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Imbolc 2019

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Imbolc, la fête du milieu de l’hiver dans le calendrier païen. Elle est fêtée normalement le 1er février au soir.

C’est encore l’hiver, et pourtant nous sentons déjà le printemps. Étant en charge des offrandes de la terre pour toute cette année païenne, j’ai fait une longue balade samedi dans la campagne environnante pour trouver de quoi offrir aux amis lors du rituel d’Imbolc que nous avons fêté hier, dimanche 10 février 2019. La plupart des arbres sont nus, dans la forêt il n’y a encore rien de neuf, mais quelques arbustes portent des bourgeons, voire des fleurs: le mimosa est presque presque fleuri, le laurier-tin a sorti les bourgeons, le cognassier du Japon porte déjà quelques fleurs et de nombreux bourgeons… Et au sol, les pâquerettes, les violettes et les soucis commencent à colorer l’herbe bien verte.

Au cœur de l’hiver, les prémices du printemps portent l’espoir.

C’est le temps des naissances chez les animaux de la ferme, c’est le retour du lait. Le lait blanc, associé à la pureté. L’élément eau, également associé à cette fête, son nom signifiant « lustration », est l’élément purificateur, qui lave et emporte au loin les dernières choses à laisser derrière soi avant le printemps (si ça pouvait emporter mes rhino et mon asthme à répétition…).

C’est enfin le temps de semences, ou tout du moins du choix des graines et de leur bénédiction. Pour notre jardin extérieur ainsi que pour notre jardin intérieur. L’hiver touche à sa fin.

Cette fête est souvent liée à la féminité (de par l’élément eau?) et à la déesse Brigit, déesse de la lumière et de l’eau, entre autres. La lumière est d’ailleurs importante pour cette fête, la dernière de l’hiver, la dernière de la période sombre où la lumière est représentée par une bougie, une flamme à protéger et cultiver. Pour symboliser les jours qui rallongent, le soleil qui revient, la crêpe est de mise pour cette fête. J’en ai donc préparé une petite montagne hier avant de me rendre chez les amis.

Le temps du rituel, la pluie et le vent nous ont épargnés. Même si la pluie aurait pu être bienvenue en tant qu’élément associé à Imbolc, on aurait eu froid et j’appréhendais un peu d’être dehors sous la pluie avec mon gros rhume.

Comme dons de la terre j’avais choisi du chai comme boisson, associant le « feu » des épices rappelant le retour du soleil et le lait. Comme nourriture, des crêpes, toujours avec du lait et, pour moi, toujours représentant le soleil (quand il fait défaut, on le symbolise) et des rondelles de pomme, coupées de façon à avoir une étoile à 5 branches en son centre. De la pomme car Imbolc est aussi la fête de la quête de la Connaissance. C’est moins évident pour moi ce symbole cependant.

En offrande de la terre à chaque participant et au feu transmutateur, j’ai offert une branche de mimosa et une branche de laurier-tin pas encore éclos mais presque, plein de promesse et d’espoir. J’avais choisi en fonction des couleurs des fleurs, jaune (lumière) pour le mimosa et blanc (pureté, lactation) pour le laurier-tin, même si les fleurs blanches étaient cachées dans des bourgeons roses.

Pour mon offrande personnelle, j’avais choisi une petite tige de cognassier du Japon avec deux fleurs écloses et quelques bourgeons. Je l’ai mise au feu, le feu qui transmute, avec l’intention que ce qui a éclos pour moi de bon et de nouveau ces dernières semaines continue de grandir et de se développer. C’est en lien avec ma valeur et mon estime de moi.

Je terminerai avec le message d’invitation de Mascha pour ce rituel:  » L’eau coule sur notre noirceur mise à nue par l’hiver. Derrière ce rideau de pluie, l’ile au pommiers laisse apparaître son voile de brume, la nuit s’achèvera bientôt laissant derrière elle la promesse d’une connaissance nouvelle. Dépouillées et lavées, les forces de vies s’invitent en douceur pour nous éveiller à notre nouvelle lumière. »

https://jardinpourdemain.wordpress.com/

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Passage

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Étonnante expérience d’effondrement dans le calme et la paix puis de remontée laborieuse. Le feu était magnifique, mon regard s’y est accroché, la fumée m’a enveloppée encore et encore, ma bougie était une autre ancre.

Bienvenue dans la saison froide et sombre.

« Le Samhain est un temps d’arrêt pour se rappeler le grand passage. A cette période de l’année, les feuilles sont tombées des arbres, la sève des arbres est retournée dans leurs racines, les fleurs ne sont plus. C’est une période de grands vents, de pluie et de temps gris. L’obscurité commence à se faire sentir, le froid, la mort. c’est un temps pour se souvenir de ceux et celles qui sont parti-e-s vers l’autre rive et honorer leur mémoire. un temps, également, pour se souvenir de ce qui a été et de ce qui n’est plus. Un temps pour pleurer, pour rire, pour vraiment laisser nos parties vulnérables cachées exprimer le deuil en profondeur, dans toute leur beauté et leur vérité. Puisque dans chaque mort, il y a un germe de vie, on fête ici la mort et la vie qui dansent cette même danse de transformation et de renaissance. Les femmes savent, avec leurs cycles, que la mort est nécessaire à toute vie. Samhain célèbre la mort et l’obscurité et nous propose de célébrer nos zones inconfortables, nos monstres et nos démons intérieurs. »

Rêv’Elles, agenda lunaire 2017