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Je suis dépendante affective

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Samedi 15 juin 2019

Il fait 17° dans la maison ce midi. Mes bottes mouillées par ma promenade d’hier sous la pluie dans la forêt ne peuvent pas sécher. Alors j’allume un feu, pour faire sécher mes bottes, pour réchauffer mon coeur par ce petit plaisir d’écrire au coin du feu.

Depuis hier après-midi et ma sortie en forêt à mouiller mes yeux de larmes autant que mes bottes de pluie, les choses se mettent en place dans ma tête et dans mon coeur surtout.

Pourtant, hier la journée n’a pas été particulièrement mauvaise. Surtout comparée à celles de ceux qui vivent la guerre, la famine, l’exil, la maladie… Oui, je sais, je suis privilégiée. Ce qui ne m’empêche pas d’éprouver des difficultés à la hauteur de ma vie de privilégiée. Mais ne vous méprenez pas, il ne s’agit pas d’une énième plainte. Hier, donc, j’ai dû m’organiser pour caler un aller-retour à Toulouse pour rapporter les gobelets réutilisables Element’Terre empruntés pour notre événement de Pentecôte avant d’aller passer une heure et quart sur le fauteuil du dentiste, puis l’anesthésie se dissipant, j’ai dû supporter la douleur grandissante de ma dent triturée, et ma fille m’a appelée en pleurs, car le stress de cette fin d’année avec spectacles et concerts et baccalauréat s’accommode mal avec son caractère angoissé. Aller-retour pour lui apporter du soutien psychologique, je me suis retrouvée face à mon impuissance à l’apaiser. Et enfin une soirée avec un ami, pour laquelle je me réjouissais, a été annulée. Rien de grave donc dans tout ça. Mais tout cela ensemble a eu raison de la barrière qui retenait mes émotions, mes larmes, la mise à nu de ma vulnérabilité.

Je marchais dans la forêt sous la pluie avec cette certitude évidente qui s’affichait en gros: on est seul dans la vie comme on est seul sur un chemin de forêt sous la pluie. Ce n’était pas si démoralisant que ça, tout le monde le sait, mais il y avait quand même un peu d’amertume dans ce rappel. Cela ne pourrait-il pas être autrement?

Toutes mes réflexions depuis hier m’ont amenée à comprendre ce midi, pas que dans ma tête mais aussi dans mon coeur, que non, cela ne peut pas être autrement, car j’ai tout fait pour que ça soit ainsi.

J’ai grandi dans une famille où on cultive le don de soi et le service aux autres. J’ai cru que pour être aimée il fallait que je me conforme à ces valeurs, que c’était la seule façon d’exister dans cette famille. Taire mes besoins et être au service des autres. C’est l’histoire de ma vie. Syndicats, associations, déléguée des élèves, organisatrice d’événements pour les autres, j’ai super bien appris et j’ai toujours été très active pour accompagner, aider et servir les autres. J’ai un CV impressionnant de ce côté là. Et c’est devenu mon principal trait de caractère. Cela m’a définie, j’étais celle sur laquelle on pouvait compter, celle à qui on demandait (de l’aide, du soutien, même à 2h du matin, de s’oublier pour privilégier enfants et couple), celle qui était là pour les autres. Ah ça j’ai bien réussi. Demandez à tous ceux qui me connaissent, ils vous parleront de « ma générosité et ma disponibilité ». J’ai trop bien réussi même. Si j’ai été capable de donner encore et encore et pendant très longtemps, j’en ai complètement oublié une chose primordiale: et moi dans tout ça? Enfin, je n’ai pas oublié, mais j’ai fait taire cette question tellement égoïste et inacceptable. Je suis ironique. Sauf qu’aujourd’hui je me demande: qui suis-je en réalité derrière ce rôle, quels sont mes besoins et comment est-ce que je m’en occupe?

Grâce à mon thérapeute, des livres et des conférences de développement personnel, mes amis, mes rencontres et surtout mes relations amoureuses difficiles, j’ai compris que je m’étais complètement perdue dans ce personnage que j’avais créé et que je jouais en permanence. Oh, je m’autorisais de temps en temps à me plaindre de la charge de travail et du manque de reconnaissance (les ingrats!), mais c’était pour obtenir encore plus de reconnaissance en me plaçant en victime et qu’on me rassure sur le fait que j’étais formidable, avec un grand coeur. Je pouvais ainsi continuer à jouer ce rôle très valorisé de sauveuse, parfois victime, mais toujours du « bon »côté, du côté de ceux qui se sacrifient pour les autres.

Je n’avais pas vu que j’avais une blessure énorme de manque de reconnaissance, je n’avais pas vu que j’avais besoin d’être rassurée et réconfortée, qu’on s’occupe de moi, vraiment, pas juste 5mn quand je me plaignais.

Au début, quand j’ai compris ça, que j’avais cette blessure (et sûrement d’autres), je ne l’ai pas accepté. Enfin, je l’ai accepté intellectuellement, mais pas dans mon coeur. Et donc je me suis battue contre cet état de fait, en pensant qu’avec la force de la volonté, je pourrais dépasser le malaise grandissant en moi, que je pourrais rester forte et parfaite. Et à me battre contre cela, je me suis encore plus épuisée. A tel point que j’en suis tombée malade physiquement. Mon corps m’a obligée à m’arrêter. J’ai résisté, je n’ai pas complètement arrêté, je n’ai pas compris vraiment. Et il est encore malade, je suis encore malade. Ca me fournit aussi un prétexte pour recevoir de l’attention.

Aujourd’hui j’ai compris dans mon coeur que cela ne sert à rien de me battre contre mes blessures et mes besoins. J’ai compris que mes blessures, les peurs associées et mes besoins de reconnaissance, de réconfort, d’acceptation et d’amour doivent être reconnus, que je dois accepter ma vulnérabilité et que je dois la montrer même. J’ai compris que je pouvais faire cela sans culpabiliser ni mourir de honte (de ne pas être forte ni parfaite). Et j’ai compris aussi que tant que je n’acceptais pas mes besoins et ma vulnérabilité, tant que je ne les assumais pas et n’en parlais pas, je ne pourrais pas rencontrer les personnes qui pourraient m’aider, me réconforter, m’accepter, m’aimer même avec cela, telle que je suis et être là pour moi, être vraiment là pour moi comme j’en ai besoin, avec beaucoup d’attention.

Tout ce que j’ai donné aux autres, j’ai besoin de le recevoir. Le réconfort et l’amour que j’ai donnés sans compter, j’ai besoin de les recevoir sans compter également. Je suis dépendante affective, j’ai besoin qu’on m’aime et qu’on me le montre et qu’on me le dise, beaucoup, j’ai besoin qu’on me rassure énormément. Alors je m’en occupe aussi moi-même de tout cela, mais j’ai aussi besoin que ça vienne de l’extérieur. Je sais que ce n’est pas psychologiquement correct, je sais qu’il ne « faut » pas, mais tant que j’ai essayé de me battre contre mes blessures et mes besoins et que j’ai voulu être autonome, je n’ai pas réussi à l’être. Mêmes actions, mêmes résultats. Il est temps d’essayer autre chose.

Accepter mes peurs, mes besoins, mes blessures et mon imperfection.

Tant pis pour l’image que cela donne de moi, tant pis pour mon orgueil… J’ai peur que ma famille et mes amis ne me comprennent pas, j’ai peur de passer pour une égoïste, j’ai peur des changements que cela va forcément provoquer dans mon entourage et dans ma vie, j’ai peur, mais j’ai aussi plein d’espoir dans le coeur, parce que je sens que c’est la bonne voie pour être vraiment qui je suis et m’accepter et m’assumer… la seule façon de pouvoir avancer.

Quelques références qui m’ont amenée où j’en suis maintenant:

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Je cherche du travail

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Chers “amis”, vous avez peut-être l’impression que je fais beaucoup de choses et que tout va bien pour moi, mais en fait, je ne travaille pas assez du tout.

Alors je sollicite votre aide pour travailler plus.

J’ai mis mon site à jour et vous y verrez plusieurs choses que je propose qui peuvent intéresser des particuliers ou des structures de type MJC, foyer rural, centre socio-culturel ou CE d’entreprise. N’hésitez pas à parler de moi, je suis une personne sympathique et compétente.

http://www.guillemettesilvand.fr/

MERCI ♥ ♥

 

Je suis particulièrement appréciée pour mes qualités humaines: bienveillante, pédagogue, généreuse, à l’écoute, respectueuse et facilitatrice pour la dynamique de groupe.

En plus de mes compétences plus « techniques ».

 

Les domaines de l’artistique/culturel et du social sont ceux qui me motivent le plus et où je peux pleinement faire bénéficier de mes compétences et qualités. Notamment auprès d’un public féminin.

 

Ralentir et cultiver sa lumière intérieure

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Ma lettre d’info de novembre 2018.

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C’est avec cette tarte aux pommes faite maison que j’illustre le retour au foyer proposé par cette saison un peu chaotique qu’est l’automne. Avec la baisse de la luminosité et des températures, la nature se met au repos et nous invite à en faire autant. Ralentir, moins sortir, prendre le temps de se (re)poser, voilà mes projets pour passer en douceur cette descente vers l’hiver. Car pour passer en douceur, il faut suivre le mouvement.

De plus, alors que nous perdons chaque jour un peu plus de lumière, cette tarte me fait l’effet d’un soleil qui réchauffe les coeurs (à défaut des pieds) et illumine la table de sa couleur chaleureuse. Accompagnée d’une bougie, me voilà comblée, presque réconfortée. Ah tiens, il se trouve que j’ai aussi envie de porter de l’ambre en ce moment, aux couleurs chaudes du jaune clair au brun foncé en passant par l’orangé.

En cette saison de l’enchanteresse, celle qui prend le chemin vers son obscurité intérieure, celle qui sait, qui expérimente, qui crée mais aussi l’intransigeante qui peut détruire si on l’empêche de suivre le mouvement, je vous souhaite de beaux moments avec vous-même, avec votre sauvage et surtout à votre rythme.

Je vous fais quand même quelques propositions ^^

Retrouvez toutes mes propositions sur la page Agenda de mon site internet.

 

Séance photo famille, portrait,…

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La saison des séances photo automne lumineux est ouverte!

Pour votre famille, vos enfants, vos parents, votre couple, pour vous-même, n’hésitez pas à me contacter pour une séance photo. En intérieur façon studio ou en extérieur dans l’environnement qui vous correspond.

Contactez-moi pour prendre rendez-vous, exclusivement en journée (semaine ou week-end) car je travaille en lumière naturelle.

En savoir plus sur les séances photo.

 

Atelier « pour grandir » ados et adultes

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Je vous propose un atelier pour apprivoiser vos états d’âme qui font des hauts et des bas et faire des liens en utilisant les outils d’écoute du corps et du dessin libre et spontané (aucun niveau requis).

Cet atelier est ouvert à tous, hommes et femmes, à partir de l’adolescence.

Samedi 17 novembre de 14h30 à 16h30.

Infos pratiques:
– à Galembrun (31330) au nord-ouest de Toulouse
– participation financière libre mais nécessaire
– inscription indispensable par mail ou téléphone

En savoir plus sur les ateliers de créativité personnelle.

 

Cercle de femmes de pleine lune

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Pour la pleine lune de novembre, retrouvons-nous pour une soirée de partage avec sans doute une méditation, un rituel, un soin, une danse, des mots et des rires…

Vendredi 23 novembre à 19h30.

Infos pratiques:
– à Galembrun (31330) au nord-ouest de Toulouse
– participation financière libre
– inscription indispensable par mail ou téléphone

En savoir plus sur les cercles de femmes.

 

Expo photo


La série  » Reflets » est encore exposée à Toulouse au café Les Gourmands de St Sernin jusqu’au 29 novembre! Le café salon de thé est ouvert tous les jours de 10h à 19h et le week-end vous pouvez y bruncher de 11h30 à 15h avec vue sur la basilique St Sernin (ok y a des travaux, mais vous ferez abstraction).

La série sera exposée à Launac du lundi 3 au dimanche 23 décembre 2018, au restaurant La Table de Launac, ouvert le midi du dimanche au vendredi. Je vous invite à un vernissage café-thé-croissants le dimanche 9 décembre à 10h30.

En savoir plus sur la série photo Reflets

Au plaisir!

 

Mais… je suis déjà coach!

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Quand on est comme moi à un tournant de sa vie professionnelle et qu’on regarde ce qu’on a accompli jusque là pour voir sur quoi on peut s’appuyer pour rebondir, on a parfois des surprises.

J’ai fait mon CV « généraliste » et il en ressort que depuis 2003 j’anime des groupes d’information, de soutien et de partage sur différents sujets. J’ai commencé par des sujets sur la parentalité, en tant qu’animatrice à La Leche League et dans l’association Un bébé au naturel que j’ai co-fondée. Pendant 6 ans j’ai animé des réunions et des ateliers, jusqu’à plusieurs par semaines sur des sujets très variés qui touchent à tous les aspects de la vie de parents: grossesse, allaitement, portage des bébés, couches lavables, hygiène naturelle infantile, communication bienveillante, instruction en famille, simplicité volontaire, alimentation familiale, sommeil de l’enfant, le couple dans la famille, ateliers créatifs parents-enfants, comptines et jeux d’éveil, massages en famille… J’ai également co-fondé en 2006 l’Association Française de Portage des Bébés pour laquelle j’ai fait de la formation professionnelle pendant 3 ans auprès des particuliers mais aussi auprès des élèves auxiliaires de puériculture à l’IFRASS à Toulouse.

Je crois qu’on peut dire que j’étais accompagnante à la parentalité vu tout ce que j’ai fait, coach comme on dit maintenant.

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Suite à mon déménagement à la campagne, j’ai arrêté les groupes sur la parentalité. Si je me suis surtout consacrée à l’association Les Arts au Soleil, j’ai néanmoins proposé des cercles de femmes depuis 2010. J’ai retrouvé l’affichette de présentation au moment du lancement, avec mes dessins à la main incrustés ^^ Les thèmes abordés étaient aussi variés: sexualité, couple, travail, enfants, maternité, développement personnel,…

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Avec mon travail de professeur de danse, cette activité d’animatrice de groupes de paroles a été moins présente, mais j’ai continué à proposer des cercles de femmes et des ateliers sur la féminité.

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Et surtout, j’ai continué à proposer un espace-temps bienveillant et soutenant dans mes cours de danse. Nous dansions plus que nous parlions, mais nous parlions aussi et des liens forts se sont tissés. C’était un bon moment de la semaine pour certaines, la bulle d’oxygène même pour d’autres. C’est l’une de mes forces, créer cet espace temps où l’on peut être soi, authentique, où l’on peut avoir confiance et se trouver.

Et des séances de photothérapie et des ateliers bien-être corporel et des soins énergétiques spécifiques aux femmes…

Voilà pour ce qui concerne mon activité d’accompagnante à la parentalité et à la féminité.

 
Cela fait donc 15 ans que je fais ce boulot, en bénévole la plupart du temps. Peut-être qu’il y a là une solide base sur laquelle m’appuyer pour officialiser mon métier de coach (pour employer le mot le plus couramment utilisé aujourd’hui)? Je sais gérer un groupe de paroles, je sais animer des réunions d’information, je sais former les gens, je suis une très bonne (n’ayons pas peur des mots) animatrice et pédagogue. Et je suis également très appréciée pour mes qualités humaines. Alors, y a plus qu’à appliquer tout cela dans un nouveau domaine qui me tient à cœur, comme par exemple le développement personnel, au hasard… Quelque chose mêlant thérapie, art et spiritualité me plairait beaucoup et j’ai déjà quelques outils!

(bon c’est vrai, j’assure aussi un max en tant qu’organisatrice d’évènements genre festival d’une semaine et spectacles :-D)

Alors si vous avez des idées de formation certifiante qui cadrerait un peu tout ça ou carrément, déjà du boulot pour moi, contactez-moi!