Archives de Catégorie: Ecriture

Poème du 12 juin 2019

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L’espace d’un instant
Le soleil a caressé mon cou
De l’un de ses rayons..

J’ai frémi.

Douce volupté…
Comme quand tu y as déposé
De légers baisers.

J’ai rougi.

Mug et papier vus de dessus sur une table grise

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Gris du 4 juin 2019

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Un ciel gris comme ma mélancolie,

Le passé me rattrape, le présent me fuit.

Ton regard chiffoné du matin,

La douceur de ta main,

Ton sourire jusqu’au fond des yeux,

Ces instants où c’était merveilleux.

Remontent les souvenirs

Dans ce présent si incertain.

Alors pourvu que demain

Entende à nouveau mon rire.

Car j’aurai à nouveau ouvert mon coeur,

Pour marcher vers demain sans peur.

Guillemette, juin 2019

Festiv’halles du 24 mai 2019

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Help, la pièce jouée par des ados de 17-18 ans, a encore bouleversé le public ce soir sous la halle de Grenade. Troisième représentation que je voyais, troisième fois que ça me prend le ventre et que j’ai envie de hurler avec eux.

Une jeune femme debout devant un micro, deux jeunes femmes debout tenant une pancarte "Mon corps est à moi" à bout de bras. Photo en noir et blanc.

Et surtout, j’ai envie de vivre pleinement après le dernier texte de Charlotte Delbo, femme de lettres française (1913-1985).

Auschwitz et après, tome 2: Une connaissance inutile de Charlotte Delbo

PRIÈRE AUX VIVANTS
POUR LEUR PARDONNER D’ÊTRE VIVANTS

Vous qui passez
bien habillés de tous vos muscles
un vêtement qui vous va bien
qui vous va mal
qui vous va à peu près
vous qui passez
animés d’une vie tumultueuse aux artères
et bien collée au squelette
d’un pas alerte sportif lourdaud
rieurs renfrognés, vous êtes beaux
si quelconques
si quelconquement tout le monde
tellement beaux d’être quelconques
diversement
avec cette vie qui vous empêche
de sentir votre buste qui suit la jambe
votre main au chapeau
votre main sur le cœur
la rotule qui roule doucement au genou
comment vous pardonner d’être vivants…

Vous qui passez
bien habillés de tous vos muscles
comment vous pardonner
ils sont morts tous

Vous passez et vous buvez aux terrasses
vous êtes heureux elle vous aime
mauvaise humeur souci d’argent
comment comment
vous pardonner d’être vivants
comment comment
vous ferez-vous pardonner
par ceux-là qui sont morts
pour que vous passiez
bien habillés de tous vos muscles
que vous buviez aux terrasses
que vous soyez plus jeunes chaque printemps

Je vous en supplie
faites quelque chose
apprenez un pas
une danse
quelque chose qui vous justifie
qui vous donne le droit
d’être habillés de votre peau de votre poil
apprenez à marcher et à rire
parce que ce serait trop bête
à la fin
que tant soient morts
et que vous viviez
sans rien faire de votre vie.

Pluie nocturne

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Adossée sous l’auvent, à l’abri des gouttes,
Bercée par la pluie, j’écoute.

J’écoute la langueur de mon coeur
A entendre tes mots de douceur…
Et mes émotions emmêlées.
J’écoute le frémissement de ma peau
A découvrir, contre toi, le plus beau…
Et mon corps fatigué.

J’écoute, je doute et j’attends,
Bercée par la pluie, que ce soit évident.

Guillemette, avril 2019