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Journal photo du samedi 27 avril 2019

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En passant sur la N20… très peu nombreux ici et même plus loin.

un gilet jaune tenant un drapeau jaune avec le symbole de la paix

La détresse n’est toujours pas entendue, la violence du quotidien perdure, dans un pays si riche… La considération de chaque être humain, ce n’est pas encore ça.

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Sans fessée comment faire

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Le 30 avril est la journée de la non-violence éducative.

A cette occasion, la nouvelle version de la brochure «Sans fessée comment faire» de Catherine Dumonteil Kremer, illustrée par Lise Desportes est disponible au téléchargement sur https://pepsmagazine.com/brochures-affiches/

Pour un rapport sain et respectueux à cette personne qu’est l’enfant. Changer le système commence par là.

Au delà de ne plus utiliser la violence physique contre les enfants, ce qui leur apprend que les plus forts ont le droit de taper, c’est toute l’éducation qui est à passer au détecteur de la violence ordinaire pour prendre conscience que le rapport domination/soumission qui se joue là n’est pas anodin. Perpétuer ce rapport de force et de manque de respect prépare à la violence à l’ecole, au travail, envers les plus faibles et favorise les discriminations en tout genre et son corollaire, la soumission, la résignation.

Rien de tel pour perpétuer sexisme, racisme, exploitations diverses et variées, la conscience tranquille…

Faut bosser!

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Il y a quelques semaines j’ai passé un message dans mes réseaux pour expliquer que même si je propose beaucoup de choses, au final, je travaille peu, que c’est un peu galère et que j’aimerais plus travailler.

Alors que depuis le début de l’été 2018, j’ai des soucis de santé qui s’enchainent (et ces deux derniers mois sont les pires) et qui m’empêchent de travailler. Je suis fatiguée, physiquement et psychologiquement, donc c’est plutôt logique que je sois malade. Mais cela me stresse énormément d’être malade vu que pour continuer à toucher mes quelques Indemnités de Retour à l’Emploi, il faut que je montre que je fais ce qu’il faut pour retravailler. Et ça me rend encore plus malade. C’est un cercle vicieux. J’ai cherché la case « je prends une année sabbatique », mais ne l’ai trouvée nullepart.

Alors que je me débats à 4h du matin avec l’asthme et la toux (entre autres) et que je cherche une explication à autant de maux simultanés, je comprends que ce n’est pas plus de travail dont j’ai besoin, c’est de la valorisation de tout le travail que j’ai accompli et que j’accomplis encore sans être pour cela payée. J’ai besoin de valorisation sonnante et trébuchante.

Aussi loin que je me souvienne, j’ai été présente et disponible pour les autres en plus de mon « boulot » normal. Il y a 3-4 ans une camarade d’école primaire m’a envoyé un message pour me remercier de ce que j’avais fait pour elle, alors qu’on l’embêtait, j’intervenais pour la « protéger » et pour ne pas la laisser seule. Au collège et au lycée, j’étais tous les ans ou presque délégués des élèves. A la fac, j’étais investie dans le Bureau des Élèves, qui consistait à faire librairie de manuels difficiles à trouver (section russe), organiser des voyages linguistiques et actualiser et éditer l’annuaire des anciens élèves. En plus de ça j’aidais mes camarades qui avaient été absents et avaient besoin de rattraper.

J’ai accouché de mon premier enfant 2 jours après les dernières heures de cours de mon DESS. Trouvant rapidement absurde d’aller travailler à l’extérieur pour payer quelqu’un pour s’occuper de mon enfant et le voir grandir à ma place, je suis devenue « mère au foyer ». Ca ne fait pas rêver comme ça. C’est un sacré investissement. En plus d’élever et d’instruire mes enfants, je me suis investie dans une grosse association nationale d’information et de soutien à la parentalité, puis j’en ai créé une autre avec un champ d’action plus large puis encore une autre pour de la formation professionnelle puis une autre pour le réseau local des familles dont les enfants ne vont pas à l’école. J’ai passé ainsi des tonnes d’heures à élever mes enfants 7 jours sur 7, gérer des associations, préparer des réunions, des ateliers, me former et transmettre, informer, écouter, former.

Puis quand nous avons déménagé à la campagne, nous avons créé une association culturelle et artistique dans laquelle je me suis énormément investie, pour des cours et ateliers mais aussi pour organiser un festival d’une semaine de musique et de danse dans mon petit village de campagne. Ce festival connaitra cette année sa 10ème édition.

En tant que danseuse, j’ai aussi participé localement à de nombreux évènements de façon bénévole avec des spectacles et animations. Et je ne compte pas le nombre d’heures supplémentaires non payées pour mener les élèves au spectacle de fin d’année (prestation pour laquelle les professeurs ne sont pas payés d’ailleurs, 12h de présence parfois).

Quant à tout ce que je partage en mots, en images, en dessins, dans le monde quasi quotidiennement via mon blog et les médias sociaux et aussi via mon exposition photo, c’est aussi bénévolement. J’ai des retours très positifs sur tout cela, les gens apprécient ce que je donne, ce que je crée. On m’a eu dit plusieurs fois que j’étais inspirante. Je suis contente de pouvoir être utile.

Mais pour tout cela, pour tout ce temps consacré depuis le primaire aux autres personnes mais aussi à la vie sociale et culturelle des endroits où je vis, pour ce que je partage au monde chaque jour, je n’ai aucune valorisation. Ca ne m’a pas permis de cotiser à la retraite, ça ne m’a pas donné des heures de formation, ça n’a pas augmenté le montant de mes indemnités chômage ni de mes indemnités arrêt maladie et ça ne me permet pas de faire tout ça aujourd’hui ni de boucler mon mois.

En conclusion, j’ai toujours énormément bossé (combien de personnes m’ont dit que j’en faisais trop, que j’avais un emploi du temps trop chargé), mais pas de la façon qu’il faut pour que ça soit considéré comme tel. Mon cas n’est pas unique, malheureusement

Aujourd’hui je serais donc un parasite, je ne produis rien, je ne sers pas l’économie capitaliste, je ne sers pas la course à la consommation.

Et on m’a déjà dit plusieurs fois qu’il fallait que j’aille bosser. Ca veut dire bosser « pour de vrai ».

« Bonjour Monsieur, bip bip bip bip bip, vous avez votre carte de fidélité? ça vous fera 568,99€, vous voulez payer en 3 fois avec un crédit à 46%? si vous ne pouvez pas payer remettez les articles en rayon et allez voir les restos du coeur, merci. Suivant. »

La question que je me pose cette nuit est « vais-je arriver à continuer ma route et à servir l’humain dans ces conditions? vais-je pouvoir continuer à travailler pour tout ce qui n’est jamais comptabilisé dans le PIB et donc n’a pas de valeur officielle? » J’aime mon « travail » et j’aime apporter ma contribution ainsi et je pense vraiment que c’est aussi important que d’autres « vrais » métiers utiles et bien plus important que tout un tas de métiers qui ne servent qu’à entretenir l’asservissement de l’humain au pouvoir des plus riches et la destruction de notre environnement.

Mais il y a des nuits comme ça où je suis plutôt pessimiste.

Kiev, 1er novembre 2017

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Et oui, je n’avais pas fini de trier les photos de mon séjour à Kiev à l’automne dernier… Je ne sais même plus où j’en suis des publications ici avec les photos de mon reflex.

Je vais reprendre là où j’ai recommencé hier à trier et traiter les photos, à la moitié de mon séjour à peu près, au jeudi 1er novembre 2017.

Comme je le disais dans l’article de ce jour là illustré avec les photos de mon téléphone, ce fut une journée politique et culturelle. L’article que j’ai écrit ce jour là est un vrai complément de celui-ci.

Nous avons débuté la journée par une manifestation des enseignants contre la baisse des salaires. Plus grand monde veut être enseignant là-bas, au vu des conditions de travail, c’est un vrai problème.

Tout le monde s’est rassemblé place de l’indépendance (le fameux Maïdan) et est remonté vers le conseil des ministres.

Au passage, j’ai vu un reste de barricade de la dernière révolution, au milieu de l’avenue pavée.

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A la fin de la manifestation, des groupes pique-niquaient dans les jardins du palais Maryinsky, dans le grand froid.

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Nous avons fait le tour des travaux, et de l’autre côté du palais, j’ai découvert le campement des activistes anti-corruption dans les jardins devant le parlement. Ils étaient là depuis un moment, débordant aussi sur l’avenue (la même que celle de la manifestation) et la bloquant donc à la circulation. Ça m’a impressionnée. Je n’imagine pas que cela soit possible à Paris.

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Je ne sais pas où ça en est aujourd’hui, un an après. Je sais que la guerre continue avec la Russie et qu’il n’y a pas eu de miracle, la situation est toujours mauvaise pour ce pays. C’est tellement dommage!

Nous sommes ensuite redescendues et avons fait un arrêt au musée des beaux-arts ukrainiens et en repartant au métro, j’ai pris une autre photo du reste de barricade alors qu’il faisait nuit.

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Peu de kilomètres parcourus mais beaucoup d’impressions!

 

Reportage photo au bord de l’Aquarius

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Reportage photo d’Edouard Elias à bord de l’Aquarius en 2016.

Ce me rend malade, les images sont magnifiques mais racontent la détresse immense de ces personnes qu’aujourd’hui on refuse d’accueillir publiquement et officiellement.

Tellement de force dans ces images à voir sur http://edouardelias.net/fr/stories/s-o-s-aquarius/

Extraits…

 

Le socialiste moderne

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Même si c’est une image de pub pour des vêtements américains « patriotes » qui n’apprécient visiblement pas les idées de gauche, j’ai trouvé ça drôle de mon point de vue de plus à gauche que « le socialiste moderne » et pour me servir de leçon aussi au passage, moi qui aie un peu cette tendance bobo.

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Le socialiste moderne prend un Uber pour se rendre au Starbucks où il poste sur les réseaux sociaux depuis son Iphone pour critiquer le capitalisme…

Mouahahahaha!