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Sainte-Sophie de Kiev

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Nous partons aujourd’hui en voiture pour le centre, le luxe! La voiture est stationnée dans l’un des parkings surveillés de la ville de Kiev avec la station de montage de pneu à côté. Le temps gris et pluvieux donne un petit côté dramatique à ce paysage tout à fait ordinaire du quartier Obolon. Je sais pas, les couleurs me font penser aux cabanes de pêcheurs sur l’océan. 

Après avoir été déposées près des portes d’or et avoir marché un peu dans le quartier aux immeubles du 19ème, nous voilà arrivées, mon amie et moi, sur la place devant la cathédrale Sainte-Sophie de Kiev. Un ours et un tsar se promenaient devant l’entrée… 

Cette cathédrale romane du 11ème siècle, entièrement peinte à l’intérieur en plus d’une mosaïque dans la coupole principale a vraiment tout pour me plaire. Il faudra chercher sur internet des photos car c’était interdit. J’ai noté le nom d’un artiste dont les peintures religieuses contemporaines étaient exposées à l’entrée de la cathédrale et m’ont bien plu. Il s’agit de Myroslav Otkovych. 

Dans les églises orthodoxes, on ne s’assoit pas. C’est soit debout soit à genoux. Je n’ai pas l’habitude qu’une cathédrale soit vide de bancs… Mais entre la saison peu touristique et le fait qu’il n’y ait aucun banc, au moins j’ai bien pu voir les volumes et les perspectives.

A l’extérieur, le fait que les arbres aient perdu leurs feuilles m’offrait de belles vues également.

Bon là je suis sur la photo près de Sainte-Sophie. Merci Вера Григоренко​​ pour la prise de vue! Il y avait une scène alors j’ai dansé… 

Nous avons visité une petite expo sur les costumes traditionnels et coutumes des mariages ukrainiens proposée dans l’enceinte du parc autour de la cathédrale. J’aime les broderies traditionnelles ukrainiennes et surtout les couronnes de fleurs! 

Nous sommes passées devant quelques rues descendant de la coline de Sainte-Sophie vers l’avenue principale de Kiev, le Khreschatyk. Des rues aux immeubles du 19ème et parfois un peu moins et plus petits. 

Nous avons choisi l’une de ces rues pour rejoindre la place de l’indépendance, connue aussi pour le square Maiden où a eu lieu la révolution de 2013. 

Dans cette rue, nous avons visité la très belle galerie des peintures de l’artiste Eugenia Gapchinska. Peintures fraîches, drôles, émouvantes et bien mises en scène dans cette galerie magnifique. Un article qui en parle (pas pu faire de photo, interdit): http://www.jaime-lukraine.fr/culture/art-folklore/eugenia-gapchinska

On y trouve aussi quelques graffitis et ce mur coloré vert vif. Moi je trouve un côté villes des pays du Nord à tout cela, les immeubles en briques peintes, les couleurs vives…

Arrivées place de l’indépendance, nous faisons une pause gourmande bien méritée au café géorgien Hachapuri. J’ai testé différents trucs, pas mal aux légumes et noix, super bon. Et une boisson chaude jaune de chez jaune à une baie… jaune… Un endroit branché visiblement.

Il faisait déjà nuit lorsque nous sommes sorties. Nous avons fait un petit tour dans les boutiques de souvenirs et d’artisanat dans le passage sous terrain du métro sous le Khreschatyk, nous y avons vu de belles choses d’ailleurs. Puis retour en métro à l’appartement, un peu fatiguées. J’adore, dans le métro, ce n’est pas un ticket mais un jeton bleu! Au dos: 1960! Un voyage dans le temps pour quelques kopeks…

Rame de métro aux couleurs de l’Ukraine. Et très longs escalators, très très long, pour descendre à la station. Souvenirs, souvenirs…

Ouf!!! Alors il est temps de dormir!!!!

Quartier Obolon

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Ce dimanche, grasse matinée pour récupérer de la très (et trop) courte nuit la veille. Je m’intègre dans le rythme de la famille qui me reçoit, aujourd’hui c’est marché pour tenir la semaine, donc aussi préparations culinaires… 

Une journée avec une petite sortie dans le quartier puis du partage en cuisine ensuite. 

(Toutes les photos sont prises avec mon téléphone. Celles prises avec mon reflex ne seront visibles qu’après mon retour.)

Comme d’autres quartiers aperçus entre l’aéroport et la ville, Obolon est un quartier de barres d’immeubles. Pas très récent, pas très riche. Mais avec de la verdure, des petits commerces dans des baraques qui semblent minuscules au pied des barres, et un grand marché sur terrain privé. 

Comme dit mon amie chez qui je loge : « Ici tu trouves tout et même plus ». Soit 🙂 Plus qu’une visite pour moi, ce sont de vraies courses d’habitués et je suis le couple chez leurs vendeurs favoris ou leurs découvertes. 

Plusieurs stands sont au cul du camion. D’autres sous des bâches, d’autres en plein vent et quelques dans des abris en dur.

Tout est sur table, viande et poisson compris, comme il ne fait pas chaud, pas besoin de louer de vitrine réfrigérante  et comme il ne fait pas froid, pas besoin de protéger du gel, la saison parfaite pour ne pas avoir à louer du matériel de conservation. C’est moins contraignant au niveau des normes. Les gâteaux s’exposent dans des boîtes en carton à couvercle plastique pour voir et choisir, à la part ou en vrac au poids. Des petites gens, aux abords du marché, vendent leur cueillette de champignons ou le gras de leurs bêtes (ou dailleurs!?), dans un sac à même le sol, comme il y a 20 ans. Moi, ça ne me pose aucun problème, mais je pense à toutes les normes sanitaires qu’on nous impose en France et je souris de ce décalage. On pourrait voir ça comme un mal, un manque de professionnalisme et de garantie en  plus du travail au noir, mais je le ressens plutôt comme une liberté que nous n’avons plus en France, enfin, pas de façon aussi visible. 

Nous irons jusqu’à la boutique de la prothésiste ongulaire, dans un bâtiment bas tout en longueur qui n’est pas sans me rappeler un préfabriqué. Ici comme à plusieurs endroits, cafés, coiffeurs et autres petits commerces, tous petits commerces, rendent l’espace entre les barres d’immeubles plus vivant. De concert avec les arbres.

Nous croisons pas mal de ce que je définis comme des « voitures anciennes » sauf qu’ici elles ne sont pas propriété d’un collectionneur. Tout cela me fait l’effet d’une société tiraillée entre la mondialisation à l’occidentale présentée ici aussi par la pub et la télé comme la modernité et le but vers lequel tendre et la réalité d’une société qui ne veut pas perdre son identité ni tout accepter du »progrès ». Cela me pose question sur le système économique souhaité et souhaitable… Est-ce vraiment indispensable de fonctionner selon les règles des pays les plus riches?

Au final, avant de nous mettre au travail pour la semaine, nous avons profité des courses. Devant moi, le litre de cabernet en brique, le pain noir, la bière et les biscuits avec dessin d’ourson qui me rappelle les livres pour enfants de mon enfance. Au repas le chou et les carottes lacto-fermentés, les concombres/cornichons si typiques, le hareng salé, les champignons de saison et les pâtisseries variées. Vraiment, pour moi c’est un gros bonus la différence alimentaire, d’une façon générale en voyage, mais aussi car j’aime vraiment beaucoup les goûts de par-ici. À part la vodka… Thème de ma photo du jour. 

Demain, nous partirons dans l’hyper-centre, plus ancien. Ce sera une autre ambiance architecturale. Je me demande quelles auront été les conséquences de la mondialisation depuis 20 ans. Rien de plus frustrant pour moi de me retrouver face aux mêmes grosses enseignes au détriment des particularités locales. 

À suivre…

Dans les nuages

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Et oui, même si j’ai horreur de l’avion et que je n’arrive pas à concevoir comment on peut se sentir en sécurité dans un engin de ce poids qu’on ne contrôle pas dans les airs, j’ai quelques heures de vol aujourd’hui à mon actif…

J’ai eu la grande chance de prendre le premier vol pour Munich au lever du soleil, et entre les couleurs du ciel, les nuages moutonneux et les nappes de brouillard vues d’en haut, c’était plutôt magique.

J’ai profité de l’escale à Munich pour mon dessin inktober du jour. Que j’ai plus ou moins refait dans le carnet où j’ai décidé de prendre des notes sur mon voyage pendant le second vol, Munich-Kiev, et là je me suis rendu compte que mon stylo bleu n’aimait pas plus l’avion que moi, il avait craqué même…

J’ai pris ma photo du jour lors de la descente sur Kiev. Les nuages, quand on est dedans ou dessus, c’est quand même bien joli!

J’ai fait un peu la conversation en russe dans l’avion avec une jeune fille et sa mère a coté de moi, car la jeune fille dessinait Ciel, un personnage de manga que mes enfants connaissent très bien. On a parlé à peu près une heure. Pas évident de retrouver le vocabulaire et surtout les déclinaisons… Au secours!

Sinon, bien arrivée, à l’heure et j’ai retrouvé mes amis kieviens avec joie. 

Archives: Kiev en 1991 et 1998

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Suite aux retrouvailles avec mon premier appareil photo dimanche dernier, j’ai replongé le nez dans mes boites à chaussures contenant mes vieilles photos.

Que de souvenirs! La maison de famille dans son jus, la maison de Toulouse et la déco tip-top de ma chambre d’ado, les frères, soeurs, parents, cousins et cousines avec 30 ans de moins, les fêtes avec les amis… et beaucoup de choses inintéressantes.

J’ai scanné ce soir cinq photos de Kiev.

Les trois premières ont été prises début 1991. Les deux dernières en été 1998. Mon premier voyage à Kiev date de 1989 et je me souviens vraiment du gros décalage économique. En 1991, je savais à quoi m’attendre, et les choses avaient un peu changé. En 1998, tout avait changé.

 

1991: l’université

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1991: la rue qui descend de St André

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1991: « si tu veux être heureux, apprends la vie auprès des chats »

et d’autres phrases que je ne comprends pas…

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1998: Lénine est encore en place, mais plus tout seul

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1998: vraiment plus tout seul…

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Je ne dis pas que c’était mieux avant, je n’ai pas vécu personnellement ce régime et je crois que la liberté n’en était pas spécialement la base. Mais le capitalisme avec ses hordes de publicité et l’appel à la consommation, ce n’est peut-être pas non plus la meilleure avancée qui soit.