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Faut bosser!

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Il y a quelques semaines j’ai passé un message dans mes réseaux pour expliquer que même si je propose beaucoup de choses, au final, je travaille peu, que c’est un peu galère et que j’aimerais plus travailler.

Alors que depuis le début de l’été 2018, j’ai des soucis de santé qui s’enchainent (et ces deux derniers mois sont les pires) et qui m’empêchent de travailler. Je suis fatiguée, physiquement et psychologiquement, donc c’est plutôt logique que je sois malade. Mais cela me stresse énormément d’être malade vu que pour continuer à toucher mes quelques Indemnités de Retour à l’Emploi, il faut que je montre que je fais ce qu’il faut pour retravailler. Et ça me rend encore plus malade. C’est un cercle vicieux. J’ai cherché la case « je prends une année sabbatique », mais ne l’ai trouvée nullepart.

Alors que je me débats à 4h du matin avec l’asthme et la toux (entre autres) et que je cherche une explication à autant de maux simultanés, je comprends que ce n’est pas plus de travail dont j’ai besoin, c’est de la valorisation de tout le travail que j’ai accompli et que j’accomplis encore sans être pour cela payée. J’ai besoin de valorisation sonnante et trébuchante.

Aussi loin que je me souvienne, j’ai été présente et disponible pour les autres en plus de mon « boulot » normal. Il y a 3-4 ans une camarade d’école primaire m’a envoyé un message pour me remercier de ce que j’avais fait pour elle, alors qu’on l’embêtait, j’intervenais pour la « protéger » et pour ne pas la laisser seule. Au collège et au lycée, j’étais tous les ans ou presque délégués des élèves. A la fac, j’étais investie dans le Bureau des Élèves, qui consistait à faire librairie de manuels difficiles à trouver (section russe), organiser des voyages linguistiques et actualiser et éditer l’annuaire des anciens élèves. En plus de ça j’aidais mes camarades qui avaient été absents et avaient besoin de rattraper.

J’ai accouché de mon premier enfant 2 jours après les dernières heures de cours de mon DESS. Trouvant rapidement absurde d’aller travailler à l’extérieur pour payer quelqu’un pour s’occuper de mon enfant et le voir grandir à ma place, je suis devenue « mère au foyer ». Ca ne fait pas rêver comme ça. C’est un sacré investissement. En plus d’élever et d’instruire mes enfants, je me suis investie dans une grosse association nationale d’information et de soutien à la parentalité, puis j’en ai créé une autre avec un champ d’action plus large puis encore une autre pour de la formation professionnelle puis une autre pour le réseau local des familles dont les enfants ne vont pas à l’école. J’ai passé ainsi des tonnes d’heures à élever mes enfants 7 jours sur 7, gérer des associations, préparer des réunions, des ateliers, me former et transmettre, informer, écouter, former.

Puis quand nous avons déménagé à la campagne, nous avons créé une association culturelle et artistique dans laquelle je me suis énormément investie, pour des cours et ateliers mais aussi pour organiser un festival d’une semaine de musique et de danse dans mon petit village de campagne. Ce festival connaitra cette année sa 10ème édition.

En tant que danseuse, j’ai aussi participé localement à de nombreux évènements de façon bénévole avec des spectacles et animations. Et je ne compte pas le nombre d’heures supplémentaires non payées pour mener les élèves au spectacle de fin d’année (prestation pour laquelle les professeurs ne sont pas payés d’ailleurs, 12h de présence parfois).

Quant à tout ce que je partage en mots, en images, en dessins, dans le monde quasi quotidiennement via mon blog et les médias sociaux et aussi via mon exposition photo, c’est aussi bénévolement. J’ai des retours très positifs sur tout cela, les gens apprécient ce que je donne, ce que je crée. On m’a eu dit plusieurs fois que j’étais inspirante. Je suis contente de pouvoir être utile.

Mais pour tout cela, pour tout ce temps consacré depuis le primaire aux autres personnes mais aussi à la vie sociale et culturelle des endroits où je vis, pour ce que je partage au monde chaque jour, je n’ai aucune valorisation. Ca ne m’a pas permis de cotiser à la retraite, ça ne m’a pas donné des heures de formation, ça n’a pas augmenté le montant de mes indemnités chômage ni de mes indemnités arrêt maladie et ça ne me permet pas de faire tout ça aujourd’hui ni de boucler mon mois.

En conclusion, j’ai toujours énormément bossé (combien de personnes m’ont dit que j’en faisais trop, que j’avais un emploi du temps trop chargé), mais pas de la façon qu’il faut pour que ça soit considéré comme tel. Mon cas n’est pas unique, malheureusement

Aujourd’hui je serais donc un parasite, je ne produis rien, je ne sers pas l’économie capitaliste, je ne sers pas la course à la consommation.

Et on m’a déjà dit plusieurs fois qu’il fallait que j’aille bosser. Ca veut dire bosser « pour de vrai ».

« Bonjour Monsieur, bip bip bip bip bip, vous avez votre carte de fidélité? ça vous fera 568,99€, vous voulez payer en 3 fois avec un crédit à 46%? si vous ne pouvez pas payer remettez les articles en rayon et allez voir les restos du coeur, merci. Suivant. »

La question que je me pose cette nuit est « vais-je arriver à continuer ma route et à servir l’humain dans ces conditions? vais-je pouvoir continuer à travailler pour tout ce qui n’est jamais comptabilisé dans le PIB et donc n’a pas de valeur officielle? » J’aime mon « travail » et j’aime apporter ma contribution ainsi et je pense vraiment que c’est aussi important que d’autres « vrais » métiers utiles et bien plus important que tout un tas de métiers qui ne servent qu’à entretenir l’asservissement de l’humain au pouvoir des plus riches et la destruction de notre environnement.

Mais il y a des nuits comme ça où je suis plutôt pessimiste.

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C’est quoi un réseau social libre et décentralisé?

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Puisque je parle des réseaux sociaux libres et décentralisés sur lesquels je rencontre plein de gens sympas, à force, on me pose des questions sur ce que c’est et comment ça fonctionne. Notamment, est-ce que c’est plus facile pour protéger ses données?

Un réseau libre, cela veut dire que le code source du logiciel qui permet d’utiliser le réseau est libre. N’importe qui peut l’utiliser, le copier, l’étudier et le modifier (les 4 libertés fondamentales du logiciel libre) et le faire fonctionner sur son serveur.

Un réseau décentralisé signifie qu’il n’y a pas une seule entité qui le gère et qui centralise tous les comptes, toutes les données, ce sont des individus ou des associations qui ont un serveur et veulent en faire bénéficier les autres qui l’installent chez eux.

Ainsi, au lieu d’avoir un immeuble dédié au réseau avec centralisation de tout, on a plusieurs maisons, appartements, qui ont installé le logiciel et ont ouvert leur réseau au public pour qu’il puisse s’inscrire et utiliser le logiciel en question. Ces serveurs individuels ou associatifs sont reliés entre eux.

Le fait que ça soit décentralisé a plusieurs conséquences:

  • certaines choses auxquelles nous sommes habitués sur les gros réseaux commerciaux ne sont pas possibles, par exemple, modifier un post après sa publication pose des problèmes de propagation de la modification à tout le réseau. Il faut donc effacer et recommencer.
  • pour s’inscrire à mastodon (genre twitter) ou à diaspora (plus genre facebook ou blog) ou à pixelfed (genre instagram) ou à peertube (genre youtube) il faut donc trouver où s’inscire, auprès de quel particulier ou quelle association
  • pour choisir se posent les questions: est-ce qu’on lui fait confiance pour ne pas lire, stocker et vendre nos données? et aussi est-ce que cette personne ou cette asso est capable de porter le service sans coupures ou pertes?

Dans le monde du libre, je pars du principe que les personnes qui mettent gratuitement du temps, de l’espace sur leur serveur et tout ce qui va avec (sauvegardes, entretien du matériel…) le font par conviction. En général se sont des personnes qui défendent l’internet libre, éthique et non marchand. Oui, cela peut paraitre bizarre, des personnes bénévoles et éthiques et serviables existeraient donc? Depuis maintenant 3 ans que je fréquente ces personnes là sur ces réseaux là et dans la vraie vie, je peux assurer que oui. D’ailleurs, dans le milieu associatif de n’importe quel domaine, ne trouve-t-on pas également des personnes bénévoles, dévouées et éthiques, genre moi même? Cela dit, la meilleure façon de protéger complètement ses données est d’installer le logiciel soi-même sur son propre serveur.

Alors si vous voulez vous inscrire à l’un de ces réseaux ou à tout autre service (et ils sont trèèèès nombreux) développés en libre et en décentralisé, vous allez vous poser la question de savoir où s’inscrire, chez qui?

Personnellement, selon les réseaux utilisés, je suis inscrite soit auprès de particuliers que j’ai rencontrés dans la vraie vie ou sur ces réseaux, soit auprès d’une asso nationale qui promeut le logiciel libre et qui ne fonctionne que grâce à des dons, je suis inscrite auprès de l’asso pour mastodon, mais auprès de particuliers pour diaspora, pixelfed et peertube. . Je connais quelques personnes qui bossent pour cette asso nationale et elles ont ma confiance. C’est framasoft. Alors, c’est une super asso et c’est facile de renvoyer vers elle pour s’inscrire aux réseaux ou utiliser tout un tas de services, mais l’idée n’est pas qu’une grosse asso devienne le principal fournisseur. D’abord, elle n’a pas forcément l’envergure pour accueillir toutes les demandes, mais aussi, ce n’est pas dans l’esprit du truc de tout centraliser. Alors il y a eu une campagne pour développer les CHATON*S*, faire connaitre d’autres fournisseurs de ces services. CHATON c’est Collectif des Hébergeurs Alternatifs, Transparents, Ouverts, Neutres et Solidaires et on peut trouver une présentation sur cette page: https://chatons.org/fr/pr%C3%A9sentation. Ce sont donc les individuels et des assos peut-être qui se sont rendus visibles pour accueillir les gens qui voudraient utiliser tel réseau social ou tel service. Sur le site chatons.org il y a une page « Trouver un chaton ».

Et voici une liste proposée par framasoft des alternatives à tout un tas de choses que nous utilisons quotidiennement, sous le nom « dégooglisons internet », je crois bien que c’était le nom de l’une de leurs campagnes pour expliquer en quoi les GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) ne sont pas bons pour nous et nos données (et même notre santé) et quelles alternatives existent à tous les services proposés: https://degooglisons-internet.org/fr/alternatives/

A propos de Mastodon, l’équivalent de Twitter, assez actif et interactif, vous pouvez visiter ce site de présentation: https://joinmastodon.org/

A propos de Diaspora, équivalent des murs de facebook, vous pouvez visiter la page de présentation du projet: https://diasporafoundation.org/

A propos de PeerTube, l’équivalent de Youtube mais en mieux, vous pouvez visiter ce site: https://joinpeertube.org/fr/

Pour côtoyer depuis quelques temps maintenant des personnes qui œuvrent pour un internet libre et éthique, je peux dire que je suis admirative du temps, de l’énergie et même de l’investissement financier que ces personnes offrent pour que des gens comme moi qui n’ont pas de serveur et n’y connaissent rien puisse utiliser tous ces services. Un immense merci à eux!

Si quelque chose n’est pas clair ou si vous avez une question, n’hésitez pas à me laisser un commentaire! J’espère que l’article sera ainsi de plus en plus clair et précis pour les personnes qui découvrent le sujet.

PS: depuis le premier jet j’ai modifié et complété grâce aux suggestions des gens sur Diaspora et Mastodon. Merci ❤

Festival Danses et Musiques pour Tous 2018

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Le festival familial et convivial Danses et Musiques pour Tous dans la campagne près de Toulouse, c’est du 11 au 15 juillet cette année et encore une programmation d’excellente qualité!

Le programme bientôt en ligne en entier, mais on peut déjà voir un peu sur http://www.festivaldansespourtous.fr/

 

En gros…

Mercredi 11 juillet à Grenade sur Garonne:

  • stage découverte tout public de claquettes américaines (avec moi)
  • film Lalaland

 

Jeudi 12 juillet au café du Burgaud:

  • Les Doigts Nylon, trio de guitares espagnoles

 

Vendredi 13 juillet à Galembrun:

  • stage découverte tout public de swing solo
  • concert dansant swing avec les Clopin Clopant

 

Samedi 14 juillet à Galembrun:

  • stage découverte tout public de chant d’improvisation
  • stage découverte tout public de danse tzigane des Balkans
  • apéritif concert avec Gisanga, latino sound
  • spectacle musiques et danses tziganes avec Kham Kalo et NUria Rovira Salat

 

Dimanche 15 juillet à Galembrun

  • ateliers d’éveil musical et d’éveil à la danse
  • spectacle jeune public avec Frédérick Bédé
  • concert Vent des royaumes avec l’ensemble baroque de Montauban
  • marché solidaire associatif
  • marathon photo

 

Et en plus de tout cela, du Qi Gong les matins, des ateliers créatifs pour les enfants et les grands, de la restauration du monde entier…

Festival que j’ai co-fondé et où je suis bénévole.

 

Sourire 26

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Frédérique, l’une des fantastiques bénévoles efficaces et dynamiques de l’association Sports et Loisirs de Cadours, une super maman (encore une, en plus elle est encore plus cool car elle est tatouée ^^), une personne attentionnée, archi sympathique et rigolote avec laquelle je suis heureuse de danser chaque semaine.

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Entre son boulot d’assistante maternelle, son implication associative et familiale et sa gentillesse, c’est une femme formidable. J’espère que cette photo sera à la hauteur!

Toutes les photos de sourires sont aussi regroupées dans le portfolio sur mon site.