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Plateau de Beille

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Cette année, j’ai tenu ma promesse à miss n°3 d’aller une journée « à la neige ». En effet, elle aime jouer dans la neige et elle est déçue presque tous les hivers car il fait trop doux chez nous.

Nous sommes donc parties entre filles, ma mère, deux de mes filles et moi, pour une grosse après-midi au plateau de Beille, pour faire bonhomme ou bonnefemme ou sculptures en neige, promenade à pieds, jeux d’hiver divers.

Nous avons eu très très beau temps, j’ai même cru que je prendrais des coups de soleil.

Nous nous sommes garées au bout du parking près de la forêt enneigée, super joli et agréable de suite, un peu à l’écart de la station.

Caramel est né assez vite.

Mais pour Sasa Rondi il a fallu plus de temps. Le temps pour moi d’aller prendre un café en terrasse au soleil face à la chaine de montagnes. Y a pire même s’il y avait du monde pour profiter du soleil. Sans doute moins que d’autres fois néanmoins vu qu’il n’y avait pas beaucoup de neige.

Et donc, quand je suis retournée voir les artistes, Sasa était née.

Nous sommes ensuite parties pour une balade sur le plateau, enfin, sur la petite partie où les piétons sans raquette étaient autorisés. Une partie plutôt sans neige. Mais la vue était belle!

Il y avait des chiens de traineau pour faire faire des tours aux touristes. Sans neige, c’étaient des chiens de chariot…

A la fin de notre promenade nous sommes arrivées au moment où les chiens étaient libérés et s’en donnaient à coeur joie dans tous les sens.

Thé en terrasse avec le ciel qui se couvre, la station qui ferme, le froid qui tombe, mais toujours la belle vue. Derniers instants avant de rentrer.

Une bien belle journée même si miss n°3 n’a pas eu assez de temps pour toutes les sculptures de neige qu’elle voulait faire… Faudra revenir!

Virée dans le Comminges, jour 3

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Pour ce dernier jour, il ne s’agira pas tant du Comminges que des étapes du retour chez moi. Au réveil au camping de Luchon, je ne savais toujours pas vraiment ce que j’allais faire. J’ai regardé la carte routière, la carte des randonnées, les guides… Au final, la fatigue d’une deuxième courte nuit me décida à prendre tranquillement le chemin du retour, en faisant autant d’arrêts que nécessaire pour me sentir encore en vacances.

Je ne me souviens plus dans quel village je me suis arrêtée en premier pour voir la chapelle romane Saint-Julien. Ce que j’apprécie dans l’art roman en plus de la forme des arcs que j’ai toujours préférés complètement arrondis, c’est la sobriété. Quand c’est associé avec des peintures de cette époque à l’air naïf, je suis aux anges. Bon, je n’ai pu qu’en faire le tour, trouver porte close et repartir. Arrêt suivant à Mauléon-Barousse avec sa pompe à essence et sa borne Michelin d’un autre âge. Enfin, troisième arrêt sur les berges de l’Ourse, parce que le nom peut tellement s’accorder avec mon humeur solitaire que j’apprends à respecter de plus en plus. C’était un clin d’oeil.

 

L’étape suivante me pris plus de temps. Je m’arrêtai au village de Bramevaque pour y visiter le château des comtes du Comminges, château en ruines à l’exception du donjon, conservé et même restauré pour le toit, par des chantiers internationaux de bénévoles qui campaient là. Pour arriver au château, il faut monter à travers une forêt très moussue dans laquelle je me sentis d’abord suspecte, puis enfin accueillie. Etonnant, mais j’ai aimé et je suis restée quelque temps, à juste être là. Les ruines aussi offraient une ambiance assez particulière, ainsi qu’une très belle vue sur les montagnes et le village en contrebas. Les nuages descendirent sur les montagnes à la fin de ma visite, comme l’avant-veille à Saint-Bertrand de Comminges, et la bruine me pressa de regagner la voiture et continuer mon chemin.

 

Je décidai de ne pas prendre l’autoroute, mais de traverser tout droit la campagne, par St-Gaudens, Boulogne sur Gesse, les gorges de la Save, Lombez… Je n’avais pas décidé de m’arrêter à Saint-Gaudens, mais en passant, le panneau « Chapelle Sain-Jacques – Centre d’art contemporain » attira mon attention. Ce fut un petit détour dans la ville. L’exposition présentait les peintures de Benoît Bonnemaison-Fitte, un artiste vivant à Aurignac, et ne m’enchanta guère, mis à part deux tableaux. Mais le lieu me plut, il me faudra suivre l’actualité des expositions. Le centre d’art est géré par une association et travaille parfois avec les Abattoirs à Toulouse.

 

Je ne m’arrêtai au bord de la Save, au début de la départementale aujourd’hui fermée à la circulation et donc dédiée aux piétons et cyclistes, seulement pour grignoter au calme. L’heure de retrouver mes filles approchaient, j’avais juste le temps pour un arrêt supplémentaire que je choisis de faire à Lombez. Je n’avais jamais mis les pieds dans cette ville. Je fus très agréablement surprise par la vieille ville et la cathédrale, au charme désuet, et où je découvris que j’avais les mêmes initiales que Sainte-Germaine!

 

Au lavoir, je trouvai, comme à Saint-Clar, un « parcours » street art. Je le suivis un peu, jusqu’à la médiathèque qui abrite aussi la maison de l’écriture au premier. Une expo intéressante, des mots d’enfants rigolos, mes vacances se terminent en poésie et j’adore ça!

 

Le voyage commence au coin de la rue.

 

 

Virée dans le Comminges, jour 1

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Au prétexte d’une amie non-véhiculée à conduire à Saint-Girons, j’ai décidé mardi après-midi de partir le lendemain faire un tour dans les Pyrénées. Diverses choses s’étant annulées, j’avais 3 jours devant moi, l’occasion m’était donnée, je l’ai saisie.

N’ayant aucune idée d’où me conduiraient ces vagabondages, j’ai pris la tente, le matelas, les duvets, quitte à dormir dans la voiture, mais en me disant qu’un simple petit emplacement de camping, ça se trouve facilement au dernier moment. Au moment où j’aurais décidé de l’endroit où passer la nuit, vers 19h…

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Mercredi matin, nous voilà parties, mon amie que je dois déposer à Saint-Girons et moi. Je pensais faire un tour du côté d’Aulus les Bains après l’avoir déposée, et la promenade jusqu’à la cascade d’Ars, mais le temps avait décidé de ne pas être de mon côté.

Je trouvais dommage de me balader en montagne entourée de nuages et sans visibilité sur les paysages. Aussi, j’ai décidé de faire demi-tour et d’aller, enfin, visiter St Bertrand de Comminges.

Quelques kilomètres avant d’arriver, je suis passée sur la Garonne, et je me suis trouvée toute étonnée de la voir si petite, une rivière de montagne. J’ai voulu m’arrêter pour faire quelques photos, il y avait une base nautique pour faire du kayak et du canoë, la base nautique de Valcabrère. J’ai demandé la permission de me garer sur leur parking, deux gars m’ont très gentiment dit oui, que je fasse comme bon me semblait, et quand ils ont vu mon appareil, ils m’ont demandé si c’était pour un magazine ou un reportage, si j’étais pro, parce qu’ils aimeraient bien avoir de jolies photos pour leur site et leur page facebook. Alors, je leur ai proposé de leur donner les photos que j’aurais prises et j’en ai pris un peu plus que juste pour moi 🙂  A priori, j’ai gagné en échange une promenade sur l’eau pour une prochaine fois pour aller faire des photos depuis le bateau à de jolis endroits sur la Garonne… Mais je n’ai pas pu en profiter durant ces 3 jours, j’espère qu’ils s’en souviendront!

La Garonne est bien mignonne à cet endroit et j’ai même mis les pieds dedans, comme dans une simple petite rivière.

J’ai parcouru les quelques kilomètres restant pour arriver à Saint-Bertrand de Comminges. J’avais imaginé une ville, je ne sais pas pourquoi, mais j’ai découvert un petit village, à moitié au sommet de la colline sur fonds de montages, à moitié au pied de la colline dans une vallée fort jolie. Les nuages de bruine accrochés aux montagnes en fond de vallée et derrière le village donnaient à l’ensemble un certain charme.

Ma balade dans la ville haute m’a mené à visiter la cathédrale Notre-Dame ou Sainte-Marie avec le cloître et le jardin ouverts sur la montagne ainsi que les deux expositions photographiques proposées dans le cadre du festival de photo MAP Toulouse.

J’ai beaucoup aimé la vue du cloître et du jardin sur la montagne brumeuse. Le jardin n’était pas grand, à la taille de la « ville », mais adorable avec notamment ce poirier qui débordait par-dessus le mur d’enceinte. La cathédrale m’a touchée par sa sobriété au niveau des murs, rehaussée par des peintures uniquement sur les clefs de voûte. Ce qui était étonnant et quelque peu impressionnant, c’est cette « église à l’intérieur de l’église » formée par les stalles en bois. Très ouvragées, des détails m’ont bien plus, surtout les gravures végétales dans le bois. Et aussi l’orgue, comme, accroché au mur dans un angle. J’ai regretté l’absence de bancs, chaises, siège quelconque pour se poser et sentir les choses.

 

Les expositions photo, l’une dans l’office de tourisme (magnifique bâtiment) et l’autre dans un musée, valent vraiment le détour. Les deux présentent le parcours de migrants traversant le Moyen-Orient et l’Europe, espérant le statut de réfugiés et une vie qui ressemble à une vie, digne et humaine. Les deux présentent des images fortes, touchantes, vivantes, belles, dérangeantes. J’ai plongé à leur côté en suivant leur exil, m’étonnant à la fin de la visite de ressortir sous la bruine de ce village avec ma nationalité française, mes yeux bleus et ma peau blanche, associés à une vie tellement désirée par tous ces humains meurtris. Privilège. La culpabilité qui pointe de ne pas leur venir concrètement en aide? Et l’actualité de ces derniers jours qui rappellent que tous les humains ne sont pas égaux, que la violence, les inégalités aigües et la douleur sont toujours meurtrières.

 

J’ajoute quelques images glanées lors de la promenade au gré des ruelles dans ce village, un peu plus de légèreté, un brin de nostalgie et de magie et toujours quelques gouttes de pluie.

 

J’ai appelé le camping au bord de la ville basse, il y avait bien sûr de la place pour moi, j’ai dû répéter deux fois que j’étais une seule personne, est-ce si rare? De mon dernier petit tour avant que je ne reste au camping m’installer et me poser, deux images. L’une de la plaine devant la camping avec cet air de « grands espaces » et l’autre du cours d’eau qui traverse la ville basse, déjà plein de feuilles mortes.

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Cette journée fut bien remplie et le temps maussade aura finalement apporté une touche de mélancolie poétique à l’ensemble. Jusqu’au bout j’aurais eu droit à cette atmosphère particulière, puisque j’ai planté ma tente sous un bien bel et grand arbre.

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Je n’avais aucune idée en m’endormant de ce que me réservait le lendemain. J’avais la possibilité de la promenade sur la Garonne, mais pas avant 10h, et en camping, en général je suis levée tôt, mais pourquoi pas. Je voulais continuer à improviser et sentir le sens du vent. A suivre…