Archives de Catégorie: Ecriture

C’est quoi ton genre?

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Wouaw ce texte! Fort et percutant. Pour ne plus fermer les yeux, se boucher les oreilles et se taire!

Il parle sans détours de sexisme, du patriarcat et de la culture du viol, de la grossophobie et de toutes ces personnes qui choisissent une autre voie pour enfin se sentir libres et respectés.

http://dariamarx.com/2019/06/30/cest-quoi-ton-genre/

Merci.

Sur le fait d’être gros et la grossophobie, deux livres:

  • Daria Marx et Eva Perez-Bello, « Gros » n’est pas un gros mot, chroniques d’une discrimination ordinaire
  • Gabrielle Deydier, On ne nait pas grosse, on le devient

Et un collectif Gras Politique: https://graspolitique.wordpress.com/

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Tard le 24 juin 2019

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Tellement tard qu’on est déjà le 25, mais tant que je n’ai pas fermé les yeux, on reste le 24, na!

Si tu pouvais être là près de moi,

Ta main posée sur ma hanche,

Si je pouvais m’ouvrir toute à toi,

Couvrir cette page encore blanche

De mes désirs et mes envies,

Me suivrais-tu dans cette folie?

Dans ce tourbillon de vie,

Cette explosion de sensualité, aussi?

Si je pouvais être là près de toi,

Ma main sur ta joue,

Mes lèvres qui t’embrassent mille fois,

Du bonheur ça aurait le goût.

Gris du 4 juin 2019

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Un ciel gris comme ma mélancolie,

Le passé me rattrape, le présent me fuit.

Ton regard chiffoné du matin,

La douceur de ta main,

Ton sourire jusqu’au fond des yeux,

Ces instants où c’était merveilleux.

Remontent les souvenirs

Dans ce présent si incertain.

Alors pourvu que demain

Entende à nouveau mon rire.

Car j’aurai à nouveau ouvert mon coeur,

Pour marcher vers demain sans peur.

Guillemette, juin 2019

Festiv’halles du 24 mai 2019

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Help, la pièce jouée par des ados de 17-18 ans, a encore bouleversé le public ce soir sous la halle de Grenade. Troisième représentation que je voyais, troisième fois que ça me prend le ventre et que j’ai envie de hurler avec eux.

Une jeune femme debout devant un micro, deux jeunes femmes debout tenant une pancarte "Mon corps est à moi" à bout de bras. Photo en noir et blanc.

Et surtout, j’ai envie de vivre pleinement après le dernier texte de Charlotte Delbo, femme de lettres française (1913-1985).

Auschwitz et après, tome 2: Une connaissance inutile de Charlotte Delbo

PRIÈRE AUX VIVANTS
POUR LEUR PARDONNER D’ÊTRE VIVANTS

Vous qui passez
bien habillés de tous vos muscles
un vêtement qui vous va bien
qui vous va mal
qui vous va à peu près
vous qui passez
animés d’une vie tumultueuse aux artères
et bien collée au squelette
d’un pas alerte sportif lourdaud
rieurs renfrognés, vous êtes beaux
si quelconques
si quelconquement tout le monde
tellement beaux d’être quelconques
diversement
avec cette vie qui vous empêche
de sentir votre buste qui suit la jambe
votre main au chapeau
votre main sur le cœur
la rotule qui roule doucement au genou
comment vous pardonner d’être vivants…

Vous qui passez
bien habillés de tous vos muscles
comment vous pardonner
ils sont morts tous

Vous passez et vous buvez aux terrasses
vous êtes heureux elle vous aime
mauvaise humeur souci d’argent
comment comment
vous pardonner d’être vivants
comment comment
vous ferez-vous pardonner
par ceux-là qui sont morts
pour que vous passiez
bien habillés de tous vos muscles
que vous buviez aux terrasses
que vous soyez plus jeunes chaque printemps

Je vous en supplie
faites quelque chose
apprenez un pas
une danse
quelque chose qui vous justifie
qui vous donne le droit
d’être habillés de votre peau de votre poil
apprenez à marcher et à rire
parce que ce serait trop bête
à la fin
que tant soient morts
et que vous viviez
sans rien faire de votre vie.