Archives de Tag: architecture

Le plateau de Millevaches jour 2

Par défaut

Seul inconvénient de mon emplacement de pêcheur où j’ai passé la nuit dans ma voiture, l’exposition plein Est et donc le soleil le matin. Au moins je vais partir visiter tôt aujourd’hui ^^ Ma première étape vers le lac de Vassivière, le village de Faux la Montagne. Je m’arrête car les maisons fermées à vendre sont placardées…

« Le massacre des hôpitaux, le sauvetage de l’économie, la brutalité policière, la surveillance du peuple, ne sont pas des gestes barrière. » « J’aimerais être le vent qui souffle dans toute la forêt et les sources »
« Je veux le droit de travailler dès six ans » « Je veux trois mille euros de retraite » « plus de considération » « Un poney entier » « Des décorations » « J’aimerais être tout et tout et tout et tout s’il vous plait »

C’est militant dans le coin! Il me semble qu’il y a un festival de mots à Faux la Montagne

Direction le lac de Vassivière rive Sud pour emprunter le pont piéton pour me rendre sur l’île de Vassivière où se trouve un centre d’art contemporain et le bois des sculptures (art en plein air). Architecture particulière que ce centre international d’art et du paysage. Hangar et phare?

Mais mince, je suis arrivée trop tôt… Je fais donc un petit tour et quand je reviens, la jauge maximale est atteinte (réduite à cause du virus) et donc il faudrait que j’attende 45mn… Bon, finalement, j’économiserai 4€ et je pars prendre un café à la boulangerie en plein air installée sur l’île et je vais faire le tour de l’île par l’Est. Je veux voir OTRO, sculpture skatable de Koo Jeong-A. Ouais, bon, ça ressemble à un skate parc… mais c’est une oeuvre d’art. En tout cas, il n’y a aucun skateur.

C’est une promenade agréable car c’est très boisé. La forêt au bord du lac. L’oeuvre qui m’a le plus parlé est une oeuvre sans titre d’Andy Goldsworthy. Un mur de pierres sèches de granit qui forme deux boucles, une qui plonge dans l’eau (et le lac était haut, je n’ai vu que le début du mur qui plonge dans l’eau) et une dans la forêt sur la rive.

L’artiste a utilisé les restes d’un mur qui délimitait autrefois un champ. Mais la création du lac artificiel a noyé 8 villages et ce muret ne délimité plus aucun champ. Je me demandais depuis la veille sur quoi avait été créé ce lac. Penser que huit villages avec des maisons qui ont accueilli des générations de famille, des murets qui ont vu passer moutons, animaux sauvages et humains, arbres qui sont devenus aquatiques m’a questionné un peu. Certaines personnes ne pourront jamais revenir à leurs racines, le village et les paysages de leur enfance.

Quelle transformation pour ces vallées et collines!

J’ai fini mon tiers de tour de l’île, le centre était fermé au final, je suis repartie et j’ai suivi la route le long de la rive Ouest et Nord. A l’Ouest c’est très construit et utilisé. Au Nord c’est à nouveau plus sauvage. On passe sur les barrages. D’un côté l’eau au niveau de la route ou presque, de l’autre le vallon sans eau… Je ne sais finalement pas quoi penser de cet immense lac.

Je repars pour revenir chez mes amis creusois pour la dernière soirée avant notre départ, non sans m’arrêter sur un dernier site mégalithique, un tumulus cette fois. Qui n’est indiqué nullepart et ce n’est que grâce au GPS que j’ai trouvé, au sommet d’une colline, au milieu de la forêt, le tumulus de Puy de Plane de 14,40m de diamètre, de la fin du 1er âge de fer, autour de 450 ans avant JC. C’est précis parce que si on arrive à le trouver, on a droit à un panneau explicatif!

Alentour le sol de la forêt est couvert de mousse, c’est magnifique et je m’enfonce à chaque pas que je fais hors sentier dans cet épais tapis végétal. Je dois déranger plein de bestioles…

Je reprends la route et passe aux rochers St Julien sur la commune de Dontreix dans la forêt de Drouille. Alors franchement, c’est magnifique mais cette croix plantée au milieu des rochers, pour voir ça n’a vraiment rien à faire là!

Le panneau d’information explique que cette forêt a été occupée par « les ancêtres des Gaulois, les Celtes qui ont marqué de leur empreinte toute la région. […] la forêt de Drouille, composée de chênes, vivait au rythme de la cueillette du gui par les druides. » Bon, ça fait assez folklore mais vu le lieu et , ça parait plausible. Mais comme un certain Julien, convertit au christianisme à une époque où ça n’était pas bien vu, se serait réfugié dans ces rochers, c’est lui qui a nommé les lieux. Il y avait aussi une statue devant la croix, mais elle a été déboulonnée.

Ce qui me frappe de suite, c’est la forme du rocher de gauche. Je pense immédiatement à un mont de Vénus. Une vulve abritant une source qui ne tarit jamais, ce qui est confirmé par mon amie vivant à proximité. J’adore!

Saint-Julien est bien loin de mes pensées, la Déesse Mère s’impose à moi mais ça, ça n’apparait pas sur les informations touristiques… Pfff…

Les arbres et les rochers ronds s’entremêlent, c’est plein de poésie et de sens pour moi.

Et cet arbre au bout est vraiment expressif, mais ça ne rend pas en photo. Un très beau lieu, fréquenté par des gars avec leurs fusils d’air soft ou par des séniors qui viennent planter leur banquet sous l’énorme chêne tout proche et jouer à la pétanque à l’ombre ou par les motocross… Je me demande qui y vient la nuit…

Voilà, mon périple est terminé, mes vacances aussi, le lendemain nous repartons. Je remercie toutes les personnes qui m’ont accueillie moi et ma voiture à dormir, qui m’ont fait découvrir leur pays, qui ont partagé de beaux moments d’amitié avec moi. Tout cela me fait me sentir tellement vivante!

Un petit bout de Creuse

Par défaut

Première journée de balade samedi en Creuse, une grosse boucle sur les toutes petites routes. Très dépaysant car je n’ai vu à peu près que des maisons typiques en pierre et toit d’ardoise, parfois vraiment petites, parfois imposantes à la limite du château. Beaucoup d’étangs, beaucoup de vaches, beaucoup d’arbres, nature préservée, architecture adaptée, pas un supermarché ni de zone commerciale à la ronde, c’est fort joli!

Voilà, typique… montagne, vache, étang, forêt…

Je suis montée tout en haut de Sermur pour la vue sur les volcans et le plateau de Millevaches. Petit village en haut duquel trône une tour médiévale sur un site a priori oppidum gaulois auparavant. Même si les arbres n’y ont pas 1500 ans, l’atmosphère prêtait bien au vagabondage de l’imaginaire.

A peine plus bas et offrant déjà une belle vue, l’esplanade devant l’église, et juste à côté « la hutte », restauration légère de galettes et crêpes sur un terrain arboré. On peut y manger ou se désaltérer sur de grandes tables en bois massif proposées par un scieur local, elles sont aussi à vendre…

N’hésitez pas à demander une tisane, ce sera verveine citronnée ou romarin directement du jardin!

J’ai ensuite pris la direction d’un dolmen indiqué sur la carte Michelin. Le guide du routard du Limousin ne propose à peu près rien pour cette partie de la Creuse, alors je vadrouille un peu au hasard des sigles de la carte departementale…

Le bois était tellement bourdonnant, c’était tellement fort ce bruit, que j’ai trouvé ça rendait l’atmosphère inquiétante et je ne me suis pas attardée.

En repartant, la forme de ce lierre sur cet arbre m’a interpellée.

La suite de la balade fut surtout les petites routes, les paysages, l’architecture… et je suis tombée sur cette pépite d’un autre temps…

Pour terminer, je suis allée m’installer au bord de l’étang de la Chancelade (c’est peut-être déjà le Puy de Dôme) pour y admirer le coucher du soleil, méditer un peu, jouer un peu… pas de baignade ce soir là, la fraîcheur tombe vite à 600m d’altitude.

J’ai beaucoup apprécié cette campagne si belle et si peu peuplée et donc « civilisée ». Ça repose beaucoup.

Mon dimanche fut aussi fructueux en balade et paysages nouveaux et exceptionnels. A suivre…

Il fait toujours beau à Béthune!

Par défaut

Bon, les 3 fois où j’y suis passée, il faisait beau! J’y étais samedi dernier pour récupérer mes photos au Nautilus, le bar culturel où elles ont été exposées en mars.

Petite promenade depuis la gare, car cette fois, j’avais pris le train depuis Paris. Confortable et rapide, comme j’étais bien fatiguée, c’était mieux que de conduire et c’était même moins cher, même en prenant les billets au dernier moment.

J’ai pris cette première photo depuis le train, à la gare de Lens peut-être, elle me rend triste même si je ne sais pas vraiment expliquer pourquoi.

Une fois, arrivée, j’ai pris mon temps pour remonter la rue qui part en face de la gare vers le centre-ville. Je n’étais pas encore chargée et j’aime l’architecture locale en briques et toutes les façades originales partout dans la ville. Béthune était en fleurs, ça apportait une jolie touche de poésie supplémentaire que j’ai beaucoup aimée.

J’ai vu une baraque à frites quand j’ai débouché sur la grande place du beffroi. J’avais un peu faim, je me suis dit que j’allais goûter à la spécialité locale! Je demande une petite portion pour une personne, petite barquette, ça me semblait parfait. La dame met des frites dans le bain d’huile et pendant la friture, pose la petite barquette sur le tas de feuilles genre kraft qui servent à emballer ensuite la barquette remplie. Une fois les frites prêtes, elle verse une première grosse bonne portion dans la barquette qui est très très très remplie. Puis elle verse une seconde grosse portion qui déborde autour. Là, mon cerveau ne comprend plus, je suis perplexe, pourquoi en met-elle trop? Et alors elle verse une troisième grosse portion qui fait une montagne par-dessus et tout autour de la barquette et elle ferme, enfin, la feuille autour de tout cela. Je m’exclame: « C’est ça la portion individuelle?!?!? » Et elle me répond oui. Un homme qui attendait après moi me dit alors: « On n’est pas à Paris ici! »… heu… ben même à Toulouse ce n’est pas ainsi… C’est dommage, car je n’en ai mangé qu’un tiers et j’ai jeté le reste. J’ai mis mon appareil photo, mon reflex assez gros, pour montrer l’échelle…

Après cette folle aventure et un café en terrasse face au breffroi, avec la musique de la ville (braderie de printemps) plus la musique du café dans les oreilles, pas très agréable, j’ai continué ma promenade tranquillement avec plein de détours vers le Nautilus.

Il y avait des énormes sacs jaunes emplis de sable un peu partout. Je me suis demandé si c’était en prévision du carnaval du lendemain et des choses qu’il y aurait à éponger? C’était bien pour le carnaval, mais « pour empêcher les véhicules de pénétrer dans le périmètre ».

A deux pas de la grande place, je suis entrée dans un joli bâtiment ouvert qui avait l’air d’avoir un joli hall. Oui, c’était vraiment « j’ai vu de la lumière, je suis entrée ». Il se trouve que c’était un tiers lieu, un lieu pour les gens, géré par la mairie et deux associations, avec un café, un espace de détente, lecture, rencontre, avec boite à dons et lectures sur place, avec aussi des salles de réunions et un auditorium à louer, et un fablab! La personne au café a été super sympa. Le lieu est vraiment très beau, tout neuf. Bon, on est loin de la culture underground des hackers, c’est très bourgeois bohème tout ça, mais je suis aussi sensible à ça et à la belle architecture art déco. Ce lieu c’est La Fabrique, il y a des ateliers et animations proposés également, parfois en partenariat avec La Banque, un lieu d’exposition dans les anciens locaux de la Banque de France à Béthune. Si j’avais su, j’aurais pris mon café là!…

J’avais une carte postale à envoyer, alors je me suis ensuite dirigée vers la poste, ce qui a donné lieu à ce triptyque où je me suis amusée avec le jaune de la poste et de son environnement, la maison, la mousse sur l’arbre…

J’ai continué ma balade en me dirigeant plus franchement vers le bar, l’heure tournant et devant reprendre le train en fin d’après-midi.

J’ai vu ces trois couleurs vives rapprochées, j’ai eu envie d’essayer d’en faire quelque chose, je ne suis pas super satisfaite, mais bon.

Après une petite pause au bar en compagnie de Lucie au comptoir et Arnaud qui m’avait donné le contact pour l’expo, je suis repartie prendre le train, un peu plus pressée, un peu plus chargée, dommage pour les façades croisées et non photographiées

J’aime vraiment beaucoup les arbres en fleurs sur ces façades!

J’ai été servie car de retour à Paris, je me suis arrêtée dans le pars de la résidence de mon amie danseuse Alexia qui m’a hébergée ce week-end, car il y avait aussi des arbres en fleurs, dont un très grand fleuri de rose. Devant l’immeuble, c’est rigolo comme contraste.

Une chouette journée encore. Et Béthune est une ville qui m’a bien plu! Au plaisir de revenir…

(Venise)

Par défaut

Nous voilà en voyage à Venise.

Je n’ai pas pris mon ordinateur, alors je partagerai juste quelques photos du téléphone et à mon retour, j’écrirai et partagerai plus.

Une journée et demie et déjà plein la tête, plein les yeux, plein les pieds (qui tiennent le coup pour le moment) et plein la carte mémoire.

Jour 1

Les Alpes enneigées vues depuis l'avion, ciel bleu et réacteur rouge orange dans le coin en bas à gauche.

Jour 2

Bonne journée !