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Verdun le 2 août 2019

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En attendant que la grande passe son permis, je fais encore taxi. Ce soir c’était pour un film qu’elle allait voir au ciné associatif de Verdun sur Garonne.

J’avais pris de quoi lire et écrire en l’attendant, mais j’ai aussi fait un petit tour en ville voir s’il y avait des animations bientôt. Il y avait ce soir un concert de jazz sous la halle, demain un concert au salon de thé, et il y avait cette jolie lumière du soleil couchant sur les maisons de village du centre.

Rue de village du sud-ouest, sans voiture, lumière du soleil couchant sur les maisons de briques.

Un bar-restaurant à tapas a ouvert récemment. Ainsi qu’un pub. Il y avait un peu de monde dehors, même une mamie assise sur le trottoir devant sa porte dans la bastide qui surplombe la ville, ça faisait plaisir de voir toute cette vie dans un village de campagne.

Il fait toujours beau à Béthune!

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Bon, les 3 fois où j’y suis passée, il faisait beau! J’y étais samedi dernier pour récupérer mes photos au Nautilus, le bar culturel où elles ont été exposées en mars.

Petite promenade depuis la gare, car cette fois, j’avais pris le train depuis Paris. Confortable et rapide, comme j’étais bien fatiguée, c’était mieux que de conduire et c’était même moins cher, même en prenant les billets au dernier moment.

J’ai pris cette première photo depuis le train, à la gare de Lens peut-être, elle me rend triste même si je ne sais pas vraiment expliquer pourquoi.

Une fois, arrivée, j’ai pris mon temps pour remonter la rue qui part en face de la gare vers le centre-ville. Je n’étais pas encore chargée et j’aime l’architecture locale en briques et toutes les façades originales partout dans la ville. Béthune était en fleurs, ça apportait une jolie touche de poésie supplémentaire que j’ai beaucoup aimée.

J’ai vu une baraque à frites quand j’ai débouché sur la grande place du beffroi. J’avais un peu faim, je me suis dit que j’allais goûter à la spécialité locale! Je demande une petite portion pour une personne, petite barquette, ça me semblait parfait. La dame met des frites dans le bain d’huile et pendant la friture, pose la petite barquette sur le tas de feuilles genre kraft qui servent à emballer ensuite la barquette remplie. Une fois les frites prêtes, elle verse une première grosse bonne portion dans la barquette qui est très très très remplie. Puis elle verse une seconde grosse portion qui déborde autour. Là, mon cerveau ne comprend plus, je suis perplexe, pourquoi en met-elle trop? Et alors elle verse une troisième grosse portion qui fait une montagne par-dessus et tout autour de la barquette et elle ferme, enfin, la feuille autour de tout cela. Je m’exclame: « C’est ça la portion individuelle?!?!? » Et elle me répond oui. Un homme qui attendait après moi me dit alors: « On n’est pas à Paris ici! »… heu… ben même à Toulouse ce n’est pas ainsi… C’est dommage, car je n’en ai mangé qu’un tiers et j’ai jeté le reste. J’ai mis mon appareil photo, mon reflex assez gros, pour montrer l’échelle…

Après cette folle aventure et un café en terrasse face au breffroi, avec la musique de la ville (braderie de printemps) plus la musique du café dans les oreilles, pas très agréable, j’ai continué ma promenade tranquillement avec plein de détours vers le Nautilus.

Il y avait des énormes sacs jaunes emplis de sable un peu partout. Je me suis demandé si c’était en prévision du carnaval du lendemain et des choses qu’il y aurait à éponger? C’était bien pour le carnaval, mais « pour empêcher les véhicules de pénétrer dans le périmètre ».

A deux pas de la grande place, je suis entrée dans un joli bâtiment ouvert qui avait l’air d’avoir un joli hall. Oui, c’était vraiment « j’ai vu de la lumière, je suis entrée ». Il se trouve que c’était un tiers lieu, un lieu pour les gens, géré par la mairie et deux associations, avec un café, un espace de détente, lecture, rencontre, avec boite à dons et lectures sur place, avec aussi des salles de réunions et un auditorium à louer, et un fablab! La personne au café a été super sympa. Le lieu est vraiment très beau, tout neuf. Bon, on est loin de la culture underground des hackers, c’est très bourgeois bohème tout ça, mais je suis aussi sensible à ça et à la belle architecture art déco. Ce lieu c’est La Fabrique, il y a des ateliers et animations proposés également, parfois en partenariat avec La Banque, un lieu d’exposition dans les anciens locaux de la Banque de France à Béthune. Si j’avais su, j’aurais pris mon café là!…

J’avais une carte postale à envoyer, alors je me suis ensuite dirigée vers la poste, ce qui a donné lieu à ce triptyque où je me suis amusée avec le jaune de la poste et de son environnement, la maison, la mousse sur l’arbre…

J’ai continué ma balade en me dirigeant plus franchement vers le bar, l’heure tournant et devant reprendre le train en fin d’après-midi.

J’ai vu ces trois couleurs vives rapprochées, j’ai eu envie d’essayer d’en faire quelque chose, je ne suis pas super satisfaite, mais bon.

Après une petite pause au bar en compagnie de Lucie au comptoir et Arnaud qui m’avait donné le contact pour l’expo, je suis repartie prendre le train, un peu plus pressée, un peu plus chargée, dommage pour les façades croisées et non photographiées

J’aime vraiment beaucoup les arbres en fleurs sur ces façades!

J’ai été servie car de retour à Paris, je me suis arrêtée dans le pars de la résidence de mon amie danseuse Alexia qui m’a hébergée ce week-end, car il y avait aussi des arbres en fleurs, dont un très grand fleuri de rose. Devant l’immeuble, c’est rigolo comme contraste.

Une chouette journée encore. Et Béthune est une ville qui m’a bien plu! Au plaisir de revenir…

Nord et Pas de Calais

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Vendredi 22 février, je me suis réveillée en Flandre et dans le brouillard…

Mon hôte m’a gentiment proposé de me conduire à Cassel, un village du Nord cossu et pavé, vieux de deux mille ans environ. Bien qu’il soit en hauteur, le brouillard ne m’a pas permis d’admirer le panorama sur la campagne flamande environnante, mais j’ai pu tester la photo dans le brouillard. Ça a un petit côté mystérieux plutôt sympa aussi.

Je ne suis pas arrivée à faire une photo qui me plaise de la grande place avec l’enfilade de façades toutes différentes. Tant pis. Ambiance.

Nous sommes rentrées à Hazebrouck puis j’ai pris la route pour Bailleul.

Cette fois-ci je tente la photo des façades… Sur la grande place.

Derrière l’église je suis tombée sur la rue des Foulons, une rue qui a été complètement dévastée pendant la première guerre mondiale, comme beaucoup de villes ou villages par ici. En voyant les photos sur le panneau touristique, je me suis demandé comment les gens avaient fait pour survivre et recommencer à vivre.

J’ai ensuite repris la route pour Béthune. je voulais y refaire un tour en ville et me poser un peu au Nautilus (avec boisson chaude et wifi) avant le vernissage. Cette fois-ci, j’ai été plus inspirée, la lumière était moins franche aussi, comme un arrière-goût du brouillard matinal. Loïc du Nautilus m’a dit que la ville s’était réveillée complètement dans le brouillard, j’aurais bien aimé voir ça. Je ne crois pas avoir jamais été en ville dans le brouillard.

D’abord j’ai trouvé ce mur rose et j’ai eu envie de faire des portraits avec ce mur en fond, étant seule, j’ai fait des selfies, mais avec mon téléphone, ça n’a pas rendu la couleur. Donc, la prochaine fois, il me faut un modèle!!!

A nouveau sur la grande place, cette fois j’ai gardé quelques photos de mes essais… pas évident avec l’ombre et la lumière, ben oui, il faisait encore beau, pffff… ^^

Je me suis autorisé une pause au soleil en terrasse.

J’ai exploré ensuite les rues du côté Est de la place (si je ne me trompe pas) et j’y ai trouvé des détails, des vieilles rues pavées et une belle lumière.

Le Nautilus est dans la rue Frédéric Boutleux… Je m’y suis installée avec une tisane et j’ai pris quelques photos du lieu et de Loïc, l’un des deux patrons (c’est ça le mot pour désigner ceux qui tiennent le bar?).

Oui, évidemment, il y aura un sourire pour la série des sourires en noir et blanc avec Loïc…

Le vernissage s’est bien passé, j’y ai retrouvé une covoitureuse prise la veille sur Paris-Béthune, la personne qui m’avait donné le contact du bar et que je ne connaissais qu’en virtuel jusque là et il y a eu aussi un visiteur qui m’a posé pas mal de questions et m’a suggéré de laisser à disposition des visiteurs une « feuille de visite » expliquant les conditions de prise de vue pour chaque photo. Il m’a dit que tout ce que je leur disait en répondant aux questions serait intéressant pour quand je ne serais pas là pour l’expliquer. Je vais donc y réfléchir. Pour celleux qui aiment savoir où, pourquoi et comment.

Retour sur la région parisienne dans la nuit pour rentrer sur Toulouse le lendemain. J’accuse un peu le coup côté fatigue de tant de route, plus de 2000km, en 5 jours. Mais c’était chouette! Merci pour l’occasion, les belles rencontres, la découverte!