Archives Mensuelles: octobre 2016

Prière amérindienne de celui qui a quitté ce monde

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Cette prière a été pour moi d’une grande aide lors de la perte de mes grands-parents. Alors que je ne suis d’aucune religion, cela m’a parlé. Ce fut « juste » pour moi, et peut-être le début d’une recherche de spiritualité.

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Quand je ne serai plus là, lâchez-moi !
Laissez-moi partir
Car j’ai tellement de choses à faire et à voir !
Ne pleurez pas en pensant à moi !
Soyez reconnaissants pour les belles années
Pendant lesquelles je vous ai donné mon amour !
Vous ne pouvez que deviner
Le bonheur que vous m’avez apporté !
Je vous remercie pour l’amour que chacun m’a démontré !

Maintenant, il est temps pour moi de voyager seul.
Pendant un court moment vous pouvez avoir de la peine.
La confiance vous apportera réconfort et consolation.
Nous ne serons séparés que pour quelques temps !
Laissez les souvenirs apaiser votre douleur !
Je ne suis pas loin et la vie continue !

Si vous en avez besoin, appelez-moi et je viendrai !
Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je serai là,
Et si vous écoutez votre cœur, vous sentirez clairement
La douceur de l’amour que j’apporterai !

Quand il sera temps pour vous de partir,
Je serai là pour vous accueillir,
Absent de mon corps, présent avec le Grand Esprit !
N’allez pas sur ma tombe pour pleurer !
Je ne suis pas là, je ne dors pas !
Je suis les mille vents qui soufflent,
Je suis le scintillement des cristaux de neige,
Je suis la lumière qui traverse les champs de blé,
Je suis la douce pluie d’automne,
Je suis l’éveil des oiseaux dans le calme du matin,
Je suis l’étoile qui brille dans la nuit !
N’allez pas sur ma tombe pour pleurer, Je ne suis pas là…

… je ne suis pas mort.

 

Working Girl, par Maliki

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Auteur découvert en 2011, j’ai trouvé ça super sympa, drôle souvent, grinçant aussi.

L’auteur publie chaque mardi un « strip » sur son site, on les retrouve tous en ligne.

J’ai envie de partager le strip du 28 mars 2007, vous le trouverez là:

http://www.maliki.com/strip.php?strip=127

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Cela rejoint une réflexion récurrente chez moi sur la vie de pas mal de mes concitoyens. Et je me demande toujours comment on peut accepter ça et comment ça a pu devenir la norme. Toute utilisation du programme « vivre » faisant immanquablement passer l’utilisateur du côté des « marginaux », « parasites de la société » au pire ou « gros chanceux » au mieux.

Ça fait peur.

 

Stella et le cercle de femmes, de Maïtie Trélaün

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stella

Maïtie Trélaün raconte ici, sous forme de roman, le passage initiatique d’une jeune fille au statut de jeune femme.

Peut-être que le style parfois « new-age » ne plaira pas à tout le monde, il n’en reste pas moins que le fond, l’accompagnement et l’ouverture à la jeune femme, devraient pouvoir être vécu aussi positivement par toutes les jeunes filles à ce moment charnière de leur vie.

Je recommande vivement ce livre aux jeunes filles et aussi aux mères de jeunes filles car nous n’avons pas forcément l’inspiration pour évoquer ce sujet avec nos filles de façon autre que celle juste lié à la reproduction, or, c’est bien plus que cela!

Il est édité par Le Souffle D’or et je me permets de copier ici la présentation de ce livre sur le site des éditions:

Alliant avec simplicité poésie, apports théoriques, conseils pratiques et histoire romancée, ce livre s’adresse à toutes les adolescentes et à leur mère, ainsi qu’à tous ceux qui accompagnent des adolescentes.

Stella vient d’avoir ses règles et se rend dans la yourte des femmes. Accueillie par Mawani, elle va écouter l’histoire des femmes et découvrir la face cachée des cycles féminins. Elle va être guidée par trois femmes dans l’antre de la Terre pour y vivre une véritable initiation dont elle sortira métamorphosée.

Ce roman initiatique apporte un autre éclairage sur le cycle féminin : il invite à célébrer ce passage afin de le vivre et non de le subir. Il vise à ramener de l’importance et du sacré dans ce passage si délicat dans la vie d’une femme.
Il s’agit également de proposer aux mères de considérer à sa juste valeur l’arrivée des premières règles.

Maïtie Trélaün a également écrit l’excellent livre « Les trésors du cycle de la femme, s’épanouir avec ses énergies » qui permet de mieux comprendre son cycle mensuel pour mieux le vivre. A mettre entre toutes les mains, même celles des hommes, car de nombreuses informations sont utiles, voire nécessaires, pour l’entourage.

Histoire d’une mouette et du chat qui lui apprit à voler, Luis Sepulveda

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mouette

A l’été 2011, nous avons commencé un club de lectures enfants-parents afin de partager de nouvelles choses entre parents et enfants. Nous étions au départ deux familles et cela concernait nos enfants de 10 à 12 ans. Nous avons été jusqu’à 4 familles avec une bonne dizaine de participants de 7 à 15 ans. J’ai vraiment beaucoup aimé partager toutes ces lectures de tous niveaux et entendre les enfants exprimer leur avis.

Le principe, chacun apportait le jour de la rencontre du club un livre, BD, manga qui lui avait plu, le présentait au groupe et le passait à qui voulait le lire. Ainsi, la fois d’après, on avait un avis de plus sur le livre et il passait encore à quelqu’un d’autre. Nous nous réunissions environ toutes les 6 semaines.

Nous avons eu de très bons moments et j’ai fait de vraiment belles découvertes en littérature jeunesse sur les 2-3 ans de cette aventure de club de lecture parents-enfants. Jean-Claude Mourlevat, Pauline Alphen, Timothée de Fombelle, Christelle Dabos pour ne citer que les auteurs francophones qui m’ont le plus marquée.

 

Et en voici un que j’ai particulièrement aimé: « Histoire d’une mouette et du chat qui lui apprit à voler », de Luis Sepulveda dont j’avais déjà bien apprécié « Le vieux qui lisait des romans d’amour ».

Ce roman est accessible à tous, enfants (on peut le lire aux plus jeunes qui le lisent pas eux mêmes), ados et adultes, tant il est bien écrit, simple et en même temps magnifique, et drôle. Bien sûr, on peut aussi y lire le respect de la différence, la recherche de la confiance en soi et la joie d’arriver à savoir qui on est vraiment et de le vivre.

Je remercie mon amie du club de lecture qui m’a proposé ce livre, car je ne suis pas sûre que je l’aurais choisi dans un autre contexte. Ca aurait été bien dommage.

 

Samir Mondal, aquarelliste indien

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Découvert dans un numéro de « L’art de l’aquarelle » cet aquarelliste indien, Samir Mon dal, dont le travail, très original, porte sur la puissance de la couleur et le fait de sortir du côté traditionnel de ce médium. Très réussi :-))

Son travail me plait, même si tous les tableaux ne me plaisent pas. Je veux dire, j’aime sa démarche et j’aime beaucoup certains tableaux.

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Quelques citations de l’interview de ce peintre que j’ai particulièrement aimé…

« La clé pour se frotter à l’aquarelle est la détermination, la spontanéité, la bravoure… et avoir de bons réflexes. »

 » Je commence avec une idée en tête tout en essayant d’anticiper le résultat – mais celui que j’obtiens peut être singulièrement différent. Je ne considère bien sûr pas cela comme un échec, mais comme de nouvelles connaissances acquises en cours de route. Cette imprévisibilité de l’aquarelle fait aujourd’hui pleinement partie de ma manière de peindre. La nature de la technique est tout autant responsable de la création de l’oeuvre que mes interventions. Je ne fais que guider la peinture vers sa conclusion logique. »

Le site internet de Samir Mondal: www.samirmondal.com