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Les choses importantes à vivre

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Suite à un film vu ce soir, je me rends compte que je ne me suis jamais demandé ce que je voudrais vivre/faire avant de mourir, et donc ce qui est vraiment important pour moi tant que je suis là.

Parce que je sais que la vie est fragile, je sais que la mort peut se pointer n’importe quand. J’avais déjà eu une première prise de conscience au décès d’une amie d’un cancer alors qu’elle n’avait que la quarantaine, c’était il y a quelques années à peine, et la drôle d’époque que nous vivons aujourd’hui me rappelle bien ma condition de mortelle.

Si je sais que je n’ai pas envie de perdre ma vie à la payer dans un système économique et politique qui ne me plait pas, je ne sais pas ce que je veux vivre. Comme si jusqu’à présent je m’étais laissée portée par les flots, ou en tous cas, sans être vraiment consciente de ça, parce que j’ai réalisé pas mal de choses dont j’avais envie, mais bizarrement, je n’en garde pas le goût de la satisfaction. Comme si je n’avais, à ces moments, pas pris pleinement conscience de ma chance, de mon bonheur. Pourquoi ai-je l’impression d’instants fugaces de bonheur et d’insatisfaction latente? Est-ce un coup de notre culture du malheur? Je sais que je dois déconstruire cette propension au « oui, mais… », cette propension à me poser en victime, à minimiser le bien en portant trop d’attention au mauvais. Quelle drôle de culture tout de même et quel drôle de manque de clairvoyance de ma part de ne pas avoir pris conscience de cela plus tôt.

Donc, je pose là mon intention. Ce blog s’appelle Une Vie d’Allégresse et ce n’est pas pour rien, c’est pour me rappeler que c’est le moteur de ma vie, la « joie vive qui se manifeste extérieurement » (merci Larousse). Parce que oui, j’aime éprouver la joie, beaucoup de joie, et oui, j’aime l’exprimer au monde!

Cette photo est floue mais cette photo immortalise un moment de joie lors d’une sortie avec ma fille.

Je veux sourire à en avoir mal aux mâchoires et rire à en avoir mal aux abdos, je veux serrer dans mes bras et dire que je les aime et m’émerveiller de voir vivre mes enfants, je veux me laisser aller contre le sein de ma mère et contre la poitrine de mon père pour recevoir leur amour inconditionnel, je veux parcourir la nature et savoir que j’y suis à ma place, écouter le vent dans les arbres, sentir le soleil sur ma peau, humer les parfums des fleurs, de l’herbe coupée, de la terre mouillée après l’orage, de l’homme que j’aime, car je veux aimer un homme à en sentir mon coeur exploser d’élan amoureux, je veux faire l’amour et jouir à en pleurer d’extase, je veux une relation joyeuse, festive, attentionnée, sensuelle, je veux goûter les mille saveurs des mille cuisines du monde entier, je veux toucher et être touchée avec tendresse et douceur, accueillie, bercée, enveloppée, caressée, je veux parcourir le monde et me repaitre de tous ses paysages et de tous ses visages, je veux entrer en relation de coeur à coeur avec les humains, les animaux et tous les êtres vivants qui sauront me toucher, je veux m’émerveiller chaque jour, je veux garder ma curiosité enfantine, je veux servir la liberté, je veux trouver ma place et sentir que je suis juste, je veux être une femme puissante, entière, qui ose être elle-même en toute circonstance, je veux être honnête et intègre et authentique, être vulnérable aussi, je veux être choisie et honorée, je veux m’aimer pleinement, corps et âme, je veux être reine, être déesse…

Je veux apprendre à jouer du tambour de rituel et à chanter en même temps, je veux vivre des cercles de femmes en pleine nature, je veux me débarrasser de ma peur de ne pas être à la hauteur, je veux oser danser sous la pluie pieds nus dans la boue, je veux m’initier au tantra et plus si affinités, je veux reprendre toutes les photos de Sourires et dessiner en plus à côté/dessus et monter une grande exposition, je veux être reconnue en tant qu’artiste, je veux avoir les moyens d’exprimer tout ce que j’imagine, je veux suivre les enseignements de femmes accomplies gardiennes de la terre, danseuses de l’amour, je veux aller danser dans un grand bal comme le grand bal, je veux tester la biodanza et la danse contact et peut-être encore d’autres, je veux voyager et baigner dans l’énergie d’amour, je veux rencontrer des hommes respectueux de toute vie, des hommes féministes, je veux apprendre, découvrir et m’enrichir…

Et je veux servir la Bienveillance, l’Amour et participer à construire un monde au service de la Vie.

Oui, je suis idéaliste, utopiste, en quête d’absolu. Oui, j’en demande beaucoup.

Il est urgent que j’apprenne à recevoir beaucoup.

Samain et tarte aux pommes

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C’était aujourd’hui la date choisie pour fêter Samain dans la clairière de la Sente de l’Awen.

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Une célébration importante puisqu’elle marque le début de l’année celtique, qui commence par le chaos qui engendrera la vie, la fin et le début du cycle mort/renaissance.

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J’ai laissé au feu ce dont je voulais clore le cycle, avec cependant beaucoup d’amour dans cette mort souhaitée. J’ai enterré ce que je voulais voir germer et naitre.

Masha donne le ton à chaque fois, vous pouvez lire l’esprit de chaque célébration sur son blog: https://jardinpourdemain.wordpress.com/

Nous avons ensuite partagé un repas, et j’ai apporté une tarte aux pommes. De saison et local puisque j’ai des kilos de pommes bio des Vergers de Trixe, près de Montauban. Avec une pâte vegan et sans gluten qui était plutôt réussie.

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Pour la pâte:

– 25g de farine de sarrasin
– 90g de farine de riz
– 110g de maïzena
– une pincée de sel
– 35g de sucre complet
Mélanger.
– 85g de margarine végétale (sans lait!)
« Sabler » du bout des doigts.
– environ 5cl d’eau
Verser l’eau petit à petit jusqu’à obtenir une boule de pâte homogène.

J’ai mis un peu de purée de pommes sur la pâte, recouvert de pommes et j’ai saupoudré de deux cuillères à café de sucre, d’un peu de cannelle et d’un peu de vanille en poudre. Une trentaine de minutes au four.

Bonne année!

 

Passage

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Étonnante expérience d’effondrement dans le calme et la paix puis de remontée laborieuse. Le feu était magnifique, mon regard s’y est accroché, la fumée m’a enveloppée encore et encore, ma bougie était une autre ancre.

Bienvenue dans la saison froide et sombre.

« Le Samhain est un temps d’arrêt pour se rappeler le grand passage. A cette période de l’année, les feuilles sont tombées des arbres, la sève des arbres est retournée dans leurs racines, les fleurs ne sont plus. C’est une période de grands vents, de pluie et de temps gris. L’obscurité commence à se faire sentir, le froid, la mort. c’est un temps pour se souvenir de ceux et celles qui sont parti-e-s vers l’autre rive et honorer leur mémoire. un temps, également, pour se souvenir de ce qui a été et de ce qui n’est plus. Un temps pour pleurer, pour rire, pour vraiment laisser nos parties vulnérables cachées exprimer le deuil en profondeur, dans toute leur beauté et leur vérité. Puisque dans chaque mort, il y a un germe de vie, on fête ici la mort et la vie qui dansent cette même danse de transformation et de renaissance. Les femmes savent, avec leurs cycles, que la mort est nécessaire à toute vie. Samhain célèbre la mort et l’obscurité et nous propose de célébrer nos zones inconfortables, nos monstres et nos démons intérieurs. »

Rêv’Elles, agenda lunaire 2017