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S’habiller quand t’es grosse

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Ça devient plus facile de me sentir bien dans mes vêtements. C’est un progrès dans l’image que j’ai de moi 😃

Quand j’avais la vingtaine, je ne me reconnaissais pas dans les magazines que je lisais, je voulais créer un magazine féminin avec de la mode pour les filles normales ou grosses. A l’époque je me pensais grosse avec mon 40 pour 1,63m… Mon intention était que les femmes puissent voir des femmes qui leur ressemblent, normales, pas des très minces comme les mannequins, bien habillées et bien dans leur peau. Aujourd’hui, je ne lis plus la presse dite féminine, mais j’imagine que ça n’a pas changé. Par contre, voir des femmes grosses bien dans leur peau et leurs vêtements est possible sur internet et enfin, grâce à toutes ces femmes qui s’assument, je me sens légitime à vouloir moi aussi m’assumer et m’habiller comme j’ai envie.

J’aime me sentir bien dans mes vêtements et retranscrire mon humeur, mon style du jour.

Je m’habille beaucoup auprès de magasins américains ou allemands, y a beaucoup plus de choix sympa pour les grosses. Un seul magasin par galerie marchande en général, et encore, pas toutes les galeries. Et sinon, la plupart des boutiques sympas, la très grande majorité, se trouvent en ligne. Et je trouve ça dommage et dissuasif.

Visiblement ce n’est toujours pas un marché porteur ou souhaitable le magasin grande taille à la mode…

Des bonnes adresses???

Assumer mon corps

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Ça fait presque un an que j’ai fait cet autoportrait et que je n’ose pas le poster.

Voici mon corps, avec des os, des muscles, une peau et une âme qui l’habite. Un corps comme les autres et pourtant unique. Un corps pour vivre ma vie de femme libre si je le décide.

Aujourd’hui, je m’autorise à assumer qui je suis et ce que j’ai envie de faire de ma vie. Des trucs que je trouvais hier encore trop osés, trop new-age, trop bizarres ou pas assez ceci ou cela… comme assumer mon corps gros et en faire profiter les autres. Pourquoi? Non pas pour faire de l’érotique ou de la course aux « j’aime », mais bien parce que moi, ça m’a aidée de voir d’autres femmes s’assumer. Ça m’a tellement aidée!

J’ai une minuscule audience, je ne suis pas une influenceuse, mais si c’est utile à une seule femme, une seule fille, alors c’est réussi.

❤❤❤

Agir

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Les sujets à propos desquels s’indigner sont nombreux. Il y a tant à faire. Je suis très sensible à l’injustice, je suis facilement révoltée, en colère.

Dernièrement j’ai constaté que lorsque je suis prise dans ces émotions, certes j’ai de l’énergie mais je ne suis pas juste dans cette énergie. Je suis « hors de moi ». Et ceux qui sont là s’en prennent plein la tête.

Il m’a semblé que je pouvais faire mieux. Contrairement à tout ce que j’ai vécu et pensé jusqu’à il y a peu, je cherche d’abord à revenir à moi au lieu de réagir dans l’énergie de l’injustice. Ce que je fais ou dis alors n’alimente plus (autant) la spirale de violence. Je ne subis plus mon emportement. Je reste dans mon coeur. Et je fais carrément moins de dégâts et pose plus d’actes solides. Comme me retirer du monde. Ce n’est pas une fuite, c’est le seul moyen pour me retrouver, pour réfléchir et incarner ensuite ce qui me semble juste, dans la matière comme dans la vibration.

Ça n’empêche pas les coups de blues devant l’ampleur de la tâche pour sortir de la violence, l’humiliation, le dénigrement, les discriminations, les rôles dans lesquels nous nous enfermons, les masques derrière lesquels nous nous cachons, la fuite de nos responsabilités, l’ignorance des conséquences de nos actes, le manque de souveraineté et de puissance personnelle…

Même si la liste est longue, nous sommes capables d’y faire face, oeuvrons ensemble pour la fameuse « paix dans le monde ».

Parfaitement imparfaite

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Peau du décolleté déjà ridée par l’exposition au soleil pourtant normale (je ne vais jamais exprès au soleil), seins qui tombent, gros ventre tout blanc, bronzage complètement hétérogène.

Et pourtant, j’aime cette photo, je m’aime sur cette photo et je me sentais plutôt à l’aise au moment où je l’ai prise, prête à me regarder en face, quasiment sereine… et une petite flamme de défi au fond de moi.

« Oh, un bouddha »… et bien oui, ça fait beaucoup de peau, beaucoup de rondeurs, beaucoup de plis.

La vie m’a menée à ce point où il m’est impossible de perdre du poids. Mais je peux être aussi douce et indulgente avec moi-même que je le suis avec les autres. Et je peux accepter de laisser passer ma lumière et de la partager avec toute personne pour qui le nombre de kilos n’a aucune importance.

Que la force soit avec moi!

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Qu’est-ce que c’est bon quand j’arrive à ne pas me prendre au sérieux, jouer avec mon image, jouer tout court et sourire et rire et me sentir bien et me sentir forte!

Photo prise par ma maman ❤

Corps gros

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(Je ne sais plus si j’ai déjà posté cette photo ici ou pas)

Hey mon corps, même avec tes bourrelets, même avec ton gras, même avec tes vergetures, tu me fais ressentir la vie avec intensité, sensualité et en dansant.

Ok, ton poids pèse un peu trop sur tes chevilles, ok, ton gras te gêne dans certains mouvements, ok, tu es vite essoufflé, mais c’est le mieux que nous puissions faire tous les deux pour le moment.

Indulgence et bienveillance pour notre histoire et notre présent.

Profusion

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Deux promenades samedi et dimanche avec ma maman dans les environs, 2h30 environ à chaque fois, passages dans des forêts à chaque fois. Et qu’est-ce que c’est vert!!!

Je n’avais pris ni appareil photo ni téléphone pour laisser mon cerveau au repos (sinon, je cherche la photo) mais j’ai emprunté celui de ma maman dimanche, lors d’un passage tellement mignon dans un bout de forêt sur la colline en face de chez nous.

Vivement la prochaine balade!

Cheveux gris

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Bon, comme pas mal de monde, le confinement et les actualités (que pourtant je ne regarde pas mais qui me passent sous les yeux quand même sur les différents réseaux sociaux où je suis) ont généré une angoisse latente depuis 2 mois. Je dors mal, insomnies bien plus fréquentes qu’avant, je tourne en rond car mes activités sont à l’arrêt et ça va durer encore pour moi vu que je travaille avec l’humain, cela me préoccupe. Et quand je vois tous ceux qui rebondissent plus grands, plus beaux, plus forts, alors que moi je n’y arrive pas, je culpabilise.

Une histoire personnelle délicate me pose souci.

Peut-être même deux et des poussières.

Alors oui, j’ai beaucoup beaucoup de chance car j’ai une maison avec jardin, de quoi manger, des proches qui m’aiment. Je le sais et globalement, je peux dire que, jusqu’ici, tout va bien. Pas de drame à déplorer. Merci la vie de m’en protéger.

Et là, sur une photo du jour, je vois cette mèche de cheveux gris.

Oups… se pourrait-il que le contexte ait accéléré le processus naturel de « maturité »?

Je n’ai que 44 ans mais je commence à présenter sur et dans mon corps les signes de la femme mûre comme on dit. La pré-vieillesse…

Les choses importantes à vivre

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Suite à un film vu ce soir, je me rends compte que je ne me suis jamais demandé ce que je voudrais vivre/faire avant de mourir, et donc ce qui est vraiment important pour moi tant que je suis là.

Parce que je sais que la vie est fragile, je sais que la mort peut se pointer n’importe quand. J’avais déjà eu une première prise de conscience au décès d’une amie d’un cancer alors qu’elle n’avait que la quarantaine, c’était il y a quelques années à peine, et la drôle d’époque que nous vivons aujourd’hui me rappelle bien ma condition de mortelle.

Si je sais que je n’ai pas envie de perdre ma vie à la payer dans un système économique et politique qui ne me plait pas, je ne sais pas ce que je veux vivre. Comme si jusqu’à présent je m’étais laissée portée par les flots, ou en tous cas, sans être vraiment consciente de ça, parce que j’ai réalisé pas mal de choses dont j’avais envie, mais bizarrement, je n’en garde pas le goût de la satisfaction. Comme si je n’avais, à ces moments, pas pris pleinement conscience de ma chance, de mon bonheur. Pourquoi ai-je l’impression d’instants fugaces de bonheur et d’insatisfaction latente? Est-ce un coup de notre culture du malheur? Je sais que je dois déconstruire cette propension au « oui, mais… », cette propension à me poser en victime, à minimiser le bien en portant trop d’attention au mauvais. Quelle drôle de culture tout de même et quel drôle de manque de clairvoyance de ma part de ne pas avoir pris conscience de cela plus tôt.

Donc, je pose là mon intention. Ce blog s’appelle Une Vie d’Allégresse et ce n’est pas pour rien, c’est pour me rappeler que c’est le moteur de ma vie, la « joie vive qui se manifeste extérieurement » (merci Larousse). Parce que oui, j’aime éprouver la joie, beaucoup de joie, et oui, j’aime l’exprimer au monde!

Cette photo est floue mais cette photo immortalise un moment de joie lors d’une sortie avec ma fille.

Je veux sourire à en avoir mal aux mâchoires et rire à en avoir mal aux abdos, je veux serrer dans mes bras et dire que je les aime et m’émerveiller de voir vivre mes enfants, je veux me laisser aller contre le sein de ma mère et contre la poitrine de mon père pour recevoir leur amour inconditionnel, je veux parcourir la nature et savoir que j’y suis à ma place, écouter le vent dans les arbres, sentir le soleil sur ma peau, humer les parfums des fleurs, de l’herbe coupée, de la terre mouillée après l’orage, de l’homme que j’aime, car je veux aimer un homme à en sentir mon coeur exploser d’élan amoureux, je veux faire l’amour et jouir à en pleurer d’extase, je veux une relation joyeuse, festive, attentionnée, sensuelle, je veux goûter les mille saveurs des mille cuisines du monde entier, je veux toucher et être touchée avec tendresse et douceur, accueillie, bercée, enveloppée, caressée, je veux parcourir le monde et me repaitre de tous ses paysages et de tous ses visages, je veux entrer en relation de coeur à coeur avec les humains, les animaux et tous les êtres vivants qui sauront me toucher, je veux m’émerveiller chaque jour, je veux garder ma curiosité enfantine, je veux servir la liberté, je veux trouver ma place et sentir que je suis juste, je veux être une femme puissante, entière, qui ose être elle-même en toute circonstance, je veux être honnête et intègre et authentique, être vulnérable aussi, je veux être choisie et honorée, je veux m’aimer pleinement, corps et âme, je veux être reine, être déesse…

Je veux apprendre à jouer du tambour de rituel et à chanter en même temps, je veux vivre des cercles de femmes en pleine nature, je veux me débarrasser de ma peur de ne pas être à la hauteur, je veux oser danser sous la pluie pieds nus dans la boue, je veux m’initier au tantra et plus si affinités, je veux reprendre toutes les photos de Sourires et dessiner en plus à côté/dessus et monter une grande exposition, je veux être reconnue en tant qu’artiste, je veux avoir les moyens d’exprimer tout ce que j’imagine, je veux suivre les enseignements de femmes accomplies gardiennes de la terre, danseuses de l’amour, je veux aller danser dans un grand bal comme le grand bal, je veux tester la biodanza et la danse contact et peut-être encore d’autres, je veux voyager et baigner dans l’énergie d’amour, je veux rencontrer des hommes respectueux de toute vie, des hommes féministes, je veux apprendre, découvrir et m’enrichir…

Et je veux servir la Bienveillance, l’Amour et participer à construire un monde au service de la Vie.

Oui, je suis idéaliste, utopiste, en quête d’absolu. Oui, j’en demande beaucoup.

Il est urgent que j’apprenne à recevoir beaucoup.