Archives Mensuelles: août 2017

Monnaie Libre Ğ1, un nouveau paradigme

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Contrairement aux autres monnaies libres, indexées sur les monnaies officielles, la monnaie libre Ğ1 est totalement séparée du système bancaire et économique dans lequel nous vivons. Nous percevons un dividende juste car nous existons. C’est un vrai changement de point de vue par rapport au travail. Je ne maitrise pas assez le sujet pour en dire plus, je vous invite à vous rendre à l’un des apéro d’information et d’installation.

De l’intérêt d’une monnaie libre : Vous n’y connaissez rien à la monnaie ? Ou alors, vous connaissez un peu le sujet mais vous ne connaissez pas la monnaie libre ou ne voyez pas encore son intérêt ? Dans ce cas, imaginez … Un nouvel avoine https://blog.cgeek.fr/de-linteret-dune-monnaie-libre.html

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Apéro Monnaie Libre à Toulouse
Mercredi 30 août à 19h30
au bar à chocolat Les Farfadets en pays Cathare
19 bis Faubourg Bonnefoy, 31500 Toulouse

Les Apéros Monnaie Libre sont l’occasion de nous rencontrer entre membres et futurs membres de la monnaie libre Ğ1.
Que vous soyez totalement débutant ou utilisateur confirmé, tout le monde est bienvenue aux apéros monnaie libre.

Un apéro est composé de temps en groupes pour répondre aux besoins différents de chacun,
les groupes sont dépendants du nombre d’intervenants disponibles mais les groupes 1 et 2 sont toujours assurés :

(~ 20min) Introduction tous ensemble.
(~ 1h) Séparation en groupes. Vous pouvez naviguer librement d’un groupe à l’autre au cours de l’apéro (sauf pour les animateurs héhé).
groupe 1 : Présentation de ce que sont les monnaies libres (pour ceux qui ne connaissent pas ou peu).
groupe 2 : Assistance création/utilisation de porte-feuille Ğ1 sous Cesium.
groupe 3 : Offres et demandes de biens et services en Ğ1.
groupe 4 : Accompagnement à l’installation d’un nœud Duniter*,
et approfondissements théoriques et techniques pour ceux qui veulent « voir le dessous du capot ».
(durée inconnue) échanges libres jusqu’à la fermeture de la salle _

Si vous souhaitez de l’assistance pour créer ou utiliser votre compte Ğ1, nous vous recommandons d’apporter votre appareil (téléphone, tablette, pc portable). Nous disposerons de prises électriques sur le lieu pour brancher vos appareils si nécessaire ainsi que du wi-fi.

Ces apéros sont aussi un moment privilégié pour demander ou proposer des biens et services en Ğ1 🙂

Entrée gratuite mais prévoir une consommation 😉


https://www.monnaielibreoccitanie.org/

La page facebook avec les évènements: https://www.facebook.com/monnaie.libre.occitanie/

 

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L’été photographique de Lectoure, 32

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Samedi après-midi, j’ai enfin pris le temps d’aller voir les expos de l’été photographique de Lectoure, dans le Gers. Enfin, au final, je n’en ai vu qu’une partie et il faudra donc que j’y retourne 🙂

Maintenant, je sais qu’il n’y a pas que de la photo, mais aussi des installations d’art contemporain qui n’ont pas forcément grand chose à voir avec la photo. Comme je suis prévenue, ça va. La première année où cela avait changé, ça m’avait déçue.

Partie en famille, nous en avons profité pour partager aussi des moments gourmands ou rigolos, la chaleur ambiante nous permettant d’être très détendues 🙂

Premier arrêt à la halle au grain, où j’ai retrouvé avec grand plaisir « le refuge », cette installation de Stéphane Thidet que j’avais déjà vue aux Abattoirs.

Mais il y avait aussi les photos de Simon Brodbeck et Lucie de Barbuat que j’avais découverte dans un livre à la médiathèque de Toulouse, ces photos qui changent les perspectives en étant prise d’au-dessus. Et j’ai découvert les photos d’Eva Borner qui m’ont beaucoup plu.

En nous rendant ensuite à l’ancien tribunal, autre lieu d’exposition, nous avons pu entendre quelques histoires en gascon, voir des danses gasconnes avec des gens portant vraisemblablement le costume traditionnel, tout cela sur la place devant la cathédrale… ce week-end là avaient lieu les gasconnades à Lectoure! Manon nous a attendu au frais de l’entrée de la cathédrale, et elle n’était pas la seule à s’abriter ainsi du soleil et de la chaleur.

 

A l’ancien tribunal, nous avons trouvé de belles choses, notamment l’œuvre vidéo « Staging Silence (2) » de Hans Op De Beeck, un film d’une vingtaine de minutes je dirais, où s’enchainent les mises en scène de paysages fabriqués devant la caméra en plan fixe sur un plateau parfois sec, parfois empli d’eau, en noir et blanc, pour une atmosphère onirique agréable ou inquiétante. Lien vers la vidéo (qui fait bien 20 minutes): http://www.hansopdebeeck.com/works/2013/staging-silence-2

J’ai retrouvé les photos de Laure Ledoux, même si celles exposées maintenant m’ont moins plu que celles que j’avais vues au printemps.

Et j’ai particulièrement apprécié les photos mettant en scène des animaux empaillés et des animaux vivants dans des lieux luxueux de Karen Knorr ainsi que le très étrange et quelque peu inquiétant espèce de cabinet des curiosités de Sylvain Wavrant, une mise en scène sombre avec photos, taxidermie détournée, dessins, illustrations, cartes, mobilier… C’était plutôt dérangeant, et ce n’est en général pas ce que je préfère, mais là, j’avais envie de rester quand même. Ca dégageait une étrangeté mystérieuse qui titillait peut-être mon côté sombre.

Les photos ci-dessous ont été prises dans l’espace investi par Delphine Gigoux-Martin, cet entre deux un peu délabré dans l’ancien tribunal que j’aime beaucoup et que j’avais déjà photographié, mais où se promenaient cette fois, sur les murs en lambeaux, des girafes animées, ainsi que dans la salle des photographies de Marie Maurel de Maillé, que j’ai bien aimées. Cette oeuvre du portrait de cette dame sur fond noir nous a inspiré des essais plus ou moins réussis, mais on a bien ri.

Nous avons repris la rue en sens inverse pour nous rendre à l’ancien hôpital, à la fois pour d’autres expos de l’été photographique et à la fois pour les brocanteurs, et nous avons fait une pause gourmande à la librairie-salon de thé Le Cochon Bleu.

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Et nous avons un peu trainé en route… J’en ai profité pour faire un portrait de chacune de mes filles sur fond de rideau de fer de magasin fermé.

A l’ancien hôpital il y avait deux artistes exposés dans le cadre de l’été photographique. Il y avait la série de Julien Magre sur un parc d’attraction de Dakar un jour de fermeture. Julien Magre est aussi exposé à la halle au grain et je ne peux pas dire que j’apprécie vraiment ses photographies, mais dans cette série sur ce parc d’attraction aux allures de parc abandonné qui commence à vieillir, j’ai retrouvé de cette émotion qui me prend face aux bâtiments du passé, vieillots et souvent définitivement fermés, parfois en attente de démolition ou rénovation, une émotion de tristesse empreinte de nostalgie. Cette émotion et ce sentiment qui poussent en moi pour donner corps à un travail sur la mémoire… un jour… Et je dois dire que le choix du lieu de ces photos de ce parc d’attraction était pour moi un très bon choix, dans une vieille chambre de cet ancien hôpital, aux vieux luminaires et aux couleurs de mur complètement démodées. L’ensemble m’a touchée. L’autre artiste, Estelle Vernay, avait fait des installations dans plusieurs chambres et je n’ai pas trop accroché. Mais son installation vidéo genre aquarium projeté sur un lourd rideau en pans de plastique dans une ancienne salle de bain nous a également inspiré quelques photos.

Nous avons terminé par la visite des ateliers d’artistes au sous-sol de l’hôpital puis des brocanteurs au RDC. Il y avait des choses intéressantes au sous-sol, mais je n’ai pas réussi à rendre en photo ce qui m’a plu, sachant que ce jour là je n’avais que mon téléphone et pas mon appareil.

Pour cette raison, j’ai peu de photos de cette après-midi. Je suis étonnée d’avoir écrit autant, au départ je pensais que ça serait un très court article…

 

Ecolo jusqu’au bout

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Et pas n’importe quel bout 😀

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J’ai opté pour éliminer le plus de plastique et de produits chimiques de ce qui entre en contact avec mon corps ou celui de mes enfants, tant pour ma santé que pour éviter de polluer encore plus la planète. J’ai utilisé des couches lavables en coton, voire j’ai appris à ne pas les utiliser (hygiène naturelle). J’utilise des articles d’hygiène féminine lavables également et apprends également à en utiliser le moins possible (flux instinctif).

Après 18 ans de mariage et un divorce, la question du préservatif s’est à nouveau posée pour moi. Et là, je suis tombée par hasard, en 2013, sur un article sur leur fabrication. Les préservatifs classiques que nous trouvons partout sont en plastique (polyuréthane), dérivés du pétrole ou en latex synthétique, auxquels on ajoute des conservateurs, arômes et autres stabilisants chimiques. Il m’a semblé logique et cohérent d’éviter autant que possible le pétrole et les produits chimiques vu leur contact avec des muqueuses! Et que dire de leur impact environnemental après utilisation (comme les couches classiques, les serviettes hygiéniques, contenant également plastique et produits chimiques et finissant dans les décharges)?

Pourquoi n’en avais-je pas entendu parler plus tôt? C’est sûr, il est plus facile de parler de la contamination possible par les contenants alimentaires en plastique, les biberons, boites repas, etc… que de parler de préservatifs, sujet intime encore délicat à aborder malgré l’hypersexualisation ambiante. L’enjeu n’est peut-être pas le même non plus, va-t-on me répondre. Accepter de faire entrer pétrole et produit chimique pour éviter une Infection Sexuellement Transmissible, le choix est vite fait, même pour moi.

Cependant, la bonne nouvelle, c’est qu’il existe des alternatives tout aussi efficaces puisque la certification est la même pour tous les préservatifs sur le marché.

Il s’agit de préservatifs en latex naturel, qui ne contiennent pas de parabens, notamment, même s’ils contiennent encore des produits pas terribles pour garantir leur durée de vie avec efficacité. Les préservatifs produits en latex naturel proviennent en général de plantations gérées de façon écologique et/ou durable. Même si je n’ai pas pu aller vérifier par moi-même. Certes, il ne faut pas être allergique au latex.

A l’utilisation, le plus gros avantage de ces préservatifs est qu’ ils ne puent pas le plastique! Et sur les retours masculins que j’ai pu avoir, ils sont plus agréables à porter que les classiques. Quand on sait le nombre de personnes qui ne se protègent pas car ils « n’aiment » pas les préservatifs, ça a son importance… (même si franchement, ne pas « aimer » dans ce cas ne devrait pas être un obstacle à l’utilisation, je n’aime pas faire la vaisselle ni le ménage ni ma déclaration d’impôts, et pourtant…)

On peut assez facilement trouver les préservatifs de la marque Fair Squared ou RFSU en France en magasin bio ou sur internet, sur les sites qui vendent des produits bio écolos (brindilles, la ferme les peupliers, greenweez, etc…) ou sur les sites qui vendent des préservatifs (le roi de la capote, condozone, etc…).

Green Condom, entreprise Suisse, propose une livraison partout dans le monde, de préservatifs certifiés vegan (pas de caséïne) et même un abonnement mensuel avec différentes formules selon les besoins. Ils en proposent même sans lubrifiant, ce qui permet d’utiliser un lubrifiant que vous aurez vous-même choisi! A base d’eau pour la compatibilité.

Un lien vers un article récent (décembre 2016) qui parle de tout ça et propose d’autres marques (en page 2): https://www.consoglobe.com/preservatifs-penetrent-ecologie-3350-cg

Alors, plus d’excuse pour ne plus être amoureux écolos 🙂

 

Virée dans le Comminges, jour 3

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Pour ce dernier jour, il ne s’agira pas tant du Comminges que des étapes du retour chez moi. Au réveil au camping de Luchon, je ne savais toujours pas vraiment ce que j’allais faire. J’ai regardé la carte routière, la carte des randonnées, les guides… Au final, la fatigue d’une deuxième courte nuit me décida à prendre tranquillement le chemin du retour, en faisant autant d’arrêts que nécessaire pour me sentir encore en vacances.

Je ne me souviens plus dans quel village je me suis arrêtée en premier pour voir la chapelle romane Saint-Julien. Ce que j’apprécie dans l’art roman en plus de la forme des arcs que j’ai toujours préférés complètement arrondis, c’est la sobriété. Quand c’est associé avec des peintures de cette époque à l’air naïf, je suis aux anges. Bon, je n’ai pu qu’en faire le tour, trouver porte close et repartir. Arrêt suivant à Mauléon-Barousse avec sa pompe à essence et sa borne Michelin d’un autre âge. Enfin, troisième arrêt sur les berges de l’Ourse, parce que le nom peut tellement s’accorder avec mon humeur solitaire que j’apprends à respecter de plus en plus. C’était un clin d’oeil.

 

L’étape suivante me pris plus de temps. Je m’arrêtai au village de Bramevaque pour y visiter le château des comtes du Comminges, château en ruines à l’exception du donjon, conservé et même restauré pour le toit, par des chantiers internationaux de bénévoles qui campaient là. Pour arriver au château, il faut monter à travers une forêt très moussue dans laquelle je me sentis d’abord suspecte, puis enfin accueillie. Etonnant, mais j’ai aimé et je suis restée quelque temps, à juste être là. Les ruines aussi offraient une ambiance assez particulière, ainsi qu’une très belle vue sur les montagnes et le village en contrebas. Les nuages descendirent sur les montagnes à la fin de ma visite, comme l’avant-veille à Saint-Bertrand de Comminges, et la bruine me pressa de regagner la voiture et continuer mon chemin.

 

Je décidai de ne pas prendre l’autoroute, mais de traverser tout droit la campagne, par St-Gaudens, Boulogne sur Gesse, les gorges de la Save, Lombez… Je n’avais pas décidé de m’arrêter à Saint-Gaudens, mais en passant, le panneau « Chapelle Sain-Jacques – Centre d’art contemporain » attira mon attention. Ce fut un petit détour dans la ville. L’exposition présentait les peintures de Benoît Bonnemaison-Fitte, un artiste vivant à Aurignac, et ne m’enchanta guère, mis à part deux tableaux. Mais le lieu me plut, il me faudra suivre l’actualité des expositions. Le centre d’art est géré par une association et travaille parfois avec les Abattoirs à Toulouse.

 

Je ne m’arrêtai au bord de la Save, au début de la départementale aujourd’hui fermée à la circulation et donc dédiée aux piétons et cyclistes, seulement pour grignoter au calme. L’heure de retrouver mes filles approchaient, j’avais juste le temps pour un arrêt supplémentaire que je choisis de faire à Lombez. Je n’avais jamais mis les pieds dans cette ville. Je fus très agréablement surprise par la vieille ville et la cathédrale, au charme désuet, et où je découvris que j’avais les mêmes initiales que Sainte-Germaine!

 

Au lavoir, je trouvai, comme à Saint-Clar, un « parcours » street art. Je le suivis un peu, jusqu’à la médiathèque qui abrite aussi la maison de l’écriture au premier. Une expo intéressante, des mots d’enfants rigolos, mes vacances se terminent en poésie et j’adore ça!

 

Le voyage commence au coin de la rue.

 

 

Virée dans le Comminges, jour 2

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Déjà que le camping, c’est pas le pied pour faire la grasse mat’ entre la lumière et les bruits des voisins qui se lèvent tous tôt, ce jour là, ce fut vraiment raté… Ce jeudi 17 août, je fut réveillée à 7h du matin par un bruit indiquant qu’une bête se glissait sous la tente au niveau de l’auvent… Grumpf… Bon, ben, je me suis levée et j’ai découvert un magnifique crapaud :-)! Et bien, quitte à être réveillée, j’ai décidé d’aller faire une balade en montagne à la fraiche.

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Je n’ai pas trop galéré pour replier la fameuse tente 2 secondes ^^ et donc me voilà partie pour Luchon et ses randonnées! Je jetai mon dévolu sur la montée au lac d’Oô, j’avais envie de voir un lac. Il était indiqué 1h15 de marche depuis le val d’Astau, bon, j’ai mis 1h50… Mais parce que je me suis arrêtée faire des photos bien sûr! Je n’avais aucune idée de ce qui m’attendait, ni en terme de dénivelé, ni en terme de paysages, ni en terme de vue à l’arrivée, mais j’étais contente d’être là. Et j’en ai bien bien profité.

Je ne suis pas allé tester la température de l’eau, mais elle ne m’inspirait pas forcément plus que ça, pas comme d’autres qui se sont bien rafraichis! Je me suis assise à l’ombre et j’ai pris un thé. Et bien, à ce bout du monde là, on trouve du thé Damman! Après une pause admirative devant le lac et les montagnes environnantes, je redescendis vers le val, après un petit arrêt au bord du ruisseau, très très froide l’eau!

J’étais bien contente d’avoir été réveillée tôt finalement. Il me restait alors toute l’après-midi. Je redescendis sur Luchon pour trouver où boire un café, je décidai de ne pas m’arrêter au premier établissement et j’ai donc fait un petit tour dans cette ville. Dès qu’on lève la tête, on aperçoit la montagne. J’ai dû acheter une nouvelle carte SD pour mon appareil photo et la femme qui me reçut m’incita à monter à Superbagnères pour le paysage apparemment unique. Les télécabines m’ont semblé une alternative intéressante à la voiture. Cela faisait un moment que je n’étais pas monté dans une télécabine, et je crois que je n’étais jamais montée seule dans une télécabine. J’ai eu peur. Oui. Mais c’était une bonne idée. Le paysage était en effet unique. Le plateau entouré des montagnes, quelques sommets enneigés, mais aussi les géants de fer des remontées mécaniques, aussi inutiles en été que les fléchages pour les pistes de ski. Et les troupeaux de vaches… L’été, Superbagnères appartient aux vaches!

La journée touchait à sa fin pour moi, assez dans les pattes… Le camping de Luchon m’attendait, entouré de montagnes également, ça en devient banal 🙂 Un tour dans la piscine, un tour sous la douche et ma soirée se continua allongée. J’avais peur d’avoir mal aux fesses, j’ai eu mal aux mollets…

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C’est tout ce qu’il faut savoir…

 

Virée dans le Comminges, jour 1

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Au prétexte d’une amie non-véhiculée à conduire à Saint-Girons, j’ai décidé mardi après-midi de partir le lendemain faire un tour dans les Pyrénées. Diverses choses s’étant annulées, j’avais 3 jours devant moi, l’occasion m’était donnée, je l’ai saisie.

N’ayant aucune idée d’où me conduiraient ces vagabondages, j’ai pris la tente, le matelas, les duvets, quitte à dormir dans la voiture, mais en me disant qu’un simple petit emplacement de camping, ça se trouve facilement au dernier moment. Au moment où j’aurais décidé de l’endroit où passer la nuit, vers 19h…

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Mercredi matin, nous voilà parties, mon amie que je dois déposer à Saint-Girons et moi. Je pensais faire un tour du côté d’Aulus les Bains après l’avoir déposée, et la promenade jusqu’à la cascade d’Ars, mais le temps avait décidé de ne pas être de mon côté.

Je trouvais dommage de me balader en montagne entourée de nuages et sans visibilité sur les paysages. Aussi, j’ai décidé de faire demi-tour et d’aller, enfin, visiter St Bertrand de Comminges.

Quelques kilomètres avant d’arriver, je suis passée sur la Garonne, et je me suis trouvée toute étonnée de la voir si petite, une rivière de montagne. J’ai voulu m’arrêter pour faire quelques photos, il y avait une base nautique pour faire du kayak et du canoë, la base nautique de Valcabrère. J’ai demandé la permission de me garer sur leur parking, deux gars m’ont très gentiment dit oui, que je fasse comme bon me semblait, et quand ils ont vu mon appareil, ils m’ont demandé si c’était pour un magazine ou un reportage, si j’étais pro, parce qu’ils aimeraient bien avoir de jolies photos pour leur site et leur page facebook. Alors, je leur ai proposé de leur donner les photos que j’aurais prises et j’en ai pris un peu plus que juste pour moi 🙂  A priori, j’ai gagné en échange une promenade sur l’eau pour une prochaine fois pour aller faire des photos depuis le bateau à de jolis endroits sur la Garonne… Mais je n’ai pas pu en profiter durant ces 3 jours, j’espère qu’ils s’en souviendront!

La Garonne est bien mignonne à cet endroit et j’ai même mis les pieds dedans, comme dans une simple petite rivière.

J’ai parcouru les quelques kilomètres restant pour arriver à Saint-Bertrand de Comminges. J’avais imaginé une ville, je ne sais pas pourquoi, mais j’ai découvert un petit village, à moitié au sommet de la colline sur fonds de montages, à moitié au pied de la colline dans une vallée fort jolie. Les nuages de bruine accrochés aux montagnes en fond de vallée et derrière le village donnaient à l’ensemble un certain charme.

Ma balade dans la ville haute m’a mené à visiter la cathédrale Notre-Dame ou Sainte-Marie avec le cloître et le jardin ouverts sur la montagne ainsi que les deux expositions photographiques proposées dans le cadre du festival de photo MAP Toulouse.

J’ai beaucoup aimé la vue du cloître et du jardin sur la montagne brumeuse. Le jardin n’était pas grand, à la taille de la « ville », mais adorable avec notamment ce poirier qui débordait par-dessus le mur d’enceinte. La cathédrale m’a touchée par sa sobriété au niveau des murs, rehaussée par des peintures uniquement sur les clefs de voûte. Ce qui était étonnant et quelque peu impressionnant, c’est cette « église à l’intérieur de l’église » formée par les stalles en bois. Très ouvragées, des détails m’ont bien plus, surtout les gravures végétales dans le bois. Et aussi l’orgue, comme, accroché au mur dans un angle. J’ai regretté l’absence de bancs, chaises, siège quelconque pour se poser et sentir les choses.

 

Les expositions photo, l’une dans l’office de tourisme (magnifique bâtiment) et l’autre dans un musée, valent vraiment le détour. Les deux présentent le parcours de migrants traversant le Moyen-Orient et l’Europe, espérant le statut de réfugiés et une vie qui ressemble à une vie, digne et humaine. Les deux présentent des images fortes, touchantes, vivantes, belles, dérangeantes. J’ai plongé à leur côté en suivant leur exil, m’étonnant à la fin de la visite de ressortir sous la bruine de ce village avec ma nationalité française, mes yeux bleus et ma peau blanche, associés à une vie tellement désirée par tous ces humains meurtris. Privilège. La culpabilité qui pointe de ne pas leur venir concrètement en aide? Et l’actualité de ces derniers jours qui rappellent que tous les humains ne sont pas égaux, que la violence, les inégalités aigües et la douleur sont toujours meurtrières.

 

J’ajoute quelques images glanées lors de la promenade au gré des ruelles dans ce village, un peu plus de légèreté, un brin de nostalgie et de magie et toujours quelques gouttes de pluie.

 

J’ai appelé le camping au bord de la ville basse, il y avait bien sûr de la place pour moi, j’ai dû répéter deux fois que j’étais une seule personne, est-ce si rare? De mon dernier petit tour avant que je ne reste au camping m’installer et me poser, deux images. L’une de la plaine devant la camping avec cet air de « grands espaces » et l’autre du cours d’eau qui traverse la ville basse, déjà plein de feuilles mortes.

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Cette journée fut bien remplie et le temps maussade aura finalement apporté une touche de mélancolie poétique à l’ensemble. Jusqu’au bout j’aurais eu droit à cette atmosphère particulière, puisque j’ai planté ma tente sous un bien bel et grand arbre.

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Je n’avais aucune idée en m’endormant de ce que me réservait le lendemain. J’avais la possibilité de la promenade sur la Garonne, mais pas avant 10h, et en camping, en général je suis levée tôt, mais pourquoi pas. Je voulais continuer à improviser et sentir le sens du vent. A suivre…