L’été photographique de Lectoure, 32

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Samedi après-midi, j’ai enfin pris le temps d’aller voir les expos de l’été photographique de Lectoure, dans le Gers. Enfin, au final, je n’en ai vu qu’une partie et il faudra donc que j’y retourne 🙂

Maintenant, je sais qu’il n’y a pas que de la photo, mais aussi des installations d’art contemporain qui n’ont pas forcément grand chose à voir avec la photo. Comme je suis prévenue, ça va. La première année où cela avait changé, ça m’avait déçue.

Partie en famille, nous en avons profité pour partager aussi des moments gourmands ou rigolos, la chaleur ambiante nous permettant d’être très détendues 🙂

Premier arrêt à la halle au grain, où j’ai retrouvé avec grand plaisir « le refuge », cette installation de Stéphane Thidet que j’avais déjà vue aux Abattoirs.

Mais il y avait aussi les photos de Simon Brodbeck et Lucie de Barbuat que j’avais découverte dans un livre à la médiathèque de Toulouse, ces photos qui changent les perspectives en étant prise d’au-dessus. Et j’ai découvert les photos d’Eva Borner qui m’ont beaucoup plu.

En nous rendant ensuite à l’ancien tribunal, autre lieu d’exposition, nous avons pu entendre quelques histoires en gascon, voir des danses gasconnes avec des gens portant vraisemblablement le costume traditionnel, tout cela sur la place devant la cathédrale… ce week-end là avaient lieu les gasconnades à Lectoure! Manon nous a attendu au frais de l’entrée de la cathédrale, et elle n’était pas la seule à s’abriter ainsi du soleil et de la chaleur.

 

A l’ancien tribunal, nous avons trouvé de belles choses, notamment l’œuvre vidéo « Staging Silence (2) » de Hans Op De Beeck, un film d’une vingtaine de minutes je dirais, où s’enchainent les mises en scène de paysages fabriqués devant la caméra en plan fixe sur un plateau parfois sec, parfois empli d’eau, en noir et blanc, pour une atmosphère onirique agréable ou inquiétante. Lien vers la vidéo (qui fait bien 20 minutes): http://www.hansopdebeeck.com/works/2013/staging-silence-2

J’ai retrouvé les photos de Laure Ledoux, même si celles exposées maintenant m’ont moins plu que celles que j’avais vues au printemps.

Et j’ai particulièrement apprécié les photos mettant en scène des animaux empaillés et des animaux vivants dans des lieux luxueux de Karen Knorr ainsi que le très étrange et quelque peu inquiétant espèce de cabinet des curiosités de Sylvain Wavrant, une mise en scène sombre avec photos, taxidermie détournée, dessins, illustrations, cartes, mobilier… C’était plutôt dérangeant, et ce n’est en général pas ce que je préfère, mais là, j’avais envie de rester quand même. Ca dégageait une étrangeté mystérieuse qui titillait peut-être mon côté sombre.

Les photos ci-dessous ont été prises dans l’espace investi par Delphine Gigoux-Martin, cet entre deux un peu délabré dans l’ancien tribunal que j’aime beaucoup et que j’avais déjà photographié, mais où se promenaient cette fois, sur les murs en lambeaux, des girafes animées, ainsi que dans la salle des photographies de Marie Maurel de Maillé, que j’ai bien aimées. Cette oeuvre du portrait de cette dame sur fond noir nous a inspiré des essais plus ou moins réussis, mais on a bien ri.

Nous avons repris la rue en sens inverse pour nous rendre à l’ancien hôpital, à la fois pour d’autres expos de l’été photographique et à la fois pour les brocanteurs, et nous avons fait une pause gourmande à la librairie-salon de thé Le Cochon Bleu.

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Et nous avons un peu trainé en route… J’en ai profité pour faire un portrait de chacune de mes filles sur fond de rideau de fer de magasin fermé.

A l’ancien hôpital il y avait deux artistes exposés dans le cadre de l’été photographique. Il y avait la série de Julien Magre sur un parc d’attraction de Dakar un jour de fermeture. Julien Magre est aussi exposé à la halle au grain et je ne peux pas dire que j’apprécie vraiment ses photographies, mais dans cette série sur ce parc d’attraction aux allures de parc abandonné qui commence à vieillir, j’ai retrouvé de cette émotion qui me prend face aux bâtiments du passé, vieillots et souvent définitivement fermés, parfois en attente de démolition ou rénovation, une émotion de tristesse empreinte de nostalgie. Cette émotion et ce sentiment qui poussent en moi pour donner corps à un travail sur la mémoire… un jour… Et je dois dire que le choix du lieu de ces photos de ce parc d’attraction était pour moi un très bon choix, dans une vieille chambre de cet ancien hôpital, aux vieux luminaires et aux couleurs de mur complètement démodées. L’ensemble m’a touchée. L’autre artiste, Estelle Vernay, avait fait des installations dans plusieurs chambres et je n’ai pas trop accroché. Mais son installation vidéo genre aquarium projeté sur un lourd rideau en pans de plastique dans une ancienne salle de bain nous a également inspiré quelques photos.

Nous avons terminé par la visite des ateliers d’artistes au sous-sol de l’hôpital puis des brocanteurs au RDC. Il y avait des choses intéressantes au sous-sol, mais je n’ai pas réussi à rendre en photo ce qui m’a plu, sachant que ce jour là je n’avais que mon téléphone et pas mon appareil.

Pour cette raison, j’ai peu de photos de cette après-midi. Je suis étonnée d’avoir écrit autant, au départ je pensais que ça serait un très court article…

 

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