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Abondance de prunes

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Cueillette du jour, reines-claude du jardin. Il était temps, les branches cassaient sous le poids des fruits.

Panier en osier rempli de prunes
gros plan sur des prunes jaunes-vertes dans un panier en osier

J’ai dû monter assez haut avec l’escabeau pour les attraper, secouer les branches ne suffisait pas.

J’ai aussi cueilli un gros bol de mûres dans la haie et grappillé quelques raisins de ma terrasse.

Abondance! Gratitude!!!

Journal photo du 28 avril 2019

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En sortant du cinéma, il faisait encore jour, et devant cette porte de garage bleue qui attire souvent mon oeil, des fleurs jaunes éclataient de contraste. Je tenais ma photo du jour.

Merci!

fleurs jaunes devant une porte en bois bleue

Je rappelle que je mets aussi toutes mes photos du jour sur un compte PixelFed dédié: https://pix.diaspodon.fr/photodujour

J’ai aussi envie de partager ce qui m’est arrivé une fois rentrée chez moi.

Je suis allé faire ma méditation quotidienne en haut du champ de mes voisins, au milieu d’un espace délimité par 7 acacias et avec vue sur la forêt de la colline en face et sur les autres collines vers l’ouest. Il y avait près de moi deux petits rochers couverts de mousse, un petit bosquet de genêts, d’autres petits bosquets de plantes diverses, j’avais vraiment l’impression d’un endroit magique. J’espère que je n’ai pas trop dérangé les fées…

J’étais bien.

J’ai pu suivre du regard un chevreuil qui remontait le champ. Il est passé à 30m de moi sans que je ne le dérange.

Merci pour tout cela et pour ma vie pleine de richesses de tous types, ces belles expériences, ces belles rencontres et le feu dans mon poêle quand je rentre chez moi.

J’ai rendu les clefs

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Voilà, j’ai rendu les clefs des salles de danse, les remplaçantes sont en place, les cours ont même déjà repris à Cadours, et j’y étais en simple parent. Et là ça fait très très très bizarre. Et c’est un peu violent. J’en suis venue à considérer ces deux salles de cours de danse comme chez moi tellement je les ai arpentées et tellement elles ont accueilli nos pas, nos joies, nos peines, nos rires, nos découvertes, nos corps. Je ne compte plus les heures à user le parquet ni les moments de partage intenses.

Je ne peux pas dire que je n’avais pas déjà pensé à arrêter les cours dans les moments de fatigue, surtout en hiver quand j’avais besoin d’hiberner et que mon moral ne suivait pas ou en juillet, quand j’étais épuisée de l’année écoulée. Mais je mets du temps à me détacher, et j’aurais préparé la suite, pour les élèves comme pour moi. Même si mon corps me criait depuis juin qu’il fallait que j’arrête, même après la confirmation du diagnostique, j’ai eu beaucoup beaucoup de mal à prendre la décision d’arrêter. Je n’avais pas le choix, mais c’était trop brusque, ce n’était pas à mon rythme ni à ma façon.

Il y a des pages plus faciles à tourner que d’autres. Huit années d’enseignement à Grenade, sept à Cadours, avec des élèves formidables pour lesquelles j’ai beaucoup d’attachement. La danse était mon rêve de petite fille, que j’ai réalisé puisque j’ai été danseuse, j’ai co-fondé des compagnies, créé des spectacles, mené un certains nombres d’élèves à découvrir leur corps, plusieurs danses et à apprendre un certain nombres de chorégraphies. J’ai vécu des moments formidables en cours, en répétition, sur scène, dans les coulisses et dans la vie « civile ». J’ai consacré ma vie à la danse depuis toute petite et ces dernières années cela faisait tellement partie de moi, tout le temps.

Je ne sais pas encore si cet arrêt est définitif ou pas. J’espère que je n’ai pas trop trainé cette inflammation au point que ça en devienne chronique. Le temps qui m’a prise de court en août exige maintenant beaucoup de patience. Ce qui est sûr par contre, c’est que c’est un sacré changement de vie.

J’ai rendu les clefs, je ne suis plus professeur de danse, je ne fais plus partie du foyer ni de l’ASL, je n’ai plus de projet de spectacle, de chorégraphie, de partage dans la danse, je dois me réinventer, puisque je ne suis plus danseuse.

Je n’ai pas encore eu le temps d’accepter.

La compagnie VagabonDanses

Photo Jérôme Lacroix

 

Je suis extrêmement reconnaissante à toutes les élèves qui m’ont fait confiance durant toutes ces heures. C’était un cadeau magnifique.