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Cours de portage du 19 mai 2019

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Ravie d’avoir pu expliquer et montrer à des amis qui vont bientôt avoir leur premier enfant comment porter un bébé en écharpe. Ca fait déjà longtemps pour moi, mais je n’ai pas oublié, ce fut quand même mon métier pendant plusieurs années. Animer des ateliers puis former des animatrices d’ateliers au sein de l’Association Française de Portage des Bébés que j’ai co-fondée. Une vraie spécialiste dans une vie antérieure.

Bon, le résultat est à la hauteur du papa, toujours parfaitement sérieux. Oui, y a un (faux) bébé là-dessous ^^

Un humain avec une écharpe de portage sur la tête et qui lève ses deux pouces.

Ça me fait tellement penser à cette vidéo des pères indignes qui m’avait fait bien me marrer!!!

Je leur souhaite une belle rencontre avec ce petit humain, une aventure enrichissante et beaucoup d’émerveillement.

Faut bosser!

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Il y a quelques semaines j’ai passé un message dans mes réseaux pour expliquer que même si je propose beaucoup de choses, au final, je travaille peu, que c’est un peu galère et que j’aimerais plus travailler.

Alors que depuis le début de l’été 2018, j’ai des soucis de santé qui s’enchainent (et ces deux derniers mois sont les pires) et qui m’empêchent de travailler. Je suis fatiguée, physiquement et psychologiquement, donc c’est plutôt logique que je sois malade. Mais cela me stresse énormément d’être malade vu que pour continuer à toucher mes quelques Indemnités de Retour à l’Emploi, il faut que je montre que je fais ce qu’il faut pour retravailler. Et ça me rend encore plus malade. C’est un cercle vicieux. J’ai cherché la case « je prends une année sabbatique », mais ne l’ai trouvée nullepart.

Alors que je me débats à 4h du matin avec l’asthme et la toux (entre autres) et que je cherche une explication à autant de maux simultanés, je comprends que ce n’est pas plus de travail dont j’ai besoin, c’est de la valorisation de tout le travail que j’ai accompli et que j’accomplis encore sans être pour cela payée. J’ai besoin de valorisation sonnante et trébuchante.

Aussi loin que je me souvienne, j’ai été présente et disponible pour les autres en plus de mon « boulot » normal. Il y a 3-4 ans une camarade d’école primaire m’a envoyé un message pour me remercier de ce que j’avais fait pour elle, alors qu’on l’embêtait, j’intervenais pour la « protéger » et pour ne pas la laisser seule. Au collège et au lycée, j’étais tous les ans ou presque délégués des élèves. A la fac, j’étais investie dans le Bureau des Élèves, qui consistait à faire librairie de manuels difficiles à trouver (section russe), organiser des voyages linguistiques et actualiser et éditer l’annuaire des anciens élèves. En plus de ça j’aidais mes camarades qui avaient été absents et avaient besoin de rattraper.

J’ai accouché de mon premier enfant 2 jours après les dernières heures de cours de mon DESS. Trouvant rapidement absurde d’aller travailler à l’extérieur pour payer quelqu’un pour s’occuper de mon enfant et le voir grandir à ma place, je suis devenue « mère au foyer ». Ca ne fait pas rêver comme ça. C’est un sacré investissement. En plus d’élever et d’instruire mes enfants, je me suis investie dans une grosse association nationale d’information et de soutien à la parentalité, puis j’en ai créé une autre avec un champ d’action plus large puis encore une autre pour de la formation professionnelle puis une autre pour le réseau local des familles dont les enfants ne vont pas à l’école. J’ai passé ainsi des tonnes d’heures à élever mes enfants 7 jours sur 7, gérer des associations, préparer des réunions, des ateliers, me former et transmettre, informer, écouter, former.

Puis quand nous avons déménagé à la campagne, nous avons créé une association culturelle et artistique dans laquelle je me suis énormément investie, pour des cours et ateliers mais aussi pour organiser un festival d’une semaine de musique et de danse dans mon petit village de campagne. Ce festival connaitra cette année sa 10ème édition.

En tant que danseuse, j’ai aussi participé localement à de nombreux évènements de façon bénévole avec des spectacles et animations. Et je ne compte pas le nombre d’heures supplémentaires non payées pour mener les élèves au spectacle de fin d’année (prestation pour laquelle les professeurs ne sont pas payés d’ailleurs, 12h de présence parfois).

Quant à tout ce que je partage en mots, en images, en dessins, dans le monde quasi quotidiennement via mon blog et les médias sociaux et aussi via mon exposition photo, c’est aussi bénévolement. J’ai des retours très positifs sur tout cela, les gens apprécient ce que je donne, ce que je crée. On m’a eu dit plusieurs fois que j’étais inspirante. Je suis contente de pouvoir être utile.

Mais pour tout cela, pour tout ce temps consacré depuis le primaire aux autres personnes mais aussi à la vie sociale et culturelle des endroits où je vis, pour ce que je partage au monde chaque jour, je n’ai aucune valorisation. Ca ne m’a pas permis de cotiser à la retraite, ça ne m’a pas donné des heures de formation, ça n’a pas augmenté le montant de mes indemnités chômage ni de mes indemnités arrêt maladie et ça ne me permet pas de faire tout ça aujourd’hui ni de boucler mon mois.

En conclusion, j’ai toujours énormément bossé (combien de personnes m’ont dit que j’en faisais trop, que j’avais un emploi du temps trop chargé), mais pas de la façon qu’il faut pour que ça soit considéré comme tel. Mon cas n’est pas unique, malheureusement

Aujourd’hui je serais donc un parasite, je ne produis rien, je ne sers pas l’économie capitaliste, je ne sers pas la course à la consommation.

Et on m’a déjà dit plusieurs fois qu’il fallait que j’aille bosser. Ca veut dire bosser « pour de vrai ».

« Bonjour Monsieur, bip bip bip bip bip, vous avez votre carte de fidélité? ça vous fera 568,99€, vous voulez payer en 3 fois avec un crédit à 46%? si vous ne pouvez pas payer remettez les articles en rayon et allez voir les restos du coeur, merci. Suivant. »

La question que je me pose cette nuit est « vais-je arriver à continuer ma route et à servir l’humain dans ces conditions? vais-je pouvoir continuer à travailler pour tout ce qui n’est jamais comptabilisé dans le PIB et donc n’a pas de valeur officielle? » J’aime mon « travail » et j’aime apporter ma contribution ainsi et je pense vraiment que c’est aussi important que d’autres « vrais » métiers utiles et bien plus important que tout un tas de métiers qui ne servent qu’à entretenir l’asservissement de l’humain au pouvoir des plus riches et la destruction de notre environnement.

Mais il y a des nuits comme ça où je suis plutôt pessimiste.

Mais… je suis déjà coach!

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Quand on est comme moi à un tournant de sa vie professionnelle et qu’on regarde ce qu’on a accompli jusque là pour voir sur quoi on peut s’appuyer pour rebondir, on a parfois des surprises.

J’ai fait mon CV « généraliste » et il en ressort que depuis 2003 j’anime des groupes d’information, de soutien et de partage sur différents sujets. J’ai commencé par des sujets sur la parentalité, en tant qu’animatrice à La Leche League et dans l’association Un bébé au naturel que j’ai co-fondée. Pendant 6 ans j’ai animé des réunions et des ateliers, jusqu’à plusieurs par semaines sur des sujets très variés qui touchent à tous les aspects de la vie de parents: grossesse, allaitement, portage des bébés, couches lavables, hygiène naturelle infantile, communication bienveillante, instruction en famille, simplicité volontaire, alimentation familiale, sommeil de l’enfant, le couple dans la famille, ateliers créatifs parents-enfants, comptines et jeux d’éveil, massages en famille… J’ai également co-fondé en 2006 l’Association Française de Portage des Bébés pour laquelle j’ai fait de la formation professionnelle pendant 3 ans auprès des particuliers mais aussi auprès des élèves auxiliaires de puériculture à l’IFRASS à Toulouse.

Je crois qu’on peut dire que j’étais accompagnante à la parentalité vu tout ce que j’ai fait, coach comme on dit maintenant.

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Suite à mon déménagement à la campagne, j’ai arrêté les groupes sur la parentalité. Si je me suis surtout consacrée à l’association Les Arts au Soleil, j’ai néanmoins proposé des cercles de femmes depuis 2010. J’ai retrouvé l’affichette de présentation au moment du lancement, avec mes dessins à la main incrustés ^^ Les thèmes abordés étaient aussi variés: sexualité, couple, travail, enfants, maternité, développement personnel,…

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Avec mon travail de professeur de danse, cette activité d’animatrice de groupes de paroles a été moins présente, mais j’ai continué à proposer des cercles de femmes et des ateliers sur la féminité.

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Et surtout, j’ai continué à proposer un espace-temps bienveillant et soutenant dans mes cours de danse. Nous dansions plus que nous parlions, mais nous parlions aussi et des liens forts se sont tissés. C’était un bon moment de la semaine pour certaines, la bulle d’oxygène même pour d’autres. C’est l’une de mes forces, créer cet espace temps où l’on peut être soi, authentique, où l’on peut avoir confiance et se trouver.

Et des séances de photothérapie et des ateliers bien-être corporel et des soins énergétiques spécifiques aux femmes…

Voilà pour ce qui concerne mon activité d’accompagnante à la parentalité et à la féminité.

 
Cela fait donc 15 ans que je fais ce boulot, en bénévole la plupart du temps. Peut-être qu’il y a là une solide base sur laquelle m’appuyer pour officialiser mon métier de coach (pour employer le mot le plus couramment utilisé aujourd’hui)? Je sais gérer un groupe de paroles, je sais animer des réunions d’information, je sais former les gens, je suis une très bonne (n’ayons pas peur des mots) animatrice et pédagogue. Et je suis également très appréciée pour mes qualités humaines. Alors, y a plus qu’à appliquer tout cela dans un nouveau domaine qui me tient à cœur, comme par exemple le développement personnel, au hasard… Quelque chose mêlant thérapie, art et spiritualité me plairait beaucoup et j’ai déjà quelques outils!

(bon c’est vrai, j’assure aussi un max en tant qu’organisatrice d’évènements genre festival d’une semaine et spectacles :-D)

Alors si vous avez des idées de formation certifiante qui cadrerait un peu tout ça ou carrément, déjà du boulot pour moi, contactez-moi!

Changer sa vie avec la photo

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Je consacre beaucoup de temps quotidiennement à la photo, en étant chez mes amis en vacances, je m’en rends bien compte, parce que c’est du temps que je ne passe pas avec eux. Mais comme les musiciens travaillent chaque jour leur instrument.

Ces 4 dernières années, mon regard a beaucoup évolué, je vois bien l’évolution de mes photos. Et moi-même j’ai aussi commencé à comprendre qui je suis vraiment, ce que je veux faire de ma vie. Le rapport au monde et à moi-même a été changé et je pense que ma pratique photographique n’y est pas étrangère.

Je viens de lire ce matin un article dans le magazine de parentalité positive Peps le témoignage d’une photographe canadienne qui a fait ce même parcours que j’ai commencé à faire et qui dit ce que je commence à exprimer depuis quelques mois. Je me suis tellement retrouvée dans son témoignage que je souhaite le partager ici. J’espère que le magazine Peps ne m’en voudra pas de partager ces pages.

Ce magazine est mon préféré sur le sujet de la parentalité, celui qui à mon sens réfléchit le plus au vrai respect des besoins et de la nature de l’enfant et des familles. Je le recommande chaudement à tout parent en marche vers une nouvelle façon d’accompagner les enfants avec respect et bienveillance. La base à mon avis pour un vrai changement de société. Vous trouverez les informations sur ce magazine, les numéros, l’abonnement et tout sur le site https://pepsmagazine.com/

Mais il va bien au-delà de l’enfant et de la famille, les articles sont une occasion pour tous, adultes y compris, de grandir, réfléchir, s’éveiller.

Je partage maintenant ce témoignage de la photographe Nathalie LAUZON dont vous pourrez trouver le travail sur http://nathalielauzon.ca/

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Je vais commander ses livres je crois bien.