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Mathilde chante « libre »

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J’ai découvert aujourd’hui sur facebook Mathilde et sa chanson « Libre ».

Je me permets de recopier les mots de Mathilde du 6 juillet 2019 sous sa vidéo.

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« Je suis libre ».
Des mots si durs à croire dans une civilisation où tout nous porte à nous soumettre et par tous les moyens possibles.

« Je suis libre ».
Des mots qu’on à peine à dire quand tous les jours on est forcé à céder, souvent malgré nous, à des avalanches d’injonctions, quotidiennes, constantes, partout et sur tout : nos opinions, nos émotions, nos corps…

« Je suis libre ».
Un vérité, une quête, un idéal, quand pourtant c’est le premier mot de notre devise gravée sur le fronton des écoles où nous avons toutes et tous grandi, sans pour autant qu’on nous apprenne à l’être, libre.

Cette chanson, née en Novembre dernier, écrite spécialement pour le Colloque « Le Corps Des Femmes : de la norme à la résistance » organisé par la Mission droits des femmes et égalité de genre Strasbourg, je vous en partage aujourd’hui le live, parce que tous les jours je suis forcée de constater le terrible retour de bâton au mouvement #MeToo.
… Je vois des sexistes croire qu’ils n’en sont pas parce que « ça va, on rigole » ou « j’ai été élevé par des femmes donc je ne suis pas macho ».
… Je vois des femmes reproduire le schéma toxique de leur conditionnement sexué sous couvert inconscient d’avoir peur d’être taxée de « haine des hommes » – et donc de subir les foudres de la norme.
… Je vois des hommes qui ne savent toujours pas comment avoir de relations saines avec une femme de par leurs années d’encroûtage patriarcal toxique.
… Je vois des meurtres de femmes parce qu’elles sont des femmes.
… Je vois des pays entiers revenir sur les acquis les plus basiques qui permettent à une femme de dignement disposer de sa personne et de son corps comme n’importe quel être humain.
… Je vois des commentaires sous mes publications, mes vidéos, de mes prestations The Voice à mes interviews les plus engagées, qui me ramènent à la réalité crasse du sexisme en France.
… Et je vois que malgré « Me Too », les choses en France n’ont que très peu bougées. Pire encore, les sexistes et masculinistes de tous bords, médiocres humains désireux d’être les rois du monde, se rebiffent contre cette perte de leurs privilèges toxiques et pathologiques.

Alors oui, Je suis libre.

« Je suis libre. »
Comme une bannière sous laquelle s’unir.

« Je suis libre. »
Comme un hymne pour se le rappeler à soi.

« Je suis libre. »
Comme un outil pour le rappeler aux autres.

« Je suis libre. »
Comme une célébration de cet idéal des lumières.

Libre. Libre ! LIBRE !! Envers et contre tout, comme ce petit village de Gaulois qui résiste encore et toujours à l’envahisseur, et qui donnent du fil à retordre aux légionnaires du pouvoir autour. La potion magique est là : VIVRE LIBRE. Et je ne souhaite que cela, à tous et toutes.

Merci à Vladimir Médail de m’aider à porter ces mots et ce message, merci à Bernadette, Erwan, Nolwenn, Mehdi, et tout le public du Palais des Congrès qui m’a offert, pour ce nouveau bébé chanson, une naissance dans un tonnerre d’applaudissements et d’émotions.
Egalement, une dernière chose pour celleux qui pourrons : ce soir, 17h, à République, se rassemblent des féministes hommes et femmes pour manifester contre l’inaction gouvernementale face aux chiffre terribles des feminicides en France cette année, et toutes les autres années passées.
Soyez là si vous pouvez, surtout pour leur montrer à elles, victimes, qu’elles ne sont pas seules et que des gens pensent à elles et veulent qu’elles s’en sortent.
Elles aussi doivent avoir la chance de redevenir LIBRES.
Aidons les.

Belle écoute, et merci à tous et toutes de votre soutien.
❤,
Mathilde

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Un immense merci pour cette chanson, pour qui vous êtes et pour ce que vous partagez!

Une sorcière comme les autres

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Laetitia Isembert et Nathalie Doummar chantent “Une sorcière comme les autres” d’Anne Sylvestre.

“Qu’on nous adore, autrement qu’à genoux. Qu’on nous regarde et qu’on ne nous invente plus. Qu’on ne soit plus celle qui attend, et qu’on nous laisse marcher devant.”

J’ai été très émue. Par le texte, par leurs voix, par l’émotion dégagée.

Cette femme « trop »

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Elle est là, elle prend beaucoup trop d’espace, avec son rire, ses courbes, son honnêteté et sa sexualité. Sa présence est aussi grande qu’un arbre et aussi large qu’une montagne. Son énergie occupe chaque anfractuosité de la pièce. Elle prend trop de place.

Elle est là. . . cette Femme «Trop». Celle qui aime trop fort, celle qui ressent trop profondément, celle qui demande trop souvent et celle qui désire trop.

Elle est là, elle gêne par ses envies persistantes, elle a trop d’envie. Elle désire beaucoup. Elle veut tout, trop de bonheur, trop de temps seule, trop de plaisir. Elle traversera le soufre, la rivière trouble et le feu de l’enfer pour l’obtenir. Elle risquera tout pour étouffer les angoisses de son cœur et de son corps. Cela la rend dangereuse.

Elle est dangereuse.

Ensuite, cette Femme «Trop» fait trop réfléchir les gens, ressent trop, se pâme trop. À travers sa posture, on découvre sa confiance en soi et sa prose authentique. Elle a un rire franc qui vient du cœur, un appétit insatiable et une propension à la passion ardente. Tous les yeux sont rivés sur elle, pensant qu’elle pète plus haut que son derrière.

Oh, cette Femme «Trop». . . Trop forte, trop vibrante, trop honnête, trop émotive, trop intelligente, trop intense, trop jolie, trop grosse ou trop mince, trop difficile, trop sensible, trop sauvage, trop intimidante, trop réussie, trop joyeuse, trop indigente; trop quoi.

Elle devrait se calmer un peu, baisser le ton quelque peu. Quelqu’un devrait la remettre dans le droit. Quelqu’un devrait lui dire.

Je suis là. . . La Femme «Trop», avec mon cœur trop tendre et mes émotions de trop.
En tant qu’empathique et hédoniste en constante recherche de plaisir, je veux une profusion de justice, de sincérité, d’espace, de facilité, d’intimité, de respect, d’être vue, d’être comprise, de votre attention complète et que toutes vos promesses soient tenues.

J’ai été appelée très exigeante parfois parce que je veux ce que je veux, et aussi, intimidante à cause de la place que j’occupais. J’ai été appelée égoïste parce que je m’aime moi-même. J’ai été appelée une sorcière parce que je sais comment me guérir.

Mais encore et encore. . . Je me relève. Encore et toujours, je veux, je ressens, je demande, je risque et je prends de la place.

C’est nécessaire.

Trop de femmes ont été confrontées à l’extermination depuis des siècles. Nous avons tellement peur d’elles. Nous sommes terrifiées par leur grande présence, par leur manière de commander le respect et de brandir la vérité de leurs sentiments. Nous avons essayé d’étouffer la Femme «Trop» depuis trop longtemps, chez nos sœurs, chez nos compagnes et chez nos filles. Et même maintenant, même aujourd’hui, dans un certain sens, nous continuons à couvrir de honte cette Femme «Trop» pour sa grandeur, son désir et sa nature passionnée.

Et encore… elle relève le défi.

La femme, dans sa pleine puissance, se déplace à travers le monde avec grâce et confiance. Dorénavant, sa sagesse tempère son esprit fougueux. Calmement mais fermement, elle dit la vérité sans aucun doute ni hésitation et la vie qu’elle mène est enfin sa propre création.

Dans mon propre monde et sous mes yeux, je suis témoin de l’ascension et de la remise en valeur de la Femme «Trop». Cette Femme «Trop» est également connue de certains comme la femme sauvage ou le divin féminin. Dans tous les cas, elle est moi, elle est toi et elle adore avoir enfin la place de s’exprimer librement.

Si vous avez déjà été appelée «trop» ou «trop émotive» ou «trop garce» ou encore «trop coincée», vous êtes probablement une vrai Femme «Trop».

Et si vous l’êtes. . . Je vous implore d’embrasser tout ce que vous êtes, toute votre profondeur, toute votre immensité; de ne pas vous retenir et de ne jamais abandonner votre grandeur ou votre éclat brillant.

Oubliez tout ce que vous avez entendu! Votre côté «Trop» est un don. Oh oui, un don qui peut guérir, inciter, libérer et transpercer directement au cœur des choses.

N’ayez pas peur de ce don, et ne laissez personne vous en détourner. Votre coté «Trop» est magique, c’est une médecine. Il peut changer le monde.

Vous ne me croyez pas ? Vérifiez ceci: Toutes vos femmes préférées, celles qui ont faites l’histoire, celles qui ont prêtées leur voix pour le changement et celle qui se sont courageusement autorisées à être exactement qui elles sont. Quelques exemples: Oprah, Ronda Rousey, Beyoncé, Kali, Misty Copeland, Janet Mock, Marie-Madeleine . . . Elles sont toutes des Femmes «Trop» !

Alors je t’en prie Femme «Trop»: Demande, Cherche , Désire, Grandis, Bouge, Ressens, Sois.
Fais des vagues, attise tes flammes et donne-nous des frissons.

Je t’en prie, lève-toi.
Nous avons besoin de toi.

~ Ev’Yan Whitney
(Traduction Barbara Gardénia)

https://evyanwhitney.com/

Un vrai choix?

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Tout devrait toujours être une question de liberté et de choix personnel. Pas de généralité, pas de jugement, mais de la diversité et du respect. Dans tous les cas.

Passé sur Diaspora

diasp.org/posts/8976258

« Marre des diktats, épilé.e.s ou pas c’est TON choix.
#LesPrincessesOntDesPoils #OurBodiesOurSelves

Notre corps nous appartient. D’ici le 8 mars jour des droits des femmes, je #BalanceTonRasoir! Poils ou pas c’est notre choix!

sources: Causette numéro… »

epilation.jpg

 

Sexisme et viol

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Il se trouve que mon fil d’actualité d’un réseau social m’a proposé ces deux images ce matin…

Nous sommes en novembre 2017 dans un grand magasin français… 

Comment est-ce encore possible de continuer à éduquer à l’agressivité et a la passivité dans de tels stéréotypes? Dans le contexte actuel où les violences faites aux femmes dans les pays occidentaux sont dénoncées, enfin, comment continuer à favoriser le sexisme? Je ne comprends vraiment pas. 

Enfin, si malheureusement. La prise de conscience est difficile pour tellement de personnes. Et la réalité niée. On m’a eu dit il y a peu  « De quoi as-tu à te plaindre toi en tant que femme en France? ». Ah… Apparemment, certains confondent égalité des droits et du respect avec castration et domination féminine. Ils ont peur. Ils rejettent la réalité. 

Et ça donne des phrases comme « T’as vu aussi comment elle était habillée ?! [Cette femme qui s’est fait violer] »

Même si on choisissait de se balader à poils demain dans la rue, le métro, au boulot, il n’y a aucune excuse, aucune, au manque de respect et à l’agression. Si les agresseurs ne sont pas capables de respect, de contrôle, qu’ils ne sortent pas, qu’ils aillent se faire aider, qu’ils s’éduquent!

Peace ☮