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Se parler à soi-même

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Le week-end dernier (pas celui qui vient juste de passer, celui d’avant) j’ai été complètement submergée par des émotions négatives liées à mes blessures émotionnelles. Je ne trouvais rien pour m’apaiser. J’avais besoin d’aide, de réconfort, d’amour inconditionnel, et j’étais incapable de me donner tout ça.

Ça faisait longtemps que je ne m’étais pas sentie aussi mal, triste et en colère.

Le lundi qui a suivi j’avais un rendez-vous avec une thérapeute avec qui j’ai pu parler de tout ça. Elle m’a proposé trois choses à faire pour mieux gérer et guérir.

Sur le moment, reconnaître et accepter l’émotion, ne pas la bloquer, mais accepter de me laisser traverser plutôt que de se laisser emporter par elle.

Et pour avancer dans ma guérison, deux choses.

La première, faire une liste de 80 choses qui me plaisent chez moi, dont je suis fière, contente. Ça peut être des qualités humaines comme des savoir-faire.

La deuxième, me regarder tous les jours dans le miroir et me dire tous les jours de belles choses, à moi-même, me dire ce que j’aimerais qu’on me dise, les yeux dans les yeux.

Je l’ai fait deux jours, et j’avais les larmes aux yeux de me dire et de m’entendre dire ça. Puis j’ai oublié deux jours. Quand j’ai voulu recommencer aujourd’hui, je n’ai pas pu. Je me suis vue, je me suis reconnue et la tristesse m’a envahie. Je me suis mise à pleurer et je me suis fuie, je n’ai pas su me réconforter.

J’imagine que ce n’est pas censé avoir cet effet là. J’appréhende presque de recommencer. Je veux bien accepter ma tristesse mais j’aimerais vraiment ne plus avoir mal au coeur et au ventre ainsi. Je me sens ballottée par la vie, je ne sais plus où m’accrocher qui serait stable. Ça fait plus d’un an maintenant que tout bouge et certains jours je me sens perdue. D’autres, je retrouve mon ancrage et ma solidité. Mais pas ces jours-ci.

Les filles m’ont demandé de les « surveiller » à la piscine. Voilà de quoi me poser quelques minutes. Un ancrage temporaire.

Calmer mon coeur, calmer ma panique… peut-être pourrai-je enfin me dire de belles choses ensuite.

Accepter… et après?

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Bon ben ce soir et cette nuit, j’ai le moral dans les tongs…

Ma névrose, ma blessure, ma dépendance affective, mon truc qui m’embête bien, vient me rendre visite. Angoisse dans le plexus solaire, ça fait mal physiquement, et je rumine.

J’accepte d’avoir un plus grand besoin d’attention et d’affection qu’il est normal de demander, mais après, j’en fais quoi?

Parce que me sentir seule, me sentir mal de ces besoins, ça ne m’aide pas à devenir plus autonome et donc à être mieux.

J’ai déjà embêté tout le monde avec mes histoires, ma famille, mes amis. Et je ne sais pas vers qui me tourner pour être rassurée, reconfortée, qu’on me parle, qu’on me dise tous les mots qui j’ai besoin d’entendre ou de lire. Ces mots qui me reconnaîtraient. Ces mots sur lesquels m’appuyer un instant.

J’en ai marre ce soir d’être comme ça.

J’aimerais vivre autre chose, autrement. Du soutien, de l’amour, les mots qui portent, les gestes de tendresse. Souvent. Ou bien ne plus en avoir besoin.

Mais j’en suis encore là. Ouais encore.

La peur ou l’amour?

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Je fais le tri dans mes armoires, paniers, tables de chevet, et j’ai retrouvé ces cartes de Joanne Gregory, illustrées par Eleanor Carter, avec des propositions de petites actions et réflexions sur soi pour avancer vers plus de… liberté d’être déjà?

Alors je me suis dit que j’allais partager ces cartes ici, on ne sait jamais, si ça arrivait aux bonnes oreilles, aux bons yeux et au bon moment pour certains, ça serait déjà ça!

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Aujourd’hui, il m’a été proposé de regarder la peur en face.

La peur? Les peurs plutôt devrais-je dire. Pas rigolo, mais très utile de faire ce point sur mes peurs. Et surtout, de les démonter une par une. D’accord, j’ai peur de le pas y arriver, mais je regarde en arrière, j’y suis toujours arrivé, et si je n’y arrive pas cette fois, je me relèverai et en tirerai les leçons. Par exemple.

La peur n’existe que dans notre mental et elle est le contraire de l’amour. Personnellement, cela fait déjà un petit moment que je ne souhaite plus nourrir mes peurs, mais au contraire, toucher à toujours plus d’amour, le sentir me traverser et ma rassurer si besoin, me porter vers mes projets.

Alors, quel choix aujourd’hui? La peur ou l’amour? 🙂