Archives de Tag: thérapie

Lettre d’info et projets de rentrée

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Dans cette lettre d’information vous trouverez:

  • l’humeur du mois
  • l’atelier du mois
  • les infos sur mes cours de danse dès septembre
  • la présentation des séances individuelles
  • les projets pour la rentrée
  • mon travail d’artiste
Epis de blé

En ce mois d’août, l’abondance de la nature est à son apogée. Ma haie est couverte de mûres, les pruniers du jardin croulent sous les fruits et dans la campagne alentour, les champs sont moissonnés, les tournesols exposent leur jaune éclatant, la fête de l’ail de Cadours se prépare et les fêtes de village battent leur plein.

C’est le moment de célébrer l’abondance, la prospérité et la fertilité. Une occasion de ne pas oublier que nous devons tout cela à la terre qui nous porte et qu’elle mérite toute notre attention pour la préserver et la protéger.

C’est aussi le moment de remercier pour nos moissons personnelles, ce que nous avons récolté dans nos vies, que cela corresponde à ce que nous avions semé, désiré, ou que cela nous surprenne… et nous enseigne.

Belle moisson à toustes!

PS: je serai en vacances les deux dernières semaines d’août, mais vous pouvez tout de même me contacter pour vos projets à la rentrée.

L’atelier du mois

aquarelle de femme en robe bleue avec des cheveux roux l'entourant complètement

Jeudi 15 août de 19h30 à 22h: cercle de femmes

Sous la pleine lune, un cercle de femmes pour recevoir la bénédiction de la voie du féminin de Miranda Gray, partager une méditation sur l’abondance, puis un moment de discussion informelle et autres petites propositions de ma part.  

  • Galembrun (31330)
  • participation financière libre
  • pour les femmes et jeunes filles déjà réglées

Inscription indispensable par mail ou téléphone.

A la rentrée, reprise de la danse!

portrait de femme dansant les mains devant le visage
Photo Alexia Martin

Reprise de mon cours de danse pour les ados et les adultes, à Cadours le mardi à 19h30 avec l’Association Sports et Loisirs (ASL).

Un cours pour toutes, tous les niveaux, tous les gabarits, dans le respect des corps et des possibilités de chacune. Dans un esprit chaleureux et bienveillant, nous aborderons les danses orientale, indienne, tzigane, teintées d’une influence contemporaine.

Conscience corporelle, créativité, exploration personnelle, techniques et mouvements, danses de groupe… et chorégraphie pour celles qui le souhaitent sur un temps supplémentaire après l’heure de cours.

Venez essayer gratuitement mardi 17 septembre à la salle de danse au dessus du foyer rural de Cadours. Prévoir une tenue souple et confortable, de préférence près du corps, et une bouteille d’eau.

Tarif:

  • adhésion annuelle individuelle: 29€
  • cotisation: 140€ payable en une ou trois fois

ASL Cadours: aslcadours@yahoo.fr

En séance individuelle

gros plan sur des pots à crayon rouges, bleus et verts

En séance individuelle, je propose de vous accueillir avec amour et bienveillance pour un moment bien à vous où nous pourrons parler de vous et de vos besoins et aspirations. Je vous ferai des propositions (art-thérapie, photo-thérapie, harmonisation énergétique, méditation, visualisation…) pour vous permettre de vous recentrer, de vous retrouver, de vous exprimer, afin d’explorer en confiance votre intériorité pour trouver vos réponses.  

Je mettrai mes compétences de maitre reiki, moon mother (niveau 1), artiste pluridisciplinaire et maman investie dans la parentalité positive pour vous accompagner dans votre recherche personnelle.

Tarif de base de 50€ de l’heure. A votre domicile ou au mien.  

Les projets pour la saison 2019-2020

joli carnet avec une plume posée dessus
Je compte bien continuer à proposer des ateliers créatifs mêlant méditation, mouvement, dessin, écriture, collage, un moment pour vous pour vous exprimer en toute confiance.

Je serai présente à la journée « octobre rose » organisée par le centre social de Cologne, avec mon exposition de sourires et un mini-atelier ouvert à tous, le samedi 5 octobre 2019. Plus d’infos ultérieurement.

Sur Grenade, le projet de troupe théâtre et danse pour les 16-20 ans avec l’association La Compagnie des Mots à Coulisses est toujours d’actualité. Retrouvez-nous au forum des assosiations de Grenade le samedi 7 septembre pour en parler avec Sandrine Roullier (théâtre) et moi-même (danse). En attendant, contactez Sandrine pour en savoir plus: 06 23 98 61 09.

Il est possible que je puisse ouvrir un cours de danse à Grenade, ados et adultes, comme celui à Cadours. Pour l’instant, je n’ai pas de salle. Je vous tiendrai au courant dès que j’en saurai plus.

Sensibilisée aux problèmes sur l’image de soi, je réfléchis à proposer un espace-temps pour les personnes en surpoids avec de la danse physiologique pour (re)prendre contact avec bienveillance avec son corps, libérées du jugement et de la pression des regards extérieurs, et des temps de parole et de soutien. Si ce projet vous intéresse, merci de me contacter, que je sache si cela serait utile, souhaité et possible.

Selon les demandes, je reprogrammerai des ateliers photo pour aborder les bases de la photographie. Débutants et faux-débutants. Je suis également disponible pour des séances photo. Contactez-moi!

Je compte proposer une partie de mes services en monnaie libre, une monnaie complètement hors du système monétaire étatique, non adossée à l’euro. Possibilité d’organiser des réunions de découverte et d’information sur la monnaie libre, demandez-moi! Infos sur https://monnaielibreoccitanie.org/

Je souhaite également mettre en place un système de séances ou service divers « suspendus ». Les personnes ayant les moyens pré-paient une séance photo, un atelier créatif, un cercle de femmes, une séance individuelle… et les personnes avec peu de moyens peuvent demander à en bénéficier. Ainsi, ils ne paient pas le service utilisé. Bien sûr, je tiendrai la liste des services « suspendus » à jour.  

Mon travail d’artiste

Desssin de vagues en "mandala" à colorier

Si vous me suivez sur les médias sociaux (mon blog, facebook, pixelfed, mastodon, diaspora…), vous savez que je partage quasi quotidiennement mes photos, dessins, poèmes et réflexions sur la vie et le monde.

Si vous aussi vous aimez profiter de ces partages et souhaitez que je continue à créer, vous pouvez me soutenir financièrement en me faisant un don, par exemple un café par semaine, via la plateforme Liberapay en vous rendant sur mon compte https://liberapay.com/guillemette.silvand/

Bien sûr vous pouvez aussi acquérir l’une de mes photos ou l’un de mes dessins ou demander une séance photo (famille, portrait, boudoir, reportage…).

Voir la boutique sur mon site internet:  www.guillemettesilvand.fr/index.php/boutique/  

Et les bonus gratuits: www.guillemettesilvand.fr/index.php/bonus-gratuits/

Contactez-moi pour passer voir les oeuvres disponibles dès à présent à la vente!

Se parler à soi-même

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Le week-end dernier (pas celui qui vient juste de passer, celui d’avant) j’ai été complètement submergée par des émotions négatives liées à mes blessures émotionnelles. Je ne trouvais rien pour m’apaiser. J’avais besoin d’aide, de réconfort, d’amour inconditionnel, et j’étais incapable de me donner tout ça.

Ça faisait longtemps que je ne m’étais pas sentie aussi mal, triste et en colère.

Le lundi qui a suivi j’avais un rendez-vous avec une thérapeute avec qui j’ai pu parler de tout ça. Elle m’a proposé trois choses à faire pour mieux gérer et guérir.

Sur le moment, reconnaître et accepter l’émotion, ne pas la bloquer, mais accepter de me laisser traverser plutôt que de se laisser emporter par elle.

Et pour avancer dans ma guérison, deux choses.

La première, faire une liste de 80 choses qui me plaisent chez moi, dont je suis fière, contente. Ça peut être des qualités humaines comme des savoir-faire.

La deuxième, me regarder tous les jours dans le miroir et me dire tous les jours de belles choses, à moi-même, me dire ce que j’aimerais qu’on me dise, les yeux dans les yeux.

Je l’ai fait deux jours, et j’avais les larmes aux yeux de me dire et de m’entendre dire ça. Puis j’ai oublié deux jours. Quand j’ai voulu recommencer aujourd’hui, je n’ai pas pu. Je me suis vue, je me suis reconnue et la tristesse m’a envahie. Je me suis mise à pleurer et je me suis fuie, je n’ai pas su me réconforter.

J’imagine que ce n’est pas censé avoir cet effet là. J’appréhende presque de recommencer. Je veux bien accepter ma tristesse mais j’aimerais vraiment ne plus avoir mal au coeur et au ventre ainsi. Je me sens ballottée par la vie, je ne sais plus où m’accrocher qui serait stable. Ça fait plus d’un an maintenant que tout bouge et certains jours je me sens perdue. D’autres, je retrouve mon ancrage et ma solidité. Mais pas ces jours-ci.

Les filles m’ont demandé de les « surveiller » à la piscine. Voilà de quoi me poser quelques minutes. Un ancrage temporaire.

Calmer mon coeur, calmer ma panique… peut-être pourrai-je enfin me dire de belles choses ensuite.

Je suis dépendante affective

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Samedi 15 juin 2019

Il fait 17° dans la maison ce midi. Mes bottes mouillées par ma promenade d’hier sous la pluie dans la forêt ne peuvent pas sécher. Alors j’allume un feu, pour faire sécher mes bottes, pour réchauffer mon coeur par ce petit plaisir d’écrire au coin du feu.

Depuis hier après-midi et ma sortie en forêt à mouiller mes yeux de larmes autant que mes bottes de pluie, les choses se mettent en place dans ma tête et dans mon coeur surtout.

Pourtant, hier la journée n’a pas été particulièrement mauvaise. Surtout comparée à celles de ceux qui vivent la guerre, la famine, l’exil, la maladie… Oui, je sais, je suis privilégiée. Ce qui ne m’empêche pas d’éprouver des difficultés à la hauteur de ma vie de privilégiée. Mais ne vous méprenez pas, il ne s’agit pas d’une énième plainte. Hier, donc, j’ai dû m’organiser pour caler un aller-retour à Toulouse pour rapporter les gobelets réutilisables Element’Terre empruntés pour notre événement de Pentecôte avant d’aller passer une heure et quart sur le fauteuil du dentiste, puis l’anesthésie se dissipant, j’ai dû supporter la douleur grandissante de ma dent triturée, et ma fille m’a appelée en pleurs, car le stress de cette fin d’année avec spectacles et concerts et baccalauréat s’accommode mal avec son caractère angoissé. Aller-retour pour lui apporter du soutien psychologique, je me suis retrouvée face à mon impuissance à l’apaiser. Et enfin une soirée avec un ami, pour laquelle je me réjouissais, a été annulée. Rien de grave donc dans tout ça. Mais tout cela ensemble a eu raison de la barrière qui retenait mes émotions, mes larmes, la mise à nu de ma vulnérabilité.

Je marchais dans la forêt sous la pluie avec cette certitude évidente qui s’affichait en gros: on est seul dans la vie comme on est seul sur un chemin de forêt sous la pluie. Ce n’était pas si démoralisant que ça, tout le monde le sait, mais il y avait quand même un peu d’amertume dans ce rappel. Cela ne pourrait-il pas être autrement?

Toutes mes réflexions depuis hier m’ont amenée à comprendre ce midi, pas que dans ma tête mais aussi dans mon coeur, que non, cela ne peut pas être autrement, car j’ai tout fait pour que ça soit ainsi.

J’ai grandi dans une famille où on cultive le don de soi et le service aux autres. J’ai cru que pour être aimée il fallait que je me conforme à ces valeurs, que c’était la seule façon d’exister dans cette famille. Taire mes besoins et être au service des autres. C’est l’histoire de ma vie. Syndicats, associations, déléguée des élèves, organisatrice d’événements pour les autres, j’ai super bien appris et j’ai toujours été très active pour accompagner, aider et servir les autres. J’ai un CV impressionnant de ce côté là. Et c’est devenu mon principal trait de caractère. Cela m’a définie, j’étais celle sur laquelle on pouvait compter, celle à qui on demandait (de l’aide, du soutien, même à 2h du matin, de s’oublier pour privilégier enfants et couple), celle qui était là pour les autres. Ah ça j’ai bien réussi. Demandez à tous ceux qui me connaissent, ils vous parleront de « ma générosité et ma disponibilité ». J’ai trop bien réussi même. Si j’ai été capable de donner encore et encore et pendant très longtemps, j’en ai complètement oublié une chose primordiale: et moi dans tout ça? Enfin, je n’ai pas oublié, mais j’ai fait taire cette question tellement égoïste et inacceptable. Je suis ironique. Sauf qu’aujourd’hui je me demande: qui suis-je en réalité derrière ce rôle, quels sont mes besoins et comment est-ce que je m’en occupe?

Grâce à mon thérapeute, des livres et des conférences de développement personnel, mes amis, mes rencontres et surtout mes relations amoureuses difficiles, j’ai compris que je m’étais complètement perdue dans ce personnage que j’avais créé et que je jouais en permanence. Oh, je m’autorisais de temps en temps à me plaindre de la charge de travail et du manque de reconnaissance (les ingrats!), mais c’était pour obtenir encore plus de reconnaissance en me plaçant en victime et qu’on me rassure sur le fait que j’étais formidable, avec un grand coeur. Je pouvais ainsi continuer à jouer ce rôle très valorisé de sauveuse, parfois victime, mais toujours du « bon »côté, du côté de ceux qui se sacrifient pour les autres.

Je n’avais pas vu que j’avais une blessure énorme de manque de reconnaissance, je n’avais pas vu que j’avais besoin d’être rassurée et réconfortée, qu’on s’occupe de moi, vraiment, pas juste 5mn quand je me plaignais.

Au début, quand j’ai compris ça, que j’avais cette blessure (et sûrement d’autres), je ne l’ai pas accepté. Enfin, je l’ai accepté intellectuellement, mais pas dans mon coeur. Et donc je me suis battue contre cet état de fait, en pensant qu’avec la force de la volonté, je pourrais dépasser le malaise grandissant en moi, que je pourrais rester forte et parfaite. Et à me battre contre cela, je me suis encore plus épuisée. A tel point que j’en suis tombée malade physiquement. Mon corps m’a obligée à m’arrêter. J’ai résisté, je n’ai pas complètement arrêté, je n’ai pas compris vraiment. Et il est encore malade, je suis encore malade. Ca me fournit aussi un prétexte pour recevoir de l’attention.

Aujourd’hui j’ai compris dans mon coeur que cela ne sert à rien de me battre contre mes blessures et mes besoins. J’ai compris que mes blessures, les peurs associées et mes besoins de reconnaissance, de réconfort, d’acceptation et d’amour doivent être reconnus, que je dois accepter ma vulnérabilité et que je dois la montrer même. J’ai compris que je pouvais faire cela sans culpabiliser ni mourir de honte (de ne pas être forte ni parfaite). Et j’ai compris aussi que tant que je n’acceptais pas mes besoins et ma vulnérabilité, tant que je ne les assumais pas et n’en parlais pas, je ne pourrais pas rencontrer les personnes qui pourraient m’aider, me réconforter, m’accepter, m’aimer même avec cela, telle que je suis et être là pour moi, être vraiment là pour moi comme j’en ai besoin, avec beaucoup d’attention.

Tout ce que j’ai donné aux autres, j’ai besoin de le recevoir. Le réconfort et l’amour que j’ai donnés sans compter, j’ai besoin de les recevoir sans compter également. Je suis dépendante affective, j’ai besoin qu’on m’aime et qu’on me le montre et qu’on me le dise, beaucoup, j’ai besoin qu’on me rassure énormément. Alors je m’en occupe aussi moi-même de tout cela, mais j’ai aussi besoin que ça vienne de l’extérieur. Je sais que ce n’est pas psychologiquement correct, je sais qu’il ne « faut » pas, mais tant que j’ai essayé de me battre contre mes blessures et mes besoins et que j’ai voulu être autonome, je n’ai pas réussi à l’être. Mêmes actions, mêmes résultats. Il est temps d’essayer autre chose.

Accepter mes peurs, mes besoins, mes blessures et mon imperfection.

Tant pis pour l’image que cela donne de moi, tant pis pour mon orgueil… J’ai peur que ma famille et mes amis ne me comprennent pas, j’ai peur de passer pour une égoïste, j’ai peur des changements que cela va forcément provoquer dans mon entourage et dans ma vie, j’ai peur, mais j’ai aussi plein d’espoir dans le coeur, parce que je sens que c’est la bonne voie pour être vraiment qui je suis et m’accepter et m’assumer… la seule façon de pouvoir avancer.

Quelques références qui m’ont amenée où j’en suis maintenant:

Changer sa vie avec la photo

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Je consacre beaucoup de temps quotidiennement à la photo, en étant chez mes amis en vacances, je m’en rends bien compte, parce que c’est du temps que je ne passe pas avec eux. Mais comme les musiciens travaillent chaque jour leur instrument.

Ces 4 dernières années, mon regard a beaucoup évolué, je vois bien l’évolution de mes photos. Et moi-même j’ai aussi commencé à comprendre qui je suis vraiment, ce que je veux faire de ma vie. Le rapport au monde et à moi-même a été changé et je pense que ma pratique photographique n’y est pas étrangère.

Je viens de lire ce matin un article dans le magazine de parentalité positive Peps le témoignage d’une photographe canadienne qui a fait ce même parcours que j’ai commencé à faire et qui dit ce que je commence à exprimer depuis quelques mois. Je me suis tellement retrouvée dans son témoignage que je souhaite le partager ici. J’espère que le magazine Peps ne m’en voudra pas de partager ces pages.

Ce magazine est mon préféré sur le sujet de la parentalité, celui qui à mon sens réfléchit le plus au vrai respect des besoins et de la nature de l’enfant et des familles. Je le recommande chaudement à tout parent en marche vers une nouvelle façon d’accompagner les enfants avec respect et bienveillance. La base à mon avis pour un vrai changement de société. Vous trouverez les informations sur ce magazine, les numéros, l’abonnement et tout sur le site https://pepsmagazine.com/

Mais il va bien au-delà de l’enfant et de la famille, les articles sont une occasion pour tous, adultes y compris, de grandir, réfléchir, s’éveiller.

Je partage maintenant ce témoignage de la photographe Nathalie LAUZON dont vous pourrez trouver le travail sur http://nathalielauzon.ca/

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Je vais commander ses livres je crois bien.