Les Deux-Sèvres jour 4

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Le « problème » quand on est en vacances chez des amis, c’est qu’on passe énormément de temps à discuter sur les fauteuils au coin du feu… Et qu’on fait moins de tourisme.

Un faux problème bien sûr, puisque cela fait partie du plaisir et des vacances! Et que moi j’adore ça. Ma première photo du jour, en noir et blanc, s’est faite dans la cuisine.

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Nous avons néanmoins décidé de sortir l’après-midi visiter l’abbaye royale de Fontevraud, la plus grande cité monastique d’Europe (http://www.fontevraud.fr/).

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Une abbaye où repose le gisant d’Aliénor d’Aquitaine tout de même. Une abbaye avec une histoire assez dure de prison depuis la révolution et notamment pendant la deuxième guerre mondiale. Beaucoup de souffrances dans ce lieu. La dureté se ressentait bien aujourd’hui tellement il faisait froid. Contraste avec la belle grandeur de l’abbaye et du cloitre, magnifiques, et avec la chaleur du soleil sur la pierre locale.

 

Plusieurs installations d’art contemporain étaient installées, accentuant parfois la froideur de l’ambiance des lieux.

Je retiens les tableaux de Thibault Daumain extraits d’une œuvre intitulée Canopée. J’ai beaucoup aimé ce graphisme et son côté naïf et végétal.

 

L’installation de Claude Lévêque intitulée « Mort en été » occupait l’ancien dortoir, ouvert aux vents, très haut de plafond, drôles de conditions de vie… Malgré ce titre, j’ai trouvé pas mal de douceur dans cette installation qui représente la Loire à priori.

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Et enfin, nous avons terminé la visite dans les caves et c’était assez inquiétant. Très sombre, avec une installation de Julien Salaud intitulée « La crypte des effraies » faite de fils blancs tendus sur des clous plantés dans les parois et éclairés à la lumière noire, dessinant des chouettes ou hiboux et des monstres ou humains ou je ne sais quoi, mais c’était un peu effrayant.

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Une autre partie de cette installation représentait une sorte d’humain dans un linceul dans un cachot tenant sur ses genoux une chouette et un coeur doré. Ouch… Heureusement qu’il y avait un groupe de joyeux lurons qui visitaient en même temps que moi, car je me serais sentie assez mal toute seule dans cette atmosphère!

 

La fin de journée s’avéra lumineuse, avec un magnifique soleil couchant, un gros rond orange qui jouait à cache cache avec les maisons de pierre ou les arbres. Cela chassa le malaise dû à la visite de cet ensemble à la fois magnifique et rude, à l’histoire chargée de souffrances.

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J’espère qu’il fera encore beau demain pour reprendre un peu de lumière!

 

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