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Virée dans le Comminges, jour 3

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Pour ce dernier jour, il ne s’agira pas tant du Comminges que des étapes du retour chez moi. Au réveil au camping de Luchon, je ne savais toujours pas vraiment ce que j’allais faire. J’ai regardé la carte routière, la carte des randonnées, les guides… Au final, la fatigue d’une deuxième courte nuit me décida à prendre tranquillement le chemin du retour, en faisant autant d’arrêts que nécessaire pour me sentir encore en vacances.

Je ne me souviens plus dans quel village je me suis arrêtée en premier pour voir la chapelle romane Saint-Julien. Ce que j’apprécie dans l’art roman en plus de la forme des arcs que j’ai toujours préférés complètement arrondis, c’est la sobriété. Quand c’est associé avec des peintures de cette époque à l’air naïf, je suis aux anges. Bon, je n’ai pu qu’en faire le tour, trouver porte close et repartir. Arrêt suivant à Mauléon-Barousse avec sa pompe à essence et sa borne Michelin d’un autre âge. Enfin, troisième arrêt sur les berges de l’Ourse, parce que le nom peut tellement s’accorder avec mon humeur solitaire que j’apprends à respecter de plus en plus. C’était un clin d’oeil.

 

L’étape suivante me pris plus de temps. Je m’arrêtai au village de Bramevaque pour y visiter le château des comtes du Comminges, château en ruines à l’exception du donjon, conservé et même restauré pour le toit, par des chantiers internationaux de bénévoles qui campaient là. Pour arriver au château, il faut monter à travers une forêt très moussue dans laquelle je me sentis d’abord suspecte, puis enfin accueillie. Etonnant, mais j’ai aimé et je suis restée quelque temps, à juste être là. Les ruines aussi offraient une ambiance assez particulière, ainsi qu’une très belle vue sur les montagnes et le village en contrebas. Les nuages descendirent sur les montagnes à la fin de ma visite, comme l’avant-veille à Saint-Bertrand de Comminges, et la bruine me pressa de regagner la voiture et continuer mon chemin.

 

Je décidai de ne pas prendre l’autoroute, mais de traverser tout droit la campagne, par St-Gaudens, Boulogne sur Gesse, les gorges de la Save, Lombez… Je n’avais pas décidé de m’arrêter à Saint-Gaudens, mais en passant, le panneau « Chapelle Sain-Jacques – Centre d’art contemporain » attira mon attention. Ce fut un petit détour dans la ville. L’exposition présentait les peintures de Benoît Bonnemaison-Fitte, un artiste vivant à Aurignac, et ne m’enchanta guère, mis à part deux tableaux. Mais le lieu me plut, il me faudra suivre l’actualité des expositions. Le centre d’art est géré par une association et travaille parfois avec les Abattoirs à Toulouse.

 

Je ne m’arrêtai au bord de la Save, au début de la départementale aujourd’hui fermée à la circulation et donc dédiée aux piétons et cyclistes, seulement pour grignoter au calme. L’heure de retrouver mes filles approchaient, j’avais juste le temps pour un arrêt supplémentaire que je choisis de faire à Lombez. Je n’avais jamais mis les pieds dans cette ville. Je fus très agréablement surprise par la vieille ville et la cathédrale, au charme désuet, et où je découvris que j’avais les mêmes initiales que Sainte-Germaine!

 

Au lavoir, je trouvai, comme à Saint-Clar, un « parcours » street art. Je le suivis un peu, jusqu’à la médiathèque qui abrite aussi la maison de l’écriture au premier. Une expo intéressante, des mots d’enfants rigolos, mes vacances se terminent en poésie et j’adore ça!

 

Le voyage commence au coin de la rue.

 

 

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