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Journal photo 2 novembre 2017

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À la Laure des grottes de Kiev, des moines en visite. J’ai pas pu m’en empêcher, ce « look » passe tellement bien en photo. Киево-Печерская лавра.

Plus que deux jours et demi en Ukraine…

Du côté de Maidan

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Ce mercredi 1er novembre fut politique et culturel. Je n’avais pas du tout prévu cela, mais mon amie enseignante a reçu avant hier un mot d’ordre pour un mouvement de protestation aujourd’hui, alors je l’ai accompagnée. Comme je lui disais, la vie des gens comme moi m’intéresse, sans doute plus que la vie du gouverneur en 1359, même si cela m’intéresse aussi. Nous avons donc rejoint les autres à Maidan, un peu le symbole des mouvements de contestation maintenant… De là, il fallait faire 300m peut-être pour arriver devant le conseil des ministres. Mais ça nous a pris pas mal de temps car malgré le froid, j’ai trouvé qu’il y avait du monde. 

Devant le conseil des ministres, une estrade, une sono, et différentes personnes qui ont pris la parole tour à tour pendant un bon moment.  L’idée était de protester contre la baisse de salaire des enseignants annoncée par le gouvernement (300€ par mois en fin de carrière, 150€ en début, c’est sûr, c’est un peu trop…). Je ne comprenais pas du tout assez pour comprendre ni les  discours ni les discussions dans la foule, néanmoins régulièrement les cris « honte! honte! » fusaient, les clochettes des enseignants validaient les discours (les clochettes servaient auparavant à donner le signal de début et fin des cours).  

Vera m’a taquinée en me racontant qu’ici on dit qu’en France la grève est un sport national. Une délégation a été envoyée pour discuter, elle n’était pas revenue lorsque nous sommes parties, gelées, et ce soir rien aux infos… Pour ne pas donner des idées aux autres?
Comme nous étions près du parc du palais Maryinsky, nous y avons fait un petit tour. Statues de femmes célèbres ukrainiennes, gros travaux du palais, vue sur le Dniepr…

J’ai fait ma photo « touriste » du jour avec la poétesse Lesya Ukrainka. J’avais juste oublié ma robe longue… 

Et puis en contournant le palais nous sommes tombées sur l’occupation par des activistes d’une partie du parvis du parlement, du parc et de la grande rue qui longe le bâtiment. C’était vraiment impressionnant pour moi… Il paraît qu’il en ont déjà délogés, qu’est ce que ça devait être! 

Ils sont là pour obtenir que soit votée une loi anti-corruption. Ils campent depuis mi-octobre. Une sacrée organisation: tente comme un gros igloo gonflable pour le point presse, générateur pour l’électricité, stand d’information sur la mobilisation, service de sécurité, boîte pour les dons, stand de ravitaillement, et apparemment le maire de Kiev aurait donné une participation… Ca m’a fait un gros effet. 

Devant le bâtiment du conseil, l’injonction « Petia, mange! » Ce qu’on m’a expliqué, c’est que le président s’appelle Petro Porochenko et « Petia » est le diminutif de « Petro ». Les lettres ont été formées avec les gâteaux et confiseries produits par son usine et c’est aussi un jeu de mot, le « mange » est une insulte en changeant la première lettre.

Tout cela m’intéresse vraiment. Parce que des gens qui se mobilisent avec autant de ferveur, ça change du cerveau vide devant la télé qui râle mais ne fait rien… Mon amie est sceptique et inquiète. Sceptique quand à l’efficacité, car si certains se battent fort, d’autres récupèrent leurs actions en intérêts personnels comme après la révolution orange d’après elle. Inquiète car verser son sang s’est déjà produit il y a peu et pour quoi au final? Des jeunes sont morts pour s’être exprimés, des soldats meurent à la guerre encore, quand la violence s’arrêtera-t-elle? 

Nous sommes reparties finalement et avons fait halte à mi-chemin (donc 150m) au musée des beaux-arts ukrainiens. J’y ai trouvé plusieurs tableaux inspirants, j’y ai découvert des artistes dont le travail me plaît vraiment et j’ai bien aimé cette installation sur l’autoportrait de Taras Chevtchenko pour sensibiliser le public à l’absence d’équipements et d’aménagements partout dans toute  la société pour personnes en fauteuil roulant.

Comme artistes découverts qui m’ont vraiment plu il y a Vsevolod Maksymovych avec ses tableaux pleins de spirales, arabesques, lignes, motifs… 

Et il y a Fedir Krychevskyi avec, notamment, ce portrait de femme. 

Dautres que je n’ai pas notés, j’aurais peut-être dû, j’ai pris d’autres photos avec mon reflex, il faudra  que je revienne 🙂

En repartant vers Maidan pour prendre le métro, j’ai revu les 3 portraits graffités sur un immeuble, vus à l’aller, d’ecrivain.e.s et poète.sse.s ukrainien.ne.s détournés en révolutionnaires modernes. Ils symbolisent tous les trois le combat pour l’indépendance et la culture ukrainienne. 

Taras Chevtchenko (l’autoportrait avec la barre d’invalide sur les yeux)

Lesya Ukrainka (la statue avec laquelle j’ai posé dans le parc)

Et Ivan Franko

C’est vraiment une journée à la fois politique et culturelle…

Dans les boutiques sous le Khrechyatik j’avais vu à l’aller une librairie qui semblait vendre des guides et peut-être en anglais ou français. Nous y sommes passées. Outre le guide classique au design rétro que j’ai laissé en rayon, j’ai trouvé deux guides découverte de Kiev et de l’Ukraine qui semblent sortir  un peu des circuits classiques… En anglais mais ça devrait aller. Nous prenons un café à l’un des stands pour nous réchauffer un peu. Je teste un café latte à la lavande. Étonnant mais pas mal du tout. Et la petite barquette à la confiture de lait c’est pas mal non plus. 

Retour des jetons pour le métro, en plastique bleu. C’est toujours aussi rigolo pour moi, ça me fait penser aux jetons des auto-tamponneuses de mon enfance… le jeton coûte 5 hryvnia soit environ 16 centimes d’euro. Bon après vu le salaire des profs débutants, proportionnellement, c’est équivalent à nos tickets par rapport à un SMIC. 

Voilà, journée terminée, je vais bouquiner les guides et un roman peut-être un peu. Bonne nuit!

De Saint-Michel à Saint-André

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Aujourd’hui je suis partie en ville avec Ilia, et lui il ne parle que russe ou ukrainien et je ne le comprends pas toujours bien, c’était un peu un défi, mais ça s’est très bien passé. 

En l’attendant régler ses affaires, j’ai trainé pas loin du marché, en essayant de trouver des sujets de photographie dans un lieu qui a priori ne s’y prête pas. Essais avec le reflex pas visibles pour le moment, mais ceux avec le téléphone oui.

Et le reflet dans la flaque, renversé.

En métro nous avons rejoint le funiculaire qui monte sur la colline où s’élève la version toute neuve de Saint-Michel au Dôme d’Or.

Un vieux funiculaire, mais ça n’en reste pas moins toujours réjouissant ^^ Oui, il m’en faut peu!

Avant de vraiment visiter Saint-Michel, nous faisons un petit tour sur la colline pour admirer la vue sur le Dniepr par exemple, mais aussi le monument dédié à Vladimir, celui qui christiannisa la Russie kievienne vers 1000. La Russie etait née autour de Kiev qui en était encore la capitale à cette époque. Et encore les arbres et les corbeaux, nombreux… 

Quand soudain…

Heureusement les flocons étaient petits et peu nombreux, mais ils nous accompagnèrent tout l’après-midi.

Pour entrer dans l’enceinte de Saint-Michel nous avons longé un mur couvert des photos des soldats ukrainiens morts lors du conflit avec la Russie depuis 2014. Qui continue aujourd’hui et d’ailleurs il y eut encore des morts annoncés aujourd’hui. C’est dur de regarder tous ces visages en face. Je déteste la guerre. 

Saint-Michel est un ensemble avec monastère et église qui fonctionnent. Il y a aussi un musée sur l’histoire de l’église et il est possible de monter juste sous les cloches. C’est de là que j’ai pu prendre cette photo de Saint-Michel rutilante. 

Étrange histoire que celle de cette église dédiée à l’archange Saint-Michel le protecteur de la ville… Construite au 11ème siècle, plusieurs agrandissements au fil du temps, des restaurations au 19ème siècle, cette église romane entièrement peintes et contenant également des mosaïques, est détruite par les communistes vers 1936-1938. Il n’en reste que quelques pans de murs, bas. Les mosaïques sont envoyées a l’époque dans les musées de Leningrad et Moscou et tout n’est pas revenu malgré les demandes de l’Ukraine. Je ne suis pas croyante, mais j’apprécie l’art et l’architecture et une église aussi vieille est un témoignage de notre histoire.

Ilia m’a dit qu’aujourd’hui, l’église orthodoxe ukrainienne revendique son caractère officiel car pour le moment, en Ukraine, seule l’église moscovite est reconnue officiellement. Saint-Michel abrite l’église  ukrainienne. La reconstruction de Saint-Michel à l’identique selon photos et dessins a commencé dans les années 1990. Aujourd’hui, tout est terminé et l’église est magnifique, dehors et dedans (faut chercher sur internet car photos interdites) mais très rutilante. On voit qu’elle est neuve. Contrairement à Sainte-Sophie qui n’est qu’un musée, Saint-Michel est un lieu vivant avec des offices. Et ça se ressent. 

Apparemment, de part son histoire, c’est un peu un symbole de l’identité ukrainienne. En 2013-2014, l’église a soutenu le mouvement de protestation qu’on a appelé Euromaidan et elle s’est transformée en hôpital spontané et on y accueillait les contestataires blessés. Cette part de son histoire est revendiquée dans le musée, photos à l’appui. C’est « marrant », dans ma tête, révolution et église ça ne va pas ensemble. Visiblement, ici, ça ne pose pas de problème.

En sortant, Ilia m’a montré la fresque représentant le visage de la première victime de l’Euromaidan sur un mur d’arrière cour. Je ne sais pas le nom de cette personne mais l’artiste qui a réalisé ce portrait est Vhils, un artiste portugais. C’est tout près de Saint-Michel. 

C’était ma « photo du jour ». 

Nous sommes ensuite partis vers Saint-André, vraiment pas loin, mais le vent nous piquait pas mal… Avant d’entamer la descente Saint-André, nous avons été faire 3 fois le tour d’un très vieux tilleul près des ruines d’une église du 10ème siècle. Selon la tradition, notre vœu se réalise. Vœu ou pas, l’arbre est très vieux et émouvant, un peu tordu. 

Saint-André étant en réparation, nous ‘y sommes pas rentré et avons pris la descente, cette rue pavée aux nombreuses galeries d’art et à la maison où vécu l’écrivain Boulgakov. 

Les cafés et salons de thé plutôt jolis et modernes genre bobo ou hipster ou branchés affichaient une déco halloweenesque. J’ai eu envie d’en faire une photo pour cette nuit où l’invisible est si proche.

Nous sommes entrés dans une galerie, au pif, et c’était bien. Trois artistes, de grandes peintures que j’ai bien aimées et qui allaient parfaitement avec la musique orientale qui passait (le genre Anouar Brahem, classe). Il s’agissait des peintures de Yuristanbek Shygaev, l’un des artistes les plus connus du Kyrgyzstan. Mais ce qui m’a vraiment touché, ce dont les dessins d’Aliya Shagieva. Son site, que moi je ne peux pas voir depuis l’Ukraine car l’état le bloque: vk.com/nemnogochestnosti,  et sa page Instagram: https://www.instagram.com/chestnayaaa/

Enfin, en bas de la rue, il y avait, et il y a toujours, cette fresque murale que je trouve très belle.

J’ai trouvé un site qui répertorie les fresques murales à Kiev: http://kyivmural.com/uk/index Mais je ne sais pas y trouver le nom des artistes. D’après quelqu’un du réseau Diaspora où j’ai posté cette photo, il s’agit de (Seth) Julien Malland. Et une autre personne du même réseau m’a donné un autre lien avec tous les noms: http://www.theculturemap.com/street-art-huge-wall-murals-kyiv-ukraine/

Et voilà, retour en métro avec les jetons bleus et grignotage de fin de promenade dans le froid: « canapé » de gras, genre le gras des lardons mais que le gras, sur pain noir et recouvert d’une rondelle de petit concombre en saumure. Accompagné de vodka c’est mieux… et puis on ne tombe pas malade comme ça il paraît 🙂 Je me suis contentée d’une infusion de thym. 

Sainte-Sophie de Kiev

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Nous partons aujourd’hui en voiture pour le centre, le luxe! La voiture est stationnée dans l’un des parkings surveillés de la ville de Kiev avec la station de montage de pneu à côté. Le temps gris et pluvieux donne un petit côté dramatique à ce paysage tout à fait ordinaire du quartier Obolon. Je sais pas, les couleurs me font penser aux cabanes de pêcheurs sur l’océan. 

Après avoir été déposées près des portes d’or et avoir marché un peu dans le quartier aux immeubles du 19ème, nous voilà arrivées, mon amie et moi, sur la place devant la cathédrale Sainte-Sophie de Kiev. Un ours et un tsar se promenaient devant l’entrée… 

Cette cathédrale romane du 11ème siècle, entièrement peinte à l’intérieur en plus d’une mosaïque dans la coupole principale a vraiment tout pour me plaire. Il faudra chercher sur internet des photos car c’était interdit. J’ai noté le nom d’un artiste dont les peintures religieuses contemporaines étaient exposées à l’entrée de la cathédrale et m’ont bien plu. Il s’agit de Myroslav Otkovych. 

Dans les églises orthodoxes, on ne s’assoit pas. C’est soit debout soit à genoux. Je n’ai pas l’habitude qu’une cathédrale soit vide de bancs… Mais entre la saison peu touristique et le fait qu’il n’y ait aucun banc, au moins j’ai bien pu voir les volumes et les perspectives.

A l’extérieur, le fait que les arbres aient perdu leurs feuilles m’offrait de belles vues également.

Bon là je suis sur la photo près de Sainte-Sophie. Merci Вера Григоренко​​ pour la prise de vue! Il y avait une scène alors j’ai dansé… 

Nous avons visité une petite expo sur les costumes traditionnels et coutumes des mariages ukrainiens proposée dans l’enceinte du parc autour de la cathédrale. J’aime les broderies traditionnelles ukrainiennes et surtout les couronnes de fleurs! 

Nous sommes passées devant quelques rues descendant de la coline de Sainte-Sophie vers l’avenue principale de Kiev, le Khreschatyk. Des rues aux immeubles du 19ème et parfois un peu moins et plus petits. 

Nous avons choisi l’une de ces rues pour rejoindre la place de l’indépendance, connue aussi pour le square Maiden où a eu lieu la révolution de 2013. 

Dans cette rue, nous avons visité la très belle galerie des peintures de l’artiste Eugenia Gapchinska. Peintures fraîches, drôles, émouvantes et bien mises en scène dans cette galerie magnifique. Un article qui en parle (pas pu faire de photo, interdit): http://www.jaime-lukraine.fr/culture/art-folklore/eugenia-gapchinska

On y trouve aussi quelques graffitis et ce mur coloré vert vif. Moi je trouve un côté villes des pays du Nord à tout cela, les immeubles en briques peintes, les couleurs vives…

Arrivées place de l’indépendance, nous faisons une pause gourmande bien méritée au café géorgien Hachapuri. J’ai testé différents trucs, pas mal aux légumes et noix, super bon. Et une boisson chaude jaune de chez jaune à une baie… jaune… Un endroit branché visiblement.

Il faisait déjà nuit lorsque nous sommes sorties. Nous avons fait un petit tour dans les boutiques de souvenirs et d’artisanat dans le passage sous terrain du métro sous le Khreschatyk, nous y avons vu de belles choses d’ailleurs. Puis retour en métro à l’appartement, un peu fatiguées. J’adore, dans le métro, ce n’est pas un ticket mais un jeton bleu! Au dos: 1960! Un voyage dans le temps pour quelques kopeks…

Rame de métro aux couleurs de l’Ukraine. Et très longs escalators, très très long, pour descendre à la station. Souvenirs, souvenirs…

Ouf!!! Alors il est temps de dormir!!!!

Quartier Obolon

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Ce dimanche, grasse matinée pour récupérer de la très (et trop) courte nuit la veille. Je m’intègre dans le rythme de la famille qui me reçoit, aujourd’hui c’est marché pour tenir la semaine, donc aussi préparations culinaires… 

Une journée avec une petite sortie dans le quartier puis du partage en cuisine ensuite. 

(Toutes les photos sont prises avec mon téléphone. Celles prises avec mon reflex ne seront visibles qu’après mon retour.)

Comme d’autres quartiers aperçus entre l’aéroport et la ville, Obolon est un quartier de barres d’immeubles. Pas très récent, pas très riche. Mais avec de la verdure, des petits commerces dans des baraques qui semblent minuscules au pied des barres, et un grand marché sur terrain privé. 

Comme dit mon amie chez qui je loge : « Ici tu trouves tout et même plus ». Soit 🙂 Plus qu’une visite pour moi, ce sont de vraies courses d’habitués et je suis le couple chez leurs vendeurs favoris ou leurs découvertes. 

Plusieurs stands sont au cul du camion. D’autres sous des bâches, d’autres en plein vent et quelques dans des abris en dur.

Tout est sur table, viande et poisson compris, comme il ne fait pas chaud, pas besoin de louer de vitrine réfrigérante  et comme il ne fait pas froid, pas besoin de protéger du gel, la saison parfaite pour ne pas avoir à louer du matériel de conservation. C’est moins contraignant au niveau des normes. Les gâteaux s’exposent dans des boîtes en carton à couvercle plastique pour voir et choisir, à la part ou en vrac au poids. Des petites gens, aux abords du marché, vendent leur cueillette de champignons ou le gras de leurs bêtes (ou dailleurs!?), dans un sac à même le sol, comme il y a 20 ans. Moi, ça ne me pose aucun problème, mais je pense à toutes les normes sanitaires qu’on nous impose en France et je souris de ce décalage. On pourrait voir ça comme un mal, un manque de professionnalisme et de garantie en  plus du travail au noir, mais je le ressens plutôt comme une liberté que nous n’avons plus en France, enfin, pas de façon aussi visible. 

Nous irons jusqu’à la boutique de la prothésiste ongulaire, dans un bâtiment bas tout en longueur qui n’est pas sans me rappeler un préfabriqué. Ici comme à plusieurs endroits, cafés, coiffeurs et autres petits commerces, tous petits commerces, rendent l’espace entre les barres d’immeubles plus vivant. De concert avec les arbres.

Nous croisons pas mal de ce que je définis comme des « voitures anciennes » sauf qu’ici elles ne sont pas propriété d’un collectionneur. Tout cela me fait l’effet d’une société tiraillée entre la mondialisation à l’occidentale présentée ici aussi par la pub et la télé comme la modernité et le but vers lequel tendre et la réalité d’une société qui ne veut pas perdre son identité ni tout accepter du »progrès ». Cela me pose question sur le système économique souhaité et souhaitable… Est-ce vraiment indispensable de fonctionner selon les règles des pays les plus riches?

Au final, avant de nous mettre au travail pour la semaine, nous avons profité des courses. Devant moi, le litre de cabernet en brique, le pain noir, la bière et les biscuits avec dessin d’ourson qui me rappelle les livres pour enfants de mon enfance. Au repas le chou et les carottes lacto-fermentés, les concombres/cornichons si typiques, le hareng salé, les champignons de saison et les pâtisseries variées. Vraiment, pour moi c’est un gros bonus la différence alimentaire, d’une façon générale en voyage, mais aussi car j’aime vraiment beaucoup les goûts de par-ici. À part la vodka… Thème de ma photo du jour. 

Demain, nous partirons dans l’hyper-centre, plus ancien. Ce sera une autre ambiance architecturale. Je me demande quelles auront été les conséquences de la mondialisation depuis 20 ans. Rien de plus frustrant pour moi de me retrouver face aux mêmes grosses enseignes au détriment des particularités locales. 

À suivre…

Dans les nuages

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Et oui, même si j’ai horreur de l’avion et que je n’arrive pas à concevoir comment on peut se sentir en sécurité dans un engin de ce poids qu’on ne contrôle pas dans les airs, j’ai quelques heures de vol aujourd’hui à mon actif…

J’ai eu la grande chance de prendre le premier vol pour Munich au lever du soleil, et entre les couleurs du ciel, les nuages moutonneux et les nappes de brouillard vues d’en haut, c’était plutôt magique.

J’ai profité de l’escale à Munich pour mon dessin inktober du jour. Que j’ai plus ou moins refait dans le carnet où j’ai décidé de prendre des notes sur mon voyage pendant le second vol, Munich-Kiev, et là je me suis rendu compte que mon stylo bleu n’aimait pas plus l’avion que moi, il avait craqué même…

J’ai pris ma photo du jour lors de la descente sur Kiev. Les nuages, quand on est dedans ou dessus, c’est quand même bien joli!

J’ai fait un peu la conversation en russe dans l’avion avec une jeune fille et sa mère a coté de moi, car la jeune fille dessinait Ciel, un personnage de manga que mes enfants connaissent très bien. On a parlé à peu près une heure. Pas évident de retrouver le vocabulaire et surtout les déclinaisons… Au secours!

Sinon, bien arrivée, à l’heure et j’ai retrouvé mes amis kieviens avec joie. 

Archives: Kiev en 1991 et 1998

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Suite aux retrouvailles avec mon premier appareil photo dimanche dernier, j’ai replongé le nez dans mes boites à chaussures contenant mes vieilles photos.

Que de souvenirs! La maison de famille dans son jus, la maison de Toulouse et la déco tip-top de ma chambre d’ado, les frères, soeurs, parents, cousins et cousines avec 30 ans de moins, les fêtes avec les amis… et beaucoup de choses inintéressantes.

J’ai scanné ce soir cinq photos de Kiev.

Les trois premières ont été prises début 1991. Les deux dernières en été 1998. Mon premier voyage à Kiev date de 1989 et je me souviens vraiment du gros décalage économique. En 1991, je savais à quoi m’attendre, et les choses avaient un peu changé. En 1998, tout avait changé.

 

1991: l’université

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1991: la rue qui descend de St André

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1991: « si tu veux être heureux, apprends la vie auprès des chats »

et d’autres phrases que je ne comprends pas…

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1998: Lénine est encore en place, mais plus tout seul

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1998: vraiment plus tout seul…

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Je ne dis pas que c’était mieux avant, je n’ai pas vécu personnellement ce régime et je crois que la liberté n’en était pas spécialement la base. Mais le capitalisme avec ses hordes de publicité et l’appel à la consommation, ce n’est peut-être pas non plus la meilleure avancée qui soit.