avec le Mali et la Côte d’Ivoire.

Le cadre est préparé à l’avance par Cyril des Tambours by Brenn. Durant la journée, vous choisirez votre peau (forcément de chèvre), la préparerez puis la corderez sur le cadre.

Vous pourrez aussi choisir une mailloche préparée par Cyril.

C’est 200€ pour la journée, 50€ sont à verser au moment de l’inscription. Repas en auberge espagnole.

A ce tarif, il faudra ajouter la participation pour les frais de déplacement, soit 60€ à partager entre tous les participants. Ça fera entre 10 et 20€ par personne, le nombre de places est limité afin que Cyril puisse être disponible pour chacun.

Si vous voulez vous joindre à nous, alors merci de contacter Guillemette par mail ou téléphone: contact@guillemettesilvand.fr – 06.76.74.42.97.

Vous pouvez aussi acheter des tambours déjà montés avec ou sans dessin. Des commandes personnalisées sont possibles.

Si vous voulez profiter de sa venue pour acquérir un tambour, contactez Les tambours by BRENN directement!

En haut du puy de dôme

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16h30, plein centre de Clermont-Ferrand. Je repars le soir en Creuse. Je me dis que ça serait dommage de ne pas aller voir les volcans de plus près, ils sont juste là… Mon guide papier me dit que même si le puy de dôme n’est pas le plus beau avec sa station météo et son restaurant, c’est tout de même le plus haut, donc celui depuis lequel on voit tous les autres. Et il me dit aussi qu’on peut prendre un train pour y monter.

Vu l’heure, je dois encore rejoindre ma voiture garée en dehors du centre, et vu mes chaussures, je choisis l’option train. Je suis au pied du puy de dôme à 17h40 et quelques, je prendrai le train de 18h, je serai en haut à 18h20.

A la boutique que je parcours vaguement en attendant, je constate que les bracelets en pierre de lave sont fabriqués en Chine… absurde… Sur le quai, plusieurs hommes ont des sacs à dos énormes. Je mets quelques secondes à faire le rapprochement avec la floppée de parapentes aperçue dans les airs et dans un champ près de la gare.

Il n’y a pas grand monde. Peut-être est-ce déjà tard pour monter, peut-être qu’il n’y a pas beaucoup de touristes cette année…? Rien à voir avec le petit train de la Rhune au pays basque même hors saison… j’ai tout le loisir de bouger et de me lever pour faire des photos. Les deux chaînes de volcans se différencient facilement.

Je découvre ces paysages pour la première fois et je trouve ça grandiose. Ça me fait ça à chaque fois que je vais en montagne, pas si souvent.

Arrivée au sommet, j’entreprends d’en faire le tour. C’est une vue dégagée à 360° si on prend le temps de parcourir ce qui était un cratère j’imagine. C’est assez grand pour qu’il n’y ait pas trop de monde pour gâcher le lieu, sauf au point de départ des parapentes. Là, c’est un peu la foule. Je ne m’attarde pas, tant pis pour cet angle de vue (bien beau pourtant), un peu plus loin il y a des gentianes qui feront le premier plan.

Variété particulière de gentiane à chapeau

Et pour l’autre chaîne de volcans, j’ai bien aimé cadrer avec ce couple d’humains comme au bord du vide.

Je monte et je descends sur le sommet, je tourne, je vire, je ne me lasse pas de la vue, du vent et du soleil aussi qui rendent la visite encore plus agréable. Je me sens vivante, exaltée même. Je cherche une place pour me poser une fois tout parcouru et admiré. Me poser et sentir le lieu par en-dessous cette fois. Je choisis l’esplanade devant le temple de Mercure en ruines et en reconstruction.

Ce temple daterait du 2eme siècle. Je lis aussi qu’avant la conquête romaine  on aurait célébré le dieu Lugh sur ce sommet. Aucune idée de comment les guides savent ça. Mais je comprends que ce sommet visible de loin a une vieille histoire spirituelle. Ça me va. Si j’arrive à faire abstraction de l’environnement touristique, je pourrai aussi me nourrir de ça.

Le site du temple est interdit au public, il n’est pas consolidé. Il y a une maison de l’histoire du temple, mais je ne l’ai pas visitée, j’ai privilégié tout ce qui était en plein air, il me reste un peu de temps avant le dernier train pour me poser donc, je choisis les grandes pierres devant le temple, face aux volcans « chevelus ».

Le soleil commence à bien descendre. Il y a moins de passants. J’en profite pour faire mes deux méditations quotidiennes, celles où j’envoie de l’amour à qui en veut, en goûtant la vibration de la terre et les cheveux dans le vent. C’est plutôt bon comme sensation.

Avant de prendre l’avant-dernier train, à 20h40, je teste des autoportraits à contre-jour. Avec le téléphone, l’appareil est trop gros et lourd pour ça. Ça donne des lumières étonnantes.

Et dans la lumière dorée du soleil couchant.

Je redescends sereine et pleine de gratitude pour cette riche journée. Seule dans le wagon, le soleil et des étoiles plein les yeux. Les vaches paissent au milieu des sapins. Je n’ai plus envie de photographier, juste être présente là. Je remarque quand même l’inscription sur le train. Dernière photo.

J’espère que cet endroit restera préservé encore longtemps.