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Paris: couleurs ou noir et blanc?

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Je ne publierai pas mes photos dans l’ordre de mon week-end dans le nord, où je me suis rendue pour chercher mon expo photo et la rapporter dans le Gers. Je commence ici avec mes photos d’un dimanche à Paris, en couleurs et en noir et blanc surtout.

J’ai retrouvé un ami dans ce lieu près de Denfert-Rochereau, les grands voisins, un lieu comme il en pousse de plus en plus, un lieu qui privilégie des valeurs de partage et de solidarité, d’écologie aussi, de création et gérance collective. Un endroit avec des cafés et repas suspendus, avec des boutiques de créateurs, avec des matériaux de récup pour habiller et meubler les lieux, avec des animations et ateliers… Pour la première fois de ma vie, j’ai brunché officiellement dans un restaurant. C’était bon, bonne qualité des produits et une palette de goûts variées grâce aux herbes et épices. Bon, clairement, il y avait essentiellement des gens avec des moyens financiers certains, oui, des bourgeois bohèmes, quoique moi j’y étais bien, disons que c’est un état d’esprit. J’espère que des populations avec moins de moyens arrivent aussi à s’approprier les lieux, parce que c’est un peu le but. Comme au 104 dans le 18ème où des danseurs de hip-hop viennent s’entrainer dans le grand hall. Bon, c’est vrai, le 18ème c’est plus populaire que le 14ème comme quartier.

Après avoir mangé, nous sommes partis vers la Seine en passant par le jardin du Luxembourg. Au jardin, nous avons croisés des poneys qui promènent les enfants sur leur dos et qui semblaient morts à l’intérieur, des enfants qui louent un bateau à voile pour le regarder faire sa vie sur le bassin et une exposition photo sur le travail accrochée aux grilles côté rue.

Bon, nous y avons aussi trouvé de la nature, et ce seront mes deux seules photos en couleurs, parce que cette palette de verts est vivifiante!

Parterre de jonquilles et arbre flou en arrière plan.
Feuilles de marronnier vues d'en-dessous et éclairées par le soleil

En traversant les petits rues vers la Seine, nous sommes passés devant le Procope, ce très vieux restaurant parisien et il s’est trouvé que nous étions juste bien placés pour un jeu de reflets. Au début je voulais juste faire une composition avec l’enfilade de tables et mon reflet. C’est plus riche et plus rigolo ainsi, tant mieux!

Une vitrine de restaurant avec des tables en enfilade devant qui se reflètent ans la vitrine et de le reflet de la photographe et d'un autre photographe. Photo en noir et blanc.

La suite se passe essentiellement en bord de Seine, du côté du pont des Arts. Il y avait bien du monde dans Paris ce dimanche!

Péniches amarrées sur un quai de Seine, le pont des ats en arrière plan. Photo en noir et blanc.
Photo en noir et blanc d'une barque suspendue en l'air à l'arrière d'une péniche en bors de Seine.
La Seine vue depuis le quai au niveau de l'eau avec un pont en arrière plan. Photo en noir et blanc.

Juste avant de reprendre le métro, j’ai fait un essai de végétation en noir et blanc dans un parterre de la place Denfert-Rochereau. Ca me plait assez.

Photo en noir et blanc de fleurs blanches d'arbuste en gros plan.

J’avais quand même mal aux pieds après cette longue promenade. Pas encore complètement guérie… Mais c’était un chouette moment de partage et une jolie balade. Merci.

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Noor à la grande nuit soufie

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Hier soir, dans la très agréable salle Pajol, au sous-sol de l’auberge de jeunesse Yves Robert dans le 18ème, j’ai assisté à la représentation de Noor, musique dévotionnelle du Pakistan et danse contemporaine, spectacle que je suis depuis l’an dernier: www.daymadanses.com/noor

J’avais aidé à la préparation, au réglage de la lumière, au collage des tapis ^^, et pendant la représentation j’ai fait quelques photos, mais depuis le fond de la salle qui était comble et avec mon 50mm seulement, donc, sans approcher la scène et sans zoom, ça n’est pas forcément ce qu’il y a de plus net ni plus intéressant. Néanmoins, en sont sorties quelques images que j’aime bien.

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Le spectacle a évolué depuis décembre dernier, mais j’aime toujours autant! Merci pour ce beau moment. Vous êtes magnifiques. ❤

 

Journal photo du 16 décembre 2017

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La halle Pajol, avec l’auberge de jeunesse Yves Robert où je passe la journée pour préparer le spectacle « la grande nuit soufie » de ce soir. Ça vaut bien la photo du jour.

#photo #pajol #Paris #18eme #aubergedejeunesse #salledespectacle #auboulot #maphoto #polaroid #pixlr #mywork

Art, rue, art de rue…

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Voilà ma journée en deux mots que l’on peut combiner: art et rue!

Je suis allé déposer des accessoires pour le spectacle de demain à la salle Pajol, je ne me lasse pas de cet ensemble architectural et culturel.Toujours des expos de posters pédagogiques ou éducatifs ou militants, dehors, dedans…

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Dehors, tout une série d’affiches sur l’accueil des étrangers, la richesse de la diversité…. C’est bien beau tout ça, mais dans ce quartier pauvre et qui reçoit des réfugiés, ça m’a fait bizarre ce matin… J’ai croisé plusieurs personnes qui étaient à la rue et je n’ai pas su gérer ce que ça provoquait en moi. Il y a une auberge de jeunesse qui affiche des posters pour l’acceptation de la différence et les droits humains et quasiment devant la porte, des personnes vivent dans la rue dans le froid. Et moi je me balade avec mon reflex qui pourrait nourrir une famille plusieurs mois (et que j’espère ne pas avoir à vendre pour nourrir ma famille). Je me suis sentie mal à l’aise et honteuse, coupable, car je ne fais rien pour ces gens là.

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Que devais-je faire? Encore l’autruche? Si j’étais à leur place, que penserais-je de cette indifférence? Ca fait mal de se rendre compte de sa lâcheté face à la détresse humaine. En même temps, individuellement, je ne peux pas faire grand chose sur le fond. Trouver des logements et du travail pour leur rendre leur autonomie, je ne peux pas le faire là aujourd’hui seule face à eux. Rejoindre un groupe qui aide ces gens là sur le terrain, voilà ce que je devrais faire. Et rien que d’y penser je me demande quand, comment et où? Et je me sens à nouveau honteuse de ne pas être plus convaincue. Et j’ai continué mon chemin… (et ce soir quand j’y repense, à nouveau mal à l’aise, ouille ma conscience et mes valeurs…)

J’ai repris ma route de privilégiée (blanche éduquée et qui a un toit et de quoi nourrir sa famille) pour me rendre au BAL, un espace dédié à l’image près de la place de Clichy. Un espace fondé par Raymond Depardon entre autres, très branché dans une impasse d’un quartier très populaire.

Au premier abord, encore un peu secouée dans ma conscience, j’ai trouvé le lieu beaucoup trop branché. J’avais peut-être pensé y manger car il était midi bien passé et j’avais un peu faim, mais les plats n’étaient pas dans mes moyens. Contraste avec l’avenue de Clichy à deux pas. Ces artistes là ne sont pas du même monde que moi. Lieu très contemporain, les ouvrages dans la librairie aussi très contemporains. Pas forcément ce que je préfère ni en terme de mentalité ni en terme d’esthétique. Mais bon, j’étais là, je suis allée voir l’expo des  extraits vidéos d’un film documentaire de Clément Cogitore, « Braguino ou la communauté impossible ». Cela ne m’évoquait absolument rien, mais m’intriguait.

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L’installation présentait des vidéos et quelques photos immense dans une ambiance très sombre. J’ai toujours un peu peur avec les vidéos, que ça ne m’accroche pas, mais en fait, j’ai plongé à fond dans cette expo, un vrai voyage comme quand je suis plongée dans un bouquin et que la réalité n’existe plus. J’ai adoré l’esthétique des images (je ne sais pas si on dit comme ça) en plus d’être particulièrement intéressée par le sujet. Et ce n’est pas tous les jours qu’on assiste à une chasse à l’ours avec dépeçage en quasi grandeur nature… ouais, ce n’est pas pour les végétariens ou plus cette histoire.

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A la librairie il y avait un livre qui raconte cette même aventure humaine en suivant le destin de la plus jeune des filles si j’ai bien compris. J’ai très envie de le lire, faudra que je passe le commander à Grenade: Ermites dans la taiga de Vassili Peskov.

Ne sachant pas trop quoi faire en sortant, surtout ne sachant pas où manger, j’ai trainé en me dirigeant vers Pigalle, espérant trouver des réponses à mes errances somme toute très superficielles.

J’avais trouvé un nouveau lieu à visiter, le 104, un lieu culturel de la mairie de Paris recommandé par mon amie Alexia. Un lieu où l’on trouve toujours des artistes qui s’entrainent, des ateliers, des expo, un café caché…

Retour à Marx Dormoy, en métro et et quelques centaines de mètres à pieds, notamment sur ce pont au-dessus des voies ferrées avec ces messages peints sur les murs pour ne pas avoir peur des étrangers et pour la paix.

Avec les bleus des murs, des grilles du pont et l’heure bleue, j’ai beaucoup aimé me trouver là à cet instant et profiter de cette ambiance.

Il y a deux entrées pour le 104, j’ai pris la rue d’Aubervilliers (avec l’entrée du 104 au numéro 104…) et le mur qui longe la voie ferrée était encore tout recouvert, affiches, graffiti, messages… Il y avait même un flash code pour faire un don en bitcoin!

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Au 104 j’ai d’abord visité le café caché, plus bobo que branché, déjà ça me convient mieux. Puis j’ai visité le lieu qui est très grand, avec espace concert, espaces investis par les danseurs et circassiens pour s’entrainer, la maison des petits qui propose des activités artistiques parents-enfants jusqu’à 5 ans que l’on peut voir en passant, un resto, une librairie bien sympa avec un beau rayon loisirs créatifs pour les enfants… je n’ai pas visité les salles d’activité, ce n’est pas possible comme ça en touriste ni les expos du moment, j’ai préféré la spontanéité et la vie des groupes de danseurs…

A la librairie, j’ai trouvé des trucs pour moi et pour noël, et aussi je suis tombée sur les cartes postales du photographe toulousain Louis Blanc dont j’adore le travail sur le corps et que je croise de temps en temps au Cactus, ça m’a fait super plaisir!

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Le chemin du retour à pieds longe une zone interdite protégée par un mur avec barbelés, je ne sais pas ce qu’il y a derrière le mur, mais sur le mur il y a plusieurs centaines de mètres de graffitis. Dommage, la nuit les couleurs ne ressortent pas aussi bien. Voici deux extraits que j’ai bien aimés.

 

Voilà, ensuite j’ai fait couturière pour mon amie Alexia pour demain, en me rendant compte que mes yeux auraient mérité pour ce travail de précision blanc sur blanc ma paire de lunettes laissée chez moi, je suis vieille!!!!!

Demain c’est boulot toute la journée pour mise en place, répétition puis spectacle.Ca va être chouette.

 

Traditionnel voyage à Paris en décembre

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Cela fait maintenant 3 ans que mon amie danseuse Alexia Martin me fait venir à Paris après la mi-décembre pour danser, photographier, ou faire assistante régie comme cette année. C’est mon voyage d’entrée dans l’hiver.

Et donc, je suis partie ce matin du jeudi 14 décembre, en bus depuis Grenade, puis métro, puis train, puis métro. En images.

Cette photo je la mets à part. J’ai pris le paysage avec mon téléphone à travers la fenêtre du train à vitesse normale TGV, et j’ai eu une chance folle car il a déclenché au moment de l’alignement central des arbres. J’aime.

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Arrivée à Paris, j’ai posé mes valises chez Alexia, puis elle est partie s’occuper des préparatifs du spectacle sur lequel je vais être assistante, alors de mon côté je suis partie en balade à pieds alors que le jour tombait presque déjà vu qu’il était 15h30 voire 16h. Donc les photos sont un peu floues car pour avoir de la lumière, j’ai du mettre une vitesse un peu lente et je ne suis vraiment pas stable comme photographe (!!!).

Je voulais aller à la cité de la mode et du design, vers gare d’Austerlitz, voir une expo de design et de photo d’Estonie. C’était indiqué ouvert jusqu’à minuit sur internet, alors j’ai décidé de descendre en métro à Cité et de longer la Seine à pieds tant qu’il faisait encore jour puisque j’avais le temps… hum… les expos fermaient à 18h, je suis arrivée trop tard… Mais bon, j’ai profité de Paris et j’ai découvert ce quai que je n’avais jamais longé, même dans mes années parisiennes de jeunesse.

 

Autour de Notre Dame

 

Les quais entre Saint-Michel et Austerlitz

Vous avez peut-être reconnu les immeubles de l’île Saint-Louis et l’Institut du Monde Arabe… J’ai essuyé pas mal de pluie, d’où l’autoportrait où j’ai recyclé mon foulard pour le cou en foulard pour la tête…

 

Les lumières de la ville

Déjà la nuit tombe, à peine 17h, alors j’en profite pour faire des essais photo by night!

Des reflets dans l’eau, les fenêtres des immeubles, les phares des voitures, le métro aérien. Il y avait cette portion de quai à fleur d’eau, j’ai adoré faire des essais à cet endroit. Et cet immense saule pleureur dont on ne voit que le bout des branches sur la photo était très séduisant.

Pour terminer, j’ai trouvé le bâtiment de la cité de la mode et du design très chouette, très contemporain, avec belle vue sur la Seine, mais malheureusement, il faisait nuit et il pleuvait beaucoup, alors je ne me suis pas trop attardée, mais il y a un toit panoramique au 2ème étage avec des bars restaurant bariolés forts sympathiques, quand il ne pleut pas, ça doit être vraiment agréable.

Deux graffitis pour terminer. La nuit, ce n’est pas super les photos de graff… Le renard est dans la rue près d’Austerlitz. Le poulpe est au sous sol de la cité de la mode et du design, partie payante, mais la billetterie était fermée, je n’ai donc qu’aperçu le premier…

 

Et maintenant il est temps que je dorme, cela fait 19h que je suis réveillée…