Archives de Tag: connaissance de soi

La puissance de l’amour

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« A tout moment, je peux m’abandonner à la puissance de l’amour à travers la prière, la contemplation et le calme. »

Ciel de nuit dégagé, sous les étoiles et surtout sous la lumière de la lune, je tire cette carte du jeu L’univers veille sur vous de Gabrielle Bernstein (présentation, si ça vous intéresse, sur le site de Graine d’Eden: www.grainededen.com/l-univers-veille-sur-vous-cartes-oracle-de-gabrielle-bernstein/).

Oui, maintenant j’y pense et j’arrive à recevoir cet amour et à me calmer, m’apaiser et me sentir bien ou mieux. Mais au début de mon chemin spirituel, je trouvais ça difficile et même parfois impossible. Cette affirmation aurait pu m’énerver… « Si c’était aussi facile! » Je n’ai pas baissé les bras, j’ai continué encore et encore à prendre ce temps de méditation, prière, contemplation, même les jours où je ne ressentais rien. Et petit à petit, c’est devenu une évidence. Je suis heureuse d’avoir persévéré, car je ressens aujourd’hui la puissance de cet amour, le sacré de la vie, même dans les moments du quotidien pour peu que j’y prenne garde.

Merci ❤

Initiation au tarot de Marseille à Galembrun (31330)

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Cartes de tarot de Marseille, trois visibles et un tas en éventail à l'envers
Crédit photo: Rirriz sur Pixabay

Samedi 23 novembre et dimanche 22 décembre 2019
De 14h à 17h à Galembrun (31330)

Avec Agathe/Ottavia, thérapeute et enseignante spirituelle
https://leseclaireusesholistiques.com/

Contenu:
– détail des cartes une à une (arcanes majeurs et mineurs), symboles et personnages, sous l’angle psychologique, historique et spirituel
– mise en place et règles d’or
– différents tirages
– secrets des jeux
– partie pratique et découverte
– tirage personnel
– reliance des thèmes (problématiques ou questions posées) aux rythmes lunaires
– forces d’aide des planètes en fonction du thème natal (expliquer pour chaque participant.e)

Chaque participant.e doit venir avec son tarot de Marseille (original ou celui des Visconti).
Nombre de place limité à 8 participant.e.s.
60€ pour les deux demies-journées

Inscription auprès de Guillemette : 06 76 74 42 97 ou contact@guillemettesilvand.fr

Utiliser des oracles ou tarots

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Cartes de l'oracle des druides représentant des animaux étalées dans l'herbe
L’oracle des druides

Je me souviens de mon scepticisme mêlé de curiosité lorsque l’une de mes amies m’a proposé de « tirer une carte » d’un de ses oracles la première fois. J’avais comme seule représentation des tarots et oracles celle des diseuses de bonne aventure que l’on croise parfois dans les films et dont la moitié s’avèrent être des charlatans. J’avais bien testé dans ma jeunesse des tirages de cartes d’un magazine pour ado, mais pour m’amuser. Là, mon amie était très sérieuse.

Elle ne me proposait pas de prédire mon avenir, pas du tout. Elle me proposait d’apporter un éclairage sur une situation que je vivais, pour trouver des pistes de réflexion susceptibles de me conduire à des solutions. C’est ainsi que j’ai commencé à regarder d’un œil nouveau cet outil.

Carte de la force et livret du tarot des druides
Le tarot des druides

En m’intéressant à la spiritualité, en me formant au reiki, en entrant dans un groupe de célébration païenne, en méditant dans mon jardin, en dansant, j’ai commencé à expérimenter ce que peut être une communication avec l’invisible (que chacun nommera comme il veut). Je ne sais pas trop comment me définir, vu que je m’intéresse à tout et que je teste beaucoup de choses et que je ne suis pas une seule et unique voie. Cela n’a pas d’importance à mes yeux. L’important est que cela me permet de me sentir vivante, de me centrer, de me sentir en lien avec la nature, la terre, le ciel, les autres êtres vivants, que cela me permet de ressentir un amour profond, une énergie rayonnante, dont je bénéficie (gratuitement et en abondance) et dont je peux aussi faire bénéficier ceux qui le souhaitent (toujours avec leur accord).

Ce lien avec l’invisible que je découvre, cultive, expérimente sous plusieurs formes est un lien exclusivement positif, un lien d’amour et de lumière. J’imagine que ces mots peuvent paraitre très « new-age » avec connotation péjorative à certains, mais c’est vraiment ce que je vis. Et c’est beau et ça fait du bien. Et je suis en autonomie maintenant pour vivre cela. Pas dans une religion, pas dans un dogme, pas dans une secte non plus. Libre. Je remercie au passage toutes les personnes qui m’ont permis de m’éveiller à tout cela, qui m’ont accompagnée, des facilitateurs, des « artisans de lumière ».

Cercle de cartes bleues et de bougies orange sur un tapis gris et rond, cartes oranges au milieu
En cercle: cartes Les portes du féminin
Au milieu: cartes des 7 chakras

Quel est le rapport avec l’utilisation des tarots et oracles? Pour moi, utiliser les cartes est une façon de dialoguer avec ma part de lumière, mon cœur, mon intuition. Parce qu’il y a bien des choses, notamment le mental, l’égo et toutes ses peurs, qui parasitent la communication avec notre moi profond, notre cœur. Bien sûr, si je suis dans de bonnes dispositions, si je me suis par exemple bien détendue et que je suis juste là, à l’écoute de moi et du monde, je peux plus facilement avoir des intuitions, parfois des images, parfois des messages. Utiliser des tarots et des oracles permet d’avoir des messages de ma part de lumière, permet de « faire monter » ce qu’il y a au fond de moi auquel je n’arrive pas forcément à avoir accès. Cela m’offre des pistes de réflexion. Et je reste libre de trouver cela pertinent ou pas.

Dans ma pratique personnelle, je ne pose pas de question fermée. Un exemple caricatural qui pourrait venir du magazine pour ado pour comprendre: « m’aime-t-il? ». Non, je pose l’intention d’avoir un éclairage sur une situation qui m’embête, ou bien je « demande » qu’est-ce qui serait bon que je comprenne pour avancer dans cette situation. Ou encore je pose juste l’intention de m’apporter un nouveau sujet de réflexion, une couleur pour la journée.

Nature morte mettant en scène un jeu de carte oracle, des clémentines, une pomme et des noix.
L’oracle du chaman mystique.

Comme certains piochent un livre au hasard ou lisent un article qui leur est transmis et qui justement leur parle. Comme on peut entendre une conversation, un témoignage qui va bien tomber. On peut parler de coïncidences. Ou on peut penser, comme moi, que ce sont autant de pistes à suivre proposées par notre moi profond, celui qui sait, celui qui n’a pas peur, celui qui est relié à la lumière.

Utiliser des oracles et tarots me demande de laisser parler mon intuition, cela parle à mon cœur et cela permet de compenser la forte présence du mental et de l’égo. Je m’ouvre à quelque chose de plus subtil. Cela aiguise mes ressentis, mes sensations en général, ce qui est très appréciable pour une personne comme moi qui aime appréhender la vie avec tous ses sens. Et aussi très utile pour saisir l’ambiance d’un lieu, d’un groupe, ou pour « sentir » une personne pour savoir si on peut être en confiance ou pas.

Ce que j’aime dans les oracles et tarots aussi, ce sont les symboles que l’on y trouve. Ma curiosité intellectuelle sur la connaissance des cultures, des civilisations, de ce qui rassemble les gens est bien servie. Certains étudient les symboles dans des livres ou à l’université ou dans les loges maçonniques, moi je les appréhende avec ma pratique des tarots et oracles.

Cartes oracle de face et de dos sur un châle
Oracle de la Triade

Enfin, je choisis mes jeux de cartes en fonction des dessins. Il faut absolument que le graphisme me plaise, car non seulement cela comble mon goût de l’esthétique, cela me permet d’entrer vraiment en relation avec le message que l’artiste a voulu faire passer, ou mon interprétation de ce message, mais en tout ça, cela a du sens, ce n’est pas juste un dessin, c’est vivant. Cet aspect est évidemment très subjectif…

Si cela vous intéresse, vous pouvez suivre les comptes instagram ou youtube de sorcières qui présentent les jeux, qui font des tirages « couleur du jour » ou même venir suivre la formation d’initiation au tarot de Marseille que je vais organiser sur deux demies-journées en novembre et décembre avec Agathe des éclaireuses holistiques. Contactez-moi pour avoir l’info ou guettez ma lettre d’information!

Dans mon prochain article je parle de la sortie d’un oracle créé par mon amie chère Noono, l’oracle des Chats. Suivez le lien pour voir son blog!

Je suis dépendante affective

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Samedi 15 juin 2019

Il fait 17° dans la maison ce midi. Mes bottes mouillées par ma promenade d’hier sous la pluie dans la forêt ne peuvent pas sécher. Alors j’allume un feu, pour faire sécher mes bottes, pour réchauffer mon coeur par ce petit plaisir d’écrire au coin du feu.

Depuis hier après-midi et ma sortie en forêt à mouiller mes yeux de larmes autant que mes bottes de pluie, les choses se mettent en place dans ma tête et dans mon coeur surtout.

Pourtant, hier la journée n’a pas été particulièrement mauvaise. Surtout comparée à celles de ceux qui vivent la guerre, la famine, l’exil, la maladie… Oui, je sais, je suis privilégiée. Ce qui ne m’empêche pas d’éprouver des difficultés à la hauteur de ma vie de privilégiée. Mais ne vous méprenez pas, il ne s’agit pas d’une énième plainte. Hier, donc, j’ai dû m’organiser pour caler un aller-retour à Toulouse pour rapporter les gobelets réutilisables Element’Terre empruntés pour notre événement de Pentecôte avant d’aller passer une heure et quart sur le fauteuil du dentiste, puis l’anesthésie se dissipant, j’ai dû supporter la douleur grandissante de ma dent triturée, et ma fille m’a appelée en pleurs, car le stress de cette fin d’année avec spectacles et concerts et baccalauréat s’accommode mal avec son caractère angoissé. Aller-retour pour lui apporter du soutien psychologique, je me suis retrouvée face à mon impuissance à l’apaiser. Et enfin une soirée avec un ami, pour laquelle je me réjouissais, a été annulée. Rien de grave donc dans tout ça. Mais tout cela ensemble a eu raison de la barrière qui retenait mes émotions, mes larmes, la mise à nu de ma vulnérabilité.

Je marchais dans la forêt sous la pluie avec cette certitude évidente qui s’affichait en gros: on est seul dans la vie comme on est seul sur un chemin de forêt sous la pluie. Ce n’était pas si démoralisant que ça, tout le monde le sait, mais il y avait quand même un peu d’amertume dans ce rappel. Cela ne pourrait-il pas être autrement?

Toutes mes réflexions depuis hier m’ont amenée à comprendre ce midi, pas que dans ma tête mais aussi dans mon coeur, que non, cela ne peut pas être autrement, car j’ai tout fait pour que ça soit ainsi.

J’ai grandi dans une famille où on cultive le don de soi et le service aux autres. J’ai cru que pour être aimée il fallait que je me conforme à ces valeurs, que c’était la seule façon d’exister dans cette famille. Taire mes besoins et être au service des autres. C’est l’histoire de ma vie. Syndicats, associations, déléguée des élèves, organisatrice d’événements pour les autres, j’ai super bien appris et j’ai toujours été très active pour accompagner, aider et servir les autres. J’ai un CV impressionnant de ce côté là. Et c’est devenu mon principal trait de caractère. Cela m’a définie, j’étais celle sur laquelle on pouvait compter, celle à qui on demandait (de l’aide, du soutien, même à 2h du matin, de s’oublier pour privilégier enfants et couple), celle qui était là pour les autres. Ah ça j’ai bien réussi. Demandez à tous ceux qui me connaissent, ils vous parleront de « ma générosité et ma disponibilité ». J’ai trop bien réussi même. Si j’ai été capable de donner encore et encore et pendant très longtemps, j’en ai complètement oublié une chose primordiale: et moi dans tout ça? Enfin, je n’ai pas oublié, mais j’ai fait taire cette question tellement égoïste et inacceptable. Je suis ironique. Sauf qu’aujourd’hui je me demande: qui suis-je en réalité derrière ce rôle, quels sont mes besoins et comment est-ce que je m’en occupe?

Grâce à mon thérapeute, des livres et des conférences de développement personnel, mes amis, mes rencontres et surtout mes relations amoureuses difficiles, j’ai compris que je m’étais complètement perdue dans ce personnage que j’avais créé et que je jouais en permanence. Oh, je m’autorisais de temps en temps à me plaindre de la charge de travail et du manque de reconnaissance (les ingrats!), mais c’était pour obtenir encore plus de reconnaissance en me plaçant en victime et qu’on me rassure sur le fait que j’étais formidable, avec un grand coeur. Je pouvais ainsi continuer à jouer ce rôle très valorisé de sauveuse, parfois victime, mais toujours du « bon »côté, du côté de ceux qui se sacrifient pour les autres.

Je n’avais pas vu que j’avais une blessure énorme de manque de reconnaissance, je n’avais pas vu que j’avais besoin d’être rassurée et réconfortée, qu’on s’occupe de moi, vraiment, pas juste 5mn quand je me plaignais.

Au début, quand j’ai compris ça, que j’avais cette blessure (et sûrement d’autres), je ne l’ai pas accepté. Enfin, je l’ai accepté intellectuellement, mais pas dans mon coeur. Et donc je me suis battue contre cet état de fait, en pensant qu’avec la force de la volonté, je pourrais dépasser le malaise grandissant en moi, que je pourrais rester forte et parfaite. Et à me battre contre cela, je me suis encore plus épuisée. A tel point que j’en suis tombée malade physiquement. Mon corps m’a obligée à m’arrêter. J’ai résisté, je n’ai pas complètement arrêté, je n’ai pas compris vraiment. Et il est encore malade, je suis encore malade. Ca me fournit aussi un prétexte pour recevoir de l’attention.

Aujourd’hui j’ai compris dans mon coeur que cela ne sert à rien de me battre contre mes blessures et mes besoins. J’ai compris que mes blessures, les peurs associées et mes besoins de reconnaissance, de réconfort, d’acceptation et d’amour doivent être reconnus, que je dois accepter ma vulnérabilité et que je dois la montrer même. J’ai compris que je pouvais faire cela sans culpabiliser ni mourir de honte (de ne pas être forte ni parfaite). Et j’ai compris aussi que tant que je n’acceptais pas mes besoins et ma vulnérabilité, tant que je ne les assumais pas et n’en parlais pas, je ne pourrais pas rencontrer les personnes qui pourraient m’aider, me réconforter, m’accepter, m’aimer même avec cela, telle que je suis et être là pour moi, être vraiment là pour moi comme j’en ai besoin, avec beaucoup d’attention.

Tout ce que j’ai donné aux autres, j’ai besoin de le recevoir. Le réconfort et l’amour que j’ai donnés sans compter, j’ai besoin de les recevoir sans compter également. Je suis dépendante affective, j’ai besoin qu’on m’aime et qu’on me le montre et qu’on me le dise, beaucoup, j’ai besoin qu’on me rassure énormément. Alors je m’en occupe aussi moi-même de tout cela, mais j’ai aussi besoin que ça vienne de l’extérieur. Je sais que ce n’est pas psychologiquement correct, je sais qu’il ne « faut » pas, mais tant que j’ai essayé de me battre contre mes blessures et mes besoins et que j’ai voulu être autonome, je n’ai pas réussi à l’être. Mêmes actions, mêmes résultats. Il est temps d’essayer autre chose.

Accepter mes peurs, mes besoins, mes blessures et mon imperfection.

Tant pis pour l’image que cela donne de moi, tant pis pour mon orgueil… J’ai peur que ma famille et mes amis ne me comprennent pas, j’ai peur de passer pour une égoïste, j’ai peur des changements que cela va forcément provoquer dans mon entourage et dans ma vie, j’ai peur, mais j’ai aussi plein d’espoir dans le coeur, parce que je sens que c’est la bonne voie pour être vraiment qui je suis et m’accepter et m’assumer… la seule façon de pouvoir avancer.

Quelques références qui m’ont amenée où j’en suis maintenant: